Test également disponible sur : PSP

Test Sonic Rivals

Test Sonic Rivals
La Note
note Sonic Rivals 12 20

Diablement simple à utiliser, tout en proposant plusieurs solutions au joueur, Sonic Rivals dispose également d’une bande-son dynamique de qualité, notamment celle des boss, particulièrement réussie. Mais tout aussi sympathique qu’il soit, la déclinaison de ce principe monomaniaque et linéaire en différents modes de jeu, dont un judicieux partage à deux joueurs, et qui voudraient nous faire jouer quinze heures supplémentaires pour débloquer les 150 cartes, ne suffisent pas à transformer Sonic Rivals en autre chose qu’une espèce de bonus stage de luxe. Clairement réussi certes, et fun, mais un bonus stage quand même. L’exemple même du jeu que l’on note en fonction de l’acte commercial. Autrement dit, si vous trouvez ce titre à moins de 15 €, rajoutez deux voire trois points à la note.


Les plus
  • Instinctif, facile à jouer
  • Dynamique
  • Bande son entraînante
  • Le système de timing pimente les joutes
Les moins
  • Histoire débile
  • Des allures de bonus stage de luxe


Le Test

Sonic a 15 ans, et ça se fête. On se souviendra, non sans amertume, du projet de célébration exécrable Sonic The Hedgheog (Xbox 360, PlayStation 3) délivrant une prestation plus proche de la Bar Mitsva du pauvre que du feu d’artifice princier. Un détour par la PSP, sous l’égide des anglais de Backbone, parviendra-t-il à soulager la gueule de bois ?


Sonic Rivals ne débutait pas forcément son existence avec la bénédiction de tout un chacun. Ni vraiment jeu de plates-formes, ni vraiment jeu de courses, cet UMD se targue en plus d’être d’origine anglaise, loin des studios de la Sonic Team japonaise. Comme quoi l’inédit est souvent loué, mais effraye également davantage que le portage. Pourtant, le brouillard du doute va se dissiper peu à peu pour laisser sa place au plaisir du mélange, le mélange de la nouveauté tâchetée de sensations déjà connues. Sonic Rivals est un jeu de courses d’obstacles, à un contre un. Réalisé en 3D mais jouable sur un axe 2D, les développeurs ont concocté une série de tracés vertigineux comme un hommage à nos premiers émois du bas ventre devant les loopings bleutés du début des années 90, pad croissant Megadrive en main. Sur fond du scénario le plus grotesque jamais imaginé dans un jeu Sonic, le mode "Histoire" est découpé comme celui d’un opus classique avec ses zones (ici au nombre de 6) divisées en deux actes, et d’un boss à la conclusion. Le Dr Eggman s’est soudainement pris de passion pour la photographie, et décide d’enfermer par ce biais tout et n’importe quoi dans des cartes, nombreuses donc prétextes à la collectionnite aigüe. Un acte de Sonic Rivals consiste alors à foncer droit devant soi, tout en prenant soin de doser sa fougue afin de choisir le meilleur chemin possible. Car si l’objectif du jeu est franc et simpliste, les chemins menant à Rome sont nombreux.

 

Tenue de route

 

Si les bumpers, mécanismes aériens et autres accélerateurs sont les étapes incontournables qui rythment la course et récompensent le plus adroit, l’équipe de Backbone Entertainment a néanmoins introduit son petit grain de sel dans le gameplay. Régulièrement, le coureur animalier sélectionné (Sonic, Knuckles, Shadow ou Silver) tombera sur des obstacles à raz du sol qui lui laisseront une minuscule seconde pour appuyer sur le bouton affiché. Deux solutions en réalité : X effectue un saut, tandis que O se jette vers l’avant. Parfois, le bouton adéquat n’est plus affiché, c’est donc au joueur d’improviser avec instinct pour se frayer le chemin le plus judicieux. Ce minuscule détail, de par l’attention et les réflexes qu’il nécessite à tout instant de la course, contribue grandement à l’intérêt des joutes de Sonic Rivals. Outre les sbires robotiques d'Eggman, il est possible de cogner son rival si celui-ci vous colle un peu trop. Sans devenir Mario Kart pour autant, Sonic Rivals propose également un certain nombre d’objets à récupérer sur le chemin, cela afin de perturber l’accélération de votre rival, dont un boost mémorable pour Sonic qui pourrait bien renverser le destin à la milliseconde près. Imbu d’une réalisation correcte sans pour autant exploser la PSP, le titre doit cependant subir des ralentissements de temps à autre, la vitesse étant perpétuellement à l’honneur. Instinctif, amusant et dynamique, Sonic Rivals est une petite réussite. Si si, le hérisson parvient enfin à retrouver une certaine tenue de route à nos yeux. Simplement, il se contente de faire ce qu’il sait le mieux : courir et montrer sa vélocité à tous les passants. Ici s’arrête l’ambition de Backbone avec ce titre, aussi louable soit-elle, si bien qu’on voudrait les remercier simplement pour avoir évité d’enfoncer notre hérisson unique et préféré.




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Steeve Mambrucchi

le jeudi 21 décembre 2006, 14:00




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