Test également disponible sur : Xbox - PlayStation 2

Test Spy Vs. Spy

Test Spy Vs. Spy
La Note
note Spy Vs. Spy 6 20
 

Les plus
  • Relative exhaustivit
Les moins
  • Intérêt très limité
  • Ultra linéaire
  • Gameplay bancal
  • Se termine en quelques coups de manivelle


Le Test

Ancienne figure du jeu vidéo, Spy Vs. Spy sévit depuis une quarantaine d’année dans les colonnes du fameux magazine MAD. Malgré la mort de l’auteur de la série en 1998, le parc de fans de la première heure est assez important pour justifier la sortie d’un jeu vidéo éponyme. Et après une incursion plutôt réussie sur NES, voici nos deux espions de retour sur PS2 et Xbox.


Spy Vs. Spy met en scène deux espions qui se détestent et qui cherchent à se nuire par tous les moyens qu'ils ont en leur possession. L’un est tout de blanc vêtu tandis que son détracteur préfère le noir. Un peu comme le ying et le yang, ces deux côtés sont à la fois contradictoires mais tout aussi complémentaires. Mais quel dommage que le titre ne respecte que la seconde moitié de cette règle : Spy Vs. Spy est une daube que seuls les plus masochistes pourront apprécier.  

 

L’espion qui m’attirait

 

Premier jeu en écran splitté, le jeu original avait en quelque sorte révolutionner les parties multijoueur des jeux vidéo. Quant à ce nouveau cru, il se contentera de rejoindre directement notre poubelle. Changeant clairement d’orientation, Spy Vs. Spy privilégie plus l’action et la plate-forme au détriment de la réflexion. S’il s’agit toujours de piéger son adversaire en disséminant des bombes et autres objets loufoques un peu partout, vos neurones ne seront absolument pas mis à l’épreuve durant toute la progression de l’aventure, puisque toutes les opérations à effectuer sont indiquées au préalable. C’est là que l’on touche au premier gros défaut du titre. Que l’on parle des différents environnements du jeu ou encore des possibilités plus que restreintes d’interactions avec le décor, Spy Vs. Spy confine en effet le joueur dans une grande linéarité. Il se permet quelque fois une petite entorse à ses principes en nous laissant "légèrement" plus libre, mais prend tout de même soin de nous laisser dans le flou avec des objectifs à accomplir qui sont loin d’être clairs voire totalement incompréhensibles. La difficulté est vraiment mal dosée, si bien que l’on passe d’un extrême à l’autre, c'est-à-dire d’un passage d’une facilité affligeante à une situation un peu plus délicate. Quant aux combats, ils manquent clairement de dynamisme. Peut-être la faute à une intelligence artificielle dépassée, la mollesse générale des différentes actions, une caméra un peu capricieuse ou encore la démarche de kéké de votre personnage. Qui sait…

 

Attrape-moi si tu peux

 

Vous pourrez choisir dès le départ si vous préférez incarner l’espion qui lave plus blanc que blanc ou son confrère qui penche plus vers le côté obscur. Quoi qu’il en soit, l’aventure reste identique en tous points. On aurait aimé au moins avoir quelques variantes mais évitons d’en demander trop aux développeurs. Si l’objectif est bien sûr de faire sa fête à son ennemi juré, il faudra avant tout déjouer les plans d’un mystérieux général qui s’est mis en tête de conquérir le monde. Rien que ça ! Il faudra donc parcourir huit petits niveaux qui revisitent tous un thème bien en particulier comme les maisons hantées, une fête foraine, une plate-forme pétrolière ou encore la zone 51. Bien qu’un boss sanctionne votre réussite à la fin de chacun de ces derniers, ils ont tous la particularité de se boucler rapidement. Et si vous pourrez trouver ici et là quelques mini-jeux de mémoire ou de réflexe, ceux-ci ne font malheureusement que renforcer le manque d’attrait global du titre. Moderne, un autre mode de jeu, nécessite de rechercher un objet et de le ramener à sa base en compétition avec plusieurs espions. Le mode Classique en est une légère variante puisqu’il repose sur le même principe si ce n’est que vous n’avez qu’un unique opposant et que le temps est limité. Les plus téméraires ou inconscients poursuivront l’expérience à deux joueurs simultanément ou bien en ligne. Et si vous y trouverez plusieurs modes de jeu supplémentaires, leur intérêt tout aussi nul que le reste aura probablement raison de vous d’autant plus que le nombre de joueurs connectés en ligne frôle le zéro absolu. Pour en finir, avouons que si la réalisation du titre semble respecter l’esprit de la bande dessinée avec une profusion d’onomatopées, elle entre en concurrence directe avec les jeux bas de gamme de la PSone.

 

Gameplay bancal, linéaire, durée de vie faiblarde et terriblement laid, Spy Vs. Spy se distingue surtout par le manque certain d’intérêt qu’il inspire du début jusqu’à la fin. Une belle daube !




Réagir à cet article Réagir à cet article
Frédéric Pedro

le lundi 30 mai 2005, 18:30




Autres articles

Spy Vs. Spy - Cheat Codes : Entrez les codes suivants dans le Menu Password du jeu. 4 | 20/11/2006, 13:13
Spy Vs. Spy - Cheat Codes : Faites les manipulations suivantes en mettant le jeu sur Pause. 20/11/2006, 13:11

Des images de Spy vs. Spy 22/03/2005, 10:40