Homido : on a testé le casque de réalité virtuelle français !

Homido, ça ne vous dit certainement pas grand-chose, surtout quand on sait qu’il s’agit d’une entreprise lilloise spécialisée dans la conception de produits hi-tech "no name" : les lecteurs DVD des grandes enseignes, c’est eux ! Quel rapport avec les jeux vidéo me direz-vous ? On y vient justement. Il se trouve que cette bande de joyeux lillois a eu le coup de cœur lorsque la réalité virtuelle (VR) est revenue à la mode, principalement sous l’impulsion de Palmer Luckey et sa société Oculus VR, mais également grâce à la multitude de projets qui ont suivi, puisque le casque Oculus Rift a fait des émules. Sony a dévoilé son Project Morpheus dans la foulée, tandis que la plupart des autres concurrents ont décidé de récupérer la puissance de plus en plus grande de nos smartphones. Grâce à de bons écrans, ces derniers sont devenus un objectif commercial important, et une bonne porte d’entrée pour amener le grand public vers la réalité virtuelle. Samsung a ainsi dévoilé son Gear qui utilise l’immense écran du Galaxy Note 4 pour vous en mettre plein la vue, épaulé il est vrai par de nouveaux capteurs gyroscopiques intégrés dans le casque. Sur le segment du Low Cost, Google a sorti son "Cardbord", un casque de réalité virtuelle en carton à assembler soi-même, à un prix dérisoire de 20€. Le carton ne coûte rien, mais il faut trouver une paire de lentilles ainsi qu’un strap pour que l’objet tienne sur votre crâne, ce qui représente la majorité de l’addition. Là où Homido compte se placer, c’est entre le Samsung Gear VR à 200€ et le Google Cardboard à 20€. On découvre donc un casque de réalité virtuelle en plastique aux finitions relativement soignées, le tout pour 70€.
UN CASQUE POUR LE GRAND PUBLIC
Totalement dépourvu d’électronique, le casque Homido compte séduire les possesseurs de smartphones équipés d’un écran de 5 pouces ou plus, en HD de préférence. Après avoir passé quelques heures avec le casque sur la tête, on apprécie le poids réduit, et le confort nettement plus abouti que les cartons pliés. Au niveau du bundle, on découvre une housse de transport, le casque en lui-même avec un système de maintien du téléphone, et 3 jeux de cônes pour monter les lentilles, histoire que myopes et hypermétropes puissent profiter du casque Homido également. Sur ce point, on voit quand même les concessions faites pour augmenter les marges puisqu'un seul jeu de lentilles est fourni. Si votre vue n’est pas bonne, vous devrez vous-même démonter les cônes (clipsés) pour en extraire les lentilles, et remonter ces dernières sur les cônes adaptés à votre vue. Au niveau software, l’offre en matière d’applis compatibles VR sur Android est assez impressionnante, même si la plupart ne sont en réalité que des démos techniques. Quelques jeux sont disponibles, mais il faudra vous équiper de manettes de jeux pour smartphones avant d’y trouver un intérêt quelconque. Sinon, il vous reste la possibilité de regarder n’importe quel film stocké sur votre smartphone via un lecteur spécial. Pas de 3D stéréoscopique, mais un champ de vision plus grand et une impression d’être tout seul au cinéma font que l’expérience reste assez agréable. Enfin, dernier atout dans l’arsenal du casque Homido : les vidéos 360° qui sont également compatibles.

LA FRENCH
Homido propose donc un bon produit pour ceux qui veulent découvrir la réalité virtuelle à moindre coût, bien qu’il s’agisse là d’une première version du casque. L’entreprise vise à se faire connaître et pour l’instant, le pari semble en bonne voie d’être réussi. Car ne l’oublions pas, le casque Homido n’est que le premier pas d’une petite entreprise qui espère aller plus loin. Avec seulement 1000 casques produits, le succès dépendra des ventes de ce premier modèle, qui si elles sont satisfaisantes, devraient permettre à l’entreprise d’améliorer son produit. Mais le premier casque de réalité virtuelle conçu en France, cela vaut bien le détour !
