Test également disponible sur : DS

Test Grand Theft Auto : Chinatown Wars sur DS

Test Grand Theft Auto : Chinatown Wars
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La Note
note Grand Theft Auto : Chinatown Wars 19 20

Adapter un jeu aussi énorme que GTA sur DS tenait presque de la mission impossible. Et pourtant, le pari est remporté haut la main. La réussite est telle que même l'aspect technique est satisfaisant ! On s'attendait à une bouillie de pixels peu ragoûtante, et on se retrouve face à des graphismes 3D plaisants et suffisamment détaillés pour rendre l'univers du jeu totalement crédible. Après Sega Casino et Ultimate Mortal Kombat, Grand Theft Auto : Chinatown Wars rejoint le rang des rares jeux DS déconseillés aux moins de 18 ans et s'impose carrément comme l'un des meilleurs titres de la console, pourtant déjà très bien servie en hits incontournables.


Les plus
  • Un vrai GTA !
  • Ville vaste et vivante
  • Ecran tactile bien utilisé
  • Multiples activités
Les moins
  • B.O. moins variée qu'à l'accoutumée
  • Caméra assez basse
  • Multi limité à 2 joueurs


Le Test

A l'instar de World of Warcraft ou Tomb Raider, la renommée de la série GTA dépasse largement les frontières du jeu vidéo. La sortie d'un nouvel opus donne généralement lieu à des articles dans la presse généraliste ainsi qu'à des reportages dans les journaux télévisés... qui mettent quasiment tous en exergue la violence et l'immoralité du titre. Une image sulfureuse assez éloignée de celle des consoles Nintendo, généralement considérées comme familiales et bon enfant. Pourtant, c'est bien la DS qui accueille en exclusivité ce Chinatown Wars, aussi malsain que n'importe quel autre GTA... et aussi bon !


Comme l'indique le sous-titre du jeu, ce Grand Theft Auto là nous plonge dans l'univers sombre et violent des Triades. Le joueur incarne Huang Lee, fils d'un mafieux asiatique fraîchement assassiné. Le jeune homme doit livrer à son oncle une épée prétendument ancestrale, mais se retrouve au cœur d'une fusillade, à peine débarqué de l'avion. Après l'avoir touché à la tête, ses agresseurs l'embarquent dans une voiture, l'envoient visiter les eaux profondes et le laissent pour mort. Pas vraiment chaleureux, cet accueil a au moins le mérite de nous informer clairement sur l'ambiance qui règne dans Liberty City. Car oui, c'est bien la ville de GTA IV qu'on retrouve dans ce nouvel épisode ! L'île la plus à l'ouest a été sacrifiée afin de pouvoir faire rentrer la mégapole dans la console portable, mais ce sacrifice passe totalement inaperçu tant la cité semble déjà extrêmement vaste. Les capacités purement techniques de la DS étant ce qu'elles sont, on pouvait craindre qu'un si grand terrain de jeu ne soit envisageable qu'au prix d'un sacrifice inacceptable en ce qui concerne les graphismes ou le réalisme. Au final, il n'en est absolument rien, car Rockstar a eu l'intelligence de revenir à la caméra aérienne des deux premiers GTA. A ceci près que cette vue en hauteur plonge dorénavant sur des décors en 3D, apportant ainsi un effet de perspective très convaincant. On ne regrettera qu'une seule chose à ce propos : peu élevée, la caméra offre un champ de vision relativement restreint, notamment lors des poursuites en véhicule.

 

Touche mon GTA

 

En contrepartie, on peut observer d'assez près les détails de la ville et de ses habitants. Nombreux et vaquant à leurs occupations indépendamment des actions du joueur, ils insufflent véritablement de la vie à la cité. En premier lieu par leurs déplacements incessants, et souvent motorisés. Le trafic dense donne lieu à quelques sympathiques accrochages et écrabouillages de piétons, en sus de ceux réalisés par le joueur. On peut également observer des hélicoptères patrouiller dans le ciel, des hors-bords manœuvrer sur l'eau, le métro aérien passer au dessus des routes grâce à un sympathique effet de transparence, les piétons ouvrir leurs parapluies lorsqu'il se met à pleuvoir, les voitures allumer leurs phares quand il fait nuit... Bref, on s'y croirait ! Comble de la félicité, les véhicules sont très variés et on ne se retrouve quasiment jamais entourés de clones. En tant que joueur, on n'hésitera évidemment pas à profiter de cette profusion de montures mécaniques pour emprunter selon ses besoins une moto, une voiture, un hors-bord, une fourgonnette, un camion-citerne... Marque de fabrique de la série, le car-jacking débouche irrémédiablement sur une course-poursuite, pour peu que des forces de l'ordre aient assisté à la scène. Pour se débarrasser des étoiles symbolisant le niveau de recherche, Chinatown Wars nous propose de provoquer des accidents. Chaque voiture de police qui se prend un poteau rapproche le joueur de la tranquillité. Signalons au passage que les contrôles des véhicules sont plutôt aisés et que les combats ne souffrent d'aucun problème de maniabilité.

 

...on peut observer d'assez près les détails de la ville et de ses habitants. Nombreux et vaquant à leurs occupations indépendamment des actions du joueur, ils insufflent véritablement de la vie à la cité."

 

On l'a vu, les développeurs de Rockstar ont réussi un véritable tour de force technique. Mais un tel exploit aurait été inutile s'il n'était pas secondé par une exploitation judicieuse du principal point fort de la DS : l'écran tactile. Mis à profit dès la scène d'introduction (il faut briser la vitre de la voiture au stylet pour que Huang Lee ne finisse pas noyé), l'écran inférieur nous permet de réaliser mille et une actions. Fouiller des bennes à ordures, gratter des tickets de loterie (qui permettent de gagner de la vie, de l'argent, des armes et même une maison), fabriquer des cocktails molotov, réaliser des tatouages, poser un mouchard sous une voiture, saccager un moteur, maintenir en vie un patient dans une ambulance, pirater un digicode... on pourrait continuer très longtemps cet inventaire à la Prévert ! Ces actions tactiles apportent une véritable spécificité au jeu, et leur nombre très élevé évite toute répétitivité excessive. D'ailleurs, même le vol de voitures fait appel à trois mini-jeux différents, qui varient selon la modernité du véhicule visé. Selon les cas on devra donc utiliser un tournevis, court-circuiter des fils ou encore pirater un code d'accès.  De toute manière, comme dans tout bon GTA qui se respecte, la lassitude n'est pas vraiment de mise puisqu'il est possible de réaliser une foultitude d'actions en dehors des missions principales. Pour passer le temps et gagner un peu d'argent, on peut ainsi jouer à l'ambulancier, au taxi, à l'apprenti tatoueur ou encore au livreur de nouilles. Le plus rentable reste tout de même de voler les fourgons des gangs adverses ou de s'adonner au trafic de drogues. Petit jeu dans le jeu, cette activité lucrative met en scène six substances différentes (cocaïne, héroïne, LSD, extazy, herbe, calmants) à acheter et vendre aux dealers des neufs gangs qui se partagent Liberty City. Que ceux qui n'ont pas envie de passer des heures à jouer au boursicoteur stupéfiant se rassurent, ils seront régulièrement contactés par des dealers proposant des offres d'achat et vente réellement exceptionnelles, mais limitées dans le temps. Il ne faut pas hésiter à profiter de ces occasions pour augmenter son pécule et pouvoir s'offrir ainsi plusieurs planques disséminées dans la ville. Ces appartements servent non seulement de cachette pour la drogue mais également de point de livraison pour les armes achetées chez Ammu-nation.

 

GTA deux doigts de la perfection

Fer de lance des consoles de salon, la série GTA s'adapte en réalité parfaitement à une utilisation nomade. Que l'on ait cinq minutes ou une heure devant soi, il y a toujours quelque chose à faire pour progresser dans le jeu, du fait de la variété et du nombre des actions proposées. La durée de vie du titre dépend donc directement du comportement du joueur. Celui qui désirerait aller à l'essentiel et se contenter des missions faisant avancer le scénario pourra compter sur une dizaine d'heures. Celui qui voudrait explorer chaque recoin de la ville et engranger des profits maximums devra prévoir nettement plus de temps... Dans tous les cas, il reste possible de prolonger le plaisir grâce à l'option multijoueurs. Course de voitures, course au butin ou défense de base, les différents modes sont plutôt sympathiques mais, hélas, limités à deux joueurs... qui se doivent en plus de posséder chacun leur version du jeu. C'est l'une des rares entrées à ajouter au chapitre des reproches, avec peut-être la bande-son, forcément moins étoffée que sur consoles de salon. Si les bruitages apportent entière satisfaction, il faut en revanche se contenter de cinq petites stations de radio, qui diffusent pour la plupart des titres inconnus. Une petite concession qui n'enlève rien aux immenses qualités du jeu !





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Fabien Pellegrini Fabien Pellegrini
Journaliste / Pigiste en exil
le vendredi 20 mars 2009, 20:06




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