Test également disponible sur : PC - X360 - PS3

Test Prison Break X360 PS3 sur X360

Test Prison Break X360 PS3
La Note
note Prison Break : The Conspiracy 10 20

Les adaptations de séries à succès en jeux vidéo ne sont jamais ébouriffantes. Après Lost : Les Disparus, on en a encore un triste exemple avec Prison Break : The Conspiracy. Hormis le plaisir de retrouver l'univers de la série et quelques rares sensations, le plaisir de jeu est définitivement inexistant. Scénario sans âme, gameplay inflexible et réalisation caduque font de cette adaptation une expérience oubliable. Prison Break : The Conspiracy ne contentera que les fans les moins regardants, c'est une certitude.


Les plus
  • Retrouver l'univers de Prison Break
  • Quelques tensions dans les phases d'infiltration
Les moins
  • Scénario plat
  • Linéaire et répétitif
  • Graphismes légers
  • Gameplay et animations saccadées
  • Trop de phases furtives
  • Multijoueur inutile


Le Test

Débuté en 2005 sur le petit écran, la série Prison Break a rapidement rencontré un succès retentissant. Décrivant avec une certaine tension l'univers carcéral, elle proposait un rythme soutenu agrémenté d'une bonne dose de suspens. Il était donc normal qu'une adaptation vidéoludique pointe le bout de son nez. C'est dans ce contexte que Deep Silver (Cursed Montain) a développé Prison Break : The Conspiracy. Alors, a-t-on droit à un titre de qualité qui se suffit à lui-même ou bien à une triste adaptation ?


Prison Break : The Conspiracy reprend les événements de la première saison. Pour ceux qui sont passés à côté de la série crée par Paul Scheuring, un petit rappel s'impose. Michael Scofield s'est fait incarcérer dans le pénitencier de Fox River afin d'organiser l'évasion de son frère Lincoln Burrows, ce dernier étant condamné à mort pour meurtre. Derrière cette fausse accusation se cache une conspiration nommée le Cartel qui dirige les Etats-Unis dans l'ombre. Scofield, qui est un peu le fils spirituel de Mac Guyver, se sert des plans de la prison tatoués sur son corps pour arriver à ses fins. Au lieu de vous mettre dans la peau des protagonistes de la série, le titre joue la carte de la complémentarité en adoptant le point de vue de Tom Paxton, un agent du Cartel venu enquêter sur les motivations de Scofield. Le joueur a ainsi un point de vue extérieur sur les événements survenus dans la saison.

Un petit break en prison ?

La structure très linéaire du jeu demande d'exécuter diverses missions après avoir rapidement discuté avec un personnage dans la cour ou en cellule. Aller chercher une boîte de pilules par-ci, une carte par-là, la variété des objectifs n'est clairement pas de mise. Au niveau du gameplay, tout est très rigide avec une vue à l'épaule catastrophique. De temps à autres, il faut aussi en venir aux poings avec certains détenus. La caméra se place derrière Paxton et verrouille automatiquement l'adversaire. On se contente de frapper  avec deux touches, de parer et d'esquiver même si ça ne sert à rien. Avec la vue adoptée, il est difficile d'apprécier les distances et rapidement les rixes deviennent aléatoires, lourdes et donc pénibles. Quelques passages imposent de l'escalade en suivant un chemin balisé. Les corniches sont ainsi de couleur jaune vive dans un environnement déjà linéaire. Un principe qui évoque le sens urbain de Mirror's Edge. Le challenge du jeu n'est donc pas ici mais plutôt du côté des passages de furtivité. Dans les zones interdites aux détenus, il faut rester caché dans l'ombre et adopter une position courbée tout en rasant les murs tel Sam Fisher. Un peu brouillon, le radar donne la position des gardes et de leur champ de vision, comme dans les deux premiers Metal Gear Solid. Un regard des ennemis dans votre direction étant synonyme de Game Over, le radar devient rapidement votre meilleur ami. Les caméras, les faisceaux lumineux et surtout les gardiens ayant toujours le même comportement, on pourrait croire qu'une petite observation de leur trajet suffirait à les contourner. Malheureusement une fois passé un certain point, des réactions scriptées sont déclenchées et amènent les gardes vers Tom. Sachant que certains ont des yeux derrière le tête et que les éliminations silencieuses sont à proscrire, cela peut vite devenir rageant. D'autant plus que les checkpoints sont parfois mal placés et forcent à réécouter un dialogue pendant plus d'une minute. Pour varier les plaisirs, on peut par exemple crocheter des serrures en utilisant le stick analogique. L'écran se scinde pour montrer un garde qui peut arriver avec une lampe, ce qui nous oblige à agir vite et bien. De par la peur d'être surpris et le temps limité, ce sont les seuls passages qui offrent une certaine tension. Un petit mot sur les QTE du jeux qui s'enchaînent bien trop vite et sans transition. Ainsi il faut marteler une touche et sans aucun temps mort, passer à une autre touche. Malgré un principe simple, créer des QTE reste encore une gageure pour certains développeurs. N'est pas Heavy Rain qui veut…

L'enfer carcéral

Terminer les aventures de Paxton ne prend environ que 6 heures de votre précieux temps. Ce qui n'est pas plus mal étant donné la répétitivité du titre. Un mode de combat à deux joueurs en local est bien disponible pour prolonger l'expérience mais se montre totalement inintéressant à cause du système de jeu, qui est déjà bien pauvre à la base. D'un point de vue visuel, l'optique de visiter la prison de l'intérieur se montre engageante et déambuler dans des espaces vus sur petits écrans fait son petit effet. Malheureusement, la modélisation de l'ensemble n'explose pas la rétine, notamment au niveau des personnages qui manquent de vie. Et que dire des animations qui sont complètement loupées car trop mécaniques. On note aussi des interactions étranges entre les objets, comme lorsqu'un personnage ferme une porte et qu'il y a un espace de 20 cm entre sa main et la poignée. A la vue de tout cela, on comprend rapidement qu'il y a eu un vrai bâclage à ce niveau-là. L'immersion en prend ainsi un sérieux coup. Au niveau des doublages, la VO n'est pas disponible et inévitablement, on a droit à une prestation désastreuse et sans conviction des doubleurs français, pourtant officiels. La déception atteint son paroxysme avec certains acteurs qui n'ont même pas prêté leur image. Il n'y a au final que la musique qui remet le jeu dans son contexte, ce qui est peu. Bien que les scénaristes officiels aient participé au jeu, l'histoire de convainc pas. On y observe juste des bribes de conversations pour se situer dans la saison. Le personnage étant inédit, il n'a que peu d'interaction avec les grandes gueules de la série. Les fans resteront sur leur faim.





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Stéphane Sautonie

le vendredi 2 avril 2010, 19:44




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