GC 08 > Prince of Persia
La présentation de Prince of Persia s'est ouverte sur un trailer - pas le même que celui diffusé à l'occasion des
UbiDays au mois de mai dernier - durant lequel les développeurs ont précisé les
quatre points qui guideront le private showcase. Les graphismes, évidemment,
figurent en haut de la liste. Sans forcément renier l'aspect sombre, voire
réaliste des trois chapitres précédents, les développeurs ont préféré effectuer
un retour aux sources avec des couleurs aussi arabisantes que celles de l'opus
originel. Mais ce n'est pas tout, puisque le Prince de Perse sera désormais
modélisé dans du cel-shading qui permet de supprimer tous les défauts inhérents
à de la 3D pure, tels qu'une gestion des collisions foireuse, une animation par
moments raide ou bien encore un aliasing plus que prononcé. Ce passage dans
l'ère du dessin animé n'est pas sans rappeler ce que l'on avait déjà observé
pour The Legend of Zelda : The Wind Waker à l'époque, ce qui forcément séduit
la rétine. A la limite, le seul reproche que l'on pourrait faire pour le moment
à Prince of Persi d'un point de vue visuel, c'est d'être plutôt radin au niveau
des détails, même si les effets de lumière sont assez sympathiques. Les niveaux
s'annoncent plutôt vastes, et comme d'habitude, chaque corniche, chaque poutre
devra être exploitée pour espérer dénicher un passage secret. Puisque c'est
devenu un sujet incontournable ces derniers mois dans l'industrie vidéoludique,
Prince of Persia offrira un champ d'action qui ne tendra pas nécessairement
vers l'infini - il ne faut pas mentir non plus - mais sera suffisamment grand
pour inciter le joueur à explorer la moindre caverne. Les expressions faciales
des deux protagonistes n'ont pas été passées au crible, mais le titre
comportera en tout cas des monstres colossaux, à l'image du hunter qui se
tenait comme un daron sur une plate-forme circulaire. L'occasion d'évoquer le
système de combat de ce nouvel épisode résolument tourné vers la simplicité et
l'efficacité. Affublée d'une tenue déchirée en lambeaux, la créature essayait
de découper la gorge du jeune homme avec des lames rongées par la rouille. A
l'instar des héros des autres productions actuelles, le héros sera capable
d'exécuter des combos dévastateurs à l'aide d'Elika, mais pourra aussi se
lancer dans un duel plus classique qui, là encore, renvoie aux tout premiers
épisodes de la dynastie Prince of Persia. Il faudra donc s'appuyer sur des mix
up léchés pour dérouter l'adversaire, et le renvoyer dans le Royaume des
Ombres.
Le Prince a bel air
Si Sheva Alomar accompagnera Chris
Redfield dans Resident Evil 5, le Prince de Perse pourra compter sur Elika pour
l'extirper de situations bien ennuyeuses. C'est clair et net, la mort sera un
mot banni du vocabulaire de Prince of Persia, puisque la jeune femme viendra porter
systématiquement secours à son partenaire, empêchant ainsi tout risque de Game
Over. Si l'on essaie de se prendre pour un oiseau en sautant dans le vide,
Elika vous rappellera à l'ordre en vous tendant gentiment le bras. Même topo
lorsque l'on se retrouve absorbé par cette mystérieuse huile noire sortie tout
droit de X-Files : la belle vous arrachera automatiquement des griffes du
démon. L'automatisme justement, c'est apparemment ce à quoi est blindée Elika
dans Prince of Persia, puisqu'elle n'exigera rien en retour de ces innombrables
coups de main; une qualité que l'on aimerait bien voir chez nos petites amies.
Si le Prince n'arrive pas à se saisir d'une poutre après avoir sauté de toutes
ses forces, la petite soeur de Xiaghua claquera des doigts pour lui accorder un
appui supplémentaire dans les airs. Les développeurs croient dur comme fer aux
nouvelles perspectives qu'ouvre la présence d'Elika aux cotés du héros. Mais le
problème, c'est que tous ces mouvements amorcés en duo ne sont pas innovants,
du moins ce n'est pas la première fois que l'on pourra compter sur un sidekick
pour accéder à des coups supplémentaire par exemple. Et entre nous, si le
Prince est capable de courir sur les murs en faisant un doigt aux lois de la
physique, c'est risible de le voir reculer devant un double jump. Même s'il est
encore trop tôt pour savoir si la présence d'Elika cache d'autres secrets
qu'Ubisoft Montréal ne nous a pas encore dévoilés, on sait déjà que son profil
évoluera au fil de l'aventure - nouveaux pouvoirs magiques entre autres -,
alors que le Prince possédera dès le départ toutes ses attaques. Par ailleurs,
nous sommes persuadés que les joueurs les plus acharnés grinceront des dents à
chaque fois qu'ils seront repêchés de la mort. Les développeurs assurent que le
titre disposera de puzzles tordus à résoudre - on demande à voir -, ce qui
permettra de maintenir la difficulté à un niveau convenable. Mouais. Cela dit,
Prince of Persia s'annonce déjà comme un titre techniquement solide, capable
d'offrir à la série une seconde jeunesse. Sa sortie est programmée sur
PlayStation 3, Xbox 360 et PC à la fin de l'année.




