Test également disponible sur : PC - X360 - PS3

Test Tom Clancy's HAWX sur X360

Test Tom Clancy's HAWX
La Note
note Tom Clancy's HAWX 13 20

Tom Clancy’s HAWX n’emmène pas l’action aérienne vers de nouveaux sommets. Bien trop arcade pour les puristes, trop molle pour les maniaques du Joint Strike Missile, la dernière production d’Ubisoft Bucarest, rate un peu sa cible. En solo, la campagne pénible et manichéenne – dans la plus pure tradition de la licence – n’a pas grand intérêt. Le titre, qui souffre d’une réalisation assez fade, offre toutefois une ribambelle d’options multis distrayantes, notamment la possibilité de terminer les missions solos en coop jusqu’à 4 joueurs, ou de s’entretuer en versus jusqu’à huit. Les joueurs sociaux apprécieront… Les autres moins, sauf s'ils ont grand besoin de prendre de la hauteur !


Les plus
  • Coop à 4
  • Plusieurs modes multis
  • Plus de 40 avions
  • Quelques défis amusants
  • Environnements réalistes
  • Assistance au pilotage bien pensée
  • Prise en main aisée
Les moins
  • Finition graphique médiocre
  • Campagne pénible, missions sans rythme
  • Ni pur simulateur, ni vrai jeu d'arcade
  • Caméra transversale peu pratique
  • On ne peut pas détruire les bâtiments !
  • Pas assez de prototypes, pas de vieux coucous
  • Quelques plantages


Le Test

Dévoilé lors des derniers UbiDays, le grand raout organisé par Ubisoft pour les jeux Ubisoft, Tom Clancy’s HAWX avait largement conquis les professionnels présents. Entre un Tom Clancy’s Endwar difficile à appréhender et un Brothers in Arms : Hell’s Highway sans surprise, la concurrence n’était évidemment pas bien féroce. Mais avec sa prise en main immédiate et sa vaste aire de jeu, la dernière œuvre des studios roumains de l’éditeur ne manquait ni de fraîcheur ni, caractéristique de plus en plus rare, d’originalité. Près d’un an après cette première sortie, les as prennent leur envol.  


Avant, la vie était simple. Lorsque vous achetiez un jeu estampillé Tom Clancy, vous étiez certain d’avoir le droit à un scénario pour débiles profonds ainsi qu’à pas mal de niveaux d’action assez sophistiquée dans des environnements réalistes, que vous traversiez équipé d’un matériel high-tech. Aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué, puisque l’action prend des formes assez éloignées du FPS tactique, à la Rainbow Six, ou de l’infiltration en vue objective, façon Splinter Cell. Après la stratégie en temps réel à commandes vocales de Tom Clancy's Endwar, voici donc venu le premier simulateur de vol portant le nom de l’un des maîtres du techno-thriller hollywoodien. Pas de panique, s’il faut faire une croix sur le raffinement initial, les autres fondamentaux de la marque figurent bel et bien au générique, à commencer par un scénario taillé au missile Tomahawk.

 

La guerre, une affaire de professionnels

 

A en croire les oracles, les accusations portées à l’encontre de Xe (autrefois baptisé Blackwater) et autres Halliburton ne devraient pas ralentir la montée en puissance des grands groupes de sécurité. Ubisoft va plus loin, envisageant la signature à l’horizon 2012 d’un accord légalisant les sociétés militaires privées (SMP). Désormais reconnues, ces armadas de mercenaires peuvent offrir leurs services, et leurs chasseurs, destroyers et autres tanks, aux plus riches des nations en guerre. Et dans un monde multipolaire, ce ne sont pas les belligérants qui manquent ! Pour s’imposer, les SMP doivent toutefois bien choisir leurs collaborateurs. Aspirant à la domination du secteur, Artemis Global Security a ainsi mis quelques valises de billets verts sur la table pour attirer les hommes de votre escadrille de l’US Air Force. Aucun d’entre vous ne regrette ce retour à la vie "civile" : vos poches sont bien plus pleines, et Artemis met à la disposition des fous volants que vous êtes une sacrée brochette de coucous, qu’il s’agit d’utiliser au fil de missions cousues de fil blanc et peuplées de PNJ antipathiques au possible. Avec sa quarantaine d’avions, du bon vieux Thunderbolt II au F-22 Raptor Tom Clancy's HAWX offre heureusement largement de quoi supporter un scénario laborieux et gonflant. De notre côté de l’Atlantique, Dassault est évidemment bien représenté, avec les différentes générations de Mirage et le Rafale, mais le Gripen de Saab ou l’Eurofighter figurent également au générique, sans parler de la flottille russe, incluant le SU-47 et sa fameuse aile à flèche inversée, ou le bon vieux Mig-29, chasseur plébiscité par l’URSS et ses amis. Chaque zinc se définit en fonction de sa vitesse, son blindage, sa maniabilité et ses capacités de combat aérien et terrestre, les bombardiers étant généralement lents mais extrêmement solides, et les chasseurs performants dans tous les domaines à l’exception des attaques au sol. Une fois votre destrier choisi, vous devez encore sélectionner le type d’armes que vous embarquerez. Durant la campagne solo, l’ordinateur vous recommande évidemment systématiquement un appareil et le matériel adéquat, vous évitant ainsi de vous retrouver avec un poussif A-6A Intruder lors de missions de pur dogfight. De toute façon, vous n’aurez pas accès à tous les avions dès vos premières parties, et ne les débloquerez, ainsi que les packs d’armes avancés, qu’au fil de votre longue carrière de pilote. Sans compter qu’à l’usage, hormis la vitesse de pointe, les nuances entre chaque chasseur sont relativement peu perceptibles.

 

As et zéros


Il apparaît en effet rapidement que les équipes roumaines d’Ubisoft ont privilégié l’accessibilité au détriment du réalisme. Mission parfaitement accomplie : la prise en main est immédiate, et vous enchaînerez les loopings au bout de quelques secondes, sans aucun souci des G encaissés par votre pauvre pendant virtuel. Petite concession aux puristes et aux amateurs de challenges, l’assistance au pilotage peut être désactivée. En mode normal, vous dirigez votre avion en vue de derrière (ou en caméra embarquée) et les contrôles de la bête restent standards. Lorsque vous tentez d’attaquer une cible ou d’échapper à un missile à tête chercheuse, un guide de vol, l’ERS, peut être initié et apparaît alors à l’écran sous forme d’un tunnel lumineux vous menant directement vers votre cible  (ou vers le salut si vous êtes pris en chasse). En coupant, d’une double pression sur une des gâchettes, l’assistance, la caméra bascule en vue objective de profil. Une perspective plus spectaculaire, mais également bien moins pratique, qui vous autorise toutefois à procéder à un exercice assez distrayant : le décrochage. En coupant les gaz, votre avion va tomber comme une pierre vers le sol, ce qui lui permettra d’échapper en un instant à ses poursuivants. Tout le plaisir de cette manœuvre consiste à reprendre le contrôle de la machine et à relancer le moteur avant de toucher le plancher des vaches. En vérité, l’utilisation de ce mode ne présente un semblant d’intérêt qu’en multi, où vous affronterez des pilotes aguerris et devrez parfois feindre la chute pour survivre. Mais pour toutes les manœuvres d’attaque, la vue classique doit être privilégiée et il est quasiment impossible de s’en sortir en n’utilisant que cette perspective transversale, sauf peut-être en solo. Relativement pénible, la campagne n’offre en effet pas grand challenge, et il vous faudra moins de huit heures pour boucler les dix-neuf missions. Le déblocage des avions dépend néanmoins de votre niveau d’expérience, celui-ci progressant à mesure que vous éliminez des cibles et que vous menez à bien les défis secondaires (voler à plus de mach 2 pendant une heure ; reprendre le contrôle à moins de 30 m du sol après un décrochage ; etc.). Pour tout déverrouiller, il vous faudra donc jouer longtemps… si vous en avez le courage. Car bien que très jouable et pas forcément désagréable, Tom Clancy's HAWX n’est pas le genre de produit que l’on relance indéfiniment, à moins d’être un grand sociable passionné d’exploration céleste. Si les modes multis sont plutôt bien pensés, les missions libres manquent cruellement de rythme et les objectifs varient peu. La réalisation laisse également à désirer. De loin, la technologie de GeoEye (les textures au sol ont été composées à partir de clichés fournies par cette société spécialisée dans l’imagerie satellitaire) est du plus bel effet, mais une fois redescendu sur terre, difficile de ne pas voir combien la résolution est grossière. Pour ne rien arranger, des éléments en 3D brute ont été collés sur ces photos d’altitude. Arbres rachitiques, immeubles non-texturés, le rase motte est un exercice dangereux pour les pupilles. Mais si vous avez toujours rêver de faire n’importe quoi avec un F-117, le bombardier furtif américain, ce petit jeu d’arcade sans prétention vous contentera peut-être…





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Florian Viel

le vendredi 6 mars 2009, 17:50




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