Test également disponible sur : PS3

Test Rain : une vraie poule mouillée ?

Test Rain sur PS3
La Note
note Rain 13 20

Rain n’est peut-être pas le blockbuster de l’année, mais on ne peut que saluer son concept qui incite à aller jusqu’au bout de l’aventure. Ce n’est pas tous les jours qu'on doit se protéger de la pluie pour sauver sa peau, et il faut dire que les développeurs ont parfaitement su amener la chose. Maintenant, le manque de challenge fera sans doute décrocher les gamers, alors que les néophytes pesteront peut-être contre les quelques approximations qui viennent pourrir le contrôle du personnage. Mais rien que pour son univers envoûtant et la qualité de sa B.O., Rain mérite qu’on lui donne sa chance.

Retrouvez plus bas la suite de notre test de Rain


Les plus
  • Une B.O. de qualité
  • L’univers
  • Le concept intéressant
Les moins
  • Très peu de challenge
  • Quelques approximations au niveau du contrôle


Le Test
Si Sony Computer Entertainment a répété à plusieurs reprises que les jeux indépendants auraient leur mot à dire sur PS4, le catalogue de la PS3 en comprend déjà un certain nombre. Journey et flOw de thatgamecompany sont les premiers qui nous viennent à l'esprit, mais il y a aussi Tokyo Jungle ou encore Echochrome issus des laboratoires du PlayStation C.A.M.P.. D'ailleurs, avec la collaboration d'Acquire, les talents de là-bas viennent de donner naissance à Rain, un titre qui, à défaut de laisser un souvenir impérissable, rappelle que même un projet à petit budget peut se démarquer avec un concept ingénieux.

RainL'histoire de Rain tient sur deux lignes, et encore. Le joueur doit incarner un jeune garçon parti à la recherche d'une demoiselle qu'il a aperçue à travers sa fenêtre. Celle-ci est, en fait, pourchassée par une terrible créature tendrement appelée "le Diable", et qui se montre particulièrement menaçante dans les derniers chapitres du jeu - qui en compte 8 au total. Avant d'en arriver là, il va falloir tromper la vigilance des sbires envoyés par le Malin, et puisque le héros n'est capable que de courir, sauter ou interagir avec le décor, éviter les gouttes de pluie devient rapidement vital pour ne pas se faire croquer par l'une des bêtes. En effet, les personnages deviennent immédiatement visibles dès qu'ils mettent le nez sous cette averse quasi incessante, et lorsqu'ils sont à l'abri, le seul moyen de suivre leurs déplacements est de se fier à leurs empreintes sur le sol, aux objets qui tombent comme si une force surnaturelle était présente dans les lieux, ou alors en tendant tout simplement l'oreille. Si sur le papier le concept n'a pas l'air si astucieux que ça, il faut bien admettre qu'une fois la manette entre les mains, le système fonctionne à merveille et on prend un malin plaisir à jouer à cache-cache avec le Diable et ses serviteurs. Ca devient limite de l'infiltration, et chaque détail présent dans le décor a son importance dans la progression dans l'aventure. On peut, par exemple, être trahi par de la boue – qu'il faudra nettoyer en plongeant dans un bac rempli d'eau –, une flaque ou alors un simple objet qui, quoi qu'il arrive, demeure visible. Sans la moindre arme pour se défendre, le petit bonhomme a également la possibilité de détourner l'attention de ses ennemis en émettant des sons, histoire que sa partenaire puisse reprendre son souffle.

 

Si sur le papier le concept n'a pas l'air si astucieux que ça, il faut bien admettre qu'une fois la manette entre les mains, le système fonctionne à merveille et on prend un malin plaisir à jouer à cache-cache avec le Diable et ses serviteurs."


RainCar, naturellement, les deux personnages finissent par se retrouver pour mieux s'entraider. Les nouvelles mécaniques introduites à partir de ce moment-là ne sortent pas vraiment de l'ordinaire, ont même été usées jusqu'à la corde ailleurs, mais elles présentent l'avantage de rester accessibles aux néophytes. Faire la courte échelle à son partenaire, refermer une porte, déplacer un bloc de pierre pour dégager le passage, pas la peine de pratiquer les jeux vidéo tous les jours pour résoudre ces énigmes basiques. Globalement, Rain n'oppose aucun challenge et se laisse dompter en ligne droite, surtout dans la dernière demi-heure où l'on passe son temps à esquiver les attaques du démon. Les courses-poursuites s'appréhendent de manière instinctive, et même lorsque l'on se prend un coup de griffe meurtrier, les nombreux checkpoints facilitent de toute façon la tâche. Mais ce qui nous a avant tout frappés, c'est l'ambiance musicale qui retranscrit parfaitement cette mélancolie ambiante que dégage le jeu. Le choix du Clair de Lune de Debussy est tout sauf un hasard, d'autant que la musique se met au service de la réalisation obscure, ténébreuse et terriblement envoûtante. Si Rain est une production japonaise, c'est bel et bien en Europe que ses créateurs ont puisé leur inspiration. L'architecture des bâtiments ne laisse guère de doute, et les deux acolytes devront explorer un cirque, un entrepôt abandonné, des ruelles vides ou encore des maisons pas très accueillantes. La lumière et les couleurs ? Des denrées rares ici, sauf au début et à la fin de l'aventure. Entre les deux donc, un monde grisâtre dans lequel l'histoire s'inscrit sur les murs (cf. les derniers Splinter Cell), comme pour nous inciter à y goûter une seconde fois, bonus à la clé.




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