Test également disponible sur : PC - X360 - PS3

Test Two Worlds 2 sur X360

Test Two Worlds 2
La Note
note Two Worlds II 14 20

Avouons-le, il est bien difficile de s'enthousiasmer pour Two Worlds II après avoir parcouru de long en large Divinity II, Fallout : New Vegas et Risen. La volonté de bien faire est manifeste, mais les écueils sont trop nombreux pour susciter une totale adhésion. A commencer par ces insupportables doublages français qui viennent franchement gâcher l'aventure ! La localisation n'est pas la seule fautive puisque le scénario, le monde à parcourir, l'IA et certaines quêtes manquent de consistance. Two Worlds II mérite en revanche notre respect en ce qui concerne la présence de véritables modes multijoueurs (clairement une exception en matière de jeux de rôle) et la bonne réalisation de certaines mécaniques de jeu.


Les plus
  • Artisanat assez complet
  • Présence de modes multi
  • Nombreuses compétences
  • Bon système de crochetage
  • Bien meilleur que le premier
Les moins
  • VF catastrophique
  • piètre IA des ennemis
  • Certaines quêtes guère inspirées
  • Interface perfectible
  • Pas encore au niveau de la concurrence


Le Test

En 2007, Two Worlds tentait de se faire une place au soleil parmi les nombreux jeux de rôle du moment. Sans succès hélas, car ses défauts étaient bien trop importants pour faire oublier Oblivion ou Gothic 3. En ce mois de novembre 2010, Two Worlds II nous arrive avec un objectif similaire en tête. Si la concurrence se nomme désormais Risen ou encore Divinity II, elle se montre une nouvelle fois bien meilleure que le jeu de Reality Pump. Mais, nous allons le voir, Two Worlds II est tout de même plus recommandable que son prédécesseur.


A quelque chose malheur est bon, dit le proverbe. Preuve en est que ceux qui ont commis l'erreur d'acheter le médiocre Two Worlds auront au moins la satisfaction de mieux comprendre le scénario du deuxième épisode. En effet, le jeu se déroule toujours dans le monde d'Antaloor et met en vedette la même fratrie qu'auparavant. Cinq ans après leurs premières mésaventures, le héros (que l'on incarne) et sa sœur jumelle se retrouvent une nouvelle fois séparés. Le maléfique empereur Gandohar n'est pas étranger à cette situation, et le but ultime du héros sera naturellement de retrouver et de sauver sa chère Kyra. Pas vraiment transcendant, le scénario fait donc dans le classique. Tout juste pourra-t-on être agréablement surpris par le rôle positif tenu par les orcs, qui n'incarnent plus les ennemis à abattre systématiquement. Autant le dire tout de suite, les quêtes manquent également d'originalité. Bien entendu, certaines sortent du lot et se révèlent très plaisantes. Mais elles sont un peu trop nombreuses à jouer la carte de la facilité et à nous demander bêtement d'aller chercher tel objet à tel endroit, de récolter telle ressource ou de mettre à mort telle créature. Le jeu vaut donc plus pour son gameplay que pour la narration et l'immersion, pas à la hauteur des maîtres du genre. Les cinématiques sont d'ailleurs représentatives de cet état de fait, puisqu'elles manquent parfois de pêche et de vraisemblance (des gardes attendent leur tour pour affronter le héros, des archers arrêtent de tirer le temps d'un dialogue...) mais nous laissent en revanche la liberté de faire tourner la caméra comme bon nous semble. Voilà qui permet à la fois d'éviter toute critique éventuelle sur la mise en scène et de s'assurer d'une (inter)activité permanente de la part du joueur. Cette fonctionnalité aussi sympathique qu'anecdotique va de pair avec des mécaniques de jeu nettement plus riches.

J'aurais voulu être un artisan...

On pense notamment à l'artisanat, qui a été revu et corrigé depuis le premier épisode. Il n'est plus question de simplement empiler des armes identiques pour en obtenir de meilleures, mais carrément de démonter chaque objet pour en récupérer les matériaux bruts (bois, fer, cuir...) afin de pouvoir en fabriquer d'autres. Ce système se voit complété par la possibilité de sertir des pierres magiques, une fois que l'on possède les compétences adéquates. L'alchimie permet quant à elle de mélanger les ingrédient les plus variés afin de découvrir des recettes de potions plus ou moins efficaces. La magie se montre également créative puisqu'il faut réunir différentes cartes pour créer des sorts toujours plus puissants. De plus, le jeu a le bon goût de ne pas nous imposer artificiellement  des classes prédéfinies mais de nous laisser dépenser nos points d'attributs (endurance, force, dextérité, magie) et de compétences comme on le souhaite. Regroupées en six catégories (générales, guerrier, archer, mage, meurtrier, artisanat), les compétences sont d'ailleurs très nombreuses et permettent de se créer un personnage aux petits oignons. Nous avons également apprécié le mini-jeu de crochetage, bien plus intéressant que ce qui se fait habituellement dans le genre, et la présence de jeux de dés  largement plus compréhensibles que le Caravan de Fallout : New Vegas. Et ces activités de casino moyenâgeux ne constituent pas le seul moyen de renflouer sa bourse. En cas de besoin, vous pourrez toujours jouer de la musique dans la rue et attendre que les passants vous jettent quelques pièces. Si les villes sont relativement vivantes, les balades dans la nature ne manquent également pas de charme puisqu'on peut facilement s'approprier un cheval, dont la  maniabilité est cent fois supérieure à ce que nous infligeait l'épisode précédent. Naturellement les graphismes ont également été améliorés, même s'ils baignent encore dans un effet de flou trop prononcé et trop systématique.

D'un monde à l'autre

Si l'examen du jeu s'arrêtait là, on pourrait presque croire à un hit. Hélas, ses défauts sont également nombreux, et surtout prégnants. Le premier d'entre eux est sans conteste possible l'indigence du doublage français. Tous les personnages s'expriment d'un ton monocorde absolument pas convaincant. On oscille donc entre l'ennui et l'énervement face à un tel amateurisme. Cela concerne également le héros qui, de plus, se fend régulièrement de répliques plates, nazes et répétitives. Il faut l'entendre pour le croire ! Et n'espérez pas vous rabattre sur les sous-titres, ils donnent également dans la médiocrité orthographique et grammaticale la plus crasse ("guardien", "en êtes tu bien sûr ?", "diminue rla pression"...). On retrouve également à plusieurs reprises des termes anglo-saxons non traduits. Le jeu à proprement parler souffre par ailleurs de ses propres lacunes, parmi lesquelles figure une intelligence artificielle ennemie très modeste. Placez-vous derrière un arbre ou un rocher et vous verrez souvent les archers et les mages jeter à l'infini leurs projectiles contre l'obstacle. On peste également contre l'interface qui abuse des commandes multifonctions. La même touche est ainsi assignée au saut, à la montée à cheval, à l'ouverture des coffres et au lancement des conversations. De même, le bouton droit de la souris sert à la fois à la parade, au déplacement furtif et à la course. Oui, vous avez bien lu, le même bouton actionne la marche lente et la marche rapide, selon le moment où on le presse. On s'emmêle donc immanquablement les pinceaux, et il faut vraiment du temps avant de ne plus commettre d'erreur. Une autre mauvaise surprise attend les aventuriers : la dernière des quatre îles qui composent le monde manque clairement de contenu et se visite un peu trop rapidement, alors qu'il s'agit paradoxalement de celle présentant la plus grande surface. Reste tout de même à porter au crédit du jeu une vraie spécificité : la présence de cinq modes multijoueurs. Les compétiteurs s'affronteront en "Duel" ou "Match à mort". Les joueurs plus coopératifs opteront quant à eux pour le mode "Aventure" (sept quêtes à parcourir en équipe) ou la Chasse aux cristaux (deux équipes luttent pour ramasser un maximum de cristaux). Enfin, le mode Village se destine carrément aux stratèges et aux gestionnaires, puisqu'il consiste à bâtir et à diriger une bourgade que pourront visiter les autres joueurs. Une vraie originalité qu'on attendait d'autant moins que l'aventure solo reste toujours classique.




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Fabien Pellegrini Fabien Pellegrini
Journaliste / Pigiste en exil
le mardi 30 novembre 2010, 12:18




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