Test également disponible sur : X360

Test Stuntman : Ignition

Test Stuntman : Ignition
Les Notes
note Stuntman : Ignition 13 20 note multi-utilisateurs Stuntman : Ignition 4 5

Au final, Stuntman Ignition est une agréable surprise si l'on tient compte de la médiocrité du volet précédent. Le titre de Paradigm tire profit de la puissance de la Xbox 360 en nous offrant une réalisation somme toute de qualité, sans pour autant éblouir la rétine. On regrettera néanmoins que le mode Carrière soit trop court, le poumon du jeu quoi que l'on dise. Le multi rattrape le coup, et avoir un éditeur de circuits sous les bras est toujours utile pour varier les plaisirs. Cela dit, il faut avoir les nerfs assez solides pour avancer dans le jeu, et c'est ce qui risque de rebuter certains. Enfin, l'ambiance sonore ne casse pas des briques, appuyée un doublage français pas toujours au top. Sympathique donc mais pas indispensable.


Les plus
  • Les films parodiés
  • Réalisation correcte
  • Multi sympathique
  • Chouette cinématique d'intro
Les moins
  • Mode Carrière trop court
  • Ambiance sonore qui manque de conviction
  • Certains textures trop simplistes
  • Difficulté par moments mal dosée
  • Replays pas assez pêchus
  • VF pas toujours au top
  • Un concept qui s'essouffle vite


Le Test

Alléchant sur le papier, Stuntman premier du nom s'était finalement avéré décevant une fois installé derrière le volant, la faute à une réalisation défaillante et une linéarité du gameplay. Une fois Reflections Interactive et Atari mis à la porte, ce sont Paradigm et THQ qui ont été chargés de redorer le blason de la franchise, avec la Xbox 360 comme outil de travail. Les deux compères avaient donc toutes les cartes en main pour donner une nouvelle dimension aux cascades de Stuntman : Ignition. Alors, blockbuster ou navet cinématoludique ?


En solo, Stuntman : Ignition propose un mode Carrière qui se veut spectaculaire. Le joueur y incarne un jeune cascadeur qui doit se faire les dents à travers six films, ou plutôt des parodies qui s'inspirent des gloires passées ou récentes d'Hollywood. Difficile en effet de ne pas penser à Sherif, fais-moi peur ! lorsque l'on tourne les premières séquences de Whoopin' And A Hollerin' II. En plus du casting qui reprend dans les grandes lignes celui de la série TV, l'ambiance a été parfaitement retranscrite. Dodge Charger de 69, monster-trucks, courses-poursuites, Paradigm sait de quoi il parle. StrikeForce Omega, quant à lui, nous plonge dans un univers nettement plus désertique à la Mad Max, où les tracés poussiéreux sont légion. Le premier rush donne d'ailleurs immédiatement le ton puisqu'il faut piloter un semi sur lequel est vissé un missile SCUD. Pour finir, on pourra aussi évoquer Night Avenger, un film très comics où le cousin de Batman rétablit l'ordre et la justice une fois la nuit tombée. Bref, vous l'aurez compris, Stuntman : Ignition dispose de scénarios variés pour éviter de s'endormir au bout de quelques parties, comme c'était le cas dans le premier opus. Il faut savoir que chaque film est découpé en six scènes distinctes dont la durée ne dépend pas forcément du niveau de difficulté. En effet, on peut avoir une scène courte mais avec de nombreuses cascades à effectuer; ou, à l'inverse, tourner une séquence beaucoup plus longue mais chiche en roulades.

 

Stuntman Mike

 

Frôler une voiture, sauter par-dessus un camion citerne, fracasser une cabane, passer sous un camion, faire un demi-tour, s'infiltrer dans une brèche, voilà un exemple des figures imposées dans Stuntman : Ignition. Les manoeuvres sont signalées par des pictogrammes et une voix-off monocorde, mais à vrai dire, l'interface est tellement chargée qu'il est parfois difficile de visualiser correctement les informations même si on est briefé avant le tournage. Il arrive même que l'on se trompe de chemin en cours de route, infraction éliminatoire au même titre que de se noyer dans la lave ou le ruisseau. Dans les séquences ou le rythme est soutenu, il est même conseillé de connaître le parcours sur le bout des doigts, histoire de se concentrer uniquement sur la bonne exécution des cascades. Par ailleurs, ces dernières nécessitent un timing précis; si le symbole vire au rouge avant même qu'on l'atteigne, la tentative n'est pas validée. On a encore en tête la scène Dogs of War dans StrikeForce Omega où il faut enchaîner des gauche-droite sur la fin du parcours, en flirtant avec les camions. Le moindre écart, et on doit tout recommencer. En normal, il ne faut pas commettre plus de quatre erreurs - contre six en facile si on presse RB - sinon la scène est ratée. Malgré cette délicatesse de Stuntman : Ignition, le jeu fait parfois preuve de mauvaise foi quand il s'agit de refuser des tricks à première vue réussis. Même en s'appliquant à bien franchir la balise, il arrive que l'action ne soit pas comptabilisée. Rageant. Pour corser un peu plus les choses, la production met à la disposition du joueur plusieurs types de véhicules dans un même film, allant de la moto au semi-remorque en passant par le buggy. Bien évidemment, la maniabilité varie d'un véhicule à un autre, ce qui influence forcément la négociation des tournants. Lorsque la dernière scène d'un film est terminée, on débloque la bande-annonce qui est assez sympa à regarder.

 

Chaque cascade effectuée rapporte naturellement des points, et Stuntman : Ignition a également mis en place un système de combos qui récompense ceux qui osent enchaîner les arabesques. Plus concrètement, la première cascade activera un multiplicateur qui gonflera au fur et à mesure qu'on les additionne. Pour ne pas briser la chaîne donc, il ne faudra pas se contenter de suivre uniquement les directives du réalisateur, mais aussi improviser des acrobaties qui feront que le multiplicateur restera actif. Généralement, des petits dérapages suffisent pour conserver un certain dynamisme tout en évitant de perdre du temps. Cet exercice s'avère périlleux dans les décors où on ne bénéficie pas d'un espace suffisamment large, et il faut souvent composer avec le moindre petit élément du décor pour scorer. Un plaisir pour les yeux du réalisateur, mais aussi un moyen efficace pour décrocher les cinq étoiles et débloquer bon nombre de bonus. En terme de réalisation, Stuntman : Ignition mise pas mal sur les explosions et autres artifices du même acabit qui donnent du punch aux graphismes. Malgré la multiplication des effets spéciaux, l'animation reste fluide, même si quelques saccades se font parfois sentir. En cas d'échec, on est tout de même heureux de constater que les temps de chargements sont devenus quasi invisibles. Bien joué. Pour revenir deux secondes sur les décors, on notera une certaine inégalité dans les films, voire les séquences, puisque certains passages semblent plus aboutis que d'autres. Rien d'alarmant cependant, et on apprécie le fait que chaque niveau possède sa propre empreinte. La modélisation des véhicules est par moments légère, notamment au niveau des dommages subis.

 

Chérie, fais-moi peur

 

Stuntman : Ignition propose d'autres plaisirs une fois le mode Carrière plié. Le mode Défi Cascades, par exemple, se divise en deux parties : imposé ou freestyle. En imposé, il faut suivre les instructions du réalisateur, comme en mode Carrière, alors que le freestyle permet de laisser libre cours à son imagination, avec comme unique objectif d'emmagasiner le plus de points possibles. Il faut alors se servir du moindre mur, du moindre tremplin, de la moindre épave pour gratter des bonifications. Huit séquences en tout à dépouiller, honnêtement on a vite fait le tour. Toujours en solo, on peut aussi aller faire une petite viré dans le mode Créateur. Là, on place carrément les éléments du décor qui serviront pour réaliser les cascades. Un éditeur de circuits en gros, qui impose tout de même le nombre de cascades à effectuer. Le multi du tire a l'air assez solide, reconnaissons-le. Quatre joueurs peuvent s'affronter sur un même écran splité, tandis que le online autorise des parties à huit. Sans rentrer dans les détails pour vous laisser la surprise, sachez que des compétitions de cascades et même carrément des courses sont au programme. Des petites variantes ont été intégrées pour éviter toute forme de doublon.




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