Test également disponible sur : DS

Test Diddy Kong Racing DS sur DS

Test Diddy Kong Racing DS
Les Notes
note Diddy Kong Racing DS 14 20 note multi-utilisateurs Diddy Kong Racing DS 4 5

Incapable d'intégrer de façon intelligente les fonctionnalités tactiles de la DS dans un concept vieux de dix ans, Diddy Kong Racing DS peine à convaincre. Même en intégrant quelques innovations dans son gameplay, le titre semble se reposer sur ses acquis qui ne font pourtant pas long feu face au voisin moustachu. Ajoutons à cela une réalisation bancale, et c'est le gouffre qui n'est pas loin. Finalement, Diddy Kong Racing DS  doit son salut à son multi assez solide il est vrai, avec entre autres la possibilité de créer ses propres circuits et de les partager sur le réseau. Le fait de pouvoir profiter en single card de tous les bonus débloqués en solo joue également en sa faveur. Au final, on retrouve avec un certain plaisir l'univers Diddy Kong, mais Rareware ne sait toujours pas écrire. Gageons que ça ne va pas lui prendre encore dix ans.


Les plus
  • Un multi solide
  • Le choix des véhicules
  • Possibilité d'upgrader sa machine
  • Eclater les ballons au stylet
  • L'effet nostalgie
Les moins
  • Réalisation dépassée
  • Manque de challenge
  • Mauvaise utilisation du stylet
  • Editeur de circuits limité


Le Test

Nintendo et Rareware, c'est une longue histoire d'amour qui a pris fin sur une affaire de rachat nettement moins romantique. Devenue depuis une propriété privée de Microsoft, le studio de développement britannique ne collabore plus de façon aussi étroite avec Kyoto, ce qui ne l'a pas empêché toutefois de développer Banjo Pilot, Mr Pants, Sabre Wulf ou bien encore Banjo Pilot sur GBA. Pas très surprenant donc de voir débarquer Diddy Kong Racing sur DS, un ancien hit Nintendo 64 qui rappelle sans forcer les heures de gloire des frères Stamper.


Même si Diddy Kong Racing DS intègre quelques innovations plus ou moins intéressantes, il s'adresse avant tout à ceux qui n'ont pas goûté à l'opus 64. En solo, l'indécrottable mode Aventure dans lequel l'infâme Wizpig sème la terreur est toujours de mise. Pour tacler le bougre à la gorge, il va falloir venir à bout des cinq royaumes éparpillés sur une île pluriclimatique, chacun divisé en quatre courses. Ces univers ne sont pas directement accessibles, et il faut d'abord gagner un certain nombre de ballons d'or pour y pénétrer. Même topo pour les courses, elles ne sont pas en libre-service, et on doit également montrer patte blanche pour y participer. Ces golden balloons, on peut les obtenir en remportant des courses bien sûr, mais aussi en fouinant un peu dans l'île, et en relevant les différents challenges proposés par Taj tout au long du jeu. Si au départ on bénéficie d'une marge de manoeuvre qui permet de flâner à droite à gauche, l'étau se resserre au fur et à mesure que l'on avance dans la quête, ce qui finit par contraindre le joueur à récupérer quasiment tous les ballons d'or du jeu. Le signe particulier de la marque Diddy Kong Racing, c'est de proposer différents types de véhicules : un kart, un avion et un hydroglisseur. Ce dernier est le plus difficile à maîtriser des trois, il faut anticiper les tournants pour les négocier correctement, quitte à survirer. Alors que le roi Mario Kart DS préfère s'en remettre à la providence pour distribuer les items aux pilotes, Diddy Kong Racing DS a adopté un système que certains jugeront plus équitable. En fait, les power-ups sont identifiables grâce à la couleur des ballons. Une baudruche bleue donnera un boost par exemple, une rouge un missile, ou une verte une flaque d'huile. Passer sur un ballon de même couleur alors que l'on possède une arme de même nature aura pour effet de l'améliorer, sachant qu'il existe trois niveaux d'upgrade. La petite subtilité ajoutée par Rareware est la possibilité d'améliorer ses attaques via des symboles octogonaux répartis sur les circuits. En pressant X, on accède à une nouvelle série d'armes, toujours en fonction de la couleur du ballon. On ne va pas toutes vous les décrire ici, mais nous avons un faible pour le missile magnétique que l'on peut déclencher à distance lorsqu'un concurrent passe à proximité. Une pure jouissance en multi. Les mines qui prennent l'apparence d'un écu Rareware pour tromper l'ennemi ne sont pas mal non plus dans leur genre.

 

Futur Ballon d'Or ?

 

Après avoir complété une première fois toutes les courses d'un monde, on affronte le boss des lieux dans un duel qui devient généralement anecdotique au bout de quelques mètres. Ici, plus question de se coltiner ensuite les mêmes courses à la recherche des huit pièces, Diddy Kong Racing DS profitant de l'écran tactile de la console pour apporter un peu de sang frais. Confortablement assis sur un tapis volant, on doit cette fois éclater des ballons à coups de stylet en vue subjective, et ce sur un tour unique. Grâce à une caméra freelook, on peut scruter le moindre recoin de la piste, certains ballons étant bien planqués. Pour passer au circuit suivant, la médaille de bronze est le minimum requis, autant dire une formalité administrative. Pour réveiller les goûts de luxe de certains, on peut aussi attraper au passage quelques écus que l'on fait glisser dans la bourse située au bas de l'écran, une prise de risque pas très rémunératrice à vrai dire. Concernant les ajouts tactiles, on peut évoquer la séquence du départ-canon. Juste avant le départ, le joueur doit activer une roue ou une hélice pour propulser son engin. Si l'idée est bonne sur le papier, le tout s'avère injouable en pratique. En effet, il faut tenir le stylet d'une main pour gratter l'écran tout en tenant la DS de l'autre, puis une fois la course lancée, lâcher le stylet et reprendre la console à deux mains. Où sont passés les bêta testeurs chez Rareware ? Du grand n'importe quoi, même si les amateurs de rosbeef diront que l'accélération ponctuelle générée par le départ-canon offre un laps de temps suffisant pour reprendre correctement les commandes. Mouais. Seul l'hydroglisseur s'en tire bien, car il faut souffler sans postillonner sur le micro pour le lancer.

 

Les combats contre les boss peuvent eux aussi se faire au stylet. Au lieu de diriger l'appareil avec les touches habituelles, on doit tracer sur la map un chemin que le personnage doit suivre. Le problème c'est que l'on ne bénéficie pas d'une accélération permanente, et il faut pour cela faire tourner l'hélice ou la roue qui apparaît par moments à gauche de l'écran. Pour être franc, ce mécanisme ne nous a pas franchement convaincus, d'autant plus que la précision n'est pas au rendez-vous. En cas de victoire, cette étape permet néanmoins d'empocher un pactole d'une centaine d'écus bien utile pour augmenter la puissance de son véhicule. A ce sujet, Diddy Kong Racing DS propose plusieurs packs. Le racer upgrade augmente sensiblement les performances de la machine dans tous les compartiments : maniabilité, vitesse de pointe et accélération. Pour les plus pontilleux, on peut upgrader de façon plus pointue chacun des paramètres : le downforce pour la maniabilité, le sprint pour l'accélération, et l'air pour la vitesse de pointe. Les caractéristiques d'un personnages peuvent aussi influencer le pilotage. Taj, Wizpig et Drumstick constituent toujours la crème en matière de vitesse de pointe, tandis que Pipsy, Tiptup et Diddy se révèlent excellents en terme de maniabilité. Il faut également prendre en considération le poids du personnage. Un personnage plus lourd aura aucune difficulté à se frayer un chemin dans un embouteillage, met aura un mal fou à ré-accélérer après un choc. Bien doser le mélange upgrade/personnage permet de s'assurer bon nombre de victoires. Cela dit, Diddy Kong Racing DS est indéniablement plus facile que son frangin sur Nintendo 64. Ce manque de challenge évident saute aux yeux au moment d'affronter le père Wizpig devenu aussi docile qu'un agneau. Même si dans les courses mirroir les concurrents connaissent un regain de forme, le niveau de difficulté demeure assez faible. Même constat pour T.T. que l'on doit vaincre sur chaque course pour l'obtenir en perso jouable. Certes, quelques chronos nécessitent un pilotage un peu plus carré, mais on peut généralement y aller au marteau et au burin. Dommage.

 

La voix des morts

 

Rareware n'a apparemment effectué aucune mise à jour visuelle de son titre, ce qui donne un Diddy Kong Racing DS à la réalisation décevante pour ne pas dire vieux jeu. Aucune richesse dans les textures, un aliasing trop présent par moments, certains paysages un peu trop vides, une impression de vitesse absente, ça fait un peu beaucoup à coté d'un Mario Kart DS qui se la joue Picasso. Le character design n'est pas au mieux non plus, avec des personnages manquant cruellement de détails et de rondeurs. Si techniquement le titre tient la route, le manque d'implication artistique ne le rend par contre guère séduisant. Le point fort du jeu réside plutôt dans son multi, qui offre aussi bien en online qu'en single card la totalité des circuits et des personnages; une première pour un jeu DS ! On peut se lancer dans une course d'exhibition jusqu'à six joueurs, mais se donner aussi des pains dans un battle mode improvisé. Tout ça dans un rythme fluide qui ne souffre d'aucun lag. Le must demeure tout de même l'éditeur de circuits, un bon moyen d'exercer ses talents d'architecte et d'en faire profiter les autre sur la toile. On regrette cependant que cette facette du jeu n'ait pas bénéficié d'une attention un peu plus profonde, le tout demeurant assez superficiel. On dessine le circuit avec son stylet, on détermine son relief grâce à une jauge, on place la ligne d'arrivée, et c'est tout. L'ambiance musicale du jeu reprend la majeure partie de la B.O. Nintendo 64, même si certains remixes et musiques exclusives ont été conçus pour l'occasion. Petit détail amusant : il est possible d'enregistrer sa propre voix pour ponctuer un lancer de missile, une victoire ou autre. Avec un peu d'imagination...





Réagir à cet article Réagir à cet article


Autres articles

Diddy Kong Racing DS - Débloquer le Mode Nouvelle Aventure : Terminez le Mode Aventure pour débloquer ce nouveau mode. 11 | 24/04/2007, 13:25
Diddy Kong Racing DS Pour ses 10 printemps, Diddy King Racing revient sur DS dans une version fidèle et légèrement remaniée. 20/04/2007, 17:42