Test également disponible sur : DS

Test The World Ends With You sur DS

La Note
note The World Ends With You 16 20

The World Ends With You réussi à faire son petit effet. Voilà un titre fort impressionnant, tant il arrive à se défaire avec brio des codes qui régissent habituellement les productions Square Enix. Une esthétique osée, un système de combat dynamique, bien qu’un peu confus et un scénario intéressant, bref tout les principaux ingrédients d’un RPG réussi sont là, d'autant qu'ils sont de qualité. The World Ends With You prouve tout simplement que la firme reine du jeu de rôles possède encore en son sein des créateurs. Voilà de quoi rassurer tous les rôlistes.


Les plus
  • Un parti pris artistique qui fait mouche
  • Très bien rythmé
  • Une durée de vie correcte
  • Une ambiance musicale plutôt agréable
  • Des combats bien pêchus…
Les moins
  • … bien qu'un peu confus
  • La parlotte est un peu trop présente
  • Peu mieux faire techniquement


Le Test

A trop leur répéter que remakes, suites, et autres spins off, commençaient à être envahissant dans leur politique, Square Enix nous sort enfin de son chapeau un titre totalement inédit. Fini l’heroic-fantasy, fini les mondes médiévaux-fantastiques, fini Walt Disney, place au métropolitain et au contemporain. Et pour un tel pari, mieux vaut minimiser tant que possible les risques et sortir le titre sur la machine du moment, la DS, machine atypique qui permet en plus d’insuffler un certain nombre de nouveautés. Alors, les rois du RPG sont-ils capables de se sortir avec réussite de leur carcan habituel ?


Mise à jour de note test import japonais réalisé le 11 septembre 2007

 

Neku, 15 ans est un ado rebelle. Solitaire, casque vissé à la boîte crânienne, pensées haineuses, auto-suffisance, ce jeune garçon se croit au dessus de tout. Un jour, c’est en plein cœur de Shibuya, quartier tokyoïte branché, qu’il se réveille. Amnésique, au beau milieu de cette foule qu’il déteste, le voilà assaillit par des mots, des pensées qui lui sont étrangères. Perdu dans cette jungle urbaine, il a pour seul bagage un étrange badge qui semble être à l’origine de ce don nouveau, lire dans les esprits. Complètement dépassé par les événements, le voilà en sus pris dans “Le Jeu du Dieu de la Mort”. Chaque jour, durant une semaine, il recevra sur son téléphone portable les consignes d’une mission à accomplir. Les règles sont simples, réussir ou mourir. Accompagné de Shiki, sa partenaire, les voilà partis pour une aventure qui leur en apprendra énormément sur eux-mêmes, et qui risque de durer bien plus longtemps que prévu…

 

Neku in Wonderland

 

Le badge, en voilà un objet béni pour ce jeune sauvage associable. Pas besoin d’être avenant, d’entamer la discussion, son précieux l’aide à dénicher les informations désirées. Voilà ce qui va constituer le cœur du gameplay de The World Ends With You dans ses phases de recherche. Vous l’aurez compris, en plus des objectifs de missions, la place laissée aux textes se veut assez importante. En soi, le déroulement est assez simpliste, et les plus débrouillards devraient s’en accommoder tant bien que mal, mais ce serait passer à côté de toute la partie scénaristique du titre. Au départ de chaque journée, et donc de chaque mission, nos deux héros sont lâchés dans une aire de jeu. Généralement close, il faudra y remplir certaines conditions (tuer deux fois un certain type d’ennemis, rapporter tel objet…) pour avoir accès à d’autres zones du quartier de Shibuya. A tout moment dans la phase d’exploration, il est possible de scanner les alentours, pour pouvoir lire dans les esprits des citadins, et si souvent ils n’auront rien de bien intéressant à raconter en dehors de leur vie, d’autres seront d’une importance capitale dans le bon déroulement de la mission. Mais s’inviter dans les pensées ne sera pas toujours suffisant, certains PNJ censés vous aider bloqueront sur un mot, une idée, c’est alors à vous d’imprimer en eux des mots-clés qui leur éclaircira l’esprit. Dans The World Ends With You, nos héros n’ont pas de contact avec la population qui les entoure, tout se fait à travers la lecture et la manipulation (à très faible échelle) des esprits, seuls les autres participants du “Jeu du Dieu de la Mort” et les Dieux de la Mort (les organisateurs du jeu) eux-mêmes peuvent discuter avec vous, vous comprendrez pourquoi.

 

Neku, collectionneurs de pin’s

 

En dehors de cet usage principal qui sert à lire dans les pensées, il permet également de mettre en avant les Noises, des créatures existant dans une dimension parallèle et qui sont en fait vos ennemis. Pas de combats aléatoires donc, ici c’est à vous de décider où et quand vous en viendrez aux mains. En plus de ce badge principal, vous trouverez des badges d’argent qu’il faudra par la suite convertir en yens pour pouvoir vous offrir la dernière robe à la mode ou la montre la plus classe de la ville (ces accessoires et tenues remplacent les traditionnelles armures et autres boucliers), et vous aurez accès à des badges d’attaques, utilisables uniquement en combat. Ces derniers, qu’il faudra placer dans des decks, vous donneront alors accès à une pléiade de pouvoirs psychiques qui correspondront chacun à un mouvement de stylet lors des affrontements. Tracer de légers coups vifs pour trancher, tapoter du bout du stylet pour faire tomber la foudre ou envoyer des boules d’énergies par exemple. Si sur le papier tout semble limpide, une fois le stylet en main, on se rend compte que la prise en main est assez étrange. Contrairement à ce que nous avions eu récemment dans The Legend of Zelda : Phantom Hourglass, pointer un endroit du champ de bataille s’avèrera insuffisant pour se déplacer, ici il va falloir plus ou moins tracer le chemin de Neku, et lorsque le deck choisi contient le pouvoir du slash, ou de la télékinésie, qui demandent des tracés similaires, les affrontements deviennent pour le coup assez confus. Il ne sera pas rare de voir le héros continuer à taper alors qu’on aimerait qu’il se déplace par exemple. Mais la particularité des combats ne s’arrête pas là, en effet si Neku se trouve sur l’écran inférieur de la DS, Shiki elle se trouve sur celui du haut, pour une maniabilité bien entendu adaptée. Par défaut, votre partenaire se débrouillera seule, mais son temps de réaction étant assez long, vous opterez assez vite pour un contrôle manuel. Et puisqu’une de vos mains sera déjà occupée avec le stylet pour Neku, l’autre n’aura qu’à enchaîner les directions (ou les touches pour les gauchers) pour déclencher les attaques. Le système d’attaque de Shiki ne demande qu’à suivre un ordre donné de flèche, mais franchement, avec l’action qui se déroule en bas de l’écran, on se contentera le plus souvent de déclencher le combo le plus simple, c'est-à-dire enchaîner la flèche droite, ou la flèche gauche. Chaque combo de Shiki amène à une carte ; au nombre de trois, il faudrait les “tirer” dans l’ordre pour pouvoir rendre possible l’attaque simultanée, ce qui avec ce système qui nous fait attaquer à l’aveuglette, rend la probabilité plus faible. Dommage. Autrement, le système de progression est classique, mais offre une petite subtilité fort plaisante, la possibilité de modier le Drop Rate, c'est-à-dire le taux d’items laissés par les ennemis une fois défaits. Bien sûr glaner plus facilement objets et argent ne se fait pas sans contrepartie, c’est pourquoi un Drop Rate élevé abaissera automatiquement le nombre de vos HP et le nombre de points d’expériences acquis en fin de combat. Assez intéressant, car d’une grande souplesse, ce système permet de progresser au rythme désiré.

 

Pas besoin d’avoir l’œil avisé pour reconnaître le style de Tetsuya Nomura, et si beaucoup ont pu lui reprocher ses redits en matière de character design, force est de constater que celui de The World Ends With You est particulièrement léché. S’il est vrai que le héros à de faux airs de Sora, le cachet cartoonesque si particulier dont dispose l’habillage parvient à nous faire oublier certains coups de crayons déjà aperçus précédemment, et arrivent à redonner une seconde jeunesse à des créations de plus en plus usées. Très typé shônen, l’aspect artistique se veut particulièrement efficace, et devrait faire mouche auprès de tous les jeunes amateurs de manga, cible à peine camouflée du titre. On ne peut malheureusement en dire autant du côté technique. Certes les écrans sont bondés par la foule, le tout se veut très vivant, mais les sprites manquent grandement de finesse et ne se gênent pas pour pixelliser au premier gros plan venu, même Neku et Shiki n’ont pu disposer d’un passe droit. Heureusement que la réalisation des combats a été revu à la hausse, avec des modèles tout de même plus convaincants, et certains boss assez bluffant pour la petite bi-écran de Nintendo. Tout n’est pas noir donc, puisqu’au même titre, l’animation a bénéficié d’un soin appréciable, avec un frame-rate jamais pris en défaut, et ce, malgré le déluge d’ennemis et d’attaques qui défilent.






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Hung Nguyen

le mercredi 16 avril 2008, 19:15




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