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Test ASUS Flow X13 : le portable qui peut remplacer une tour gaming ?

Test ASUS Flow X13 : le portable qui peut remplacer une tour gaming ?


Le duo Flow X13 et XG serait donc la solution parfaite ? Presque. Car comme vous l'avez constaté, nous n'avons pas encore parlé du problème épineux du prix. Le Flow est vendu à 1800€, tandis que le XG s'échange contre 1500€ ! L'addition s'avère donc particulièrement salée, même si ASUS propose un bundle complet pour 4000€ (trouvable à 3500€ chez divers revendeurs). Vous l'avez compris, il est actuellement moins cher d'opter pour une tour gamer et un PC portable, que d'acheter ce système. Mais à qui s’adressent donc le Flow X13 et son GPU externe XG ? En réalité, à moins d'être un trentenaire/quadra fortuné qui vit dans une petite surface, et pour qui l'encombrement est un problème primordial, ce produit ne devrait pas réellement révolutionner le paysage des PC de jeux. Dommage, surtout que ceux qui envisagent l'achat du Flow X13 seul pourront probablement trouver des offres équivalentes chez la concurrence, avec des produits expurgés de l'imposant connecteur PCIe propriétaire. En revanche, si vous habitez un deux-pièces dans les beaux quartiers, et que vous voulez pouvoir jouer sereinement sans devoir dédier de précieux mètres carrés à une tour pleine de RGB, ASUS a semble-t-il développé la solution parfaite pour vos besoins.


Les plus
  • Flow X13 hyper soigné
  • Ryzen 9 qui déménage
  • Chauffe contenue
  • XG Mobile avec une connectique généreuse
  • Capable de rivaliser avec une tour Gaming
Les moins
  • Prix prohibitif
  • Batterie faiblarde
  • XG Mobile propriétaire, impossible de mettre à jour le GPU


Le Test

Dans le monde des ordinateurs portables, le ROG Flow X13 est un peu un ovni. Avec ce nouveau produit, ASUS vise à réussir la quadrature du cercle, en proposant une machine compacte, légère, mais pourtant aussi puissante qu'une tour gaming lorsqu'on parle de jeu vidéo. La firme taïwannaise a donc mélangé plusieurs innovations afin de rendre une sorte de grosse tablette capable de faire tourner Red Dead Redemption II en 4K. Est-ce enfin le PC parfait pour les joueurs nomades (et forcément un peu fortunés) ? Réponse dans notre test.


Si vous êtes un lecteur assidu de nos tests de laptops gaming, vous devez savoir que portabilité et puissance brute ne font pas bon ménage. En effet, plus un PC est puissant, plus il consomme d'énergie, et plus il consomme, plus il chauffe, ce qui implique un système de refroidissement de taille qui nuit à la portabilité. D'ailleurs, selon nous, l'équilibre parfait est actuellement au niveau des machines 15", suffisamment fines et légères pour être baladées sans trop se casser le dos, et avec de quoi faire tourner des jeux triple A en 1080p, avec un framerate honnête. Pour plus de performances, on se retrouve au rayon des machines plus "transportables" que portables, à cause de leur poids et de leurs dimensions. À l'inverse, si vous voulez un ordinateur qui fasse la taille d'un album de brande dessinée, il faudra souvent faire une croix sur le jeu vidéo, à moins de se limiter à Counter-Strike et Fortnite. Pour atteindre son objectif, ASUS a donc développé un système unique, composé d'un PC ultra-portable surpuissant, épaulé par un boîtier externe qui renferme une grosse carte graphique.

 

 

Commençons par le portable. Le Flow se présente comme un ultrabook aux dimensions réduites. Avec son écran 13.4" et 15mm d'épaisseur, il n'aura aucun mal à se loger dans n'importe quel sac, tandis que son poids contenu de 1.3Kg saura se faire oublier, même par les plus nomades d'entre vous. L'objet est particulièrement bien fini avec un mélange de plastique, d'aluminium, et même de magnésium pour un look hyper premium. Seul hic, on laisse facilement des traces de doigts sur la surface derrière l'écran. Il n'y a pas à dire, c'est réellement un joli PC. De plus, avec son écran au format 16:10, on a un look un peu plus carré qu'à l'habitude, et le châssis du laptop suit donc cette forme qui est assez originale en 2021 (c'était la grande mode au milieu des années 2000). On voit que tout a été assemblé avec soin, notamment les évents d'aération qui sont sous la machine, à la base de l'écran, tandis qu'une petite grille occupe une partie de la tranche droite. Un peu comme sur les modèles Zephyrus, la charnière permet de surélever l'ordinateur, afin de garantir un bon flux d'air, et ainsi, maximiser ses performances. Mais ici, ce n'est pas tout, car l'écran pivote à 360°, afin de transformer le Flow en une véritable tablette. C'est d'ailleurs assez pratique lorsqu'on joue en mode nomade, puisqu'on peut mettre le PC en "pyramide" et ainsi profiter d'un refroidissement optimal.

 

Asus

 

UN PC QUI A DU FLOW

 

Petite spécificité, le bouton "power" se situe sur la tranche droite, au milieu du châssis, et il fait également office de lecteur d'empreintes, ce qui permet de déverrouiller Windows d'un coup de doigt. Attention toutefois, en manipulant l’ordinateur, il arrive qu'on actionne le bouton sans le vouloir. Puisqu'on parle des tranches, sachez que la connectique y est plutôt généreuse avec un USB-C et un USB-A sur le flanc de droite, tandis que la gauche héberge un jack 3.5, une sortie HDMI 2.0 et un large connecteur spécifique qui regroupe un USB-C et un PCIe 3.0 8x (pour y brancher le GPU externe). On souligne au passage qu'ASUS a fait le choix d'un connecteur PCIe là où la concurrence préfère les USB-C pour brancher sa carte graphique, ce qui va permettre un gain de performance, au détriment de la versatilité (rien d'autre ne se branche dessus). Bref, rien d'exotique pour ce portable, mais que les amateurs de connectique se rassurent, le GPU externe est bien pourvu comme nous le verrons ci-dessous. Le clavier est toujours excellent, comme souvent avec ASUS, même s'il s'agit d'un simple chiclet à membrane, sans pavé numérique bien sûr. Sachez qu'il dispose toutefois d'un rétroéclairage avec trois niveaux d'intensité.

 

Asus

 

L'écran 16:10 est dispo dans deux configurations : un 4K UHD (3840 x 2400) DCI-P3 à 60 Hz sur notre configuration de test, et un Full HD (1920 x 1200) sRGB à 120 Hz qu'on conseillera dans le cadre d'une utilisation jeu vidéo. Quel que soit votre choix, il s'agira d'une dalle IPS certifiée Pantone, et protégée par une vitre en Gorilla Glass. Les écrans sont bien entendu touch screen, et comme toujours, ils disposent d'une surface brillante propice aux traces de doigts. Contrairement à la plupart des modèles ROG de ces dernières années, le Flow dispose d'une webcam 720p logée classiquement en haut de l'écran. Si le capteur ne vous permettra pas de devenir un streameur avec sa faible qualité d'image, il fera néanmoins largement le taf pour vos apéros Zoom, ou vos visios professionnelles.

 

PETIT MAIS COSTAUD

 

Malgré son format compact, le Flow X13 renferme de l'artillerie lourde, à commencer par son processeur. Le châssis renferme en effet un gros AMD Ryzen 9 5980HS offrant 8 cœurs et 16 threads, épaulé par 32 Go de RAM, tandis qu'une modeste Nvidia GeForce GTX 1650 se charge d'animer votre écran. Si côté processeur la puissance est largement suffisante pour faire tourner n'importe quel triple A récent, le GPU embarqué va rapidement montrer ses limites. Impossible de faire tourner un jeu récent, surtout en 4K. À cette résolution, même les titres eSport offrent un framerate peu recommandable. Il va donc falloir revenir à du 1080p pour pouvoir envisager de faire tourner des titres plus gourmands, comme DOOM Eternal ou The Witcher, mais là encore, il faudra se contenter d'un framerate assez bas, ou faire de grosses concessions sur les options graphiques.

 

 

Par contre, aucun problème niveau stockage grâce à un gros SSD M.2 PCIe 3.0 d'une capacité d'1 To. L’inconvénient de ce gros CPU, c'est que même avec un GPU modeste, la chauffe et l'autonomie deviennent problématique. Bien qu'on n'ait pas remarqué de baisse des fréquences lorsque la température monte, le Ryzen fait hurler les ventilateurs, qui sont relativement bruyants. Niveau autonomie, le Flow n'est pas à la fête, puisqu'ASUS a choisi d'opter pour une batterie légère, et donc petite. En bureautique, ne comptez pas dépasser les 5h d'utilisation entre deux charges. L'avantage d'une petite batterie, c'est qu'elle se recharge vite, avec 80 % récupérés en une bonne heure de charge (PC éteint). Mention spéciale au chargeur de 100W qui est très compact, avec des dimensions qui font penser aux transfos 60W de chez Apple.

 

Asus

 

UN DOCK AD HOC

 

Pour envoyer du gras niveau gaming il faut donc se tourner vers le GPU externe poétiquement baptisé XG Mobile. Là où Razer a opté pour un boîtier aux larges dimensions qui accueille une n'importe quelle carte graphique de bureau (ce qui laisse une large latitude au client), ASUS a fait le choix d'un système fermé et propriétaire. Le XG Mobile est donc un boîtier aux formes compactes qui se permet d'être assez facilement transportable (pour le coup, on évitera de le balader en permanence). Cette solution a le mérite d'offrir un look assez léché, mais aussi d'apporter un maximum de connectique. L'idée est bien sur de laisser ce module chez soi, de travailler la journée avec le Flow sous le bras, puis de profiter d'un gros PC en rentrant le soir. Le XG Mobile intègre donc une alimentation, et une large connectique afin d'y brancher tous nos périphériques de bureau. Le dock propose sur l'arrière un connecteur d'alimentation, un port RJ45, 4 USB-A, un HDMI et un DisplayPort, tandis qu'un lecteur de cartes mémoire est discrètement placé sur le dessus du boîtier. Bref, on peut donc laisser brancher son clavier, sa souris, la carte son du casque sans-fil, et y brancher un bel écran gaming.

 

Le choix de la compacité a obligé ASUS à se porter vers une Nvidia RTX 3080 dans sa version mobile, nettement moins puissante que sa cousine pour PC de bureau.

 

Niveau accueil, il n'y a rien à redire. La petite déception se trouve finalement à l'intérieur du châssis. Le choix de la compacité a obligé ASUS à se porter vers une Nvidia RTX 3080 dans sa version mobile, nettement moins puissante que sa cousine pour PC de bureau. Ceci dit, bien qu'il s'agisse d'une puce mobile, cette dernière est clairement poussée à fond afin de tirer parti de son dissipateur thermique, et de son alimentation électrique. Ce GPU affiche en effet une cadence de 1810Mhz pour un TDP de 150W, soit bien plus que n'importe quelle autre 3080 mobile qu'on peut trouver dans les châssis des PC portables de la concurrence. Pour relier le XG au Flow, rien de plus simple, il suffit de brancher le connecteur dédié, puis d'accepter la notification qui nous propose d'activer le GPU externe. À partir de ce moment, le système désactive la GTX 1650 du Flow (impossible de profiter des deux simultanément), et pousse le CPU Ryzen à son maximum, ce dernier pouvant désormais accaparer tout le système de refroidissement du portable.

 

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CA$H IS KING

 

Désormais, l'ultra-portable discret se mue en une tour gaming carrément honnête, avec des performances qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'on trouve traditionnellement dans le monde du PC portable. Désormais, on dispose enfin des chevaux nécessaires pour profiter de la dalle 4K du Flow, même s'il faudra se montrer mesuré sur les options graphiques afin de conserver un framerate digne de ce nom. Pour vous donner une idée, Red Dead Redemption II envoie environ 40 FPS sur son préréglage maximum dans cette résolution. Si le chiffre paraît honorable, la stabilité n'est pas vraiment au rendez-vous avec des pointes à 70 images par seconde, et des chutes vers 20 images secondes. En revanche, pour peu que vous ayez branché un écran 2K, plus rien n'arrêtera le duo Flow/XG. N'importe quel triple A passera à fond (ou presque), en atteignant la barre symbolique des 60 FPS, le tout sur un équipement qui peut tenir dans un sac à dos. On reste impressionnés. Même histoire avec du 1080p, sauf qu'ici, les joueurs compétitifs pourront enfin profiter des écrans les plus rapides du marché (240Hz et plus) afin de gratifier leurs rétines d'une avalanche de frames.


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