Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Gradius V

Test Gradius V
La Note
note Gradius V 16 20

Gradius V, réservé uniquement à une poignée de joueurs nostalgiques ? Difficile à dire surtout lorsqu’on fait partie de ces acharnés du pad. Mais soyons objectif un peu, à l’heure où les jeux prônent une certaine liberté d’action, le titre de Treasure et de Konami est à contre-courant de ce qui se fait actuellement. Pour autant, Gradius V possède des qualités indéniables (beauté graphique et gameplay old school tellement accrocheur) qui font de lui un titre incontournable pour tous les amateurs de shoot’em up.


Les plus
  • Graphismes somptueux
  • Gameplay simple mais tellement accrocheur
  • Un jeu pour les nostalgiques
Les moins
  • C'est dur !
  • Seulement 6 stages


Le Test

Tandis que OutRun2 de Sega s’installe tranquillement dans tous les bacs de France et de Navarre, un autre jeu ayant vu le jour dans les années 80 va, tel le phoenix, renaître de ses cendres. Des cendres bien refroidies par la tentative manquée de vouloir percer sur PS2 en l'an 2000 avec le pack regroupant Gradius III & IV. Simple adaptation du titre de 1985, le jeu avait fait un flop lors de sa sortie, faisant ainsi tomber la série dans l’oubli le plus total. Il faudra attendre quatre années et tout le talent des développeurs de Treasure pour que le shoot’em up horizontal qui a bercé notre enfance, regagne toutes ses lettres de noblesse.


Populaire auprès des jeunes joueurs grâce à la série des Pro Evolution Soccer et autres Silent Hill, pour ne citer qu’eux, Konami s’était surtout fait connaître par le grand public dans le milieu des années 80 par ses shoot’em up. On se souvient notamment de Life Force Salamander et de sa difficulté impitoyable mais également de la série des Gradius dont il est question ici avec ce cinquième volet. Conscient de l’échec cuisant de Gradius III & IV sur PS2, aussi bien sur le plan commercial que sur le plan artistique, Konami a donc décidé de remettre le projet Gradius V entre les mains magiques de Treasure. Jeune société japonaise créée au début des années 90, Treasure s’est récemment démarqué de ses pairs pour avoir enfanté un certain Ikaruga, le shoot’em up vertical encensé par la profession et sorti sur Dreamcast puis sur GameCube.

 

C’était mieux avant !

 

Si Gradius V a troqué son habillage en 2D pour une 3D somptueuse, le gameplay de ce dernier n’a pas changé d’un iota depuis ses balbutiements sur Nes, ce qui ravira sans aucun doute les nombreux fans de jeux de tir. Ici, ce n’est pas votre matière grise qui sera mise à rude épreuve mais bien l’ensemble de vos réflexes ! Car il va falloir faire preuve de dextérité mais également d’audace pour slalomer sans cesse entre la foultitude d’ennemis et de tirs à l’écran, car le moindre contact avec l’un d’entre eux sera immédiatement sanctionné par une mort subite. Si, au départ, votre vaisseau sera vierge de toute option, vous glanerez au fur et à mesure des pastilles de couleurs différentes qui vous permettront d’augmenter votre puissance de tir. Il existe deux catégories de pastilles : la jaune et la bleue. La première vous permet de faire progresser d’une case votre barre d’équipement située en bas de l’écran. Bien évidemment, les options les plus efficaces se situent à l’extrémité de cette jauge et il faudra donc économiser vos pastilles pour ainsi obtenir le Laser tant convoité ou bien être épaulé par un tir secondaire (il est possible d’en accumuler jusqu’à quatre simultanément) qui viendra se placer en orbite de votre engin spatial.

 

La pastille bleue, quant à elle, fera le ménage à l’écran en détruisant tous les ennemis, excepté les Boss bien évidemment. Trois boutons suffisent pour faire avancer le schmilblick. Alors que la touche X sert de bouton de tir (inutile de tapoter dessus comme un forcené, il vous suffit de presser le bouton sans relâche), le bouton O vous permet de valider vos choix d’équipement lorsque vous ramassez les pastilles jaunes laissées par l’ennemi. Mais avant toute chose, vous devrez sélectionner votre type de configuration. Il en existe quatre et il faudra perdre l’un de vos précieux « continue » pour avoir la possibilité de le changer. Les différences entre chaque configuration se situent principalement dans le positionnement de vos tirs secondaires totalement modulables en exerçant une pression sur le bouton de tranche R1. On retrouve également des variantes au niveau du double tir et de la direction prise par vos missiles (tir avant ou arrière) mais sachez que chacune des quatre configurations proposées vous permettra de sortir de cet enfer apocalyptique.

 

Graphismes 3D, gameplay 2D

 

On vous le disait dans le paragraphe précédent, la seule différence apportée sur Gradius V par rapport aux versions antérieures est l’intégration de la 3D même si dans l’absolu, le jeu se déroule dans une configuration en 2D, conservant ainsi tout le charme du scrolling horizontal. La 3D n’est pas uniquement utilisée comme simple gimmick et certains effets de rotation permettent de contraster avec le reste du jeu. A cela viennent se greffer des effets pyrotechniques de toute beauté qui enflamment sans la moindre saccade l’écran, malgré le nombre incalculable d’ennemis. La difficulté qui croît au fil des missions, ne vous laisse finalement que peu de chances de passer les niveaux, sans avoir au moins une fois le logo Game Over qui s’affiche sur l’écran de votre téléviseur. Heureusement, vous disposez de plusieurs vies qui vous permettent de revenir pile poil à l’endroit où vous avez rendu l’âme, vous accordant par la même occasion un moment d’invincibilité limité dans le temps. De quoi vous donner l’opportunité de récupérer vos particules qui errent dans l’espace tel un samouraï sans maître, un Ronin quoi !

 

La trentaine de niveaux répartis sur les six stages ne se finiront pas en claquant des doigts, car même en optant pour une difficulté peu dosée (le mode "Très Facile" qui offre cinq vies contre trois pour le mode "Normal") il faudra s’accrocher dur pour espérer boucler le jeu d’une traite. Dans le cas contraire, retour à la case départ. Quant à la carte mémoire, elle permet de sauvegarder seulement les niveaux que vous avez réussis et qui iront se loger automatiquement dans le Stage Select. En revanche, ce mode ne permet en aucun cas de reprendre votre partie en cours de route comme dans n’importe quel autre jeu. Ah c’est sûr, on a tous perdu nos habitudes d’antan et à moins de connaître par cœur l’emplacement de chaque pixel (enfin polygone désormais), il faudra s’attendre à de nombreux coups de sang. Gare aux manettes qui volent !




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