Test également disponible sur : X360 - PS3

Test Blazblue Continuum Shift

Test Blazblue Continuum Shift
La Note
note Blazblue : Continuum Shift 17 20

Alors que l’on s’attendait à une simple mise à jour opportuniste, Blazblue : Continuum Shift offre un vrai rééquilibrage qui oblige aux fans de la première heure à réviser leurs leçons pour rester dans le tempo. Avec un système de garde inédit, l’introduction des Explosions de Barrière, des Astral Heat plus tolérants et des priorités qui ont changé d’un épisode à l’autre, mieux vaut la jouer modeste en effet. Les trois nouveaux personnages que sont Hazuma, µ-12 et Tsubaki valent le détour, surtout Hazuma qui n’a pas mis longtemps avant de nous dégoûter avec son zoning et sa vitesse d’exécution. Quant aux néophytes, ils y trouveront également leur compte grâce une option qui rend plus aisée la réalisation des combos ; sans oublier les graphismes qui ont gagné en finesse et le jeu en ligne toujours aussi solide. Bref, il ne faut vraiment pas aimer la baston 2D – et même la baston en générale – pour ne pas se laisser tenter par Blazblue : Continuum Shift.


Les plus
  • Réalisation qui a gagné en finesse
  • Trois nouveaux personnages
  • Un rééquilibrage efficace
  • Le jeu en ligne toujours aussi solide
  • Pratique pour les débutants
Les moins
  • Payer pour Makoto, Platina et Valkenhayn
  • Encore quelques abus


Le Test

Si Blazblue : Calamity Trigger a mis une éternité avant de débarquer en Europe, cela n'a pas été le cas pour Blazblue : Continuum Shift qui est disponible chez nous depuis vendredi dernier ; soit seulement cinq mois après sa sortie au Japon. Du coup, les fans de la baston 2D savent quoi mettre sur leur liste de Noël, surtout qu'il s'agit bien plus que d'une simple update comme on pouvait le craindre. Arc System Works ne s'est visiblement pas moqué des joueurs, et offre un titre vraiment abouti.


Même si Blazblue : Calamity Trigger n'était pas à mettre entre n'importe quelles mains, on pouvait difficilement nier les qualités intrinsèques du titre d'Arc System Works. A commencer par sa réalisation qui demeure éblouissante dans Blazblue : Continuum Shift. Alors que le character design ne semble pas avoir subi de remaniement majeur, on constate en revanche que les décors ont gagné en détails et en crédibilité ; nos prières ont été entendues. C'est vrai que l'on n'a pas vraiment le temps de les scruter en plein combat, et il faut alors passer par le mode "Practice" pour se poser tranquillement, et constater que quelques coups de pinceau ont été ajoutés ici et là afin de rendre le mariage 2D-3D nettement plus harmonieux. Toutefois, on regrette que certaines expression faciales n'aient pas été un poil plus travaillées ; chose étonnante lorsque l'on sait que les développeurs d'Arc System Works savent être à l'écoute de la communauté. Mais cela n'empêche pas la série Blazblue d'être une merveille visuelle, et de larguer la concurrence d'une manchette dans les oreilles. L'autre gros point fort de Blazblue : Continuum Shift, c'est de disposer d'un gameplay déjà rodé, et d'en remodeler certains aspects dans le but de rendre les combats plus indécis. On pense tout d'abord à l'Explosion de Barrière qui se montre beaucoup plus vicieuse que le Barrier Burst. Cette fois, il ne s'agira pas de garder un oeil sur une quelconque jauge puisque ce n'est qu'en perdant un round que l'on pourra gagner une icône d'Explosion de Barrière supplémentaire ; sachant qu'il n'est possible d'en stocker que deux maximum par match. Du coup, placer un contre devient une histoire de stratégie, ce qui favorise naturellement les retournements de situation qui faisaient déjà parler d'eux dans Calamity Trigger.

Le continuum espace-temps

Les symboles liés aux Explosions de Barrière ont également leur importance au moment de déclencher un Astral Heat. En effet, il faut en posséder au moins un pour lâcher le Fatal K.O. made in Arc System Works qui envoie l'adversaire dans le coma ; sans oublier l'obligation d'avoir une jauge de Heat blindée à 100%. Par contre, il n'est plus nécessaire de se trouver dans le round final pour tenter sa chance, et la barre vitale de l'adversaire peut désormais être entamée à 65%. Il n'était pas évident de remplir les anciennes conditions dans Blazblue : Calamity Trigger, et on accueille les nouvelles plutôt avec le sourire. Le système de garde de Blazblue : Continuum Shift présente également quelques modifications, et repose désormais sur le Guard Primer et ses douilles. Plus concrètement, certains coups particulièrement puissants viennent manger la barre de Guard Primer lorsqu'elles sont bloquées par le joueur d'en face. Naturellement, une fois que la jauge est totalement vide, le joueur se retrouve en situation de guard crush et est vulnérable aux combos les plus meurtriers. On ne va pas vous étaler toutes les subtilités du système ici, mais il faut quand même savoir que les personnages ne possèdent pas tous le même nombre de cartouches Guard Primer en poche. Par exemple, Noël en détient quatre, Litchi six, Bang sept et Tager une dizaine. Pour être honnête, il n'est pas facile de s'habituer à ce déséquilibre lors des premières parties, surtout avec certaines attaques capables d'enlever deux douilles d'un coup. Il y a toujours moyen de bricoler avec la jauge de Barrière, mais là encore on ne peut pas y avoir recours de manière illimitée. Bref, mieux vaut s'acclimater avec un personnage équipé de suffisamment de douilles Guard Primer dans un premier temps, avant de faire le chaud sur le réseau.

C'est vrai que l'on n'a pas vraiment le temps de les scruter en plein combat, et il faut alors passer par le mode "Practice" pour se poser tranquillement, et constater que quelques coups de pinceau ont été ajoutés ici et là afin de rendre le mariage 2D-3D nettement plus harmonieux."

En parlant du jeu en ligne justement, celui de Blazblue : Continuum Shift répond présent, avec la possibilité de trouver un adversaire à sa mesure dans un laps de temps relativement court. Les classements sont toujours de mise, et la possibilité d'observer des matches est une fonction qui ravira à coup sûr ceux avides d'apprendre des combos venus d'ailleurs. On le savait déjà, le casting de Blazblue : Continuum Shift introduit trois nouveaux personnages : Hazama, Tsubaki et µ-12. Cette dernière devra être débloquée par le mode "Histoire" alors que les deux premiers sont accessibles d'office. Puisque les DLC sont une mode qui ne semble pas vouloir mourir, Makoto, Platina et Valkenhayn peuvent compléter le roster contre 560 points Microsoft (soit quasiment 7€) pièce. On ne vous en voudra pas si vous prenez le temps de la réflexion. A l’instar de Blazblue : Calamity Trigger, Continuum Shift ne dispose pas d’un casting colossal au regard de ce qui se pratique chez la concurrence, toujours dans l’optique d’éviter les doublons. Chaque personnage présente ainsi un style de combat qui lui est propre, un phénomène devenu trop rare dans les jeux de baston actuels, soyons francs. Pour parler un peu des petits nouveaux que l’on peut prendre en main sans dépenser le moindre centime, Tsubaki se révèle particulièrement redoutable au corps-à-corps, avec des attaques qui peuvent faire très mal lorsqu’elles sont chargées. Muni d’une chaîne indispensable pour placer des coups à distance, Hayama nécessite un peu plus de skill quand même, surtout quand il s’agit de zoner proprement pour contraindre le joueur d’en face à se découvrir. Et comme il fait partie des personnages les plus rapides du jeu, inutile de préciser qu’il a la priorité sur un certain nombre de combos. On n’a pas suffisamment dormi sur Blazblue : Continuum Shift pour dégager une quelconque tier list, mais de ce que l’on a vu, Litchi fait clairement s'arracher les cheveux. Arakune et Hakumen peuvent être considérés comme des très bon aussi, alors que Tager, malgré une jauge Guard Primer blindée, mord souvent la poussière.

Une histoire de blaze

En termes de contenu, Blazblue : Continuum Shift propose un tutorial archi complet pour se faire les dents, et se familiariser avec les commandes et les rééquilibrages mis en place par les développeurs d’Arc System Works. On retrouve même le mode "Légion" présent dans Blazbue Calamity Trigger Portable, bien qu’il se montre aussi anecdotique que sur PSP. Enfin, ceux qui n'ont aucun ami sous la main pourront se faire plaisir avec le mode "Histoire" qui comporte de nouveaux scénarios à découvrir ; logique. Vous l'aurez compris, Continuum Shift assure l'essentiel et n'a quasiment rien laissé au hasard. Comme souvent avec Arc System Works.




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