Test également disponible sur : X360

Test Crackdown

Test Crackdown
La Note
note Crackdown 12 20

Depuis la prime annonce du développement de Crackdown, Realtime Worlds et Microsoft ont su nous mettre l’eau à la bouche en qualifiant le soft de David Jones d’un GTA-like next gen’. Mais au final, on se retrouve face à un beat’em all très vaste mais aussi extrêmement limité et répétitif. Les premières minutes de jeu plutôt agréables laissent vite place à la frustration et à l’ennui tant Crackdown est facile et très court malgré un terrain de jeu considérable. On se retournera rapidement vers les modes de jeu en coopération sur le Xbox Live qui conservent cependant les mêmes atouts et inconvénients de la campagne solo. On comprend mieux pourquoi Microsoft propose la bêta multijoueur de Halo 3 avec Crackdown. Aaah, les subtilités du marketing !


Les plus
  • Un personnage évolutif
  • Une zone de jeu plutôt vaste
  • Des explosions impressionnantes
  • Prise en main facile
  • Jouable à 2 sur Xbox Live
Les moins
  • Missions identiques
  • Durée de vie éphémère
  • Absence d’un réel scénario
  • Vite lassant
  • Conduite peu intéressante
  • Musiques anecdotiques
  • Un design qui ne séduira pas tout le monde


Le Test

La Xbox 360 semble être à l’heure actuelle la console privilégiée par les développeurs pour accueillir toujours plus de GTA-like. Après l’agréable Saints Row, un Parrain un peu trop conventionnel et le pétard mouillé Just Cause, un nouveau titre tente de ravir le trône en attendant Grand Theft Auto IV. Il s'agit de Crackdown qui, à en croire Realtime Worlds, a les moyens de réaliser cet exploit. Et ce sont bien les seuls à le croire !


Dans le but d’intéresser les joueurs dès sa prime annonce, Crackdown s’est vu affublé de l’appellation GTA-like, très à la mode. Un qualificatif qui met donc aussitôt la puce à l’oreille à tous ceux qui ont visité les grandes villes de Rockstar Games. Liberté d’action démesurée, missions à ne plus savoir qu’en faire, violence excessive… Ces quelques idées empruntées à l’univers des icônes que sont Tomy Vercetti, Carl Johnson, Vic Vance ou Tony Cipriani ont de quoi nous mettre l’eau à la bouche surtout que derrière tout ça, on s’imagine déjà les prouesses techniques orchestrées sur Xbox 360. Mais quelque chose a changé dans la recette. Realtime Worlds ne s’est pas simplement contenté de copier/coller la série de Rockstar Games à l’image de Volition. Le studio de Dave Jones (fondateur de DMA Design) l’a arrangé à sa sauce pour faire de Crackdown un beat’em all où vous êtes libre de vous balader où bon vous semble, d’agresser qui vous voulez et d’emprunter n’importe quel véhicule. En réalité Crackdown ne ressemble pas à un GTA mais plutôt à un State of Emergency évolué. Explications.

 

La loi, c’est moi !

 

D’un point de vue scénaristique, Crackdown est le vilain petit canard de la Xbox 360. Comparé à Saints Row ou Just Cause, les développeurs n’ont pas fait l’effort de nous concevoir une histoire digne de nous tenir en haleine. C’est on ne peut plus basique comme scénario ! Pacific City est la proie des gangs internationaux qui foutent la pagaille dans les rues. Surarmés, surentraînés et hyper violents, les membres de la Shai-Gen Corporation, des Volks et de Los Muertos se partage Pacific City en trois, chacun ayant sa propre île comme terrain de jeu. Mais cette hégémonie mafieuse n’est pas du goût de tout le monde et notamment de l’Agence – c’est son nom – pour laquelle vous bosser. Si les malfrats sont armés jusqu’au dents, l’Agence dont la tâche est de maintenir l’ordre et l’autorité a également sous le coude quelques gros bras qui font parler la poudre plutôt que de s’asseoir autour d’une table et discuter sagement. Et vous êtes de ceux-là ! Après avoir choisi votre avatar parmi une liste de bonhommes tous plus ridicules les uns que les autres, votre boss vous donne quelques directives. Comme dit précédemment, Pacific City est divisée en trois îles positionnées autour d’un petit îlot : le QG de l’Agence. Afin ne pas recommencer la partie à partir de ce point, vous devrez récupérer plusieurs points de sauvegarde possédés par vos ennemis. En plus de pouvoir (ré)apparaître dans un nouveau quartier, ces checkpoints réalimentent vos armes en munitions ou vous donnent accès à tout un arsenal qui grossira au fur et à mesure de vos trouvailles. Mais ce ne sera pas une balade de santé pour les récupérer comme vous l’explique plus en détails l’Agence.

 

Et l’ordre aussi !

 

Plus vous vous enfoncez dans les ruelles de Pacific City, plus vous faites de découvertes et dès lors que votre ATH vous indique un point de sauvegarde, vos supérieurs se sentent obligé d’en rajouter une couche en expliquant qu’un "checkpoint se trouve à proximité". Vu leur grand nombre, cette petite phrase aussi anodine soit-elle devient vite rébarbative. Il en va de même pour les autres marques que vous apercevrez. Crackdown propose en plus des checkpoints, des courses en bagnoles et des courses de toits, c’est-à-dire des courses à pied qui nécessite un bon sens de l’orientation et une bonne dose de voltige. Mais on y reviendra plus tard. La principale attraction de l’Agence est d’éliminer les patrons de chaque gang. Encore une fois, c’est en vous baladant dans la ville que vous repèrerez leur planques. Si vous vous sentez d’humeur bagarreuse, vous pouvez aller vous fritter aux ennemis tout en écoutant les recommandations de votre chef de section. Ce dernier vous explique la particularité de tel ou tel gangster. Chacun a droit à sa compétence dans un gang telle que l’approvisionnement en armes ou la livraison de voitures, mais leur défaite n’entraîne aucune pénalité au gang attaqué. Dommage ! Donc lorsque vous vous approchez de son repère, vous avez connaissance de votre potentiel de victoire. Il va sans dire que plus vous éliminer de rebelles, plus vos chances de succès sont grandes. Après avoir fait le ménage avec les petits parasites assurant la protection d’un boss, l’affrontement tant attendu ne présente que peu de difficulté selon l’arsenal que vous possédez. Dans Crackdown, vous pouvez seulement emporter 2 armes et 1 type de grenades avec vous. Si par malheur vous tombez à court de munitions, pas de panique, il vous suffit de vous servir sur les cadavres des ennemis. Pistolets, fusils à pompe, fusils d’assaut, snipers, lance-grenades, lance-roquettes, le choix des armes est important notamment grâce à de nombreuses déclinaisons plus ou moins efficaces. On privilégiera les armes de destruction de massives telles que les roquettes pour faire le ménage sans trop s’inquiéter.

 

Petit scarabée

 

Et cette facilité de progression est peut-être l’un des gros défauts de Crackdown. Les ennemis sont assez peu finauds. Mis à part les adversaires armés de lance-roquettes à visée automatique et les snipers planqués à une centaine de mètres, l’ensemble des gangsters ne vaut pas tripette face à votre pouvoir de destruction qui grandit au fur et à mesure de vos performances. Crackdown, un peu comme Grand Theft Auto : San Andreas, met l’accent sur l’évolution du personnage. Il y a de nombreuses caractéristiques qui ne demandent qu’à gagner de l’expérience et c’est à vous de faire un choix au moment des bastons. Si vous avez un petit faible pour les armes à feu, vous ferez progresser votre puissance de feu, votre précision, alors que si vous vous cantonnez aux explosifs, c’est leur déflagration qui augmentera. Mais Crackdown, ce n’est pas qu’un arsenal sophistiqué. Vous pouvez également opter pour le combat au corps à corps. Bien que limités, les coups sont plutôt efficaces et ne manqueront pas de faire plus de dégâts lorsque vous récupèrerez des points d’expérience après chaque victime. Parmi les autres évolutions possibles, vous pouvez également augmenter la charge des objets que vous portez. Si de prime abord il faudra faire ses dents sur des items de petites tailles, au fur et à mesure de votre progression vous pourrez lever des échafaudages, des containers entiers, des voitures ou des bus. Puisqu’on parle des véhicules, vos talents de pilotes peuvent également évoluer. Cela dit, c’est beaucoup plus lent que les autres compétences peut-être à cause d’une maniabilité et d’une conduite peu intéressante. On termine ce tour d’horizon de vos capacités par votre talent d’athlétisme. Petit à petit, vous sauterez plus loin, plus haut, vous courrez plus vite et les chutes seront moins dangereuses, utiles pour les courses de toits. De cette manière, vous pourrez atteindre des sommets inexplorés et mettre la main sur des orbes d’évolution à la manière des paquets cachés de GTA. Sachez tout de même que Crackdown propose 500 orbes d’athlétisme et 300 orbes généraux faisant augmenter toutes vos caractéristiques en même temps. Cependant le gain d’expérience ne doit pas être source de violence déraisonnée. Si vous faites du mal aux citoyens de Pacific City, en plus de vous faire enguirlander par votre chef, vous perdrez ces fameux points durement glanés.

 

Ma cité va craquer

 

Un total de 800 orbes donc qu’il faut planquer dans Pacific City. Et à vrai dire, la ville est suffisamment vaste pour s’y promener des heures durant. Malheureusement, les trois îles ne sont pas aussi diversifiées qu’on aurait pu l’espérer. Comme Saints Row, le dépaysement n’est assuré que par quelques buildings proéminents ou une petit zone montagneuse. Mais la grandeur de Pacific City n’a semble-t-il pas suffisamment inspiré les développeurs de Realtime Worlds qui nous propose un schéma de jeu répétitif. Récupérer des checkpoints, éliminer les boss des gangs, se divertir avec les courses de toit ou de bagnoles et c’est tout ! Autant vous le dire tout de suite, si vous enchaînez gang sur gang, Crackdown se boucle en quelques heures. Je tablerais sur moins de 6 heures de jeu. Par contre, si vous êtes du genre à faire évoluer au maximum votre avatar tout en fouillant la ville de fond en comble, la durée de vie du soft rallonge. Mais n’est-elle pas artificielle à ce moment-là ? Pour un jeu qui se dit être un GTA-like, ce n’est pas bon pour le moral du joueur ! C’est d’autant plus démoralisant car la répétitivité des actions prend le pas sur les quelques premières minutes de bonheur et de fun du jeu. De prime abord, on admire la touche très particulière de Crackdown. A mi-chemin entre le comics américain et un moteur graphique en cel-shading, le choix de Realtime Worlds divisera les foules mais le moins que l’on puise dire c’est que la réalisation est digne de la Xbox 360 avec une distance d’affichage impressionnante et très peu de problème de frame-rate. Hormis quelques séquences ici ou là lorsque vous balancez des objets, le jeu ne rame qu’à quelques exceptions même lorsque les explosions vous éblouissent les yeux et vous ruinent les tympans. Incontestablement, les feux d’artifices des bagnoles et des grenades assurent le spectacle grâce à une utilisation du moteur physique Havok un peu trop appuyée. Tout s’envole sans aucune crédibilité mais ça fait plaisir à voir.





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