Test également disponible sur : PS3

Test Siren : Blood Curse

Test Siren : Blood Curse
La Note
note Siren : Blood Curse 12 20

Au final, Siren : Blood Curse continue de traîner certaines tares que l'on espérait gommées pour son entrée dans l'ère de la haute-définition. En effet, le gameplay se révèle toujours aussi imprécis que sur PlayStation 2, et les objectifs à accomplir ne donneront pas la migraine. Quant à l'ambiance qui se dégage du jeu, on regrettera le manque de conviction du doublage en anglais, ce qui d'un autre coté permet de souligner l'excellent travail oral fourni par les personnages nippons. Oui, Siren : Blood Curse possède tout de même certaines qualités qui lui permettent de surnager, comme sa belle réalisation à l'ambiance sombre qui rappelle qu'il s'agit tout de même d'un survival horror, sans oublier les Shibitos parfaits dans leur rôle de remplaçants des zombies. Bref, un titre plutôt moyen, à considérer comme un coup d'essai en attendant une véritable suite. Vous voilà prévenus.


Les plus
  • Réalisation correcte
  • Le doublage japonais
  • Un survival horror dans l'âme
Les moins
  • Pas très immersif
  • Gameplay imprécis
  • Les limites du sight jacking
  • Le doublage anglais


Le Test

Disponible en Europe depuis le 29 octobre dernier sur PlayStation 3 dans sa version Blu-Ray, Siren : Blood Curse n'est autre qu'un remake du premier volet de la série sorti sur PlayStation 2 en 2004. Lorsque l'on connaît les ravages que vient de provoquer Electronic Arts avec Dead Space, et ce que nous prépare Capcom avec Resident Evil 5, cela ressemble à une mission suicide de la part de Sony Computer Entertainment, qui espère sans doute attirer l'attention des amateurs du genre en attendant l'arrivée d'une véritable suite. Pour le moment, ils devront surtout se contenter d'une réalisation en haute-définition censée justifier l'achat de cette mise à jour occidentale. C'est ce que nous allons voir.


Forbidden Siren représentait à l'époque une alternative intéressante à l'éternel Silent Hill sur PlayStation 2, mais Siren : Blood Curse renie clairement ses origines asiatiques, avec cet arrière-goût occidental qui renvoie aux remakes du même type diffusés dans les salles obscures. Si l'on pense en premier lieu au célèbre The Ring, on peut également citer The Dark Water, The Eye ou bien encore The Grudge comme adaptations américaines incapables d'immerger le joueur dans une ambiance angoissante, même avec les meilleurs effets spéciaux. Difficile donc de prendre au sérieux l'horreur à laquelle sont confrontés les différents protagonistes dans Siren : Blood Curse, un comble pour un survival horror. Le scénario s'étale sur une douzaine d'épisodes - fractionnés en plusieurs chapitres - qui nécessitent chacun une quarantaine de minutes pour être bouclé. Les objectifs à remplir sont loin de retourner les neurones - sortir d'un point A et se rendre à un point B, ramasser une arme pour faire sauter le verrou d'une porte, assommer un Shibito... -, et l'on passe donc d'un personnage à un autre à la vitesse de la lumière ; ce qui réduit encore une fois la valeur immersive du titre. La progression dans la quête s'avère linéaire au possible, même si des missions annexes sont proposées ici et là pour varier le rythme et faire prendre un minimum de risques. Véritable fierté de Forbidden Siren, le sight jacking fait son retour dans Siren : Blood Curse, toujours avec les mêmes commandes afin que les connaisseurs puissent retrouver rapidement leurs marques. En pressant L2, le héros du moment a ainsi la possibilité de voir à travers les yeux des individus environnants, ce qui permet de se déplacer sans être aperçu par les Shibito, les zombies de Sire : Blood Curse. Si l'on peut toujours rechercher manuellement ses cibles via le stick analogique droit, il est désormais permis d'appuyer sur R1 et L1 pour activer une fonction automatique et gagner en efficacité. Une méthode pas aussi sécurisante qu'elle n'en a l'air, puisque le talon d'Achille du sight jacking est justement de contraindre le joueur à rester immobile pour mieux scruter les rondes des Shibito, ce qui multiplie naturellement les possibilités de se faire mordre en traître. Les occasions d'avoir peur dans Siren : Blood Curse étant particulièrement rares, on ne va pas s'en plaindre.

 

Le chant de la sirène

 

Par ailleurs, le sight jacking impose une parfaite connaissance des niveaux jusqu'au moindre recoin. En effet, il n'est pas simple de reconnaître tel ou tel endroit dès le premier coup d'oeil, surtout lorsque l'on doit évoluer à travers une réalisation archi-sombre une fois la nuit tombée. Comment savoir que le Shibito dans lequel notre esprit vient de se glisser se trouve à quelques mètres de nous ? Le problème se pose surtout lorsque l'on doit prendre en main le destin de la petite Bella Monroe, incapable de se défendre des attaques ennemies, et obligée de se déplacer dans la furtivité la plus absolue. Pour venir à bout de Siren : Blood Curse, il va donc falloir empiler les échecs pour savoir à peu près où l'on met les pieds, la patience n'étant pas souvent récompensée ici. Elle est même susceptible de faire rater certaines missions, comme celle où Howard Wright doit porter secours à la jeune Miyako. Ce qui est l'occasion de souligner que les personnages principaux de Siren : Blood Curse ne sont pas dopés à l'EPO, et flanchent au bout de deux coups de crocs lorsqu'ils ne se font pas fusiller les genoux. Le plus gênant demeure néanmoins la prise en main toujours aussi laborieuse : le déplacement des héros continue d'être accompagné par cette lenteur caractéristique, et on ne peut toujours pas contrôler la caméra comme on le souhaite. On n'ira pas jusqu'à déplorer l'absence de strafe, mais la rigité de la caméra rend forcément chaque angle dangereux. Pour se défendre, on dispose d'un arsenal convenable, avec comme armes les plus efficace le flingue et la faucille. PlayStation 3 oblige, Siren : Blood Curse affiche des graphismes en haute-définition qui n'épatent pas pour autant les yeux. Certaines textures qui pouvaient séduire en 2004 sont devenues grossières aujourd'hui, et seules les expressions faciales des personnages parviennent à convaincre. L'animation est également de bonne facture, de même que la gestion de la lumière qui tente tant bien que mal d'installer une atmosphère oppressante. Siren : Blood Curse va bien au-delà de la simple obscurité, ce qui pousse parfois à intensifier le contraste de son écran plat; sans blague. Quelques chapitres se déroulent également en plein jour, mais l'impact n'est pas le même, avouons-le. Enfin, l'ambiance sonore du jeu se veut effrayante, avec des Shibito qui lâchent des gémissements binaires pas très agréables à l'oreille. Si l'on a déjà entendu beaucoup mieux dans le genre, on appréciera tout de même le doublage japonais qui permet de rattraper la piètre performance de la langue de Shakespeare.




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