Test également disponible sur : PSP

Test Tales of Eternia

Test Tales of Eternia
La Note
note Tales of Eternia 16 20

En tant que premier RPG de la PSP, Tales of Eternia représente une entrée en matière haut de gamme. Classique mais terriblement efficace, on ne peut lui reprocher qu’une seule chose : sa simplicité concerne aussi le côté émotionnel. Tales of Eternia est relativement léger d’un point de vue empathique avec son scénario et ses thèmes candides, et si le jeu est accrocheur, il ne vous décrochera que rarement des rires ou des larmes. Cependant, sa richesse générale n’a d’égale que sa qualité intrinsèque, et la PSP peut se targuer de commencer sa collection de RPG avec une valeur plus que sûre. Tout aventurier succombera.


Les plus
  • Réalisation haute en couleurs
  • Bande son de qualité
  • Combats frénétiques
  • Des tonnes de choses à faire
  • Classique mais efficace
  • Un RPG naturel qui va à l’essentiel
Les moins
  • Cinématiques FMV de mauvaise qualité
  • Mauvais jeu d’acteur
  • Pas très riche d’un point de vue émotionnel


Le Test

Initialement sorti en l’an 2000 sur PlayStation, Tales of Eternia est le troisième épisode de la grande série des Tales of, de Namco. Si la saga compte désormais plus de 10 ans d’existence et presque autant d’itérations à son actif, Tales of Eternia demeure brillant comme un sou neuf, et proche du récent Tales of Symphonia que les Européens ont pu découvrir sur GameCube. Alors que nous ne sommes pas certains de pouvoir en dire autant de Tales of Phantasia, le tout premier épisode de la saga qui nous arrivera d’ici peu sur Game Boy Advance.


Mine de rien, l’an 2000 commence à s’évanouir loin derrière nous. Cette année si symbolique, signe de modernité, de voitures volantes et de jeux vidéo holographiques, est déjà une ère relativement bien dépassée d’un point de vue technique. Pourtant Tales of Eternia ne souffre pas vraiment de ces stigmates du passé, pour la bonne raison que le troisième opus des Tales of se savoure encore en deux dimensions. L’autre bonne nouvelle, c’est que malgré son statut de portage, Tales of Eternia est tout ce qu’il y a de plus inédit sur notre vieux continent. Que diriez-vous de faire vivre une grande aventure à votre PSP ?

 

You bet !

 

Le voici enfin le tout premier RPG de la PSP, et pour son baptême, la console portable de Sony joue la sécurité. Les Tales of jouissent en effet d’une certaine homogénéité qualitative, et Eternia n’est pas le plus mauvais d’entres eux, loin de là ! Cette norme de qualité passe par un certain classicisme et impose un système fort similaire d’un opus à un autre. A commencer par un système de combat conçu de telle façon que le joueur n’est toujours pas lassé après 1000 batailles ! Ce système, commun à tous les Tales of, et nommé Linear Motion Battle System, s’effectue ainsi sur un axe horizontal unique. Si vos ennemis sont invisibles et rendent les rencontres aussi aléatoires que dans un Final Fantasy, toute la partie contemplative propre au tour par tour et qui, c’est tellement dommage, rebute souvent les néophytes du genre, n’existe pas dans un Tales of. A l’instar d’un jeu d’action,  le joueur dirige son personnage en temps réel pour frapper, courir sauter et effectuer toutes les commandes nécessaires au plus complet des jeux de rôles, le tout dans une dynamique de combat dont la frénésie exponentielle n’est pas sans évoquer le merveilleux Star Ocean : The Second Story. Mais plus simplement, si vous avez déjà joué à Tales of Symphonia vous saurez exactement à quoi vous en tenir. Dans le rôle de Reid, le jeune héros boulimique à la chevelure brûlante, le joueur peut se protéger, effectuer à volonté l’enchaînement classique des trois coups de lame, mais surtout, ô bonheur, acquérir sans cesse un nombre impressionnant de compétences spéciales de plus en plus spectaculaires.

 

Là encore, les mouvements de Reid n’ont rien à envier à ceux que Lloyd exécutaient dans un Tales of Symphonia, malgré les années qui séparent les deux titres. Du Sonic Blade, petite vague déferlante, jusqu’à l’Omega Demon Chaos, succession imparable de huits coups verticaux et sagittaux, Reid vous procurera de plus en plus de bonheur. Et pendant que notre héros parfait son sens du bourrinage, les autres personnages de votre équipe acquièrent également tout ce qui est nécessaire pour rendre les combats de plus en plus dynamiques et magnifiques. Dynamiques, car quand votre équipe se donne le mot et qu’un boss à le malheur de se retrouver coincé les sorts pleuvent sans discontinuer, et magnifiques parce que les effets pyrotechniques des explosions, les fracas de stalagmites gelés, les éclairs qui s’abattent comme des lames ensorcelées, ou encore la terre qui s’ouvre et se déchire en pieux assassins sont autant de manifestations sublimes et épileptiques de vos pouvoirs. Farah et Keele sont les deux amis d’enfance de Reid, la jeune experte en Arts Martiaux, qui dispose également du rôle d’infirmière, saura faire des ravages au corps à corps, tandis que l’érudit du groupe utilisera toutes sortes de sorts à l’aide de la puissance des Craymels, sortes de génies élémentaires. Il existe une seconde magicienne, et c’est celle grâce à qui l’aventure de Tales of Eternia débute. Meredy, jeune fille à la peau sombre venue d’ailleurs, vous tombe littéralement du ciel dès le début de l’histoire, sans que vous puissiez communiquer avec elle. Prémice délicat d’une escapade qui vous amènera à dépasser les frontières du monde d’Inferia pour renouer le contact perdu depuis plus de 2000 ans avec celui de Celestia.

 

Baiba !

 

Etrangère tombée du ciel ? Deux mondes ? Génies élémentaires ? Je vous le disais, nous sommes face à un bon vieux Tales of classique en diable. Classique ne veut cependant pas dire périmé, surtout quand l’excellent écran de la PSP nous renvoi un jeu à l’esthétique délicieusement chaleureuse et coloré avec talent. Tout old-school qu’il puisse paraître face aux canons actuels, Tales of Eternia est beau, superbe même. La partie sonore est assurée par le célèbre rock progressif de Motoi Sakuraba accompagné de Shinji Tamura. On peut toutefois regretter deux choses. La première est que les partitions de Tales of Eternia sont loin d’égaler la majesté de celles de Star Ocean : The Second Story, sorti peu de temps avant. C’est en général ce qu’il se passe avec Sakuraba : un coup oui, un coup non. Pas de panique pour autant, Tales of Eternia assure suffisamment pour ne pas laisser de mauvais souvenirs à vos esgourdes. L’autre regret concerne cette fois le jeu d’acteur légèrement à l’ouest de nos amis les comédiens Américains. Même le pauvre anonyme chargé de couiner les "Kweekie, Kweekie" de l’animal de compagnie exotique de Meredy n’y croit pas une seule seconde. Conserver les voix japonaise, comme l’a fait Sony Computer Entertainment avec Key of Heaven, c’est pourtant quelque chose de possible, compte tenu de la capacité de stockage d’un UMD, à bon entendeur. Au final, tout comme dans Symphonia, l’autre Tales of à avoir atteint nos terres, les cris et les noms d’attaques ou de sorts magiques se succèdent avec plus ou moins de bonne volonté pour un résultat somme toute plaisant.

 

Et pourtant, les choses commençaient assez mal d’un point de vue ergonomique, et autant dire qu’on ne s’y attendait pas. Mais le fait est que cette satanée croix de direction est une fois de plus incapable de gérer correctement les diagonales lors des phases de déplacements, et manque de bol celle-ci est indispensable pour jouer correctement lors des combats ! Ce qui signifie que le jeu oblige à permuter entre la croix et le stick selon que l’on se trouve dans une phase de déplacement ou dans un combat. Ca n’a l’air de rien, mais c’est un réflexe guère instinctif auquel il faudra concéder un peu de temps avant d’en oublier la contrainte. Quant au reste de l’ergonomie en revanche, c’est rien que du bonheur, avec des sauvegardes permanentes pour couper sa session de jeu à n’importe quel moment, et des donjons pour la plupart assez courts. C’est donc à l’aide de la croix directionnelle que vous pourrez également naviguer dans les menus de combat afin de prendre les devants en cas de danger. En effet, si l’I.A ne s’avère pas assez réactive à votre goût, une simple pression sur triangle fera apparaître le menu tout en stoppant le cours de l’action, permettant de choisir un sort, objet ou équipement à son aise. Pour éviter trop de coupures inutiles et bourriner bien tranquillement avec Reid, le soft propose une personnalisation importante et précise des paramètres comportementaux de vos camarades. Par exemple, c’est à vous de décider si vos mages doivent utiliser un sort de soin lorsqu’une jauge de HP descend en dessous de 75%, 50% ou plutôt de 25%. L’I.A se modèle donc suffisamment pour éviter trop de déconvenues.

 

Tales of Eternia est un jeu qui va à l’essentiel, et qui ne s’embarrasse que très peu de parlotte inutile. La linéarité de sa première partie est cependant trompeuse, surtout que si le titre de Namco est déjà suffisamment consistant dans sa quête principale, la seconde partie de l’aventure révèle des centaines de lieux cachés, de donjons secrets, de mini-jeux, de Craymels optionnels, et autres recettes de cuisines à découvrir, le tout sur terre, dans les fonds-marins et enfin dans les airs, au sein des deux mondes qui composent le bel univers d’Eternia. Un univers qui, comme de coutume avec Ubisoft, ne s’offrira pleinement à vous que si vous avez un minimum retenu vos leçons d’Anglais.




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Steeve Mambrucchi

le vendredi 24 février 2006, 10:27




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