Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Tourist Trophy sur PlayStation 2

Test Tourist Trophy
La Note
note Tourist Trophy : The Real Riding Simulator 14 20

Concrètement, le plaisir de la conduite est bien évidemment présent mais les similitudes trop flagrantes avec Gran Turismo 4 rendent la comparaison inévitable. Si Tourist Trophy : The Real Riding Simulator se démarque de ce dernier, il ne peut véritablement pas posséder sa propre identité, faisant de lui un simple suiveur. D’autant que les restrictions des options ne lui sont pas avantageuses. Sympathique, rien de plus.


Les plus
  • Graphismes fins et ciselés
  • Conduite très réaliste
  • Meilleure I.A. que celle de GT 4
  • Très complet
Les moins
  • Aliasing omniprésent sur les textures
  • Pas de mode en ligne
  • Suppression du mode de customisation de ses véhicules
  • Seulement 3 concurrents maximum
  • Trop peu de circuits inédits


Le Test

Les jeux de sport automobile ont toujours eu le vent en poupe mais rares sont ceux qui se distinguent vraiment du lot. Alors quand une nouvelle production de Polyphony Digital débarque sur notre territoire, on ne peut que tendre l'oreille. Sommes-nous en face du Gran Turismo de la moto ?


Si quantité et qualité ne font pas toujours bon ménage, l'idéal est tout de même d'allier les deux et Polyphony Digital le fait très bien. La preuve, chaque édition de la série Gran Turismo nous a surpris par son contenu d'une grande exhaustivité. Et même si la démo technique de Gran Turismo HD n'a pas vraiment convaincu à l'E3, l'apparition des deux-roues dans le jeu fétiche de nombreux fans avaient de quoi les faire sourire jusqu'aux oreilles. Les développeurs ont sans doute voulu s'initier à ce genre d'exercice avec un premier projet et on peut admettre que le "Real Driving Simulator" (en référence à vous savez quoi) n'est donc qu'une simple étape de transition.

 

Gran Turismo To

 

En effet, on a plus que la désagréable sensation d'un air de déjà-vu. Comment pourrait-il en être autrement, les interfaces sont les mêmes à peu de choses près. Idem pour les modes de jeu où l'on retrouve "Tourist Trophy" et "Arcade". Commençons d'ailleurs par ce dernier où l'on retrouve les sempiternelles Time Trial et Course Simple. On peut accéder dès le départ à un très large choix de motos et ces dernières sont d'ailleurs classés par catégorie de cylindrées (125cm3, 250 cm3, 500 cm3, 650 cm3, 750 cm3, 1000 cm3 et plus de 1000 cm3) pour un meilleur confort. Et là, la déception se fait à nouveau sentir puisque mis à part une seule exception, le panel de circuits n'a absolument pas été renouvelé ni même retouché. Il est vrai qu'il est difficile de faire mieux cependant mais à la longue, on commence par connaitre par cœur les sillages d'Autumn Mini, Laguna Seca et consorts.

 

Passe ton permis d'abord !

 

Enchaînons nos péripéties désormais avec le mode "Tourist Trophy". Là non plus, pas de surprise, on reste en terrain connu. "Permis", "Garage", "Courses" et mode "Photo" – qui permet notamment de sauvegarder sur votre clé USB des clichés des courses et de les imprimer – ou encore constructeurs. Les licences passent toutefois au nombre de quatre et semblent un petit peu moins élitistes  qu'auparavant même si les novices souffriront certainement quelques heures sur les dernières épreuves. Bien sûr, pour faciliter l'apprentissage de ces derniers, on retrouve évidemment les fameux marqueurs au sol. Petit désagrément : le passage à l'étape supérieure ne se fait pas automatiquement après remporté une étape et il faut donc passer par le menu principal. Rien de bien méchant toutefois. Quant au reste, la petite subtilité est que toute notion d'argent a disparu. Plus besoin de s'acharner sur une bourrique sur les mêmes championnats pour pouvoir s'offrir le bolide de ses rêves ou ne serait-ce que l'équiper. L'équiper ? Ah non, ce n'est plus possible ici d'ailleurs et les réglages avant la course sont vraiment minimalistes. Voilà tout un pan entier du système de jeu de Gran Turismo 4 qui est amputé ici alors qu'il s'agissait d'une des plus grandes richesses du titre. Alors comment débloquer les fameuses motos ? Par le mérite tout simplement. Sur le papier, cela semble bien beau mais dans concrètement, cela se passe comment ? Comme on pouvait s'y attendre également, on démarre un peu sur des chapeaux de roues avec un simple scooter dont ne voudrait probablement pas un livreur de pizza. Les 10 plus prestigieux constructeurs (Yamaha, Honda, Kawasaki, Suzuki, Aprilia, BMW, etc.) se sont alors donnés rendez-vous pour présenter une sélection de leur catalogue, soit entre 2 et une vingtaine de véhicule de course pour chacun (ce qui nous fait 125 motos à débloquer au total). Ainsi, si une moto attire votre attention, vous pourrez alors la gagner en remportant un défi. Il va sans dire bien sûr qu'il y autant de challenges que de motos en jeu mais on regrettera que ces derniers manquent un peu de variété. En effet, il s'agit principalement de dépasser et de tenir tête à son adversaire durant une dizaine de secondes ou de remporter la course.

 

Le trophée des touristes ?

 

Côté gameplay, Tourist Trophy : The Real Riding Simulator n'a pas non plus la stature de Gran Turismo 4. En effet, seulement trois vues sont disponibles. La vue externe n'offre pas une très bonne visibilité à cause du pilote qui crève l'écran et ne reflète pas vraiment le dynamisme des courses. Quant aux deux autres vues intérieures, même si la vue guidon se démarque un peu, elles sont toutes les deux littéralement injouables. Et si l'on s'attendait à de grosses bagarres dignes du championnat Moto GP, c'est peine perdue car le nombre de concurrents en course se permet même de descendre jusqu'à trois (!). Pire, le lancement de la course ne se fait jamais à départ arrêté et l'on démarre à la dernière place sans possibilité aucune d'améliorer sa position sur la grille de départ. Malgré toutes ses contre-performances, tout n'est pas à jeter dans Tourist Trophy, loin de là. Déjà, on reconnaîtra bien volontiers une petite amélioration au niveau de l'intelligence artificielle puisque ses adversaires sont un peu plus agressifs que par le passé et ne se contentent pas de suivre le rythme comme de simples moutons. Ensuite, les développeurs ont énormément travaillé pour qu'à l'instar de Gran Turismo 4, la conduite diffère d'un modèle à l'autre. D'ailleurs, les sensations de vitesse sont bien au rendez-vous et les lois de la physique sont bien respectées. Par exemple, un freinage trop brutal lèvera la roue arrière et déséquilibrera la moto et il est bien entendu impossible d'accélérer dans les virages sans aller à la chute. Une nouvelle touche (L2) permet entres autres de se pencher en avant pour un meilleur aérodynamisme. Enfin, il est bien sûr impensable de disserter sur le travail de Polyphony Digital sans reconnaître leur extrême implication dans la partie graphique. Le jeu est ainsi amorcé par une vidéo d'introduction qui vous éclatera les rétines et la modélisation des motos est vraiment remarquable. Et que de ces replays fantastiques dont le studio a le secret ? Petit bémol toutefois : l'aliasing présent sur les différents circuits pique les yeux et l'on ne peut être aussi indulgent cette fois que l'on ne l'avait été pour Gran Turismo 4.




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Frédéric Pedro

le mercredi 31 mai 2006, 14:10




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