Test également disponible sur : Xbox - PlayStation 2

Test Beat Down sur PlayStation 2

Test Beat Down
La Note
note Beat Down : Fists of Vengeance 7 20

Il est loin le temps où Capcom nous surprenait à chacune de ses productions. Avec Beat Down : Fists of Vengeance, la firme nous prouve une fois de plus qu’elle est en manque total d’inspiration lorsqu’il s’agit de développer un nouveau titre. Ambitieux sur le papier, Beat Down : Fists of Vengeance enchaîne les maladresses et affiche des lacunes impardonnables pour un produit développé en 2005. Avec en face un titre de la trempe de The Warriors, il est clair que le titre de Capcom fait peine à voir. Allez hop, à la poubelle !


Les plus
  • Deux/trois bonnes idées
Les moins
  • Laid
  • Gameplay à revoir
  • Combats répétitifs
  • Ennemis peu variés
  • Caméra capricieuse
  • Bande-son quelconque
  • Des voix qui manquent de conviction
  • Animations proches du ridicule
  • Temps de chargement pénibles


Le Test

Après une période fort glorieuse sur consoles 16-bits, le beat’em all a été longtemps décrié et boudé par les joueurs depuis son passage à la 3D. Aujourd’hui, le genre tente doucement mais sûrement une nouvelle percée en se cherchant une nouvelle identité. C’est Capcom qui se lance le premier dans cette lutte acharnée avec Beat Down : Fists of Vengeance. Mais comme le dit si bien le dicton, rien ne sert de courir, il faut partir à point.


On s’en souvient encore. Le 4 février dernier, Capcom tenait une conférence de presse à Las Vegas qui dévoilait au monde entier les premières images de Beat Down : Fists of Vengeance. Plus qu’une révélation, ce jeu était l’occasion pour les créateurs de Final Fight de nous annoncer leurs intentions de revenir vers leurs premiers émois, à savoir le beat’em all. Quand on connaît le CV de la firme nipponne et leur savoir-faire en la matière, il y a de quoi sabrer le champagne. Toutefois et c’est là que nous aurions du nous méfier, ce n’est pas Capcom qui est chargé du développement mais Cavia, un studio japonais pas vraiment réputé par leurs jeux de qualité. Resident Evil : Dead Aim, Drakengard ou encore Ghost in The Shell : Stand Alone Complex, autant de titres qui n’ont guère brillé lors de leur sortie. Tout cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille…

 

Last man standing

 

Sur fond de guerre urbaine, l’histoire de Beat Down : Fists of Vengeance va nous permettre d’être le témoin d’une ascension sociale au sein d’un groupuscule mafieux depuis les rues de Las Sombras. Zanetti, en chef des gangs, asseoit son autorité et mène de main de maître ses trafics crapuleux, en imposant une certaine terreur. Méfiant et pour éviter toute traîtrise, Zanetti décide de se débarrasser des parasites qui pourraient à terme lui piquer sa place de parrain de la drogue. Pour ce faire, il décide de mettre en scène une embuscade déguisée pour éliminer les cinq membres de notre gang que l’on va pouvoir incarner. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et nos cinq lascars réussissent à échapper à une mort certaine. Bien décidés à se venger, Rave, Aaron, Gina, Lola et Jason G. décident d’unir leurs forces pour renverser Zanetti et ainsi prendre sa place. La route sera longue mais surtout fastidieuse. Longue parce que Beat Down : Fists of Vengeance dispose de cinq scénarios différents et dont le dénouement diffèrera en fonction du personnage sélectionné au début du jeu. Ne comptez pas sur nous pour vous raconter la fin, nous n’avons pas eu le courage d’aller jusqu’au bout du jeu tant sa médiocrité n’a d’égal que la stupidité de son nom. Fastidieux aussi puisque la réalisation et le gameplay de Beat Down : Fists of Vengeance atteignent un niveau de carence rarement vu dans le genre. Venant de la part de Capcom, c’est tout juste honteux.

 

"Victime de la mode, tel est son nom de code"

 

C’est assez regrettable car dans le fond, Beat Down : Fists of Vengeance possédait quelques atouts dans la manche, qui bien ficelés entre eux, auraient pu donner quelque chose d’intéressant. Pour se débarrasser du carcan qui entoure généralement cette catégorie de jeux, Capcom et Cavia sont allés puiser leur inspiration du côté de GTA. En effet, si le gameplay du jeu tourne autour des combats de rue, il faudra également faire profil bas de temps à autre pour essayer de rester en vie le plus longtemps possible et feindre les deux indicateurs à l’écran qui permettent d’avoir un œil sur la discrétion exercée chez les flics mais aussi les gangs rivaux. Pour ce faire et à l’instar d’un Tommy Vercetti ou plus récemment Carl Johnson, on va pouvoir se tailler une garde-robe sur mesure afin de se fondre dans la masse ou tout simplement jouer les victimes de la mode. Les possibilités sont assez nombreuses et les stylistes en herbe vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Coupe de cheveux, tenues vestimentaires, accessoires, interventions chirurgicales, il y a de quoi rester des heures au sein d’une boutique de fripes. Les ressemblances avec le hit de Rockstar ne s’arrêtent pas là. Pour se soigner par exemple, il conviendra de se rendre à l’hôpital le plus proche pour panser ses blessures, au cas où les cuisses de poulet ou autres boissons régénératrices manqueraient à l’appel. Des items qu’on trouve en général en fouillant le cadavre des voyous fraîchement mis KO. Mais tous ces ajouts de second plan et donc totalement dispensables cachent en réalité un système de combat complètement à la ramasse.

 

Knock out !

 

Assez facile d’accès, la jouabilité de Beat Down : Fists of Vengeance ne cherche à aucun moment à se compliquer la tâche et c'est tant mieux. Un bouton pour donner des coups de poing, un autre pour les pieds, une autre touche pour se protéger, pour piquer un sprint ou bien ramasser un objet, même un fœtus est capable de prendre le jeu en mains. Cette simplicité, on la retrouvera aussi dans l’exécution des combos qui ont la malchance de se répéter à l’infini et à faire tomber le jeu dans une monotonie affligeante. A cela s’ajoute une réalisation technique indigne des consoles actuelles avec un character design qui manque de charme, une animation des personnages qui frise le ridicule, des rues vides de toute animation, des couleurs qui respirent la tristesse, le tout appuyé par une bande-son tout juste exécrable et des voix insupportables. Histoire d’ajouter un trophée de plus à son morne palmarès, Beat Down : Fists of Vengeance dispose d'une gestion de caméra capricieux. En effet, la caméra s’affole à tel point qu’il est impossible de trouver un angle correct pour suivre l’action, déjà peu excitante du jeu. Alors oui, le titre retrouve un semblant d'intérêt en mode "Versus" où les personnages en gros plan apparaissent moins grossiers et surtout moins pénibles à jouer. Mais compte-tenu du faible nombre de personnages et de la palette de coups toujours aussi rikiki, on aura vite fait d'éteindre sa console.




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