Test également disponible sur : X360

Test Onechanbara : Bikini Samurai Squad

Test Onechanbara : Bikini Samurai Squad
La Note
note Onechanbara : Bikini Samurai Squad 6 20

Si Force de Défense Terrestre 2017 avait su agréablement nous surprendre, Onechanbara : Bikini Samurai Squad fait exactement l’effet inverse. Mise à part se rincer l’œil grâce au galbe des demoiselles, le titre de D3 Publisher s’effondre comme un château de cartes dès les premières minutes de jeu. Gameplay redondant, I.A. inexistante, histoire pathétique, graphismes bien laids, combos raides et limités, musiques agaçantes… la liste est bien trop longue même pour un jeu vendu une quarantaine d’euros. A oublier et vite !


Les plus
  • Le mini-jeu lors des temps de chargement
  • Voix japonaises
Les moins
  • Laid
  • Peu maniable
  • Répétitif à mourir
  • Coop' offline


Le Test

Depuis plusieurs mois maintenant, D3 Publisher tente de percer sur les territoires européen et américain à coup de grosses licences telles que Ben 10 ou Puzzle Quest. Et lorsque ça ne suffit pas, l’éditeur se tourne du côté des productions nippones pour nous importer des jeux méconnus du public occidental. Ce fut le cas en 2007 avec un Force de Défense Terrestre 2017 surprenant. L’éditeur réitère cette année avec un Onechanbara : Bikini Samurai Squad qui a de quoi de surprendre à bien des égards.


Créée en 2005 sur PlayStation 2, la série Onechanbara fait office d’OVNI du jeu vidéo, un jeu à part entière que seuls les Japonais savent apprécier la substantifique moelle et la finesse de son principe. Malgré trois tentatives chez 505 Games (Zombie Zone) et Essential Games (Zombie Hunters et Zombie Hunters 2), la saga de Tamsoft n’a pas su percer sur le Vieux Continent. Qu’importe ! D3 Publisher relève le défi avec Onechanbara : Bikini Samurai Squad, un titre exclusif sur Xbox 360 réadapté par la même occasion sur Wii sous l’appellation Onechanbara : Bikini Zombie Slayers. Bref, pour faire simple, la série vous glisse dans la peau de charmantes demoiselles aux tenues affriolantes qui feront tout pour débarrasser la planète d’une invasion de zombies décérébrés et c’est le moins qu’on puisse dire. Prenez donc un peu de Dead Rising et rajoutez-y des bimbos roulées façon Rumble Roses ou Dead or Alive Xtreme 2, et le tour est joué. Très franchement, les scénaristes de Onechanbara : Bikini Samurai Squad ont préféré s’offrir des vacances plutôt que de plancher sur un scénario digne de ce nom. Il faut dire que le jeu est avant tout un gros défouloir faisant l’impasse sur une histoire intéressante, malgré la présence de cinématiques mal modélisées et des dialogues soporifiques.

 

Sang pour sang action

 

Trois personnages seront jouables au fur et à mesure des niveaux. Tout d’abord, vous incarnerez les sœurs Imichi, Aya et son maillot de bain rikiki puis Saki, dont la tenue type d’écolière japonaise ravira à coup sûr les otakus. Plus tard, elles seront rejointes par la mystérieuse Emma qui n’a pas son pareil pour manier les armes à feu et laisser apparaître une poitrine opulente. Il y a de quoi se rincer l’œil d’autant plus qu’Onechanbara : Bikini Samurai Squad offre un mode "Habillage" qui permettra d’assouvir ses pulsions de voyeur en personnalisant la garde-robe des héroïnes. Moins il y a de tissu, plus on apprécie. Les demoiselles ont chacune un style de combat propre. Aya, par exemple, est aussi efficace avec ses katanas qu’avec ses shurikens ; pratiques pour se débarrasser des ennemis à distance. Au contraire, sa petite sœur usera de sa rapidité légendaire pour rejoindre une horde de zombies et les découper en morceaux. Les deux miss pourront également changer de style de combat en cours de mission en se battant avec une ou deux épées. A contrario, Emma optera pour les mitraillettes, les fusils à pompe et autres grenades explosives. Son métier de flic y est pour quelque chose. Les dégâts seront peut-être plus conséquents mais le temps de rechargement de chaque pétoire demandera de longues secondes. Et c’est là qu’Onechanbara : Bikini Samurai Squad tente une certaine subtilité, notamment avec les frangines qui devront régulièrement nettoyer la lame de leurs épées au risque de voir les dégâts de leurs armes diminuer. Lorsque cette dernière est entièrement imbibée de sang, elle se plantera dans le corps des ennemis sans faire le moindre dégât. Méfiance donc ! Pour ce qui est des combos, seuls deux boutons permettent d’enchaîner les coups. On est donc bien loin de Ninja Gaiden et consorts. Et ne pensez même pas aux enchaînements aériens, il n’y en a pas. Les sauts sont complètement ratés et desservis par une raideur affligeante des bonnes femmes. On a beau trancher comme un beau diable, la mayonnaise ne prend pas, même lorsqu’on passe en mode Furie. Cet état de rage – disponible uniquement avec Aya et Saki – augmente considérablement les dommages causés et la rapidité des attaques, mais en contrepartie, votre barre de santé diminuera inexorablement à moins d’utiliser certains items récoltés sur les corps des zombies.

 

Sois moche et tais-toi !

 

En plus de proposer un gameplay ultra répétitif, Onechanbara : Bikini Samurai Squad sombre d’un point de vue technique à cause de graphismes complètement dépassés. Honnêtement, on a vraiment l’impression de revenir quelques années en arrière, avant même l’arrivée des consoles haute définition. Les textures sont d’une tristesse à pleurer, la modélisation des personnages manque de rondeur, les décors sont d’un sinistre à mourir et les paysages d’un vide abyssal. Hormis peut-être la plastique des trois nanas, Onechanbara : Bikini Samurai Squad n’a rien pour lui esthétiquement parlant. Le désastre continue lorsqu’on combat les zombies et les boss. Dénués de toute intelligence artificielle, ils n’attaqueront qu’à de rares occasions et pourront être évités avec facilité, même lorsqu’ils sont munis de tronçonneuses, de machettes ou de flingues. Seuls les combats en arènes fermées vous obligeront à nettoyer la zone pour pouvoir progresser, et pourquoi pas à accéder à des objectifs secrets qui vous débloqueront par la suite des missions bonus. Si en règle générale, les niveaux se déroulent à pied, on aura droit à quelques missions en moto pour un résultat tout aussi catastrophique. Les plus téméraires termineront la vingtaine de missions en quelques heures et devront se retaper le jeu dans tous les modes de difficulté pour espérer débloquer l’intégralité des tenues des héroïnes, mais également faire progresser certaines aptitudes après chaque niveau. Mais quel calvaire ! Et ce n’est ni la présence d’un mode coopération offline, ni le mode "Quête" ou "Survie" qui sauveront la donne.




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