Test également disponible sur : Xbox - PlayStation 2

Test Mercenaries sur Xbox

Test Mercenaries
La Note
note Mercenaries : Playground of Destruction 15 20
 

On raconte que dans ce genre de jeu où la liberté d’action est presque totale, on s’identifie mieux au personnage. C’est pourquoi, devant l’incapacité de la rédaction de se détacher de World of Warcraft, j’ai déposé personnellement un contrat sur la tête des responsables de ces agissements afin d’y mettre un terme, à savoir Laurent Moreaux et Ludovic Bechtold. Mort ou vif ! En conclusion, Mercenaries sent un peu le gâteau que grand mamie préparait discrètement : une surprise à laquelle on ne s’y attendait pas. Dommage que cela soit un peu surchauffé sur les bords…


Les plus
  • Réalisation soignée
  • Environnements vastes et très interactifs
  • Demander des soutiens aériens ou d'artillerie
  • Action constamment dynamique
  • Un système de clans bien pensé
  • Enfin un bon GTA-like !
Les moins
  • Visée imprécise
  • Pilotage risible
  • Quelques faiblesses techniques
  • Intelligence artificielle inexistante


Le Test

Au lieu de l’endiguer, les efforts des mouvements moralistes n’ont fait qu’intensifier le phénomène. Je parle bien évidemment de celui de Gran Theft Auto qui nous permet d’endosser la peau d’un malfrat, générant ainsi une polémique sans précédent. La qualité intrinsèque du titre était plutôt modeste mais la controverse lui assura une publicité colossale, tant et si bien que l’on se l’arrachait dans les magasins. Toujours imité, jamais égalé, voici qu’un nouveau challenger vient défier le mastodonte sur son propre terrain. Il s’appelle Mercenaries !


LucasArts veut faire de l’argent ! Ca tombe bien, nous aussi ! Mais à moins d’être rentier ou de gagner à l’Euromillions, vous avez également remarqué qu’il ne tombe jamais du ciel. Qu’à cela ne tienne, l’éditeur nous propose d’assouvir notre fantasme capitaliste par le biais d’une expérience vidéoludique, permettant d’incarner durant quelques instants le rôle d’un mercenaire sans pitié dans un monde sans foi ni loi. En effet, la Corée du Nord s’oriente petit à petit vers la démocratie et engage de solides partenariats avec la Corée du Sud. Alors que l’union s’annonçait imminente, le général Song réalisa un coup d’état en liquidant le chef d’état nord-coréen, son propre père. Contrôlant ainsi l’ensemble du pays, il le coupe de toute communication extérieure durant quelques mois jusqu’à que les services secrets australiens apprennent que Song s’est doté de plusieurs bombes atomiques, qu’il négocie à des groupes terroristes afin de le vendre. Une coalition s’établit très vite pour envahir la Corée du Nord et écraser son armée. De même, elle établit une liste de 52 cartes dont l’effigie représente une personnalité nord-coréenne recherchée activement par leurs services, afin de pallier à tous risques et d’éliminer rapidement toutes les poches de résistance.

 

S’écrouler comme un château de cartes

 

Une société de mercenaires s’intéresse de près au conflit, notamment à la prime de 100 millions de dollars promise pour la capture du général Song. Et c’est là que vous intervenez ! Vous pouvez alors choisir entre trois intervenants des forces d’élites: Chris Jacobs, dont la carrure imposante lui permet de résister davantage aux dommages physiques que ses congénères, Jennifer Mui, une jolie anglaise d’origine chinoise qui impose pour son agilité. Le dernier mercenaire se nomme Matthias Nilsson, un scandinave froid comme la glace mais dont la rapidité lui a souvent été d’une aide précieuse lors de ses missions. En sus de leurs capacités respectives, nos trois compères disposent de la faculté de parler couramment une autre langue, ce qui peut s’avérer utile pour comprendre les subtilités de certains dialogues des factions en présence. Tout ressemble à s’y méprendre à son homologue GTA. Le tout est basé sur un système de clans qui vous attribueront diverses missions, selon votre affinité avec ces derniers moyennant une belle rémunération et des informations sur la carte. Pêle-mêle, vous pouvez rendre visite aux sud-coréens, aux chinois, aux forces alliées ou encore à la mafia russe pour décrocher des jobs rarement similaires, allant de l’élimination d’un gradé à la protection d’un garde du corps, le vol d’une marchandise ou encore la destruction pure et simple de matériels militaires. Si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours accomplir quelques défis disséminés un peu partout sur la carte. Autant dire que la durée de vie est assez importante, atteignant allégrement la trentaine d’heures si l’on n’oublie pas de collecter les cartes. Une fois que vous avez repéré l’une d’entre elles, il faudra d’abord se défaire généralement de son escorte puis de l’abattre ou de le capturer vivant, ce qui génère plus d’argent mais nécessite l’appel d’un hélicoptère d’évacuation.

 

Pour explorer les cartes relativement vastes ou tout simplement vous balader, il devient vite nécessaire de se procurer un véhicule. Voitures civiles, jeeps, VBT blindés, chars ou encore hélicoptères, la gamme à votre disposition est plutôt abondante. Pour en bénéficier, vous pouvez en réquisitionner un par la force en expulsant les conducteurs les plus récalcitrants. Chaque camp ayant des signes distinctifs propres, il est conseillé de s’approprier un de leurs véhicules pour ne pas se faire repérer en territoire ennemi. Mais quel dommage de n’éprouver aucune sensation de conduite, les développeurs ayant totalement raté le coche à ce niveau. C’est tellement désespérant que l’on cherche à éviter toutes phases de pilotage et on ne prendra pas un malin plaisir à écraser les gens ou ennemis. Et quand on croit se tirer d’affaire une fois un hélico en main, cela devient encore plus déplorable. Alors que la réalisation graphique plutôt soignée aurait pu prendre plus de poids dans les airs, on est littéralement dans le flou. Quant à se défouler à éliminant tout ce qui bouge, n’y songez même pas ! Chaque victime alliée ou civile coûtera une somme d’argent très important en relation publique à votre société, qui ne se gênera pas pour l’occasion pour puiser directement dans votre compte bancaire. Frustrant ? Et bien, nous n’irons pas jusque dans ces limites puisque vous pouvez toutefois passer vos nerfs sur tous les bâtiments à votre portée, l’environnement jouissant d’une interactivité sans pareille.  

 

Go, go, go !

 

Si son gameplay s’apparente à GTA, Mercenaries propose une approche plus dynamisée grâce à un conflit perpétuel. Pour se débarrasser au plus vite de tous les gêneurs potentiels, il convient de s’équiper convenablement. Le moyen le plus rapide de forger un arsenal digne de ce nom reste encore de liquider un ennemi et ramasser son matériel, au frais du contribuable ou de passer par le magasin en ligne de la mafia russe. Moyennant finance, vous pouvez très vite trouver votre bonheur et même obtenir plusieurs types de soutiens aériens ou de tirs d’artillerie ! Qui a dit que le crime ne paie pas ? Au total, on pourra porter sur soi deux armes en permanence ainsi qu’un lot de grenades et quelques charges de C4. Autre problème de taille : la visée manque clairement de précision et la caméra n’est pas sans défaut, même si elle suit relativement bien l’angle de l’action. Quant aux autres points du jeu, c’est nettement plus contrastés et on est littéralement extasié devant certaines animations, notamment la neutralisation d’un garde main nue ou la prise de contrôle d’un char. D’autres en revanche sont risibles et même si les soldats ennemis sont parfois capables de vous mettre à mal à certains moments, leur intelligence frise le plus souvent le zéro absolu. De même, ils ratent presque systématiquement leur cible. On se demande parfois s’ils ont déjà manié une arme de leur vie. Quant à la bande sonore, elle s’en tire à bon compte, notamment grâce à des bruitages de bonne facture et d’un doublage de qualité. Bref, Mercenaries est un très bon jeu en soi mais on aurait préféré qu’il bénéficie de quelques mois de développement supplémentaires pour pallier à ses petits défauts.




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Frédéric Pedro

le vendredi 4 mars 2005, 18:39




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