Test également disponible sur : Wii

Test Dead Space : Extraction

Test Dead Space wii
La Note
note Dead Space : Extraction 14 20

Alors que l'on pensait que Visceral Games et Electronic Arts allaient se briser les dents avec Dead Space : Extraction sur Wii, force est de constater qu'ils ont su manoeuvrer avec intelligence afin d'offrir un titre bien fichu, et qui n'écorche en rien l'éclat de la série ; bien au contraire. Muni d'une réalisation solide et d'une prise en main efficace, le jeu fait autant flipper que sur Xbox 360 et PS3, ce qui n'était pas forcément gagné. Mais là où Dead Space : Extraction se montre particulièrement malin, c'est qu'en choisissant la voie du rail shooter, il ne laisse aucun joueur sur le bord de la route et s'avère même être un excellent complément de Dead Space d'un point de vue scénaristique. Au final, seuls la frustration liée à l'impossibilité de contrôler librement son personnage - logique -, la durée de vie relativement courte et un contenu limité représentent les zones d'ombres d'un Dead Space : Extraction bien tripant.


Les plus
  • L'univers Dead Space
  • Réalisation solide
  • Prise en main efficace
  • L'ambiance sonore
Les moins
  • Frustrant
  • Durée de vie relativement courte quand même
  • Mode "Défi" anecdotique


Le Test

En plus d'avoir des tripes, Visceral Games a un cerveau. En effet, au lieu de vouloir à tout prix développer un survival horror qui aurait sérieusement balafré sa nouvelle franchise Dead Space au regard des capacités techniques de la Wii, le studio américain a préféré contourner le problème en développant un rail shooter beaucoup plus digeste mais non moins angoissant avec Dead Space : Extraction. Si l'ambiance oppressante qui caractérise déjà la série semble donc bel et bien au rendez-vous, qu'en est-il du reste, et notamment de la réalisation qui n'a pas le droit, cette fois-ci, à la haute-définition ? Notre verdict.


Après avoir bouclé les dix chapitres qui composent le mode "Histoire" de Dead Space : Extraction, deux constats s'imposent. Le premier, c'est que l'oeuvre de Visceral Games est relativement court - même s'il s'agit d'un jeu de tir -, surtout dans un univers aussi immersif que celui de Dead Space. Le second, c'est que le jeu est beau, à condition de le faire tourner sur un bon vieux tube cathodique. Ce n'est pas une tuerie visuelle non plus, mais les développeurs se sont parfaitement accommodés des "faiblesses" de la Wii dans le domaine graphique pour rendre Dead Space : Extraction séduisant à la rétine. La modélisation des personnages est de bonne facture, le clair-obscur est maîtrisé sur le bout des doigts et, surtout, les détails se multiplient à l'écran sans que cela nuise à la fluidité de l'animation. Que l'on affronte les Necromorphes par poignées de dix où l'un des deux boss qui touchent le plafond - ou les astres, c'est selon -, aucun ralentissement ne vient pourrir le spectacle ; une performance qui mérite d'être soulignée. La haute-définition n'est pas au rendez-vous, mais Visceral Games s'est efforcé de respecter les codes artistiques mis en place l'année dernière sur Xbox 360 et PS3. Ce qui est encore plus impressionnant, c'est que les écrans plats et leurs connectiques YUV sont à prohiber avec Dead Space : Extraction qui devient alors totalement méconnaissable. Le titre morfle sévèrement en termes de netteté, et il faut vraiment plisser les yeux sur certaines phases de jeu pour viser correctement. Etonnant.

Personne pour vous sauver dans l'espace

Pour ceux qui l'auraient déjà oublié, le scénario de Dead Space : Extraction se déroule avant les événements survenus dans l'épisode originel et l'arrivée d'Isaac Clark à bord de l'ISG Ishimura. On pourrait même dire qu'il s'agit d'une histoire parallèle à celle de Dead Space Downfall, le film d'animation qui racontait déjà la découverte du fameux Monolithe rouge sur la planète Aegis VII. Cette trouvaille va précipiter toute la population de la mine spatiale dans une folie meurtrière dont personne ne parviendra à réchapper ; enfin, presque puisque le joueur devra se glisser tour à tour dans la peau d'un des survivants pour tenter de sauver sa peau. Au lieu de proposer une trame scénaristique plate et soporifique comme on peut en trouver dans la plupart des titres du même genre, les développeurs de Visceral Games ont prévu quelques retournements de situation - surtout dans les ultimes chapitres - qui font oublier que l'on a affaire à un rail shooter. L'essence-même de la série a été conservée dans Dead Space : Extraction, et ce qui est plus délicieux encore, c'est la foultitude de clins d'oeil faits à ceux qui sont venus à bout de Dead Space. On traverse en effet certains endroits de l'USG Ishimura déjà visités en 2008, et les esprits les plus rigoureux remarqueront que certains individus retrouvés morts quelques semaines plus tard sont bel et bien vivants ici. Bien vu. Quant au bestiaire, il demeure identique à celui du premier épisode. Le combat contre la Brute - sans doute le Nécromorphe le plus robuste de sa génération - est beaucoup moins traumatisant ici, et c'est sans doute ce qui synthétise l'un des principaux défauts que l'on pourrait reprocher à Dead Space : Extraction ; à savoir cette petite perte de saveur liée à la frustration de ne pas pouvoir contrôler totalement les mouvements de son personnage. Il existe bien des moments où l'on pourra scruter pendant quelques secondes les recoins d'une salle pour mettre la main sur de précieux items, mais sinon, c'est safe de bout en bout en termes de déplacement.

L'essence-même de la série a été conservée dans Dead Space : Extraction, et ce qui est plus délicieux encore, c'est la foultitude de clins d'oeil faits à ceux qui sont venus à bout de Dead Space."

En fait, la panique vient surtout lorsque l'on doit faire face à plusieurs vagues de monstres qui déboulent de tous les cotés. Dans ces cas-là, la dizaine d'armes mises à disposition n'est pas de trop pour nettoyer l'écran et se frayer un chemin parmi toutes ces créatures assoiffées de sang. Là encore, les fans d'Isaac Clark seront en terrain connu avec les cutter plasma, arme d'assault, lance-flammes et autres trancheur pour ne citer que ceux-là. On notera tout de même l'arrivée du fixateur dont les munitions sont illimitées, ainsi que celle du pistolet secu et du choc laser. A l'instar de Perfect Dark à la bonne époque, chaque arme est dotée d'une fonction secondaire particulièrement utile en "Expert" et "Impossible". Pour y accéder, il suffira de faire pivoter la Wiimote vers la droite ou la gauche. Puisque l'on aborde la prise en main de Dead Space : Extraction, celle-ci permet de jouer avec ou sans le Wii Zapper, tandis que le deuxième joueur en coopération devra quoi qu'il arrive se contenter de la télécommande seule. Même si la configuration avec le pistolet en plastique de la Wii n'est pas nécessairement rebutante, on préférera quand même jouer sans, pour une question de confort essentiellement. En effet, il nous a semblé beaucoup plus naturel et intuitif d'avoir accès à la majorité des commandes avec la Wiimote qu'avec le Nunchuk. Concernant la précision, le titre de Visceral Games répond présent même si on notera quelques tremblements par moments, ce qui peut agacer dans certains cas comme le piratage des portes électroniques. Enfin, une fois le mode "Histoire" achevé, on pourra toujours relever quelques défis pour faire durer le plaisir mais ceux-ci deviennent rapidement anecdotiques en fait, même si les fans de scoring y trouveront certainement leur compte.





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