Test également disponible sur : PC

Test QUAKE 4

Test QUAKE 4
La Note
note QUAKE 4 15 20
 

Les plus
  • Ambiance prenante
  • Boss et ennemis réussis
  • Multi de Quake 3
Les moins
  • Rien de bien nouveau
  • Missions embarquées sans intérêt
  • Multi de Quake 3


Le Test

Après le second avènement d’Half-Life et le troisième voyage dans l’univers de Doom, c’est donc au tour de QUAKE de clore la série des retours des FPS mythiques, en attendant l’improbable Duke Nukem Forever. Le résultat est-il à la hauteur de ce que l’on attendait ? Encore faut-il définir ce que l’on attendait…


Alors que la série n’est pas vraiment connue pour la profondeur de ses scénarios, l’évocation de QUAKE fait resurgir instantanément tout un tas de souvenirs. Le premier, avec la musique ciselée de Nine Inch Nails, la violence du fusil à pompe, le bruit des grenades qui rebondissent à terre, le second avec la lutte face au Makron, le troisième et son multi où avant de croiser des joueurs allemands ou scandinaves, je croyais avoir un bon niveau. Bref, chaque épisode a marqué durablement les esprits et le principal reproche imputable à QUAKE 4 est qu’il lui manque ce je-ne-sais-quoi qui fait qu’on s’en souviendra encore dans plusieurs années.

 

Rengagez-vous

 

Souvenez-vous, à la fin de QUAKE 2, vous détruisiez le Big Gun qui menaçait l’humanité et mettiez fin aux jours du Makron, le leader des Stroggs. Ces derniers n’étant pas du genre à abandonner facilement la lutte, ils se sont mis en tête de construire un nouveau Makron, ce qui va offrir à Matthew Kane, le héros que vous incarnez, un aller simple pour Stroggos, planète mère de nos chers ennemis. D’emblée, les références cinématographiques s’imposent comme des incunables du genre, depuis Starship Troopers pour le débarquement jusqu’à Aliens pour l’ambiance qui va accompagner votre voyage. Tout comme dans le film de James Cameron, vous allez d’ailleurs, dans un premier temps, évoluer au sein d’une escouade. Ne vous attendez pas toutefois à des possibilités d’interaction évoluées avec vos compagnons, vous pourrez simplement demander au médecin de vous soigner et au technicien de réparer votre armure, simplement en cliquant sur leurs personnages. Ils interviendront parfois automatiquement et des scripts lanceront des améliorations automatiques de vos armes. Script, le mot est lâché. En effet, QUAKE 4 est un jeu où l’action se déroule de manière très scriptée, les événements se déclenchant de la manière dont les concepteurs du jeu l’ont voulue. Certes, l’effet est parfois éventé avec des apparitions prévisibles mais en règle générale, cela donne au jeu un rythme et une ambiance réussis. N’en déplaise aux ayatollahs du FPS accrochés à des principes ridicules, j’estime que la mise en scène de l’action apporte une vraie densité à ce genre et permet de séduire toujours plus de joueurs. Lorgnant sur le succès de Call of Duty, QUAKE 4 est un jeu relativement abordable et suffisamment spectaculaire pour attirer un large public. L’équilibre entre les positions de spectateur et d’acteur restant finalement toujours juste, le jeu réussit sa mission première qui est, rappelons-le une fois encore, de distraire… Dans cette volonté de s’adresser donc à un public large, vous allez être guidé dans vos missions aux parcours linéaires. Chaque objectif assigné sera illustré d’une petite vignette alors qu’il sera impossible de se perdre sur les trajets pour les remplir. En gros, tout comme dans Halo 2, seules les portes ceintes d’une lumière verte seront empruntables alors que le rouge indiquera un passage clos. C’est simple, voire simpliste mais pas si gênant que cela à l’utilisation.

 

Basic Troopers

 

Cette longue digression sur la volonté d’élargir ne doit pas nous éloigner du cœur du jeu : l’action. Armé de vos armes de base, blaster, mitrailleuse puis fusil à pompe, vous allez vite avoir en mains un bien bel arsenal portant le total à une dizaine. Vous y retrouverez des grands classiques de la série avec les inévitables lance-grenades, lance-clous, lance-roquettes, fusil sniper (le rail gun) ainsi que le très puissant mais également très lent fusil à antimatière. A la différence de son cousin Doom 3, il sera possible d’utiliser une torche simultanément avec deux de vos armes : le blaster et la mitrailleuse. QUAKE 4 jouant un peu moins la carte de la peur du noir, cela n’est finalement qu’un détail. Par contre, on aurait aimé la possibilité d’avoir une véritable seconde utilisation pour les armes, le zoom étant simplement disponibles sur certaines d’entre elles ainsi qu’un ciblage automatique. De la même manière, les grenades à main sont toujours absentes, seul le lance-grenades permettant de s’amuser avec ces projectiles. Les couloirs de QUAKE 4 étant relativement bien approvisionnés en munitions de toute sorte, vous ne devriez pas tomber en rade. Là encore, QUAKE 4 ne mise pas sur la peur et la mise en danger par une pénurie de munitions mais davantage sur l’action violente. Outre les passages en intérieur, vous allez pouvoir également parfois respirer l’air frais et agréable de Stroggos. Bien souvent cela se sera au cours de missions ‘embarquées’ d’un intérêt assez limité. En effet, le gameplay de base d’un FPS étant fondé sur le duo bien viser / éviter les tirs adverses, quelle est l’utilité d’arpenter un terrain de bataille en sachant qu’on ne se consacrera qu’à l’une de ces deux activités du fait de la lenteur de votre véhicule (cas du mécha) ou d’une trajectoire que vous ne contrôlez pas (cas du vaisseau). Bref, comme dans 95% des missions de ce type, on ne fait que laisser le doigt appuyé sur le clic de gauche en tirant sur tout ce qui bouge. Heureusement, la majeure partie des niveaux se fait à pieds, face à des ennemis plutôt bien réalisés. Si les Stroggs de base ne constituent pas une opposition difficile, ceux armés de boucliers, les araignées mécaniques géantes ou les combattantes fantômes pouvant se téléporter sont bien plus ardus à combattre. Rien de bien insurpassable toutefois, le jeu solo se finissant relativement vite, 9 heures tout au plus.

 

Doom 4 ?

 

Bien évidemment, la comparaison entre Doom 3 et QUAKE 4 semble inévitable d’un point de vue technique, les deux jeux étant bâtis sur le même moteur. Toutefois, QUAKE 4 semble avoir bénéficié de quelques améliorations. Les textures sont, par exemple, plus fines et plus réussies alors que la modélisation des personnages tant NPC qu’ennemis est beaucoup plus aboutie. Le moteur est, par contre, toujours aussi gourmand en ressources, notre PC de test devant s’en tenir à un petit 800x600 pour que le jeu reste relativement fluide. Cela n’empêcha pas toutefois quelques gros ralentissements en cas d’ennemis et d’explosions en masse. Etrangement, cela ne fut pas du tout le cas en présence de décors parfois gigantesques. Pour le reste, les temps de chargement restent tout à fait acceptables, la faible longueur des niveaux y étant sans doute pour beaucoup. Si le chapitre technique est satisfaisant, il en est également de même pour le design sonore. Depuis le doublage réussi jusqu’aux différents petits détails participant à l’ambiance, aucun reproche n’est à adresser même si on aurait bien aimé un thème principal aussi accrocheur que le titre de Nine Inch Nails dans le jeu original.

 

Non, finalement, Arena 3.2 

 

La réputation des QUAKE s’étant en grande partie faite sur sa partie multijoueur, ce quatrième épisode était évidemment attendu de ce point de vue. Pas de surprises, comme annoncé, on y retrouve bien les composantes de Quake 3 Arena. Deathmatch, Team Deathmatch, Tournoi, CTF et CTF en Arène (CTF avec des bonus), soit autant de classiques du genre. Par contre, aucun élément de Quake 3 : Team Arena ne semble avoir été retenu. On se trouve donc face à certaines cartes que l’on connaît déjà dans des modes de jeux maints fois déjà vus. Certes, cela fonctionne toujours mais depuis Quake 3 Arena, de nombreux jeux ont apporté leur pierre à l’édifice du jeu en multi et on aurait pu avoir droit à autre chose qu’une simple mise à jour technique. Sachez toutefois que l'on retrouve certains éléments absents du mode solo, l'arme de base, par exemple, ayant un côté plus tranchant. Gageons que l’imposante communauté des modeurs sera à même de nous fournir de véritables nouveautés de ce point de vue. Là encore techniquement, tout semble rôdé puisque sur les nombreuses parties que j’ai pu disputer, aucun problème n’est apparu, seul mon honneur ayant véritablement souffert…

 

QUAKE 4 n’est pas indispensable, c’est une évidence. Il n’en reste pas moins un FPS agréable à jouer, avec une bonne ambiance et de nombreux passages réussis. Si la transformation du héros n’est finalement qu’un épiphénomène sans réelle incidence, le jeu n’est reste pas moins bien supérieur dans tous les domaines à Doom 3, sans que ce dernier soit toutefois une réelle référence du genre. Si vous aimez les FPS à ambiance et ne craignez pas d’être parfois spectateur, QUAKE 4 vous amusera. Il reste un bon jeu même si le prestige de son appellation aurait pu nous faire espérer bien mieux.




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Rodolphe Donain

le lundi 31 octobre 2005, 13:10




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