Test également disponible sur : DS

Test Bleach : Dark Souls

Test Bleach : Dark Souls
La Note
note Bleach : Dark Souls 15 20

Avec Bleach : Dark Souls, Treasure pouvait difficilement se planter. Reprenant sans scrupule les meilleurs ingrédients qui caractérisaient le premier opus, le jeu offre un casting beaucoup plus riche, une réalisation un peu plus fine, et une prise en main un poil plus accessible qui lui permettent de surclasser son prédécesseur dans tous les domaines. Seuls les interminables temps de chargement en game sharing, ainsi que le jeu en ligne par moments pénible viennent obscurcir un tableau idyllique. S'il ne flirte pas avec la perfection, Bleach : Dark Souls a en tout cas les reins suffisamment solides pour être considéré comme un incontournable du genre sur DS.


Les plus
  • Un casting riche
  • Une réalisation de qualité
  • Du contenu à revendre
  • Accessible et technique à la fois
Les moins
  • Game sharing pénible
  • Quelques répliques idiotes
  • Certains combos abusés


Le Test

Puisque les jeux de baston crédibles ne sont pas légion sur DS, il est toujours jouissif de voir débarquer un titre du genre capable de sortir la console tactile de Nintendo des griffes du fitness et des brise-méninges avec brio. Ce fut le cas avec Bleach : The Blade of Fate l'année passée, ce qui explique sans doute pourquoi SEGA et Treasure ont décidé de se donner une énième fois la main pour développer un nouvel opus basé sur la célèbre série animée japonaise, celle-là même qui retourne les cours de récré et les dortoirs. Si Bleach : Dark Souls comporte plusieurs ingrédients qui ont assuré une certaine solidité à son prédécesseur, les développeurs de Treasure ont tout de même pris le temps d'équilibrer les forces en présence, et de rénover le mode Scénario du jeu qui prend désormais des allures de labyrinthe. Pour le reste, c’est idem.


Même lorsque l'on approche la trentaine et que l'on ne prend pas forcément le temps de se raser chaque matin, il est difficile d'échapper à la déferlante Bleach, une licence aussi lucrative que Naruto et One Piece. Un véritable phénomène de société au Japon donc, qui n'aura pas mis des siècles avant de retourner les Etats-Unis et l'Europe. Pour le néophyte averti (cherchez le contre-sens), Bleach : Dark Souls fait indiscutablement référence à deux marques prestigieuses du fighting 2D : Yu Yu Hakusho et Guilty Gear. Le rendu graphique du jeu de baston de Treasure renvoie directement à l'oeuvre d'Arc System Works, tandis que sa prise en main permettra à ceux qui ont fait connaissance avec Yusuke Urameshi sur Megadrive de retrouver rapidement leurs marques. Treasure sait donc de quoi il parle, puisqu'il était déjà à l'origine de Yu Yu Hakusho sur la 16 bits de SEGA en 1994. Comme nous venons de le constater quelques lignes plus haut, Bleach : Dark Souls reprend plusieurs épices de Bleach : The Blade of Fate, comme la possibilité de combattre sur deux plans distincts ; une notion inaugurée par SNK avec la série Fatal Fury. La magie opère à la perfection sur l'écran de la DS et offre un champ d'action beaucoup plus large que dans les affrontements traditionnels. Les plus malins essaieront sans doute de jouer au chat et à la souris en switchant constamment entre le foreground et le background, mais certaines attaques se révèlent suffisamment dissuasives pour limiter de façon efficace les abus de ce type. Le Shunpô, une téléportation maison permettant de passer derrière le dos de son adversaire à la vitesse du son, peut également représenter une porte de secours face à un pressing monstrueux. Mais là encore, une Attaque Spéciale bien placée calme immédiatement les ardeurs du fuyard. Comme toujours, les plus doués seront capables de sortir des combos dévastateurs, voire abusifs dans certains cas, même avec une garde aérienne en titane. De l'autre coté, le jeu se montre également magnanime puisque les enchaînements de base sortent avec une aisance déconcertante ; ce qui n'oblige pas le débutant à passer des heures dans la salle d'entraînement. Une façon comme une autre d'établir une sorte d'équilibre entre les papas et les fistons. Les quarts de cercle ne nécessitent aucune exigence particulière, vraiment, ce qui a d'ailleurs tendance à faire oublier aux têtes en l'air que Bleach : Dark Souls dispose toujours de quelques jauges restrictives.

 

Sex on the Bleach

 

A commencer par celle de force spirituelle, composée de trois barres, qui se vide à chaque fois que l'on exécute un Shunpô ou une "Attaque Spéciale" dite AR. Comme dans n'importe quel jeu de combat classique, la jauge se régénère au fur et à mesure que l'on encaisse ou distribue des coups. Bleach : Dark Souls reprend également les "Cartes Esprit" qui avaient fonctionné à merveille dans le précédent opus, en permettant de gonfler ponctuellement les stats de son personnage ou de diminuer celles de l'adversaire. Augmenter instantanément sa jauge de force spirituelle, contrer les effets de "Cartes Esprit" bien précises, empêcher les dashes ou bien encore bannir l’utilisation de "Cartes Esprit", voilà un exemple des supplices que l’on pourra infliger ou des délices que l’on pourra savourer. D’où l’intérêt de remplir un maximum de missions dans le mode Scénario de Bleach : Dark Souls qui a été rénové pour l’occasion. Il s’agira désormais de progresser à travers une map sur laquelle sont réparties les différentes missions à accomplir. Si les combats seront toujours au cœur des débats, certains objectifs à atteindre ressembleront à de véritables mini-jeux. On devra alors protéger un ami contre les attaques adverses, éliminer un nombre d’ennemi dans le temps imparti, ingurgiter un maximum de gâteau ou bien encore répondre correctement à des questions. Ce qui permet de faire remarquer que le contenu de Bleach : Dark Souls se veut complet malgré quelques modes de jeu anecdotiques ("Survie", "Contre-La-Montre" par exemple), et regorge de bonus que les fanatiques de la série prendront le temps de récupérer au prix de plusieurs heures. Concernant la réalisation du titre, difficile d'être surpris car elle ne change pas vraiment par rapport à celle de Bleach : The Blade of Fate, même si les plus attentifs remarqueront quelques finesses en plus. Quoi qu’il en soit, la DS prouve une nouvelle fois qu'elle est plus à l'aise avec la 2D qu'avec la 3D, Bleach : Dark Souls se montrant convaincant tant dans l'animation que dans les petits effets qui accompagnent parfois les bottes secrètes des protagonistes. On pourra toujours revenir sur la rigidité de quelques attaques, mais c’est aussi un choix artistique qui drague facilement la rétine. Enfin, n'oublions pas d'ajouter que le multi à 4 joueurs est bien évidemment de mise, et se montre beaucoup plus efficace offline qu'en ligne.





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