Test également disponible sur : X360

Test CrossBoard 7 sur X360

Test CrossBoard 7
La Note
note CrossBoard 7 11 20

Sorti des cartons de Konami comme par magie, afin de d’accompagner le lancement de Kinect, CrossBoard 7 tente de surfer sur l’effervescence que génère l’accessoire de Microsoft, en mettant l’accent sur l’utilisation complète du corps. Sous ses airs de jeu de snowboard bon enfant, le titre vise le jeune public, certes mais pas ceux qui rongent leur frein en attendant l’hypothétique SSX Deadly Descent. Limité, facile et peu novateur, CrossBoard 7 ne marquera pas les esprits du line-up Kinect, c’est certain.


Les plus
  • Un mélange des genres amusants
  • Une navigation dans les menus bien fichue
  • Des Succès faciles !
Les moins
  • Quelques exagérations dans la capture des mouvements
  • Pas bien long
  • Pas de jeu en ligne
  • Esthétique imparfaite


Le Test

Parce qu’il n’y a pas que Microsoft pour soutenir le lancement de Kinect, d’autres éditeurs se risquent  à l’exercice en profitant de l’engouement des premiers jours pour tenter leur chance et rallier à leur cause des casual-gamers avides de nouvelles sensations. C’est le cas notamment de Konami qui, plutôt que de piocher allègrement dans ses célèbres licences, nous sort de nulle part un CrossBoard 7 indit, sorte de croisement improbable entre un Mario Kart et un Sonic Free Riders, le tout saupoudré d’une ambiance à la SSX. Un mélange des genres qui aurait pu plaire si Konami s’en était donné les moyens.


Konami a repris à son compte le slogan de Microsoft : "la manette, c’est vous !". Autant dire qu’avec CrossBoard 7 le moindre cm² de votre corps ne restera pas inactif. Bien calé sur votre crossboard, sorte de planche futuriste qui utilise l’Aura d’énergie pour glisser sur toutes les surfaces solides et liquides, vous devrez enflammer la planète entière à grands coups de tricks, de coups-bas et autres pointes de vitesse ; d’où cette comparaison entre SSX, Mario Kart et Sonic Free Riders. Konami ne s’est pas vraiment creusé les méninges en se contentant de recopier chez les voisins. Si ça marche chez les autres, pourquoi pas chez eux ? D’autant plus que Kinect permet de décupler les sensations puisqu’il n’y a plus besoin d’avoir de controller entre les mains. Et pour un max de sensations, les développeurs n’ont pas lésiné sur les modes de jeu avec pas moins de 6 sortes de courses différentes. Mais avant de se lancer dans le bain des crossboarders, un petit détour par l’Académie s’impose, histoire de se familiariser avec le gameplay atypique de Kinect. Avant même de lancer le didacticiel, on est épaté par la fluidité de navigation dans les menus. Loin d’être aussi casse-bonbons et imprécise que Joy Ride, elle est intuitivement bien pensée. Les bras tendus vers la gauche ou la droite servent à changer de modes ou à choisir ses paramètres. On lève un bras, notre choix est validé, et on tend les deux pour revenir en arrière. Tout ça s’enchaîne rapidement, ce qui laisse présager que du bon pour la suite du jeu. Et effectivement, les premiers pas sur la poudreuse et sur l’eau sont assez convaincants. En premier lieu, on apprend à se pencher en avant pour gagner de la vitesse en mimant la posture d’un snowboarder, à se tortiller à gauche ou à droite pour prendre des virages et à faire face au capteur pour s’arrêter net. Viennent ensuite les séquences acrobatiques, où il faudra décoller les deux pieds du sol pour s’envoler, se servir des bras pour planer ou encore faire pivoter le haut du corps pour effectuer des figures de casse-cou. C’est également dans ce mode "Académie" qu’on découvre l’utilisation d’objets en levant et en abaissant sa jambe, pas toujours évitant à réaliser, ou différentes positions pour garder l’équilibre en slide, éviter des obstacles ou frimer un peu. En l’espace de dix minutes, on découvre toutes les facettes du gameplay, en remarquant toujours cette légère latence au moment des sauts et une exagération des mouvements lorsqu’on se penche à gauche ou à droite, ce qui entraîne parfois des prises de virage un peu sèches.

La crossboard et la bannière

Une fois l’apprentissage terminé, on part à l’assaut des autres modes de jeu qui, malgré leur grand nombre, restent très classiques pour ce mix entre sport de glisse et course. La premier mode consiste à slalomer et à finir premier pour débloquer une nouvelle course, un personnage bonus ou une planche inédite. Chaque porte ratée vous fera perdre quelques précieuses secondes au chrono final. Le mode "Vol longue distance" se focalise avant tout sur la distance de vos sauts. Autant vous annoncer que le choix d’une planche légère et maniable ne sera pas futile, au même titre que le mode "Figures" en folie qui met l’accent sur les tricks et le score à l’arrivée. Les acrobates en herbe s’en donneront à cœur-joie grâce aux nombreux jumps et autres rampes disséminés sur le parcours. Casual oblige, CrossBoard 7 n’échappe à la règle des mini-jeux. Le premier intitulé "Eclate-ballons" cumule le nombre de ballons explosés pendant la descente en y intégrant des bonus et des malus pour plus de compétition. Enfin, le dernier mode proposé se joue dans un stade où à l’aide de tremplins et de rampes vous devrez réaliser des défis de plus en plus ardus. Tous ces modes de jeu ne seraient pas amusant sans la présence d’objets bonus qui permettent d’améliorer son boost, de renverser les ennemis proches ou de balancer des missiles à tête-chercheuse, histoire de gratter des places sans le moindre fair-play. Petite originalité : le bonus "Soutien" utilise le micro du capteur. Ainsi, les acclamations de la foule qui s’est rassemblée en masse dans votre salon, vous permettra d’obtenir une accélération supplémentaire, ce qui ne sera pas du luxe puisque le jeu pêche par ses carences en sensations de vitesse. A l’exception des quelques boosts, la descente manque de rythme et en raison des quelques imprécisions de trajectoire, on a tendance à se cogner à un peu tout et n’importe quoi, à rater des tremplins ou des items, ce qui a le don d’agacer. Etant donné qu’il faille impérativement finir premier pour débloquer de nouveaux parcours, il ne sera pas rare de se retaper une course simplement parce que Kinect a exagéré une de nos postures. En soi, le jeu n’est pas très difficile mais il devient vite rébarbatif par manque d’originalité dans son contenu. Même le character-design, qui se veut novateur, fait peine à voir, certainement par manque d’inspiration. Les développeurs n’ont pas fait beaucoup plus d’efforts non plus du côté des tracés. Si l’on a joué à SSX, 1080° Snowboarding, Sonic Free Riders voire même Snowboard Kids, on aura cette vague impression de déjà-vu. Quant au moteur graphique, CrossBoard 7 est loin d’exploiter les capacités de la Xbox 360. Non pas que le jeu soit moche, mais il reste dans la moyenne des productions Kinect, à savoir des couleurs flashy, un ensemble propre et aucun ralentissement en cours de jeu. Comme dit plus haut, c’est surtout dans son contenu que CrossBoard 7 amusera la galerie, le temps qu’elle passe à autre chose. S’il est possible d’affronter un ami dans son salon, on regrette en revanche l’absence de jeu en ligne qui aurait fourni au titre une durée de vie un peu plus acceptable.




Réagir à cet article Réagir à cet article