Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Saint Seiya sur PlayStation 2

Test Saint Seiya
La Note
note Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire 8 20

Fan ou pas de l’œuvre de Masami Kurumada, il faut franchement être borné, aveugle et dénué de toute raison pour ne pas se rendre compte à quel point Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire est un jeu bâclé. Venant de la part des studios Dimps (qui nous avait habitué à bien mieux), on est en droit de taper du poing sur la table et de pousser une bonne gueulante, afin que ces messieurs évitent de pourrir à ce point l’une des légendes de la japanimation. Si suite il y a, nous vous serons gré de ne plus jamais réitérer cet affront. Salutations distinguées.


Les plus
  • Certaines attaques réussies
  • Mode Histoire fidèle
  • La présence des voix japonaises
  • Sho et Mysty jouables
  • Nombreux bonus à débloquer
  • De bonnes idées pourtant
Les moins
  • Moche
  • Animation pitoyable
  • Gameplay rigide au possible
  • Panoplie de coups ultra limités
  • Les phases en beat’em all catastrophiques
  • Absence des musiques originales
  • Une VF navrante
  • Des sous-titres mal agencés


Le Test

Lorsque le talentueux studio Dimps décide de s’attaquer à une légende de l’animation japonaise telle que Saint Seiya, il y a de quoi être enthousiaste. Après un travail exemplaire sur la série DBZ : Budokai, tous nos espoirs de fan-boys reposaient entre leurs mains. Un espoir bien vain…


Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireOeuvre majeure, pour ne pas dire mythique des années 80 de l’animation japonaise, Saint Seiya / Les Chevaliers du Zodiaque fut considéré pour beaucoup et pendant de longues années, comme le dessin animé le plus intéressant de sa génération. Masami Kurumada avait en effet réussi à mélanger des éléments de la mythologie grecque avec d’autres ingrédients issus de son imagination pour en faire un cocktail tout simplement détonnant. Comme Dragon Ball Z, Saint Seiya connaît toujours, à l’heure actuelle, un succès impressionnant et la sortie l’année dernière du chapitre d’Hadès, n’a fait que renforcer le nombre de fans, avides de combats cosmo-énergétiques. Pour son grand retour en jeu vidéo, Dimps a décidé de faire les choses dans l’ordre, au cas où une suite, certainement plausible, viendrait à être développée par la suite. C’est ainsi que près de 20 ans après Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende d’Or (sorti sur Nes le 10 août 1987 au Japon), nous allons pouvoir revivre le chapitre du Sanctuaire, considéré pour les fans comme étant la meilleure partie de la série. La princesse Saori, réincarnation humaine de la déesse de la guerre Athéna (dans le dessin animé, elle se bat pour faire régner l’ordre et la justice dans le monde) est atteinte en plein cœur par une flèche d’or. D’après certaines rumeurs, seul le Grand Pope est capable de retirer cette flèche maudite. Seul problème, il va falloir traverser les 12 maisons des Chevaliers d’Or qu’on appellera ici Gold Saints, histoire de se la raconter. Pour la sauver d’une mort certaine, Seiya et ses compagnons décident alors de prendre leur courage à deux mains et d’affronter les chevaliers les plus puissants de la hiérarchie.

 

Brûle mon cosmos, brûle !

 

Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireMalgré la forte attente, malgré la richesse de la série, Dimps n’a même pas réussi, l’once d'une seconde, à récolter ne serait-ce qu’une goutte du nectar si précieux contenu dans Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire. Cette sentence, nous la connaissons depuis la sortie au Japon du jeu le 7 avril dernier. Toutefois, Saint Seiya étant une œuvre si chère aux fans que ces derniers arrivent à se montrer plus complaisants et même à trouver au jeu des qualités inexistantes juste par un enivrement provoqué par des effluves de nostalgie. Certains magazines spécialisés ont même poussé le bouchon plus loin en notant le jeu de deux façons : une note pour le joueur lambda et une autre pour le fan-boy qui, si l’on suit le raisonnement de ces publications, démontre que le fanatisme rend les gens stérile d’une certaine objectivité. La note pour le fan-boy étant largement supérieure à celle donnée pour un joueur quelconque. Comment peut-on ainsi guider le joueur, de quelque nature qu’il soit, dans son achat ? Pas étonnant que ces derniers se laissent prendre au piège de l’achat impulsif, malgré les critiques peu élogieuses. Fermons cet aparté pour nous focaliser sur le jeu en lui-même.


Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireFidèle, Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire l’est de bout en bout et notamment dans son mode "Les 12 maisons d’or", l’équivalent du mode Histoire, excepté peut-être quelques intrusions du type l'ombre de Seiya portant l'armure d'or du Sagittaire arborant la couleur mauve d'Hadès. De la perforation de Saori jusqu’au combat final contre Saga, nul doute que les développeurs ont pris le soin de réviser leurs cours auprès de Masami Kurumada. Celui-ci a d’ailleurs oublié de leur préciser que Cassios, au moment de prendre la défense de Seiya dans la maison de Lion, n’avait qu’une seule oreille. Autre erreur et pas des moindres, Shura le chevalier d'or du Capricorne, au moment de mourir par l’attaque dévastatrice de Shiryu, est censé être amputé du bras droit, celui même qui est utilisé pour déclencher l’attaque d’Excalibur. Quelques menus détails certes pour le grand public mais ô combien ennuyants quant à la véracité de l’œuvre originale. 

Meurs Chevalier !

 

Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireSi jusque-là, tout semble fonctionner sur des roulettes, il faut attendre d’avoir le contrôle de l’un de nos Chevaliers de Bronze pour se rendre à quel point Dimps a fauté d’une manière impardonnable. La réalisation est à des années lumière de ce qu’on pouvait attendre de la part des géniteurs de Budokai. Comme on pouvait le deviner depuis la diffusion des premiers screenshots, Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire est loin, très loin de faire honneur à l’œuvre de Kurumada d’un point  de vue graphique. Les personnages manquent clairement d’envergure, les armures donnent l’impression d’être en plastique et l’animation de nos Chevaliers préférés fait peine à voir… Plus qu’un scandale, Dimps est à la limite de l’insulte surtout lorsque l'on découvre avec effroi la panoplie de coups archi-limitée et à la vitesse à laquelle se déplace Seiya et tous les autres. Le système de combos est d’une simplicité enfantine et sortir les fameuses attaques (trois différentes pour chaque personnage et qui se déclenche en fonction du nombre de pastille que vous avez au moment opportun) ne demande qu’à maintenir le bouton Rond, vous empêchant ainsi de faire quoique ce soit en attendant de remplir votre jauge de cosmos.

 

Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireUn peu comme DBZ : Budokai, la touche rond vous permettra de sortir quelques pouvoirs à la puissance de destruction faiblarde en attendant d’augmenter votre cosmo-énergie. Les autres touches étant réservées pour les poings, les pieds et le dash, avant comme arrière. Si au départ, l’intérêt principal réside dans l’exécution des puissantes attaques du type Les Météores de Pégase, La Fureur du Dragon ou bien encore La Poussière de Diamants, on se rend rapidement compte, notamment face à l’ordinateur, qu’une attaque ne fonctionne rarement deux fois de suite. Comme dans la série, on ne peut tromper un Chevalier de la même façon. Dans le cas contraire, si votre attaque est déclenchée, il reste une chance à l’adversaire de renverser la vapeur et de contrer l’attaque par la sienne. Là encore, Dimps n’est pas allé chercher bien loin, puisqu’à l’instar de DBZ : Budokai III, il suffit d’appuyer sur Rond au bon moment puis de matraquer son pad en tournant de manière rapide le stick analogique gauche, pour remporter l’affrontement. Sympathique.

 

Plus jamais ça s’il vous plaît !

 

Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireEn cas de mort prématuré face à l’un de vos opposants, l’esprit d’Athéna vous donnera une seconde chance, à condition de pouvoir relever son héros. Pour ce faire, là encore, il va falloir tapoter sur sa manette comme un forcené. Attention quand même à ne pas trop perdre souvent, sous peine de rester cloué au sol. Entre chaque maison d’un Gold Saint, le jeu changera de point de vue, en se transformant subitement à un beat’em all des plus catastrophiques. C’est laid, injouable et d’une utilité frisant le degré de l’ultime attaque de Camus, Chevalier du Verseau. Clou du spectacle, alors qu’on s’attend à dézinguer la totalité des ennemis qui arrivent par dizaine, on passe au niveau supérieur en plein combat, sans jamais comprendre pourquoi. Un passage bien chaotique qui démontre à quel point Dimps est capable du meilleur comme du pire. Peut-on alors se consoler en écoutant les musiques de Seiji Yokoyama ? Que chi ! Atari n’a même pas eu les droits de diffuser les magnifiques thèmes de la série qui réussit à elle seule à relever la qualité du jeu, du moins dans sa mouture japonaise. Pour la version PAL, il va falloir se contenter de pâles copies, à la saveur inexistante et qui ne bénéficie d’aucun peps. Un comble !

 

Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le SanctuaireCeux qui auront fait la bêtise de claquer 60€ dans Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : Le Sanctuaire, pourront néanmoins se faire plaisir dans le mode Versus (appelé ici "Le Grand Combat") qui permet d’incarner plus d'une vingtaine de Saints y les Chevaliers de Bronze, d’Or et d’autres invités surprises comme Marine, Shina, Dohko le Chevalier de la Balance, Sho le Chevalier d'Acier du Toucan et Misty le  Chevalier d’Argent du lézard. Ceux qui auront fait un détour sur notre page de tips dédié au jeu, auront certainement remarqué des manipulations pouvant faire apparaître de nouveaux costumes, comme la possibilité de jouer avec les Bronze Saints dénués de leurs armures ou bien encore sous leur forme Black Saints ! Un autre mode, celui du "Grand Pope" permet d’inverser les rôles. Dans la peau de Saga, le but est de stopper la progression des Bronze Saints afin qu’ils n’atteignent la maison du Grand Pope. A vous ainsi de placer un des Chevaliers qui vous est proposé et pas uniquement des Chevaliers d'Or, comme on a pu le lire ailleurs. Attention, car uen fois votre sous-fifre éliminé, il ne sera plus possible de faire appel à lui. A vous donc de bien faire votre choix et empêcher les Chevaliers de Bronze d'éliminer vos hommes, car mine de rien, ils sont fichtrement coriaces. Mais tout ceci suffit-il pour faire office de lot de consolation ?




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