Test également disponible sur : GameCube

Test Tales of Symphonia sur GameCube

Test Tales of Symphonia
La Note
note Tales of Symphonia 15 20
 

Les plus
  • Des graphismes de qualité
  • Un système de combat dynamique
  • Une durée de vie sans limite
Les moins
  • Trop facile
  • Une bande son médiocre
  • Des donjons trop petits


Le Test

Sorti il y a maintenant plus d’un an au Japon, Tales of Symphonia débarque cette semaine sur le Vieux Continent. Autant vous dire que ce RPG est attendu comme le messie par les aficionados du GameCube. L’occasion pour nous de vous livrer dès aujourd’hui notre verdict sur ce titre qui aura fait beaucoup parler de lui ces derniers mois.


En quittant le navire de Nintendo pour embarquer dans le yacht de luxe de Sony et de sa PlayStation en 1997, Squaresoft - devenu depuis Square Enix - savait sans doute qu'il porterait par la même occasion un coup fatal au genre du RPG sur les consoles de Kyoto. Car même si Enix a longtemps tenu la dragée haute à son rival de toujours avec, entre autres, des franchises telles que Dragon Quest et Star Ocean qui se sont vendues comme des petits pains sur Super Nintendo, force est de constater que la plupart des blockbusters de la 16 bits provenaient des usines de Tokyo. Depuis l’arrivée de la Nintendo 64 dans nos chaumières, aucun titre du calibre d’un Final Fantasy, d’un Secret of Mana ou bien encore d’un Chrono Trigger n’a pu être développé sur la machine. Tout en évitant d’avouer que le divorce avec Squaresoft leur avait été grandement préjudiciable, les pairs de Shigeru Miyamoto se sont souvent servis de la programmation difficile de la bête comme mot d’excuse pour expliquer l’absence quasi totale de RPG potables dans l’ère 64 bits de la frise chronologique nintendoïenne. Après une période aride en HP, MP et autres abréviations utilisées dans les role playing games, le GameCube semble réussir là où sa grande sœur a lamentablement échoué. Certes, Final Fantasy : Crystal Chronicles n’est pas un véritable RPG. Certes, Skies of Arcadia Legends est plus une adaptation d’un titre Dreamcast qu’une réelle nouveauté. Namco apporte donc du sang neuf aux nintendophiles via son Tales of Symphonia qui s’annonce prometteur. Avec l’expérience acquise à travers les autres numéros de la série, le propriétaire de Tekken et Soul Calibur a de quoi se faire une place au chaud auprès du Gekko.

 

Une trame scénaristique riche

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Tales of Symphonia plonge le joueur dans une aventure épique qui frôle gentiment les 80 heures de jeu sur l’ensemble des deux disques optiques. A la rédaction de JeuxActu, il nous a fallu pas moins de 37 heures de pur squattage pour venir à bout de la première galette numérique. Une performance qui n’a rien d’extraordinaire, mais qui montre bien que le jeu ne se balaie pas d’un revers de manette en se grattant les fesses. La légende de Tales of Symphonia raconte l’histoire d’un arbre qui fut la source même du mana dans lequel baigna Sylvarant, un monde imaginaire jusqu’alors pacifique. Une guerre mit fin à l’existence de ce végétal aux vertus magiques, ce qui obligea le sacrifice d’un héros afin de ne pas troubler la paix instaurée. Apparut alors dans le ciel une déesse, répondant au doux nom de Martel, qui dit aux anges qu’à chaque nouveau cycle de vie, elle devra désormais être régénérée sous peine de voir le monde sombrer à nouveau dans la violence. Une régénération faîte par un Elu qui, après avoir ouvert un nombre précis de seals à travers différentes régions grâce à des prières bien copieuses, deviendra à son tour un ange. Il devra par la suite se rendre à la Salvation Tower pour régénérer la déesse Martel au prix de sa vie terrestre. Plusieurs Chosen vont ainsi se succéder afin de pérenniser la prospérité dans le monde. Comme si cela ne suffisait pas, le destin de Sylvarant est étroitement lié à celui de Tethe’alla, un autre monde-miroir qui se nourrit des malheurs de son frère jumeau. La richesse de l’un entraîne obligatoirement le déclin de l’autre. Vous vous en doutez bien, les protagonistes vont, au cours de leur quête, devoir trouver un moyen de sauver ces deux univers siamois. Tout au long de la partie, Tales of Symphonia distille de façon miyamotoïenne les éléments qui nous renseignent petit à petit sur la situation dans laquelle on évolue. Car il est vrai que le fil d’Ariane n’est pas si évident à suivre que cela, même si l’on comprend bien qu’une fois de plus on va devoir endosser le rôle du sauveur de service. Pour s’y retrouver, l’option Synopsis permet d’avoir une vue d’ensemble des étapes accomplies (affichées en blanc), et de celles qu’il reste à faire (affichées en jaune). Une excellente initiative de la part de Namco qui offre une liberté d’action jouissive, puisque l’on peut mordre le jeu par n’importe quel bout.

 

Cependant, le défaut du scénario de Tales of Symphonia est de ne pas avoir ce pouvoir d’immersion qui permet de captiver le gamer dès les premières minutes du jeu. Ce n’est qu’au bout de quelques heures que l’on commence à se sentir concerné par les événements qui se succèdent à l’écran ; ce qui est particulièrement dommage parce que le storyline tricoté par les auteurs est loin d’être ennuyant. Il réserve même son lot de surprises avec des trahisons, des réconciliations, des peines et des joies qui, il faut l’avouer, déroutent autant qu’une virgule magique de Ronaldinho. Le casting du jeu propose des personnalités qui s’affirment au fur et à mesure que l’on avance dans la quête. Même si, en théorie, il n’est pas le héros qui doit sauver le monde de la décadence, Lloyd Irving peut, à juste titre, être considéré comme la pièce maîtresse du jeu. Hésitant au départ, cet expert de la lame aiguisée se révèle par la suite être un véritable leader lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes. Il est certain qu’il a un faible pour son amie Colette Brunel, l’Elue de Tales of Symphonia, qui a la fâcheuse tendance de s’excuser pour un rien, même lorsque sa responsabilité n’est pas engagée. Son physique de petite fille cache un véritable mental d’acier justifiant à lui seul le statut de Chosen de la jeune demoiselle. Genis Sage, apprenti magicien par excellence, est le meilleur ami de Lloyd. Alors que son compère n’est pas un fanatique de l’école, ce petit génie aime passer la plupart de son temps à s’instruire sur le monde qui l’entoure. Il est à l’image de sa sœur Raine Sage, qui  n’hésite pas à s’extasier devant des monuments anciens et des technologies inconnues élaborées par ses propres ennemis. Colette, Lloyd, Genis et Raine, tous originaires du village Iselia, constituent le noyau dur de Tales of Symphonia. D’autres personnages viennent se greffer progressivement autour de cette joyeuse bande. Nous pourrions citer Kratos Aurion qui donne en permanence des conseils à Lloyd sur sa façon de combattre ; ce qui a le don d’agacer ce dernier. Il y a également Zelos Wilder, l’Elu du royaume de Tethe’alla, qui fait étrangement penser à Ludovic Bechtold. En effet, c’est le genre de gars qui court après toutes les jeunes femmes mais qui n’en séduit aucune ! Sheena Fujibayashi est, quant à elle, la ninja qui est chargée de… Nous n’allons tout de même pas vous dévoiler tous les petits secrets du jeu, non ? Excepté le célébrissime Golden Sun qui a cassé des reins sur Game Boy Advance, cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas vu un RPG proposer un scénario aussi profond sur une console Nintendo. Enfin !

 

Ca cartoon !

 

Nombreux sont ceux qui ne croyaient pas au potentiel graphique de Tales of Symphonia lorsque les premières images du jeu ont été diffusées sur la toile. Sans exagérer la situation, nous nous demandions pourquoi Namco avait choisi de développer un jeu de cette « qualité » sur une 128 bits tel que le GameCube, alors qu’une machine de l’ère précédente aurait certainement fait l’affaire. Car il n’a pas fallu attendre les consoles next-gen pour que le cel-shaded soit correctement maîtrisé. Il suffit de jeter un coup d’œil sur Jet Set Radio version Dreamcast pour s’en rendre compte. En fait, Tales of Symphonia est un parfait exemple de la théorie selon laquelle les screenshots sont trompeurs, aussi bien dans le bon que dans le mauvais sens du terme. Et ici, c’est du bon dont on parle. Il est vrai que la qualité des maps en 3D laisse à désirer, et que les petites bêtes qui se baladent à l’écran pour vous faire bobo ne sont pas très crédibles. Mais une fois ce choc visuel passé, et que l’on pénètre dans une ville ou dans un donjon, c’est l’émerveillement ! Namco a réussi à faire passer la franchise Tales de la 2D à la 3D sans provoquer d’hémorragie cérébrale irréversible. Cette délicieuse conversion est agréable à contempler, d’autant plus que les environnements ne sont pas avares en détails. Que ce soit le bois, les feuilles qui jonchent le sol, les grains de sable soulevés par le vent, ou les flocons de neige qui viennent mourir aux pieds des personnages, tout est magnifiquement réalisé. Certes, quelques donjons n’ont pas été aussi soignés que d’autres ; mais pas au point de tomber dans le bâclage de dernière minute.

 

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