Test également disponible sur : PC - X360 - PS3

Test Syndicate sur PC

Test Syndicate
La Note
note Syndicate 13 20
Le titre de Starbreeze ne retient de Syndicate que son nom. Alors que les puristes, fans de l'opus original crieront au scandale face au manque de stratégie pure, les passionnés de FPS nerveux trouveront un jeu au gameplay carré et présentant quelques idées originales, à l'image du système Dart où de son univers cyberpunk si lumineux. Malgré tout, Syndicate n'est pas exempt de défauts et les plus pointilleux souligneront son manque de diversité dans les phases de jeu ou bien encore sa durée de vie faiblarde. Ces derniers peuvent tout de même se tourner vers le coop’ en ligne pour rallonger légèrement le plaisir en s'adonnant aux joies du piratage.
Retrouvez plus bas la suite de notre test de Syndicate

Les plus
  • Le système Dart
  • L'univers Cyberpunk lumineux
  • L'action omniprésente
  • Maniabilité carrée
Les moins
  • Durée de vie faible
  • Phases de jeu répétitive
  • Le piratage sous exploité en général
  • Vous avez dit "Scénario" ?


Le Test

Au début des années 90, Bullfrog Entertainment développait Syndicate sur PC. Dirigé par Peter Molyneux, le titre, mêlant action et stratégie en temps réel, reçut un succès critique. Il n'en fallait pas moins à Electronic Arts pour sortir un reboot, avec aux commandes, le studio Starbreeze. Le jeu délaisse pourtant l'habit tactique du premier opus pour aborder l'action pure. Un changement manquant cruellement de diversité mais qui ravira assurément l'adepte des FPS classiques. Explications dans notre test.


SyndicateCommençons par une petite rétrospective. Dans le titre original, vous étiez à la tête d'une organisation criminelle, régit comme une véritable entreprise. Votre rôle : devenir le leader des "syndicats du crime" en menant ses cyborgs vers la victoire. Cela passait donc par l'amélioration de robots humanoïdes pour réaliser toute une série de tâches tactiques tels que l'espionnage industriel, l'assassinat, ou bien encore le sabotage. Et bien, oubliez tout cela puisque son remake, tout comme le tournant pris par la série Fallout, place l'action au premier plan. Ainsi, vous vous réveillez dans la peau de l'agent Miles Kilo, jeune homme doté d'une puce Dart, dispositif porté par les mercenaires en 2069, décuplant les capacités physiques de son porteur et le dotant de plusieurs capacités de piratage. Alors que les premières missions assignées par Eurocorp, la compagnie qui vous emploie, vous demandent d'investir le camp des entreprises ennemies, au fur et à mesure de la progression, vous dévoilerez des éléments remettant en question la raison même de votre existence. Autant faire clair, le scénario de Syndicate n'est pas le fer de lance du titre. Les interventions sont prévisibles, les doublages sont loin d'être synchrones et pas nécessairement pertinents. Qui plus est, la motion capture réalisée sur l'actrice Rosario Dawson ou l'acteur Brian Fox est assez approximative et ne rend pas la trame forcément plus attrayante. Sans compter des holoplaques récupérées dans les niveaux, censés apportés des précisions sur l'univers de Syndicate et au final anecdotique.

 

Le kilo de trop

 

SyndicateA contrario, les environnements modélisés se prêtent bien volontiers à l'univers futuriste et cyberpunk du titre. Le level-design n'atteint pas des sommets, à l'image de plusieurs textures baveuses et d'un clipping prononcé. Mais que ce soit à New York, à Los Angeles, ou sur une plateforme au milieu de l'Atlantique, les effets de lumière tape-à-l'œil sont nombreux. Avec surprise donc, le rendu final est appréciable avec ses grands buildings futuristes en tâche de fond, ses enseignes néons qui transpercent la brume de pollution, ou bien encore ces décors intérieurs propres comme un sou neuf et constitués essentiellement de grandes baies vitrées. On regrette malgré tout le peu d'originalité et le côté trop exigüe de certains lieux qui rendent les déplacements un peu compliqués voir brouillons, principalement lorsque l'action est omniprésente. Et qui dit FPS, dit gameplay des plus nerveux. Le joueur a donc à sa disposition une sélection d'armes destructrices qu'il récupère sur ses ennemis anéantis. A cela s'ajoute la possibilité de foncer sur ses ennemis et de réaliser à l'aide d'une pression du stick directionnel droit, une prise mortelle sur les ennemis génériques. Une fonction simple à placer, terriblement efficace et plutôt bien mise en scène, bien qu'en abuser extrait l'once d'intérêt d'une telle attaque. Parfait donc entre deux rechargements quand un adversaire décide de vous accoster. En général, les joueurs PC arboreront plus facilement les phases de tir, même si le jeu à la manette s'avère être aussi intuitive. Et pour faciliter ces passages, le jeu introduit le système Dart. Comme nous le disions, ce dernier confère à Miles Kilo plusieurs dons à commencer par l'interface Dart.

 

Dart à gnons

 

SyndicateEnclenché, ce mode (activable pendant une courte période de temps) permet de ralentir le temps et surtout de détecter les ennemis dissimulés et de prévoir leurs déplacements. Ce système possède également quelques atouts tactiques, notamment lors d'affrontements contre des opposants également dotés de pouvoirs particuliers. Ce dernier est plutôt simple à mettre en pratique et l'avoir associé habilement à une barre de recharge permet d'empêcher les abus. Par ailleurs, les capacités de notre héros ne s'arrêtent pas là puisqu'il est également capable, une fois les fonctions débloquées, de pirater divers éléments de l'environnement (tourelles, ordinateurs, interrupteurs, plates-formes) pour se déplacer vers des zones inaccessibles, le plus souvent en résolvant quelques énigmes pas bien compliquées. Malheureusement, celles-ci sont peu représentatives du gameplay général et l'on aurait aimé que le piratage soit davantage mis en avant, principalement hors affrontements. En effet, le Dart facilite avant tout les combats en nous donnant la possibilité de pirater les boucliers ennemis mais également les adversaires pourvus de biopuces. Envie de forcer vos opposants à se suicider, à attaquer ses amis, ou bien encore de leur asséner des dégâts supplémentaires, le Dart peut le faire. A cela s'ajoute un système d'amélioration basé sur la récupération de points, de quoi perfectionner les capacités de son avatar. Mais si les capacités du Dart apparaissent assez originales, le peu d'action existant et applicables aux ennemis, trois seulement, ne suffisent pas à diversifier les phases de jeu, d'où une légère sensation de répétitivité. En somme, couplé à une durée de vie faiblarde d'une petite dizaine d'heures en mode de difficulté élevée, Syndicate s'en tire finalement grâce à ses quelques idées sympathiques et un mode coopératif réalisable en ligne.


 




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