Test également disponible sur : DS

Test Pokémon Diamant & Perle

Test Pokémon Diamant & Perle
La Note
note Pokémon Diamant 15 20

Depuis le premier épisode, les mécanismes de jeu n’ont quasiment pas changé. Ces éditions Perle & Diamant ne déroge pas à la règle mais apporte un vrai travail de fond sur l’équilibrage du gameplay. Avec près de 500 Pokémon et autant d’attaques différentes, cela devenait nécessaire. Toujours aussi addictif, on peste surtout en début de partie avant de découvrir les fonctionnalités Wi-Fi, dont le GTS et les combats online, réussissent à renouveler l’intérêt du titre.


Les plus
  • Gros efforts de calibrage de gameplay
  • Amélioration graphique
  • Le jeu en ligne !
  • Le GTS, outil déjà indispensable
Les moins
  • Scénario peu original et un peu niais
  • Seulement 100 nouveaux Pokémon


Le Test

Pour la célébration du onzième anniversaire de la série, la bande à Pikachu s’offre le luxe de débarquer sur un support encore inconquis : la Nintendo DS. Le succès est bien entendu au rendez-vous et les bestioles n’ont pas pris une ride. Et si c’était notre plus grand reproche ?


Les développeurs peuvent garder la tête haute. Alors que beaucoup dénigraient les Pokémon sans jamais y avoir joué et pariaient sur un simple phénomène de mode, la série a prouvé qu’il s’agissait à l'inverse d’un vrai phénomène de société comme le prouve les spin-off et autres produits dérivés disponibles en abondance dans les étalages. Impossible d’y échapper. Et la machine est bien huilée, près de 10 millions d’Américains et de Japonais se sont procurés une cartouche de leur dernière aventure. Et pourtant, celui qui avait découvert la série à 12 ans en 1999 en a 20 aujourd’hui. Ce premier parc de consommateurs a donc grandi avec la série qui a surtout réussi à se renouveler auprès d’un public plus jeune. Qu’on le veuille ou non, les Pokémon sont devenus indubitablement des icônes du jeu vidéo susceptibles de provoquer à eux seuls l’achat d’une console. Le dépucelage de la Wii par Pokémon Révolution ne devrait pas non plus faire une fausse donne.

 

Dressés pour tuer

 

Pour tous ceux qui prendraient le train en marche, rappelons le concept ô combien édulcoré et resucée à chaque fois de Pokémon. On incarne un jeune adolescent rêvant de devenir un maître Pokémon. Epaulé par un professeur soucieux d’établir une encyclopédie la plus complète (via le fameux Pokédex), celui-ci  va donc nous fournir notre première mascotte parmi trois disponibles. On va alors parcourir le monde dans ce but mais également rencontrer des Pokémon légendaires, provoquer en duel son rival et combattre les champions d’arènes locaux pour obtenir un badge, précieux sésame pour participer à la Ligue. Bien entendu, une association de malfaiteurs voulant tout simplement contrôler le monde vous prendre en grippe et il faudra les éliminer jusqu’au dernier. Tout un programme. Si Pokémon ne brille par son scénario et encore moins par son originalité ces temps-ci, le concept de jeu reste bien ficelé et les développeurs préfèrent ne pas prendre de risques. C’est dommage car avec un peu plus d’imagination, comme ils l’ont d’ailleurs fait avec brio au lancement de la licence, le résultat serait tout simplement grandiose. Le dessin animé est d’ailleurs une source d’inspiration inépuisable. Ou on pourrait également imaginer un Pokémon mégamix permettant de récupérer la totalité des badges de la série. Les ajouts vraiment attendus comme le fait de pouvoir dépasser le niveau 100, capturer un maximum de créatures ou d’ergonomie – pouvoir programmer plusieurs raccourcis d’objets – ne seront pas non plus pour cette fois. Pour ces éditions Perle & Diamant, Game Freak s’est d’abord concentré sur des changements imperceptibles pour les non-initiés (bicyclette à deux vitesses, texte moins rapide, CS Flash qui n’en est plus une, etc.) et l’équilibrage du gameplay. Entres autres, les deux premières arènes sont spécialisés pierre & plante. Autant dire qu’il n’y a pas de Pokémon de départ privilégié. Avec près de 500 attaques différentes et autant de Pokémon différents (sic !), de nombreux ajustements ont été nécessaires. C’est notamment la fin de l’hégémonie totale des Pokémon psys, valeurs sûres de tous les derniers épisodes. Preuve en est la capacité "Soin" dont le nombre de points de pouvoirs autorisés pour "Soin" a été divisée par deux. Conservant un petit côté old school et bon enfant, la réalisation de la série a toujours été simple mais proprette. Pour cet opus, les développeurs ont concédé à faire un effort supplémentaire en rajoutant notamment un effet 3D. Les petites bestioles et leur animations ont été légèrement revues et on dénote enfin la différence male / femelle. Idem pour les attaques. Bref, les traits sont plus fins, les couleurs plus chatoyantes, la patte graphique plus savoureuse sans nous faire non plus tomber à la renverse.

 

Pas de quoi fouetter un Miaouss ?

 

L’écran inférieur de la console est squatté par un outil inédit et déjà indispensable : la Pokémontre. Celle-ci fournit de précieux renseignements grâce à ses multiples fonctionnalités : podomètre (utile pour les œufs), détecteur d’objet, historique des Pokémon rencontrés, informations sur la pension ou encore horloge. La gestion du temps fait donc son grand retour et les journées sont découpées en 5 créneaux. Ainsi, certains Pokémon ne peuvent s’attraper que tel jour à une heure bien précise. Cela rend le challenge de la capture encore plus complexe (ou captivant, c’est selon). Les amateurs seront sérieusement malmenés cette quête au vu du nombre restreint de bestioles différentes se baladant dans la région de Sinnoh : seulement 150. L’échange est donc impératif, la série Pokémon prônant depuis ses débuts des valeurs de partage. Mais point trop n’en faut car les éditions Perle / Diamant vont vous amener à partager votre compte bancaire ! En effet, il faudra posséder toutes les galettes précédentes et même Pokémon Ranger pour compléter définitivement votre Pokédex. Limite scandaleux mais heureusement compensé par LA véritable innovation de ces éditions : les fonctionnalités Wi-Fi. Fini la galère des câbles et des échanges laborieux, tout est extrêmement plus simple et plus rapide en wi-fi "local". Le sans-fil propose également un système inédit baptisé GTS (Global Trade Station) permettant de faire des échanges avec les joueurs du monde entier. L’interface est bien pensée et permet de rechercher aisément un Pokémon particulier et selon des critères spécifiques (sexe, niveau, etc.). Vous aurez alors accès à une liste de 7 dresseurs correspondant à votre recherche ainsi que ce qu’il souhaite en retour. Une option bien pratique, jouissive même mais qui avoue rapidement ses limites : un seul échange / requête autorisé à la fois, seulement 7 réponses au maximum… et des demandes souvent fantaisistes de la part des (jeunes) joueurs. Plus fort encore, les combats online renouvellent totalement  l’intérêt du soft. On prend bien plus de plaisir à soigner la constitution de son équipe et à monter en niveau ses créatures en vue d’un combat online que pour la ligue Pokémon. A l’image de la version Eméraude, vous pourrez ensuite vous entraînez en solo dans une tour de combat dédiée avec des dresseurs de très haut niveau. S’y imposer va devenir un vrai challenge car celle-ci sera désormais mise à jour en fonction des résultats des meilleurs dresseurs du monde entier. Enfin, notons également l’apparition du tunnel, mini Bomberman-like, mais seulement accessible en local. Dommage.




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Frédéric Pedro

le vendredi 10 août 2007, 16:45




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