Test également disponible sur : DS

Test Pokémon Ranger

Test Pokémon Ranger
La Note
note Pokémon Ranger 14 20

S’il faut être un pro du stylet et faire preuve parfois d’une dextérité hors normes, Pokémon Ranger vise principalement un public plus jeune que les adolescents. Son système de capture innovant exploite à merveille les capacités de la Nintendo DS. Malheureusement, l’aventure extrêmement linéaire et la relative répétitivité des actions lui nuit beaucoup. Spin-off assez réussi, il reste tout de même un incontournable pour les fans de la marque.


Les plus
  • Système de capture innovant
  • Stylet bien exploité
  • Graphismes colorés
Les moins
  • Cris des Pokémons toujours aussi risibles
  • Les différentes barres dans les combats gênent la visibilité
  • Très linéaire


Le Test

Alors que Pokémon Perle & Pokémon Diamant sont sortis depuis septembre dernier au Japon et s’apprêtent à envahir Les Etats-Unis et le Canada d'ici peu, Nintendo livre en Europe un dernier spin-off avant la dernière ligne droite. Quid de cet épisode ?


Pokémon Texas Ranger

 

Pokémon Ranger est un peu la synthèse réussie entre l’autre récent spin-off, Pokémon Donjon Mystère, et les épisodes plus classiques. Il n’a par contre rien à leur envier et s’en détache grâce à son approche innovante concernant la capture des petits monstres. Et le départ est quasi identique : on incarne au choix un jeune homme ou une jeune fille qui rêve de reconnaissance dans le monde de Pokémon. On n’est pas non plus dépaysé par la patte graphique néanmoins très agréable. Coloré et bon enfant, la réalisation graphique bénéficie de l’apparition des Pokémon dans l’environnement et d’une bonne animation. L’ergonomie est globalement bonne mais on rouspétera contre les différentes jauges pendant les combats (barre de vie, jauge de pouvoir, etc.) qui gâche un peu la visibilité. Ce n’est pas grand-chose mais elles auraient mieux fait de déménager dans l’écran supérieur. La bande sonore est malheureusement la même, avec ses effets sonores tout à fait quelconque. C’est assez contradictoire d’ailleurs avec la Go-Rock Squad dans le rôle des méchants déjantés à la place de la team Rocket et qui se présente de manière festive avec jet de confettis et mini concert de djumbé, violon et guitares électriques. Si les Pokémon Trainers sont systématiquement mis en avant, il existe une autre catégorie sociale tout aussi importante. Plus discrète, les Pokémon Ranger sont également plus respectueux de l’environnement. Proche d’une organisation militaire, ils règlent tous les petits et gros problèmes se posant au quotidien de leurs contemporains. L’amitié et l’entraide sont des valeurs fortement mises en avant et tous les Rangers travaillent en équipe avec un pokémon partenaire. Ainsi, la notion de possession n’a plus valeur d’être puisque les petits monstres capturés nous viennent en aide ponctuellement mais ne peuvent nous accompagner sur une zone bien limitée, correspondant uniquement à celle de leur habitat. Certains ne vous accorderont leur confiance que si vous avez prouvé vos compétences en atteignant un grade assez élevé. Il s’agit souvent de ceux assurant le transport inter-ville : le bus Dracolosse ou encore le Locklass sur les mers. A l’inverse, le principe de la collection n’a jamais aussi été exacerbé et ne fait plus l’objet que d’une quête secondaire. C’est en capturant un maximum de Pokémons différents que vous apprendrez davantage sur eux via l’intermédiaire de votre Pokédex, dont notamment dans quelle mesure ils peuvent vous donner un coup de main. Leur capacité d’action est indiqué par un petit symbole sur trois niveaux de puissance. Ainsi, un Ponyta pourra flamber un petit arbuste tandis qu’un Magmar fera fondre le métal. On pourra profiter des lianes d’un Bulbizarre, des griffes d’un Miaouss ou encore la force de frappe d’un Machopeur. Les combinaisons nombreuses et méritent d’être explorées.

 

Une bonne raison de tous les capturer !

 

Pokemon Ranger élimine la frustration des combats aléatoires. Le combat ne démarre qu’au contact avec un Pokémon sauvage. Il faut alors tracer rapidement plusieurs cercles concentriques autour de celui-ci et sans jamais lever le stylet. Les difficultés sont nombreuses et il faut faire preuve de beaucoup de patience, de stratégie et bien sûr de dextérité. Dans la mesure où l’on n’envoie pas ses compagnons au combat, on est beaucoup plus proactif et il faut faire évoluer systématiquement sa technique. Bien entendu, la longueur de ce fil imaginaire n’est pas aussi grande que le périmètre de l’écran, cela serait trop simple. Dans ce cas, le point de départ du stylet progresse dans le sens de la corde. Pour éviter de se faire piéger bêtement, l’astuce est de se laisser une marge de sécurité en traçant un petit bout de ligne sur les bords de l’écran. Ainsi, on peut plus aisément taquiner ses adversaires. Chacun ont un comportement propre et se laissent plus ou moins facilement capturé. Alors que certains sont un peu craintifs, d’autres font des sauts ou lancent des attaques à intervalle régulier ou visent carrément le lasso du stylet. Si leur déplacement annihile simplement votre tentative de les capturer, leurs assauts répétés peuvent littéralement détruire votre stylet. Dans ce cas précis, vous serez reconduit à votre dernière sauvegarde effectuée. Frustrant. De plus, le nombre de boucle à effectuer est très variable d’une espèce à l’autre. L’exercice est d’autant plus compliqué lorsque plusieurs pokémons sont dans l’arène.

 

L’apprentissage est heureusement très progressif et les Pokémon fraîchement capturés peuvent vous épauler également durant le combat. A chaque boucle réussie, une jauge augmente et une fois pleine, vous pourrez utiliser le pouvoir d’un de vos compagnons. Par exemple, les Pokémon électriques paralysent votre cible alors que les psy les immobilisent. Les aquatiques ralentissent leurs mouvements en les enfermant dans une bulle ou encore les plantes limitent leur portée d’action avec la création d’arbustes éphémères. Ceci dit, il n’est pas possible d’utiliser tous les types de Pokémon dès le départ car ils sont soumis à votre rang. La réussite de mission officielle vous permet de passer à un grade supérieur et éventuellement d’augmenter le nombre de compagnons possibles pouvant vous prêter main forte lors de vos péripéties ou d’augmenter leur jauge de pouvoir. Mais ne croyez pas dormir sur vos lauriers, l’aventure devient de plus en plus difficile. Quand on doit capturer un Pokémon de type dragon en faisant une vingtaine de tours concentriques autour de lui, insensible aux assauts de vos partenaires et que ses attaques balayent l’écran, on fait moins le malin. Capturer un Dracaufeu enragé est encore plus ardu puis qu’il laisse des flammes un peu partout sur l’écran, sans oublier qu'il se régénère si on ne tourne pas assez rapidement. On est constamment sollicité sur tous les fronts et l’enchaînement des missions à un rythme fordien : enquête sur une usine, réveiller un ronflex, raccompagner un vieil perdu dans la forêt jusque la ville la plus proche, nettoyez la centrale électrique d’une invasion de Tadmorv, retrouver les 8 goupix d’une femme, détruire les rochers bloquant le passage inter-ville, etc. Sans compter les quelques petites énigmes ici et là, on n’arrête pas de courir partout. Mais là où les traditionnels Pokémons offrent un semblant de liberté, on est ici constamment aiguillé dans la bonne direction et s’il advient que l’on prenne la mauvaise, on sera forcément bloqué quelque part et incité à faire demi-tour. Il nous est impossible d’aller plus loin. Extrêmement linéaire, il y a bien quelques challenges à accomplir quand bon nous semble : épreuve de chasse, concours de pêche, etc. mais ce n’est clairement pas suffisant.




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Frédéric Pedro

le vendredi 13 avril 2007, 17:54




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