Test également disponible sur : PlayStation 2

Test NeoGeo Battle Coliseum sur PlayStation 2

Test NeoGeo Battle Coliseum
La Note
note NeoGeo Battle Coliseum 16 20

Ouf, l'honneur est sauf ! Après un SNK VS Capcom et un KOF NeoWave plus que décevants, SNK Playmore nous revient en pleine forme grâce à ce NeoGeo Battle Coliseum surprenant à bien des niveaux. Plutôt bien troussé techniquement (même si on pouvait s’attendre à bien mieux de la part de la carte AtomisWave), le second cross-over de SNK Playmore propose également un gameplay assez innovant et convaincant pour satisfaire les amateurs de quarts de cercle. Le casting intelligent et les nombreux clins d’œil apportent encore plus de crédit à ce titre qui clôture l’année en beauté. Et si en sus, le jeu est vendu 19,99 € en Europe, il n'y a aucune raison de se refuser un tel plaisir.


Les plus
  • Casting intelligent
  • 40 persos légendaires !
  • Les 4 Boss à débloquer
  • Le Tag System
  • Certaines furies fabuleuses
  • Des persos revus et corrigés
  • Plutôt bien réalisé
  • Les nombreux clins d'oeil
  • Jouabilité au poil avec le NeoGeo Stick 2
  • Vendu 19,99 €
Les moins
  • Ai & Yuki : des persos ratés
  • Un Double Assault peu puissant
  • Des coups qui manquent de punch
  • Musiques insignifiantes
  • Des décors parfois bien vides
  • La chope avec deux boutons
  • Ne sort pas sur Neo Geo
  • Loadings un peu longuets


Le Test

Second cross-over né des studios SNK Playmore, NeoGeo Battle Coliseum a la lourde tâche de nous faire oublier le médiocre SNK VS Capcom : SVC CHAOS. Pour tenter de nous séduire à nouveau, les développeurs ont fait appel aux meilleurs personnages qui ont marqué l’histoire de la Neo Geo pour un pugilat explosif. Et contre toute attente, le résultat est réussi !


Mise à jour de notre test import réalisé le 30 décembre 2005.

 

Il aura fallu attendre plus de dix ans pour que le rêve devienne enfin réalité. Retrouver les meilleurs personnages du l’univers si riche de la Neo Geo dans un seul et même jeu n’est désormais plus une utopie. Visez plutôt : The King of Fighters, Fatal Fury, Art of Fighting, Samurai Spirits, The Last Blade, World Heroes, Metal Slug, The King of The Monsters, GanGan (Agressors of Dark Kombat) plus deux personnages inédits, ils ont quasiment tous répondu présents ! Le choix des protagonistes est varié, pertinent et on est loin du casting bien fade de SNK VS Capcom : SVC CHAOS. Cette joie, on l’exhibera seulement à moitié puisque ce n’est pas sur Neo Geo (la console ayant tiré sa révérence) mais sur PlayStation 2 que le pugilat du millénaire aura lieu. Ne crachons pas trop dans la soupe et ne boudons pas non plus notre plaisir, des efforts sur le monolithe noir ont été apportés et le simple fait de pouvoir jouer aux titres SNK avec la réplique parfaite du stick arcade Neo Geo permet de profiter pleinement de la jouabilité sans faille des jeux de baston 2D de la firme.

Toutefois, ce n’est pas sans un certain a priori que nous avons placé la galette dans le tiroir de la PS2. Il suffit de se remémorer les décevants SNK VS Capcom : SVC CHAOS et KOF NeoWave pour se rappeler que SNK Playmore est capable du pire, nous faisant regretter une fois encore l’âge d’or de la Neo Geo et de sa suprématie en matière de jeux de baston 2D. Nos sentiments de crainte se sont même renforcés peu après les premières parties faites en compagnie de ce NeoGeo Battle Coliseum et ce, malgré une intro sympathique bien que pas aussi dynamique que les anciennes productions SNK. Mais au cours des matchs, notre négativité s’est rapidement estompée pour finalement laisser place à un grand soulagement, suivi d’un sourire qui pouvait se lire sur nos visages. Malgré des défauts difficilement pardonnables, NeoGeo Battle Coliseum remplit son contrat haut la main et nous allons vous expliquer pourquoi.

 

SNK Fighting Jam

 

Jugée obsolète, la carte d’arcade MVS (utilisée également pour la Neo Geo) a laissé place à sa grande sœur, l’AtomisWave créée par Sammy et à l’origine de titres tels que Guilty Gear pour ne citer que lui. Après un KOF NeoWave pas franchement bluffant techniquement parlant et un NeoGeo Battle Coliseum dans la même veine que ce dernier, on ne peut pas dire que l’AtomisWave soit exploitée au mieux par SNK Playmore. Hormis les éléments en 3D, le reste peut parfaitement tourner sur MVS et donc sur Neo Geo. Mais laissons notre aigreur de côté car dans l’ensemble, la réalisation de NeoGeo Battle Coliseum est loin d’être vilaine, bien au contraire. SNK Playmore a par exemple pris le temps et le soin de redessiner certains personnages pour les adapter au style KOF que l’on connaît désormais sur le bout des doigts. Cela peut paraître d’une logique implacable mais certains développeurs tels que Capcom ont quand même eu le culot de copier/coller bêtement les sprites de leurs personnages dans le récent Capcom Fighting Jam. Et une fois de plus, c’est sur ce genre de petits détails qu’on reconnaît les meilleurs. Hanzo, Fuma, Neo-Dio ou bien encore Mudman, sortis tout droit de la série World Heroes n’ont jamais été aussi classes, aussi bien dans leur design général que dans les coups spéciaux qui ont été retravaillés pour l’occasion. Il suffit de voir l’ultime furie de Hanzo pour se rendre compte à quel point les développeurs ont pris leur travail à cœur.

Parmi les 40 personnages disponibles (en comptant les six à débloquer), d’autres sont également passés chez le chirurgien plastique. Certains sont réussis comme les protagonistes de la série The Last Blade (Kaede, Moriya, Washizuka, Akari) ou de Fatal Fury (Tung Fu Rue, Jin Chon Shu, Jin Chon Rei) et d’autres complètement ratés. C’est le cas de Robert Garcia qui, malgré sa nouvelle tenue fort classe, donne l’impression de se trémousser sur la Danse des Canards. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, SNK Playmore a également choisi de reprendre le Robert de KOF '99, c’est-à-dire avec ses coups spéciaux qui s’exécutent à partir de charges tel un Guile handicapé. Sont-ils bornés ou les développeurs aiment réellement s’auto-flageller ? Pour obtenir un Robert Garcia parfait, il suffit de reprendre la version KOF ’98 pour être sûr de satisfaire l'ensemble des fanboys. Mais l’Espagnol n’est pas le seul à avoir subi les flatulences des concepteurs. Ai et Yuki, les deux héros de NeoGeo Battle Coliseum, spécialement conçus pour l’occasion sont deux personnages que l’on aura vite fait d’oublier, la faute un charisme inexistant et une dégaine frisant le ridicule. Pour peu, on a l’impression que SNK a fait appel aux illustrateurs de Capcom pour nous pondre ces deux personnages qu'on aime qualifier de bidons. Ils sont grossiers, niais et leurs coups spéciaux risquent de provoquer une levée de boucliers chez les fans. A ce propos, Ai remporte la médaille d’or des attaques les plus inutiles et grotesques de l’Histoire des jeux de baston. Lancer une pluie de blocs géométriques issus du monde de Tetris est certes amusant au départ mais finalement bien gavant quand son adversaire ne présente aucun mal pour esquiver cette furie. Comble de la farce, Ai fait partie de ces combattantes qui passent le plus clair de leur temps à brailler plutôt qu’à enchaîner les combos dévastateurs. Prévoir des boules quies si on décide de jouer avec n’est pas une si mauvaise idée.

 

GIGA POWER PRO-GEAR SPEC

 

Parmi les défauts techniques que présentent NeoGeo Battle Coliseum, on peut signaler la présence d’un léger flou qui accompagne les sprites. Bizarrement, ce voile opaque n’apparaît pas systématiquement, mais superposé sur des décors d’une netteté implacable, le contraste saute d'emblée aux yeux. Rien de bien dramatique bien évidemment mais nous n’avons toujours pas saisi l’utilité de ce flou artistique. Un menu détail rapidement oublié dès lors qu’on reluquera avec plaisir les différents décors du jeu. Sans atteindre le génie des anciennes productions SNK, les environnements de NeoGeo Battle Coliseum sont très fins, certains très classes même, rendant hommage à de vieux titres de la Neo Geo comme le Last Resort stage qui arrivera à faire tomber en sanglot les joueurs les plus nostalgiques. Bien qu’il sera possible de repérer des personnages emblématiques dans le fond, on regrettera quand même le manque d’animations ou de détails qu’on retrouvait pourtant du temps de SNK. On chipote, on chipote mais après plusieurs années aux commandes de la maison SNK, il serait grand temps pour Playmore de déceler le bon du mauvais. Un reproche que l’on peut également faire concernant la musique de NeoGeo Battle Coliseum. Hormis un ou deux thèmes, l’ensemble respire l’insignifiance à plein nez. Où sont passées les thèmes mythique de l’ère SNK qui faisait tout de même appel à de vrais artistes pour composer les musiques de leur jeu ?! Certaines ont également fait l’objet d’une reprise par un orchestre symphonique qui démontre à quel point SNK se donnait la peine de nous livrer des mélodies de qualité. Rassurez-vous, les musiques de NeoGeo Battle Coliseum n’atteignent pas non plus le niveau catastrophique de KOF NeoWave même si globalement, elles ne marqueront pas les esprits.

 

Not a match. Struggle !!

 

L’aspect purement visuel et musical enfin traité, il est grand temps de passer à l’essentiel, à savoir le gameplay, le système du jeu. Pour NeoGeo Battle Coliseum, SNK Playmore a décidé un peu d’innover  et si de prime abord, on a comme l’impression de retrouver la jouabilié de SNK VS Capcom : SVC CHAOS, le résultat est heureusement bien supérieur à ce dernier. Ouf ! Depuis l’AtomisWave, les jeux SNK Playmore se joue dorénavant avec 5 boutons. Ce fut le cas pour KOF NeoWave, c’est la même tambouille pour NeoGeo Battle Coliseum. On retrouve donc les quatre boutons d’origine (light punch, strong punch, light kick et strong kick) plus le bouton dédié au Tag. NeoGeo Battle Coliseum reprend en effet le système de Tag de KOF 2003 mais en plus simplifié. En pressant la touche R1, il est possible à tout moment de changer de personnage comme bon nous semble, à l’infini comme ça. Pas de jauge pour empêcher les abus comme dans KOF 2003 avec en prime la possibilité de regagner un peu d’énergie pendant que son second personnage est en train de se reposer sur le banc de touche.

 

Nul besoin de taper du poing sur la table, la barre de vie met un temps fou à se remplir et l’adversaire à amplement le temps de nous pulvériser. La mise en place de ce Tag System apporte un aspect stratégique aux combats, avec la possibilité de combiner ses attaques entre ses deux protagonistes, peu importe l’équipe formée. Pour ce faire, il faut impérativement que le "D. Assault OK" s’affiche pour réaliser l’attaque en tandem. Avec une telle idée, on aurait pu penser à une attaque ultime pouvant vider au moins la moitié de la barre de santé. Que nenni ! Le Double Assault fait peine à voir et certaines furies de niveau un arrivent à engendrer davantage de dégâts. Un comble ! Ne nous affolons pas pour autant, la foultitude de coups spéciaux et le nombre de furies par perso n’a jamais été aussi prolifique pour une production Playmore. SNK Playmore a même pensé à mettre en place quelques variantes pour chambouler les habitudes des professionnels du quart de cercle. Certains crieront au scandale, d’autres trouveront l’idée sympathique. Le triple Power Geyser de Terry Bogard par exemple ne s’exécute plus avec deux boutons ou selon l’état de la jauge de vie, mais se déclenche désormais par une série de quarts de cercle vers l’avant après avoir sorti la première gerbe d’énergie. De quoi emmerder un bon paquet de joueurs mais finalement, rien n’a été sabré et c’est bien là l’essentiel.

 

Dream match nevers ends

 

Si dans l’ensemble le gameplay de NeoGeo Battle Coliseum se rapproche de celui de KOF 2003, SNK Playmore a quand même ajouté quelques nouveautés assez bien pensées. Pour la première fois dans un jeu de baston, il est possible d’avoir à la fois le dash et le run ! En appuyant deux fois sur avant, l’avatar glissera rapidement sur le sol. De cette manière, il est possible de réaliser des sauts d’une plus grande envergure pour surprendre son adversaire et s’approcher de lui rapidement pour l’enchaîner pourquoi pas au corps à corps. Le run s’effectue de la même manière sauf qu’il faut maintenir la touche avant à la fin de la manipulation. Ainsi, SNK Playmore met un terme aux préférences et autres jalousies et chaque joueur peut décider de sa façon de se déplacer à l’écran. Dommage par contre que le Guard Cancel s’opère un peu de la même façon que SNK VS Capcom, qui est loin d’être une référence en la matière. De même, la chope se réalise toujours en appuyant sur deux touches simultanément (sic). En terme d’enchaînements de combos, NeoGeo Battle Coliseum se place directement dans la lignée des KOF. On enchaîne les petites attaques pour finir la plupart du temps par une furie bien placé, si son antagoniste n’a pas réussi à annuler ou contrer le combo.

Il faut également souligner un déséquilibre entre les personnages, un problème qui commence à devenir récurrent chez Playmore. Ai, Marco Rossi ou bien encore Mars People ne feront jamais le poids face à Tung Fue Rue qui dispose de simples coups spéciaux pouvant engendrer 15 rush hits en appuyant de façon répétitive sur le bouton punch. Les personnages de The Last Blade sont eux aussi handicapés par leur lenteur de déplacement. Entre samouraïs de la série, cela ne pose aucun problème mais face à un Jin Chon Rei, Jin Chon Shu ou bien encore Mai Shiranui, ils auront du mal à s’en défaire. Heureusement, ils possèdent des attaques foudroyantes capables néanmoins de renverser la vapeur à tout moment. Et en grand professionnel de la discipline, le challenge est encore pus pimenté, poussant à chaque fois les limites du joueur. En sus, comment ne pas succomber aux différents clins d’œil placés ici et là dans le jeu, afin d’émoustiller comme il se doit le fanatique, aware de chaque détail croustillant. Marco Rossi faisant appel au Slug, à un prisonnier de guerre prêt à balancer son Ha Do Ken, ou bien encore crachant une gerbe de sang comme furie, bref autant de références qui ont de quoi donner du baume au cœur. Et des clins d’œil de cette trempe, NeoGeo Battle Coliseum en regorge par dizaines. Et on ne s'en plaindra pas !       

 





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