Test également disponible sur : PS4

Test Blood & Truth : du sang et des larmes, mais de joie !

Test Blood & Truth : du sang et des larmes, mais de joie ! Hit JeuxActu
La Note
note Blood & Truth 16 20
Il faut croire qu’à chaque fois que Sony Interactive Entertainment développe un jeu à partir d’une simple démo, ça fait mouche. En effet, après SOS Robots (The Playroom VR) qui a débouché sur l’excellentissime Astro Bot, c’est maintenant au tour de The London Heist (PlayStation VR Worlds) d’avoir droit aux mêmes honneurs avec Blood & Truth. Véritable ode aux films d’action hollywoodiens, le jeu de London Studio enchaîne les scènes spectaculaires à travers une réalisation de haut vol. Rarement un shooter en réalité virtuelle ne nous aura fait prendre notre pied à ce point, notamment grâce à des mécaniques bien en place et une immersion totale. Tout n’est pas parfait pour autant, et on regrette la pauvreté du scénario tout comme les « temps faibles » ponctués par de la grimpette laborieuse. Et puis, en dehors de l’histoire principale, il faut bien avouer que le contenu n’est pas dingue. Mais en dépit de ces lacunes, Blood & Truth est une valeur sûre du PlayStation VR, et si vous devez un jour conseiller un jeu d’action à l’un de vos potes qui ne sait pas quoi faire de son casque, vous saurez quoi lui répondre désormais.

Les plus
  • Des scènes d’action mémorables
  • Des gunfights musclés
  • Le travail sur le sound design
  • Immersif au possible
  • Les courses-poursuites qui ont de la gueule
  • Graphiquement superbe
  • La richesse de l’arsenal
  • Attraper les grenades au vol, un pur régal
  • Les déplacements qui ne donnent pas la nausée
  • Le système de couverture bien fichu
  • D’excellentes sensations avec les armes
  • Prise en main au PlayStation Move efficace
Les moins
  • Trop court
  • Les dialogues pas toujours inspirés
  • Des énigmes anecdotiques…
  • …tout comme le scénario
  • L’I.A. pas vraiment au top de sa forme
  • Pas beaucoup de contenu
  • La reconnaissance de mouvements parfois capricieuse
  • Aucune ergonomie avec la DualShock 4
  • Aucune attaque au corps-à-corps


Le Test
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Blood & Truth se sera fait attendre. Annoncé en 2017 dans le cadre de la Paris Games Week, le jeu qui puise son inspiration dans John Wick, Mission Impossible, James Bond, ou encore Die Hard, a par la suite disparu des écrans radar pour mieux revenir dans le premier State of Play de l’Histoire. Désormais attendu pour le 28 mai (c’est-à-dire demain), il est rempli d’ambition et compte s’imposer comme l’une des kill apps du PlayStation VR. Objectif rempli ? Notre verdict.

Blood & TruthC’est de notoriété publique, mais pour ceux qui l’auraient oublié, rappelons que Blood & Truth trouve ses origines dans The London Heist, le mini-jeu ultra populaire de PlayStation VR Worlds. A l’époque, tenir un pistolet entre les mains et élaborer un braquage suffisaient à impressionner le grand public. Maintenant que ce dernier est rompu à la réalité virtuelle, les développeurs ont dû travailler d’autres aspects pour faire de leur démo de 45 mn un jeu à part entière. Il y a tout d’abord l’histoire qui permet d’incarner Ryan Marks, un ex-agent des forces spéciales britanniques contraint de retourner à Londres pour protéger sa famille de la pègre locale. On ne vous dévoilera rien du scénario, mais ne vous attendez surtout pas à quelque chose de fou avec des twists imprévisibles. C’est cousu de fil blanc comme la majorité des films d’action auxquels The London Heist fait référence, avec une qualité d’écriture qui ne vole pas très haut non plus – d’ailleurs, on vous conseille d’opter pour le doublage original, la VF rendant les dialogues encore plus affreux. Heureusement, le jeu ne se résume pas à un vulgaire rail shooter comme on aurait pu le craindre au départ, et offre une certaine liberté de mouvement. Plus concrètement, en pointant du regard différents points de la zone, et en pressant le bouton « Move » du PlayStation Move (un dans chaque main), Ryan se déplace en temps réel sans nous donner la nausée. On bénéfice même d’un pseudo-strafe pour ajuster notre angle de tir, ce qui est pratique quand les ennemis viennent de tous les côtés.

Véritable ode aux films d’action hollywoodiens, le jeu de London Studio enchaîne les scènes spectaculaires à travers une réalisation de haut vol. Rarement un shooter en réalité virtuelle ne nous aura fait prendre notre pied à ce point, notamment grâce à des mécaniques bien en place et une immersion totale.


Blood & TruthLe plus grisant demeure cette nécessité continue de bien positionner la tête : il ne faut pas hésiter à la baisser, à la pencher d’un côté ou de l’autre afin de rester à l’abri, et à la relever dès que l’on dispose d’une fenêtre de tir. Une mécanique qui demande un petit temps d’adaptation pour ne pas prendre cher face à des adversaires coriaces, c’est vrai, mais une fois maîtrisée, Blood & Truth devient un véritable ballet sur lequel John Woo ne cracherait pas. Si le titre de London Studio est souvent associé au réalisateur hongkongais, c’est entre autres parce qu’il multiplie les ralentis avec classe. Certaines séquences en slow motion se déclenchent toutes seules pour ponctuer des scènes-clés, d’autres en revanche s’activent lorsque l’on appuie simultanément sur les deux touches « Move ». Vous l’aurez compris, il s’agit d’une capacité spéciale que l’on débloque et dont la fonction est double. Elle permet non seulement de ralentir le temps (classique), mais aussi de mettre en évidence les points faibles des soldats suréquipés. On peut donc s’en débarrasser en trois-quatre balles bien placées ; idéal pour économiser les munitions bien que l’on en manque rarement dans Blood & Truth, quel que soit le niveau de difficulté choisi. C’est dommage car ça aurait mis une pression en plus sur les épaules du joueur, d’autant que l’on remarque assez vite qu’aucun indicateur n’est visible à l’écran. L’idée n’est pas forcément mauvaise dans le sens où ça nous pousse à jouer à l’instinct, à sortir de notre zone de confort.



Blood & TruthL’absence de jauge vitale ne change rien à l’affaire (la santé du héros se régénère progressivement), mais ne pas savoir combien de cartouches restent dans le chargeur peut perturber au départ, tout comme le fait d’ignorer si le slow motion est activable ou pas. Le moyen le plus sûr de ne pas se retrouver avec le barillet vide est de recharger constamment son arsenal, ce qui permet d’apprécier les efforts réalisés en matière de reconnaissance de mouvements. Pour dégainer les flingues de Ryan Marks, on doit faire comme si on les retirait de leur holster, sachant qu’il peut également porter deux pétoires sur le dos. Même chose quand il faut les recharger : 1) enlever le chargeur de son étui, 2) le glisser dans l’arme. Pour être honnête, le système n’est pas des plus précis, surtout quand les balles se mettent à fuser de partout. Sans doute conscients des approximations en termes de calibrage, les développeurs ont fait en sorte que les PlayStation Move vibrent légèrement quand les mains du personnage sont correctement placées sur ses armes ou ses chargeurs. Bien vu. Bien vu aussi le recul pour nous inciter à tenir fermement un pompe ou un gros fusil d’assaut. Contre des adversaires munis de gilets pare-balles, mieux vaut viser juste. Et puisque l’on parle des subtilités du jeu, signalons la possibilité de tirer sur une grenade envoyée par un garde ; mieux, on peut l’attraper au vol avant de la lui retourner. Faire tournoyer le flingue tel un cow-boy figure toujours au programme, poser le chargeur sur la crosse pour le glisser dans l’arme d’un mouvement sec du poignet également.

GANGS OF LONDON


Blood & TruthBref, rien n’a été laissé au hasard, y compris les lunettes de tir avec lesquelles l’illusion est parfaite : même avec le PlayStation VR vissé sur la tête, on nous invite à fermer un œil avant d’appuyer sur la gâchette. Jouissif, on vous le jure. A ce sujet, le silencieux ne fait pas office de gadget dans Blood & Truth car il permet de s’introduire dans des bâtiments sans alerter toute la cavalerie. Même si les opportunités ne sont pas aussi nombreuses que dans un jeu dédié essentiellement à l’infiltration, il y a quand même des passages où les ennemis nous tournent le dos ; on aurait alors aimé pouvoir les neutraliser à mains nues. Une frustration rapidement gommée par les courses-poursuites qui, là encore, ont fait l’objet d’un soin tout particulier. Cohérent dans son approche, le studio n’exige pas que l’on tire systématiquement sur les poursuivants pour s’en débarrasser. Eclater les roues, abattre directement le chauffeur quand plusieurs ennemis sont dans une voiture, ou encore enclencher le bullet time pour mettre en surbrillance les points sensibles de l’engin ; les plaisirs sont variés. L’I.A. de Blood & Truth ne marquera pas les esprits, soyons clairs, mais les courses-poursuites ont le mérite de nous pousser à surveiller chaque côté de notre véhicule. En effet, la milice ne se contente pas d’attaquer de face, et il arrive que l’on se prenne des balles sans savoir où sont positionnés les tireurs.

Tout n’est pas parfait pour autant, et on regrette la pauvreté du scénario tout comme les « temps faibles » ponctués par de la grimpette laborieuse. Et puis, en dehors de l’histoire principale, il faut bien avouer que le contenu n’est pas dingue.


Blood & TruthIntéressante sur le papier, la trousse à outils de Ryan n’est au final qu’un prétexte pour intégrer des énigmes sans grand intérêt. Le problème, c’est qu’un indicateur montre automatiquement quel matériel utiliser pour crocheter une serrure, dévisser un panneau électrique, ou court-circuiter un boîtier électronique. Visiblement, London Studio tenait à fourrer toutes les caractéristiques propres aux films d’action. Les moments d’accalmie où l’on doit grimper, ramper, ou encore se suspendre dans le vide, n’envoient pas vraiment du rêve. Avec des fonctionnalités gyroscopiques qui vrillent par moments, ces séquences façon Yamakazi deviennent pénibles. Par contre, rien à dire sur le sound design, et on ne parle pas uniquement de la B.O. digne des productions hollywoodiennes. Non, on pense d’abord à tous ces effets sonores qui donnent du caractère à chaque endroit qu’explore Ryan Marks : en plein désert, le traitement ne sera pas le même que dans une usine ou une boîte de nuit. Le genre de détail qui sublime une réalisation déjà au top. Sans atteindre le même niveau d’authenticité qu’un Detroit : Become Human, les expressions faciales sont de premier ordre ; il suffit de comparer Colin Salmon à l’agent Carson qu’il interprète dans le jeu pour comprendre que London Studio souhaitait franchir un cap dans ce domaine. Motion capture oblige, l’animation et la modélisation des protagonistes ne sont pas en reste, qu’il s’agisse du casting principal ou des assaillants.

 

ONLY THE TRUTH, SHE RECKONED SHE OWED


Blood & TruthOn a l’habitude de dire de la réalité virtuelle qu’elle abîme la qualité graphique des jeux ; ce n’est absolument pas le cas pour Blood & Truth qui fait indéniablement partie des plus beaux jeux d’action sur PlayStation VR. Il y a des scènes qui défoncent, vraiment, la plus incroyable étant l’ultime mission qui ressemble à un immense feu d’artifice. Mais même avant l’épilogue, on a droit à des explosions qui en mettent plein la gueule ainsi qu’à des sections type rail shooter (pour le coup) que l’on a rejouées juste parce qu’elles claquent. Une fois la campagne principale bouclée (entre cinq et six heures), on peut prendre le temps de gratter les étoiles planquées dans chaque niveau pour s’offrir des équipements supplémentaires, ou bien se frotter au mode "Contre la Montre" dans lequel l’objectif est d’atteindre un maximum de cibles en un minimum de temps. On adorerait que Blood & Truth accueille des DLC majeurs à l’avenir, mais en dehors du niveau Difficile, rien n’a filtré. Tant que l’on y pense, les moins aguerris peuvent s’en remettre au mode "Cinématique" avec lequel les munitions sont illimitées, la santé plus solide, la visée assistée d'un laser, et les pièces débloquées d’office. Enfin, il est important de signaler que le jeu est compatible avec la DualShock 4, mais l’ergonomie en prend un sacré coup.


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Derniers commentaires
Par Lesuisse le Mercredi 19 Juin 2019, 8:47
Très beau jeu, mais c'est beaucoup trop court (4h maxi)

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Par Bob-LE-bob le Mardi 11 Juin 2019, 23:15
Ça y est ça commence : la mort de la télé, de l'écran.

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Par Joonpark le Mardi 28 Mai 2019, 17:14
Un vrai bon jeu PS VR tous les 6 mois, ça fait lége quand meme

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