Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Pro Evolution Soccer 2008 sur PlayStation 2

Les Notes
note Pro Evolution Soccer 2008 17 20 note multi-utilisateurs Pro Evolution Soccer 2008 4 5

Pro Evolution Soccer 2008 dans sa version old gen’ a tout du jubilé de fin de carrière. Il épatera la galerie par sa finesse qui n’est plus à démontrer, et s’offrira le luxe d’amuser le public par son petit lot de surprises bienvenues. Avant –  certainement – de lancer pour de bon sa nouvelle carrière sur nos écrans plats, Pro Evolution Soccer s’offre une dernière sortie de gala que tous les amoureux du ballon rond se doivent de saluer. On lui reprochera toujours ces problèmes de licences ou d’habillage qui le place loin de son concurrent FIFA sur ce crénau, mais les joies du pad ne mentent pas, et le positionnent comme le jeu de foot de l’année.


Les plus
  • Gameplay toujours plus fin
  • Nouveaux modes intéressants
  • Animation irréprochable
Les moins
  • Un peu trop rapide
  • Aucune évolution graphique
  • Des licences qui jouent au yoyo
  • Mise à jour des effectifs incomplète
  • Commentaires désastreux
  • Cinématique d'intro hors-sujet
  • Les temps de chargement


Le Test

Mine de rien, Konami entame cet automne sa septième saison de football old gen’. Pour la première fois dans l’histoire du jeu vidéo, un éditeur est parvenu à imposer le temps de toute une génération sa simulation. Désormais paré de son étiquette de produit culturel le plus vendu sur le sol français, la saga Pro Evolution Soccer a de bonnes raisons pour débarquer la fleur au fusil à l’aube de cette saison qui s’annonce clairement comme une pré-retraite. Tel notre Zizou national en 2006, Pro Evolution Soccer 2008 impose une nouvelle fois sa carcasse fatiguée, et démontre avec une certaine nonchalance son incontestable supériorité.


Test réalisé à partir de la version PlayStation 2


 Gameplay footage Pro Evolution Soccer 2008 (PS2)

Une page du football vidéoludique est en train de se tourner. PES a beau avoir enchaîné les humiliations sur le rectangle vert, le temps est désormais venu pour lui de quitter son jardin d’enfant devenu  trop étroit, pour se lancer dans une conquête sur fond de 1080p. Mais avant d’aller dompter ces terrains encore hostiles, le kaiser du football vidéoludique s’offre un ultime tour d’honneur. A l’heure où Electronic Arts sue sang et eau pour rattraper la finesse d’un PES, Konami se permet d’effectuer un petit bond en arrière dans un domaine où il a encore beaucoup à apprendre. Cette version 2008 se signale malheureusement par la disparition pure et simple de deux licences mythiques de la Premiership : Arsenal et Manchester United. Bien que remplacé numériquement par les Spurs de Tottenham et les Magpies de Newcastle, on ne peut qu’être déçu de perdre l’habillage officiel de ces équipes extrêmement populaires. A cela s’ajoute une Bundesliga toujours cantonnée à la seule présence du Bayern de Munich, et c’est un championnat européen tout entier qui est ici  dépouillé. Toujours pas de Werder  Brême, ni de Stuttgart pour reconstituer la victoire de nos amis lyonnais. Heureusement, Konami a pu obtenir un certain nombre de nouvelles licences indépendamment de leur championnat respectif. On pense notamment à l’Internacional Porto Alegre victorieux de la Coupe du Monde des Clubs, ou à des équipes plus obscures comme les Suédois d’Helsingborgs IF - avec l’immense Henrik Larsson figurant dans l’effectif -, ou de l’IFK Göteborg qui, pour le coup, est composé uniquement d’illustres inconnus. Un effort aussi exotique qu’inutile de la part de Konami penseront certains. Bien sûr, des noms un peu plus ronflants viennent ou reviennent garnir la galette - FC Porto, Benfica Lisbonne, River Plate… - , mais le manque d’exhaustivité de ce Pro Evolution Soccer 2008 fait mal face à la concurrence.

Date de péremption : Août 2007
 
 

Comme le veut la coutume, les effectifs n’ont pas été parfaitement remis à jour, et c’est sans surprise que l’on retrouvera Lassana Diarra sur le banc de Chelsea - ou London FC plutôt -, Carlos Bueno et Christian Rodriguez au PSG, ou une équipe de France dépourvu des jeunes Nasri et Benzema. On notera malgré tout un nombre d’aberrations moindre que la saison précédente et, globalement, le temps passé dans le mode Modifier sera raccourci par rapport aux autres années. Konami nous prouve une nouvelle fois qu’à Tôkyô, la lecture de L’Equipe ne fait pas totalement partie des habitudes quotidiennes. En ce qui concerne les statistiques, pas de surprise, les développeurs ont bien manqué un train. C’est avec perplexité que les supporters de l’OM découvriront, par exemple, le jeune Ayew au poste de milieu défensif ! Les joueurs de Ligue 1 souffrent par ailleurs de cet éternel manque de reconnaissance ; et sans verser dans le chauvinisme, on peut être sûr que dès l’an prochain, les joueurs ayant mis les voiles cet été disposeront d’un physique gonflé aux stéroïdes et à la nandrolone, tandis que leur technique se sera affinée par la magie des millions d’euros touchés à l’étranger. Yoann Gourcuff en est d’ailleurs une belle illustration, malgré son cirage de banc intensif au Milan AC ; ses statistiques ont considérablement augmenté. Bref, une fois de plus, Pro Evolution Soccer  nous offre ses lacunes, et il serait grand temps que cet état de fait change.

 

Marseille Globe Trotters

 

Avant d’attaquer le concret avec le gameplay, il est toujours bon de faire un petit détour par les modes de jeu. Comme il a déjà été dit plus haut, le mode Modifier est bien sûr de retour. Les plus fanatiques pourront à nouveau modifier le look d’un joueur défiguré par les polygones et autres textures ratées, et créer les emblèmes des équipes démunies de licence. Les autres modes font logiquement leur retour, avec une Ligue des Masters affinée par l’apparition d’une côte, aussi bien pour les joueurs que pour les clubs. Difficile donc de transférer un joueur de classe A, issu d’une équipe de catégorie B, lorsque nos poulains croisent encore le fer de leurs crampons avec du menu fretin classé C. Les négociations s’annoncent désormais plus serrées qu’à l’accoutumée, ce qui n’était pas vraiment une nécessité. On notera d’ailleurs quelques différences dans ce mode par rapport aux versions next gen, qui sont moins laxistes au moment de la création d’une équipe. Piocher salement dans les effectifs de l’Inter Milan et du Real Madrid sera possible, mais enlèvera une grande partie – pour ne pas dire la totalité – de l’intérêt de ce mode. De même, les salaires à pourvoir sont moins élevés que sur les versions haute définition. Etrange. Le jeu en ligne, Ligues et autres Coupes habituelles font leur retour ici. A propos de coupe, Euro 2008 oblige, KCET s’est permis d’ajouter un mode équivalent au Nippon Challenge de Winning Eleven 9, où il fallait composer sa sélection avant chaque match de qualification. Quelle différence avec l’International Challenge ? Tout d’abord, ce dernier à disparu, ensuite ce nouveau mode accessible par le biais de la Coupe Européenne permet de passer de vraies qualifications pour le tournoi final. Préparer-vous donc à affronter les terribles Chypriotes et autres Islandais qui ne sont malheureusement pas jouables. Pas forcément original, ce mode a été amputé des Unes de journaux qui suivaient les performances de l’équipe du Soleil Levant dans Winning Eleven 9. Dommage. Autres nouveautés : les modes Tour Mondial, Communauté et Match de Sélection. Le premier vous propose de parcourir le monde avec votre équipe favorite afin de rencontrer les grandes nations du football. Chacune d’entre elles vous fixera un ou plusieurs objectifs qu’il faudra atteindre pour passer à la rencontre suivante. Gagner avec plus de deux buts d’écart, faire trembler les filets grâce à un exploit individuel, ne pas encaisser le moindre but, tenter un certain nombre de frappes cadrées… Les challenges sont nombreux et varié, mais ce mode prend tout son sens aux commandes d’une équipe moyenne. C’est sûr qu’avec les 4 Fantastiques du Barça, le challenge est tout de suite moins relevé. Le mode Communauté, quant à lui, offre la possibilité de se créer un petit groupe d’amis. Ce mode permet la mise en place de matches, tournois et autres championnats ; et vu que les chiffres ne mentent jamais, un suivi statistique sera proposé pour clouer le bec des mythomanes patentés. Les Matches de Sélection ont remplacé ici les Matches à Sélection Aléatoire. Le principe est le même, hormis le fait que le choix des joueurs est désormais libre dans une zone donnée, ou dans des équipes préalablement sélectionnées.

 

Ballon d’or

 

Après avoir parlé du contenu de Pro Evolution Soccer 2008, attaquons désormais le cœur du jeu : son gameplay. Jouant la carte de la continuité, cette nouvelle édition s’attache à gommer les carences perçues ci et là l’année dernière, à commencer par l’arme fatale que sont les centres en retrait. Plus solides, les défenseurs ne se laissent plus aussi facilement abuser par les petites feintes et autres crochets d’habitude si dévastateurs. Ils ont également eu la bonne idée d’être plus réactifs, et donc plus prompts à couper les trajectoires d’une balle au sol ; ce qui n’est pas forcément le cas pour le jeu aérien. Bien trop laxistes dans leur marquage, les défenseurs laissent souvent l’attaquant seul à la retombée du ballon. Bien sûr, un centre n’équivaut pas à un but, mais il suffit d’être légèrement en avance sur le replacement défensif pour avoir son vis-à-vis libre de tout marquage prêt à faire parler la poudre. Poudre qui n’a d’ailleurs pas fini d’exploser avec le réajustement opéré dans les frappes. Aussi saignantes que l’an dernier, elles ont en plus vu leur précision augmenter à l’approche de la surface de réparation. Aussi bien dans un angle fermé qu’en pivot, elles attraperont le cadre avec plus de facilité, ce qui donnera lieu à un certains nombre de buts gags. Entre les gants glissants d’un gardien qui préfère repousser un tir plutôt que de le claquer, ou des défenseurs parfois maladroits à l’approche de leur ligne de but, la proportion d’erreur individuelle voit sa courbe croître dans cet épisode. Cependant, n’allez pas croire que Pro Evolution Soccer 2008 vire à la simulation de cafouillage ; on en est encore très loin. Globalement, le jeu semble avoir gagné en difficulté, et l’ordinateur combine étonnamment avec ses coéquipiers. Jeu court, jeu long, initiatives personnelles, il ne manquera pas de vous éliminer par quelques changements de directions dont l’efficacité est une certitude. Le gameplay se veut beaucoup plus fin et collectif même si le jeu regorge une nouvelle fois de joueurs ultra-crackés. On y est habitué après tout. Le seul véritable bémol que certains pourront émettre sur ce gameplay toujours plus proche de la perfection est la vitesse d’animation. Pas gênante dans le jeu, elle pourra cependant choquer dès lors que le mot réalisme sera murmuré. Un poil plus élevé que chez son grand frère, la vitesse donnera au spectateur non avisé une impression arcade qui n’est évidemment pas le reflet des sensations, manette en main.

 

Concrètement, Pro Evolution Soccer 2008 n’offre pas de différences fondamentales dans son gameplay, mais les petites retouches apportées parviennent à renouveler le plaisir de jeu. Reste que Konami peine à se défaire de ses lacunes habituelles, avec notamment un habillage qui frôle le mauvais goût. Les couleurs de certains menus agressent l’œil, et la grande quantité de menus et de sous-menus ont de quoi décontenancer le néophyte. L’arrivée de Paganelli aux commentaires était synonyme d’espoir pour nous changer de la médiocrité des commentaires. Malheureusement, le trublion de Canal+ n’use pas de son humour habituel, et se contente de rentrer dans le moule indigeste de Christian Jeanpierre. Les possibilités linguistiques ont, de plus, diminué. Les joueurs, qui comptaient sur l’anglais ou l’espagnol pour contourner la niaiserie de nos consultants, devront désormais se contenter de l’allemand. Moins sexy n’est-ce pas ? La musique étant également indigne, le choix le plus logique consistera à couper le son. En ce qui concerne l’aspect purement technique, Konami semble avoir atteint un plafond depuis deux ans, ce qui empêche toute évolution graphique. Certaines stars ont eu droit à un lifting, mais rien de bien flagrant, d’autant qu’ils ne sont pas forcément plus réussis. L’animation reste, quant à elle, au top et donne une bonne leçon aux versions next gen’ scandaleusement défaillantes à ce niveau-là.





Réagir à cet article Réagir à cet article
Hung Nguyen

le mercredi 24 octobre 2007, 20:24




Autres articles

Pro Evolution Soccer 2008 Débloquer les équipes et joueurs classiques. 9 | 24/01/2008, 19:56
Pro Evolution Soccer 2008 En complément du test vidéo, voici une séquence de gameplay de Pro Evolution Soccer 2008 sur PS2. 25/10/2007, 15:07