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Test F.E.A.R. sur PC

Test F.E.A.R.
Hit JeuxActu
La Note
note F.E.A.R. 18 20

Sang pour sang efficace, F.E.A.R. est tout simplement le FPS que l’on n’espérait plus. Le meilleur de sa catégorie sur bien des niveaux, le chef-d’œuvre de Monolith va jusqu’à se payer l’audace d’une replay value conséquente habituellement inexistante pour ce genre de jeu. Une fois le jeu terminé, on se surprend en effet à le parcourir de nouveau à la recherche d’indices supplémentaires nous ayant échappé, mais aussi pour mieux interpréter ses visions et les propos qui y sont tenus afin de cerner toutes les subtilités d’un scénario qui envahira pendant longtemps nos mémoires. Un titre à ne rater sous aucun prétexte.


Les plus
  • Mise en scène extraordinaire
  • Ambiance à couper le souffle
  • Réalisation technique au top
  • Intelligence artificielle exceptionnelle
  • Une séquence finale inédite dans un jeu vidéo
Les moins
  • Un poil court
  • Carte graphique de compétition recommandée


Le Test

Ambiance oppressante, phénomènes paranormaux et murs maculés de sang, F.E.A.R se veut résolument sombre et va faire trembler les joueurs les plus téméraires. Scénarisant le FPS au maximum, Monolith réinvente le genre et impose sa référence. Attention, vous allez aimer avoir peur.


A l’heure où grand nombre de FPS se la jouent historique avec le thème de la Seconde Guerre Mondiale, Monolith Productions tente de nous emmener dans un territoire où la peur sera toute autre que celle d’une simple balle perdue. Soldat d’élite aussi bien entraîné qu’équipé, vous allez devoir faire face à une unité paramilitaire venant de prendre d’assaut un complexe scientifique, sans aucune revendication. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qu’il va falloir éclaircir, mais qui en amèneront surtout bien d’autres. Thriller paranormal et psychologique, F.E.A.R. va vous faire vivre l’impossible.

 

La mémoire dans la peau

 

Malsain et pourtant incroyablement accrocheur, F.E.A.R. ne perd pas une minute pour vous mettre dans le bain. Après une séquence introductive forte en émotions (et en indices), le jeu vous propulse directement sur le terrain et, si les ennemis ne seront pas forcément très nombreux, on ne peut pas en dire autant des sensations. Interférences de votre équipement électronique, sons faisant faire des bonds de plusieurs centimètres au-dessus de sa chaise, ce sont surtout les visions dont vous serez victime qui feront monter votre cardiogramme dans le rouge. Flash-backs ? Visions du futur ? Ou tout simplement bad trip causé par un mauvais LSD ? Dur de trancher, mais une chose reste sûre, c’est toujours lorsque vous vous y attendez le moins que ces apparitions viennent vous troubler. Apportant quelques éléments de réponse, ces délires visuels et psychologiques propulsent bien d’autres questions au devant la scène. Qui est cette jeune fille aux cheveux longs ? Vous précède-t-elle ou vous suit-elle ? Pourquoi le dirigeant terroriste vous a-t-il épargné ? Quel est ce couloir qui hante vos visions ? Et avant tout, qui êtes vous ?

 

Espaces confinés, ombres douteuses à chaque couloir, objets qui tombent du bureau en résonnant dans le silence et systèmes électriques qui vous plongent de temps en temps dans le noir absolu, la mise en scène est digne d’un film d’épouvante et prouve surtout que peur ne rime pas obligatoirement avec monstre."

 

A la recherche de toutes ces réponses, vous passerez la plus grande partie de votre temps dans les nombreux étages du complexe pris en otage. Déconseillé aux claustrophobes, F.E.A.R. compte en effet jouer avec toutes les phobies possibles et inimaginables. Espaces confinés, ombres douteuses à chaque couloir, objets qui tombent du bureau en résonnant dans le silence et systèmes électriques qui vous plongent de temps en temps dans le noir absolu, la mise en scène est digne d’un film d’épouvante et prouve surtout que peur ne rime pas obligatoirement avec monstre. Avançant pas à pas entre deux sursauts incontrôlés, c’est bientôt dans un bâtiment ravagé et au sol juché de cadavres et de mares de sang que vous allez continuer l’aventure. Que cherchent les troupes paramilitaires qui ont investi le building ? Pourquoi ce massacre sanguinolent ? Les questions continuent, se chamboulent dans votre tête au milieu d’hallucinations qui semblent si réelles, et n’obtiennent pas encore de réponses. Impossible de décrocher. Malgré la peur qui vous tenaille, difficile d’éloigner les yeux du moniteur et les mains du clavier. Une seule chose vous obnubile : comprendre. Comprendre qui sont ces gens, comprendre pourquoi ils ont choisi cet endroit, comprendre leurs motivations et comprendre pourquoi vous êtes l’ultime solution pour venir à bout de leur menace. Seule la fin de l’aventure pourra vous apporter LA solution.

 

Petits meurtres entre amis

 

Au-delà de sa mise en scène plus que réussie et de son scénario aux mille facettes, le FPS des studios Monolith brille aussi par sa réalisation. Les décors sont entièrement destructibles, les murs s’effritent, les glaces se brisent en mille morceaux et tous ces débris se mélangent dans une pluie de poussière. Les moteurs graphique et physique font des merveilles, affichant des flammes qui nous brûleraient presque les doigts et donnant aux combats une rare intensité. Mais surtout, jamais une intelligence artificielle n’aura été aussi développée et des ennemis aussi coriaces. Utilisant et abusant de l’environnement, ceux-ci surgissent de partout, sautent à travers une baie vitrée pour vous surprendre et n’hésitent pas à renverser meubles et autres accessoires pour vous bloquer le chemin ou s’en servir comme bouclier. Mais, plus que tout, ces troupes adverses communiquent entre elles, se protégent mutuellement et n’hésitent pas à faire diversion pendant que d’autres vous contournent pour mieux vous surprendre. Leur palette d’actions étant si vaste, on en devient presque jaloux et la balance paraît bien mal équilibrée. Heureusement, et même si vous êtes seul, vous disposez vous aussi de votre atout en la présence d’une jauge de réflexes vous permettant, pendant un court instant, d’avoir l’avantage sur le temps. Tel l’élu dans Matrix, vous vous déplacez alors plus vite que la normale, pouvez voir les turbulences des balles dans l’air pour mieux les éviter, viser une grenade pour la faire exploser plus tôt que prévu et surtout prendre vos ennemis de vitesse pour avoir l’effet de surprise. Stylisés et chorégraphiés comme jamais, les combats de F.E.A.R. n’ont rien à envier à ceux des films de John Woo.




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Laurent Moreaux

le mercredi 19 octobre 2005, 11:31




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