Test également disponible sur : DS

Test Spectrobes

Test Spectrobes
La Note
note Spectrobes 11 20

Sans doute réservé à un jeune public, Spectrobes réussit à suivre le concept de Pokémon tout en s’en détachant suffisamment pour se créer une identité propre. Les possibilités offertes par la DS sont bien exploitées mais la répétitivité, le manque de stratégie dans les combats et le level design un peu faiblard viennent ternir le tableau. Dommage.


Les plus
  • Les fonctionnalités de la DS bien exploitées
  • Bonne durée de vie
Les moins
  • Trop répétitif
  • La niaiserie générale
  • Level design un peu limite
  • Pas assez de profondeur dans les combats


Le Test

En attendant la probable sortie de Pokémon Perle et Pokémon Diamond en Europe, les fans de la série de Nintendo peuvent se permettre de jeter leur dévolu sur Spectrobes. Et comme on se complaît à le dire, c’est tout simplement la même chose… mais en différent.


Sur le papier, Spectrobes possède de nombreuses affinités avec la bande à Pikachu. Après avoir capturé de petits monstres, on les bichonne puis on les intègre à notre équipe de manière à ce qu’ils prennent part au combat. Arrivé à un certain stade, ils évoluent en prenant une autre apparence et deviennent beaucoup plus forts. Mais de par son gameplay et sa touche high tech, on se rend vite compte que Spectrobes propose une toute autre expérience et s’arrêter uniquement à cette comparaison avec Pokémon serait un peu réducteur. Explications.

 

La quête du Krawl

 

Commençons par le commencement. On incarne Rallen, un jeune homme qui ne cesse de se faire tirer les oreilles par ses supérieurs à cause de son insouciance. Engagé dans une organisation militaire interplanétaire, il est en quelque sorte un "Ranger de l’espace". Lors d’une banale mission de secours, il découvre la capsule de survie de Aldous, un vieil homme issu d’un autre système stellaire qui a mystérieusement disparu il y a une dizaine d’année. Après s’être saisi d’un étrange (mais indispensable) objet nommé Prizmod, il fait la désagréable rencontre d’un groupe de Krawl, littéralement "dévoreur de planètes" mais fut sauvé par l’apparition inopiné d’autres créatures. Faisant vite le lien entre la présence de ces derniers et leur intention, Rallen et ses amis entament rapidement une course contre la montre pour sauver leurs contemporains. La puissance de feu et l’ingéniosité humaine étant inefficace, Aldous leur révèle que leur seule chance de survie réside dans une civilisation animale aujourd’hui disparue. Toujours présent en grand nombre sous forme de fossiles, il faudra donc recourir massivement à l’archéologie pour les déterrer et leur insuffler à nouveau la vie grâce au joie de la génétique.

 

Chaque Spectrobe peut évoluer successivement deux fois pour atteindre le stade adulte puis évolué. Ils deviennent chaque fois beaucoup plus forts et plus imposants. A leur naissance, les Spectrobes sont en effet chétifs et ne sont pas en mesure de combattre. En revanche, ils sont indispensables pour la recherche d’éléments souterrains. Caractérisé par la portée à laquelle ils peuvent les repérer autour d’eux, il suffit d’appuyer sur le bouton R ou sur la créature avec le stylet pour qu’un halo de lumière enveloppe cette dernière. Si un élément brillant apparaît, on peut alors cliquer dessus pour commencer à jouer les archéologues. Un jeu de couleur nous renseigne sur à quoi l’on peut s’attendre : doré pour les fossiles, gris pour les minérocs et enfin arc-en-ciel pour les cubes. Ces derniers contiennent des informations spécifiques sur les Spectrobes et déverrouilleront certaines fonctionnalités (activer la connection wi-fi de la DS, l’incubateur, etc.) ; les Minérocs sont une nourriture appréciée des Spectrobes. Leur permettant d’améliorer leur minergie dans une ou plusieurs compétences, il ne faut pas se priver pour les gaver autant que possible. En effet, pour passer au niveau supérieur dans une de leur compétence (attaque, défense, points de vie), il est nécessaire que leur niveau de minergie dans celle-ci atteigne 100%. A la manière d’un Trauma Center, c’est votre dextérité et votre délicatesse qui détermineront la bonne réussite de ces mini-phases archéologiques. La pression augmentant au fur à mesure que l’on maintient le stylet sur une même position, mieux vaut donc être très attentionné et y aller par petits coups afin de ne pas abîmer les précieuses reliques. Pas moins de 95% de la surface de l’objet doivent être déterrés pour que l’on puisse le récupérer. Chaque excavation réussie augmente son niveau d’expérience et donc diminue les probabilités de casse. Dans le même style, on peut également se procurer plusieurs outils plus précis spéciaux moyennant finance pour par exemple souffler sur l’écran pour éliminer quelques débris sans crainte. De plus, selon l’état de conservation du fossile, celui-ci pourra avoir conservé jusqu’à 80 % de son minergie ainsi qu’un accessoire élémentaliste. Une motivation supplémentaire de ne pas relâcher son attention. De retour au bercail, le laboratoire au sous-sol du vaisseau permet de leur redonner la vie. Pour cela, il faut maintenir durant 3 secondes le niveau de sa voix à un niveau déterminé par une jauge. Il ne nous reste plus qu’à demander à notre ami Laurely Birba s’il pense avoir la classe avec dans le métro parisien…

 

Déterrez-les tous !

 

Les Krawls se déplaçant sous la forme de vortex noir visible sur la carte, on évite ainsi la frustration des combats aléatoires à répétition. Ils chercheront bien entendu à vous poursuivre mais ils sont relativement faciles à éviter si l’on ne souhaite pas la confrontation. Dès que l’on rentre en contact avec eux, l’environnement se transforme jusqu’à devenir un cercle fermé et le combat démarre. Se déroulant en temps réel, Rallen est accompagné par 2 Spectrobes, un sur chaque côté, qui le suive de près à chaque déplacement. Contrôlés par vos soins grâce aux touches latérales de la console, il faut attendre que la jauge d’endurance soit parfaitement pleine pour lancer un assaut. Une restriction un peu dommage car elle pousse à utiliser toujours le même coup avec la même créature. On a la possibilité de placer jusqu’à 4 Spectrobes en soutien dont la moyenne arithmétique de leur pouvoir permet de booster les compétences de leurs amis au combat : attaque, défense, vitesse ou chargement d’énergie. En revanche, ne parlons même pas des attaques de Rallen. Pitoyable, c’est le mot. La maîtrise de l’épée, l’utilisation d’un canon plasma, rien n’y fait. Pire, les derniers équipements technologiques disponibles (les combinaisons augmentent le nombre de vie, les gants la défense, etc.) ne changent pas vraiment la donne. L’investissement est d’ailleurs coûteux car on garde l’utopie logique que cela devrait s’arranger avec un meilleur matériel et qu’il est impossible de le revendre. Lui reste toutefois la possibilité d’exploiter au maximum le potentiel des Spectrobes en chargeant de l’énergie durant un certain laps de temps. Ces derniers peuvent alors lancer des attaques spéciales – on regrettera toutefois quelques problèmes de visée - voire un combo affectant l’ensemble des adversaires à condition d’avoir la barre d’énergie au maximum. L’astuce est donc simple : puisqu’il est possible de charger son énergie en mouvement, il suffit de tourner autour de l’environnement de combat et d’enchaîner les combos. Simple comme bonjour.

 

Le principe de la collection est ici mis en avant avec pas moins de 500 créatures à découvrir. Le jeu est d’ailleurs livré avec 4 cartes perforées sur les 12 possibles. Un moyen supplémentaire d’encourager les échanges entre joueurs. L’aspect communautaire est également priviligié par l’organisation simple de tournoi jusqu’à 16 intervenants. Si l’exhaustivité est au rendez-vous, les Spectrobes ne sont malheureusement pas aussi charismatiques que n’importe quel Pokémon. Si la durée de vie se suffisait à elle-même, le scénario est niais au possible et en rajoute une couche pour augmenter artificiellement le temps de jeu. Petit exemple : après avoir récupérer une gemme pour un chasseur de trésor, on se rend quelques missions plus tard qu’il s’agit d’un carburant d’un vaisseau extraterrestre. Rien d’anormal si ce n’est que l’on est obligé de traverser à nouveau un labyrinthe pour se "rendre compte" qu’on a pas récupéré la gemme du chasseur de prime. Bien sûr, celui-ci nous la confiera à condition de lui rapporter un objet de même valeur. Petit problème, la relique se trouve dans un endroit où l’air est corrosif. Pour s’en protéger, il faut acheter une combinaison spéciale… disponible à un prix d’or. Et c’est parti pour deux ou trois heures de combat intensif. Autre exemple : si les Spectrobes peuvent atteindre leur forme évoluée via l’incubateur du laboratoire, on aura plus vite fait de se rendre dans le désert afin de trouver le défi caché consistant à remporter une trentaine de combats à la suite pour gagner un Minéroc spécial. Sans être très détaillé non plus, le résultat graphique Spectrobes reste correct et prouve que la DS peut s’essayer à la 3D sans rougir. En revanche, on est moins indulgent avec le level design et on encourage les développeurs à revoir leur copie pour la prochaine fois. Les villes sont peu ergonomiques où l’on peine à trouver un marchand ou encore les environnements dont la pauvreté nous amène à tourner plusieurs fois en rond sans même que l’on s’en rende compte. Utilisé dans les menus, le double écran est également utilisé comme le prolongement direct de l’écran inférieur.





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Frédéric Pedro

le mercredi 14 mars 2007, 18:40




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