Test également disponible sur : PC

Test Söldner : Secret Wars

Test Söldner : Secret Wars
La Note
note Söldner : Secret  Wars 13 20
 

Les plus
  • Tous les éléments du décor sont destructibles
  • Variétés des véhicules et des armes
  • Le jeu multijoueur
Les moins
  • Le mode campagne solitaire
  • IA des soldats pas au point dans le mode solo
  • Les quelques bugs/problèmes qui subsistent encore


Le Test

Dans le domaine des jeux de guerre réalistes, Söldner promettait une révolution dans le genre. Des promesses, certes, mais qu’en est-il réellement ? La version de démo de Söldner, en téléchargement sur le site officiel, ne laissait rien présager de bon avec des bugs nombreux peu de temps avant la sortie définitive. La version finale lève enfin le voile.


Nous sommes en 2010, les grandes puissances mondiales, d’un commun accord, ont décidé de mettre un terme définitif à leur politique d’ingérence militaire. Les états font alors appel à des forces spéciales secrètes pour résoudre leurs conflits armés. Vous faites donc partie d’un groupuscule secret, composé de mercenaires spécialisés : les Söldner.

Votre mission : mener à bien les nombreuses missions qui vous seront proposées.

 

UCS et ADS

 

Dans ce FPS relativement classique, l’un des plus gros points forts se nomme ADS (Advanced Destruction System), un système vous permettant de détruire quasiment tous les éléments du décor. Petits exemples concrets, vous êtes en terrain dégagé, sans endroit pour vous protéger, pas de problèmes : faites un cratère ou abattez des arbres pour vous cacher. Un mur vous gêne, un peu de C4 et voilà une porte de fortune qui s’offre à vous. Si un ennemi se cache à l’intérieur d’un bâtiment, plutôt que d’élaborer une stratégie pour le déloger, il suffit de détruire le bâtiment en question. Les anti-snipers apprécieront. Les moyens technologiques mis à votre disposition sont nombreux et variés : 60 armes (pistolets, fusils, grenades, lances roquettes et équipements divers) et 40 véhicules (jeep, blindés, hélicoptères et avions), que vous trouverez dans des containers prévus à cet effet dans votre base, sont là pour vous aider à faire le maximum de dégâts.

L’autre point fort du jeu concerne la personnalisation de votre avatar grâce à un système baptisé UCS (Unit Customization System). Difficile de ne pas trouver chaussure a son pied avec ce système qui permet de modifier tous les éléments de votre personnage (tête, vestes, pantalons, casques, gants, bottes, lunettes, sac à dos et genouillères). Du plus parfait uniforme militaire jusqu’aux camouflages les plus fantaisistes, la palette de texture est large.

 

Un jeu clairement orienté multiplayer …

 

Deux modes de jeu s’offrent à vous, les campagnes solitaires et le multijoueur.

Le mode solo vous permet d’effectuer des missions durant lesquelles vous récupérerez  du matériel et des hommes pour créer votre équipe. Dans ce mode, la lassitude arrive vite, les missions s’enchaînent sans réel plaisir. On a vite l’impression de se sentir seul au monde, malgré la présence de vos soldats, dans ces grandes maps. C’est d’autant plus rageant de rater la mission et de devoir la recommencer.

Quant à l’IA des soldats que vous commandez, elle vous donnera de gros moments de solitude. Mais où sont mes coéquipiers ??? Et en retournant sur ses pas, on constate qu’ils sont bêtement bloqués soit par une maison, un arbre ou un quelconque élément du décor. Pénible de jouer la nounou et de commander de valeureux guerriers qui savent à peine se déplacer. Bref, vous en viendrez souvent à tenter de faire la mission en solo, en vous servant des coéquipiers comme infirmier, mécanicien ou ravitailleur en munitions. 

D’un intérêt plutôt limité, ce mode vous permettra principalement de vous entraîner et d’apprendre les commandes du jeu. En effet, la prise en main de votre personnage et la conduite des véhicules demande un peu de pratique, en particulier pour les hélicoptères et les avions.

 

Les choses sérieuses commencent …

 

Le multijoueur en ligne reste donc le principal intérêt de ce jeu. Quelle joie d’avoir des alliés avec plus de 2 neurones sous le casque.

Les modes sont variés : Deathmatch, Team Deathmatch, Conquêtes, Capturer le drapeau, secourir des otages, courses aux explosifs, extraction, capturer un véhicule. Les maps sont grandes avec des topologies et des conditions météorologiques variées. Bref, difficile de s’ennuyer au combat dans ce mode, entre les différents rôles que vous pouvez incarner : pilote d’hélicoptère ou d’avion, conducteur de blindé, infirmier, artificier, mécanicien, ravitailleur, sniper et commandant. De plus, le système gestuel avancé donne à l’ensemble un coté encore plus réaliste, pour un peu, on s’y croirait vraiment. En utilisant les raccourcis clavier pour la gestuelle, il est possible de donner des ordres ou de demander un renfort aux engins blindés. Pour les perfectionnistes, il est même possible d’élaborer une stratégie. Dommage que le nombre de joueurs, initialement prévu a 128, soit revu à la baisse avec 32 joueurs dans un premier temps et espérons 64 dans les prochaines mises a jour. Les maps taillées initialement pour 128 joueurs vous sembleront parfois un peu grandes si vous n’avez pas de véhicules pour vous déplacer.

 

Une version finale, oui, mais avec quelques problèmes à résoudre

 

En ce qui concerne le moteur 3D, il n’y a pas grand-chose à dire, il gère très bien la destruction des éléments du décor en fonction du type d’armes employées. Rien à redire à ce sujet là. Par contre, au niveau du moteur physique, il reste des améliorations à apporter pour un rendu plus réaliste. Les véhicules se déplacent à la même vitesse que ce soit en montée ou en descente. Et votre avatar se déplacera à la même vitesse quelle que soit la distance et quelle que soit sa charge,  armé d’un simple couteau ou du plus gros des lances roquettes. Dommage pour un jeu qui se veut réaliste. Mais des améliorations semblent prévus par les programmeurs de Wing. Le dernier point négatif concerne le lag et les plantages du jeu en parties multijoueur. Parfois, sans crier gare, le jeu se plante et vous retrouvez votre fond d’écran de Windows ; plutôt rageant quand la tête de votre ennemi se trouvait juste dans votre viseur … Ce qui est d’autant plus gênant que les chargements sont plutôt long.

A noter aussi, des problèmes de lag pendant le jeu, même sur les serveurs qui ont un faible ping, rien de dramatique mais énervant en cours de partie.

 

Avec quelques mois de retards, Jowood s’est donc enfin décidé à sortir la version finale de Söldner. Malgré des graphismes un peu dépassés et un mode solo quelque peu ennuyant, le background reste intéressant et le mode multiplayer très prenant. Les bugs devraient être corrigés prochainement, le premier patch sera d’ailleurs disponible sous peu. Espérons que Jowood et Wing sauront faire évoluer ce jeu pour lui donner la reconnaissance qu’il mérite.

Loin d’être un grand hit, Söldner promet, cependant,  des moments agréables aux amateurs des jeux de guerre réalistes.

Reste a voir maintenant si la communauté de joueurs sera au rendez vous et, surtout, fidèle au poste.


Réagir à cet article Réagir à cet article
Olivier Boyer

le mardi 1er juin 2004, 15:15

Ses derniers articles



Autres articles

Démo Soldner Voici une deuxiéme démo un peu plus fournie que la précédente. 08/08/2004, 10:40
Patch Söldner:Secret Wars Intéressant, mais trop buggé, Söldner se voit doté d'un premier patch. 11/06/2004, 17:46