Marvel’s Wolverine : on l'a testé, ça va être violent, brutal et très adulte !


Marvel’s Wolverine : on l'a testé, ça va être violent, brutal et très adulte !

C’est désormais la dernière ligne droite pour Marvel’s Wolverine, qui débarquera le 15 septembre prochain, en exclusivité sur PS5, près de cinq ans après son annonce. Après avoir revisité avec succès l’univers de Spider-Man, Insomniac Games s’attaque donc à un autre personnage emblématique de l’écurie Marvel, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit sans doute du membre le plus populaire des X-Men. Une sortie qui intervient par ailleurs à un moment particulièrement intéressant pour Marvel, alors que le MCU prépare progressivement l’introduction des mutants dans son univers cinématographique. En attendant de découvrir cette nouvelle génération de mutants sur grand écran, c’est donc la vision d’Insomniac Games que nous allons pouvoir découvrir avec ce Wolverine vidéoludique, puisque nous avons eu l'occasion de tester le jeu pendant plus de 2 heures sur plusieurs portions différentes, histoire de découvrir la variété de son gameplay. Voici nos impressions manette PS5 en mains.



De tous les studios PlayStation, Insomniac Games est sans doute celui qui aura été le plus prolifique sur la génération PS5. Entre 2020 et 2026, le studio californien aura ainsi livré pas moins de cinq jeux, là où certains de ses confrères se contentent d’une seule production, voire n’ont tout simplement encore rien proposé sur cette génération… Suivez mon regard. On peut donc le dire : Insomniac Games porte particulièrement bien son nom. Alors oui, certains pourront reprocher au studio de s’appuyer régulièrement sur des formules éprouvées, notamment avec ses deux Marvel’s Spider-Man. Mais difficile, dans le même temps, de lui reprocher son manque de productivité. Et avec Marvel’s Wolverine, Insomniac entend justement bousculer quelque peu ses habitudes et revoir sa recette. Rien de très surprenant lorsque l’on compare Logan à Peter Parker : les deux personnages n’ont finalement pas grand-chose en commun, qu’il s’agisse de leur âge, de leur carrure, de leur tempérament ou, bien évidemment, de leurs capacités. Avec Wolverine, le studio délaisse donc quelque peu la verticalité et la mobilité permanente de Spider-Man pour proposer une expérience beaucoup plus « boots on the ground », avec des affrontements essentiellement concentrés au sol. Logan n’a certes pas de toile pour se balancer d’un immeuble à l’autre, mais il dispose d’autres arguments particulièrement convaincants : son agilité, ses griffes en adamantium et surtout son squelette indestructible, qui lui permettent d’aborder les combats d’une manière radicalement différente de celle de Peter Parker. Et c’est justement cette approche plus brutale, plus physique et plus viscérale qui pourrait donner à Marvel’s Wolverine une identité propre au sein de la famille des jeux Marvel d’Insomniac.

Marvel s Wolverine

A BRAND NEW GUY

Logan est d’ailleurs un personnage beaucoup plus lourd que Peter Parker dans ses déplacements, et c’est précisément une sensation que les développeurs d’Insomniac Games souhaitaient absolument nous faire ressentir. Manette en mains, le résultat est particulièrement convaincant, avec une sensation de puissance et de brutalité assez jouissive à expérimenter. Wolverine n’a évidemment pas la même inertie que Spider-Man : sa démarche est plus pesante, ses mouvements plus sauvages, presque animaux, mais rassurez-vous, Logan n’est pas pour autant un personnage lourd ou pataud à contrôler. Bien au contraire. Comme le jeu repose sur un système de combat particulièrement nerveux, les développeurs ont imaginé différentes mécaniques permettant d’enchaîner les attaques avec une certaine férocité, tout en passant d’un adversaire à l’autre avec une agilité parfois assez déconcertante. En appuyant sur Triangle en direction d’un ennemi, Logan peut ainsi se projeter instantanément vers lui, même lorsque celui-ci se trouve à une distance relativement importante. Le principe rappelle d’ailleurs directement l’attaque éclair de Peter Parker, qui lui permettait de se catapulter vers un adversaire grâce à ses toiles. Le fonctionnement est donc sensiblement le même, mais avec Wolverine, forcément, la toile est remplacée par les griffes et la sensation de puissance qui va avec.

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L’autre grande différence avec Spider-Man, c’est que Wolverine est capable de parer les attaques de ses adversaires, là où Peter Parker misait davantage sur l’esquive et les déplacements rapides. En appuyant sur L1, Logan peut donc bloquer une attaque et, selon le timing, briser la garde de son adversaire avant d’enchaîner immédiatement avec une contre-attaque. Évidemment, les possibilités restent assez limitées au début de l’aventure, mais elles vont progressivement s’étoffer grâce à un arbre de compétences qui s’annonce aussi complet et généreux que celui de Spider-Man. Insomniac Games a également voulu renforcer la dimension cinématographique des affrontements en intégrant de nombreuses interactions avec l’environnement. Il ne sera ainsi pas rare de voir Logan profiter des éléments qui l’entourent pour achever un adversaire, que ce soit en le projetant contre un mur, en l’écrasant contre un rebord de fenêtre ou en utilisant certains éléments du décor pour accentuer la violence des impacts. Et avec un personnage comme Wolverine, forcément, il fallait aussi proposer des adversaires à la hauteur. Malgré son facteur guérisseur et son squelette en adamantium, Logan n’est pas invincible et plusieurs catégories d’ennemis viendront donc lui donner du fil à retordre : de simples militaires dans un premier temps, des humanoïdes plus résistants, mais aussi des adversaires beaucoup plus emblématiques, comme les membres de The Hand, ces fameux ninjas vêtus de rouge, sans oublier toute une galerie de boss et de sous-boss particulièrement coriaces.

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BERSERKER BARRAGE

Insomniac Games compte d’ailleurs largement puiser dans le lore des X-Men et des comics afin de proposer une aventure qui devrait réserver quelques belles surprises aux connaisseurs. Et puisque Wolverine est loin d’être immortel, le jeu met également en scène son incroyable capacité de régénération d’une manière particulièrement spectaculaire. Lorsque Logan encaisse trop de dégâts, il peut s’effondrer au sol dans un état particulièrement critique, avec des blessures suffisamment importantes pour laisser apparaître sa chair, voire son squelette en adamantium. À ce moment précis, il est possible de déclencher son facteur guérisseur en martelant le bouton Carré. On assiste alors à la régénération de son corps en temps réel, jusqu’à ce que Logan soit suffisamment remis sur pied pour reprendre le combat. Il s’agit en quelque sorte d’une seconde chance accordée au joueur, mais attention : cette régénération ne peut être utilisée qu’une seule fois.

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Et puis, vous l’avez certainement déjà constaté si vous avez suivi l’actualité du jeu ou simplement regardé les images de gameplay : Marvel’s Wolverine ne fera clairement pas dans la dentelle en matière de violence. Insomniac Games a manifestement voulu exploiter pleinement le potentiel des griffes en adamantium de Logan, avec des attaques particulièrement brutales capables d’infliger des dégâts considérables aux ennemis. Le sang coulera donc à flots, les membres pourront être sectionnés et certaines exécutions se montreront particulièrement graphiques. Bref, le studio n’a visiblement pas cherché à édulcorer Wolverine et propose une violence qui devrait largement coller au personnage et à son univers. Cela étant dit, les joueurs qui préfèrent une expérience moins graphique seront rassurés : plusieurs options permettent de modérer, voire de désactiver complètement certains effets de violence. À chacun, donc, de choisir jusqu’où il souhaite pousser le curseur de la brutalité.

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STRAIGHT TO THE POINT

Autre élément qui distingue clairement Marvel’s Wolverine des jeux Spider-Man : sa structure. Ici, pas question de retrouver un vaste monde ouvert à parcourir librement. Insomniac Games a fait le choix d’une aventure beaucoup plus linéaire et resserrée, même si certaines séquences permettront ponctuellement de s’écarter du chemin principal et d’explorer des zones un peu plus ouvertes. Nous avons notamment pu découvrir Madripoor, où Logan peut prendre davantage le temps de se déplacer dans la ville, d’observer son environnement et de s’éloigner quelque peu de l’action. Attention toutefois, il ne s’agit pas pour autant d’une véritable expérience d’exploration : ces passages restent relativement encadrés et servent avant tout à offrir quelques respirations entre deux affrontements particulièrement intenses. Ce choix d’une structure plus linéaire répond également à la nature même du personnage de Wolverine. Contrairement à Spider-Man, qui reste profondément attaché à New York et arpente inlassablement les mêmes rues pour protéger les habitants, Logan est un nomade. C’est un personnage qui voyage, qui change régulièrement de territoire et dont les aventures l’emmènent aux quatre coins du monde. Insomniac Games a donc choisi de respecter cette dimension du personnage en proposant une aventure qui fera voyager Wolverine à travers des environnements aussi variés qu’exotiques, avec une progression davantage pensée comme un véritable road trip à travers l’univers des X-Men.

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Dans tous les cas, les un peu plus de deux heures que nous avons pu passer sur Marvel’s Wolverine nous ont permis de constater qu’Insomniac Games maîtrise parfaitement les codes du jeu d’action narratif et linéaire. Un véritable équilibre semble ainsi se dessiner, avec une volonté évidente de varier les situations et de ne jamais laisser le joueur s’installer trop longtemps dans une même routine. Les combats, évidemment, occupent une place centrale et peuvent se montrer particulièrement nerveux, mais ils sont régulièrement entrecoupés de séquences plus posées, notamment des phases d’infiltration qui, sans révolutionner le genre, permettent de changer de rythme et surtout de perspective. Et si la discrétion n’est pas votre fort, aucun problème : lorsque vous êtes repéré, vous pouvez immédiatement basculer dans l’action et laisser parler les griffes. Le jeu ne vous impose pas de rester furtif et ne déclenche évidemment pas de game over dès que vous êtes découvert. On est donc très loin des phases d’infiltration parfois particulièrement poussives imposées par Mary Jane dans le premier Spider-Man de 2018. Et puisqu’il s’agit d’un jeu Insomniac Games, l’histoire et la narration ont également fait l’objet d’un soin tout particulier. Le studio propose ici une aventure totalement originale, avec sa propre interprétation de Wolverine et de son univers, à l’image de ce qu’il avait déjà entrepris avec les deux premiers Spider-Man. Et lorsqu’on voit la manière dont Insomniac a réussi à s’approprier le lore de l’Homme-Araignée tout en construisant sa propre mythologie, il y a finalement assez peu de raisons de s’inquiéter pour Wolverine.

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FACTEUR X

Il faut néanmoins reconnaître que certains choix artistiques concernant les personnages peuvent laisser davantage perplexe. C’est notamment le cas de Jean Grey et de Mystique et, pour les avoir croisées durant ma session de plus de deux heures, j’ai trouvé qu’elles manquaient effectivement un peu de charisme. C’est d’autant plus dommage que les comédiennes qui les incarnent sont excellentes, mais c’est davantage leur direction artistique et leur apparence qui, à mes yeux, manquent encore de relief. Jean Grey, en particulier, donne parfois l’impression d’être une version de Mary Jane transplantée dans l’univers de Wolverine, ce qui ne correspond pas forcément à l’image que l’on peut se faire du personnage. En revanche, concernant les personnages masculins que j’ai pu découvrir, le bilan est nettement plus convaincant, avec une mention toute particulière pour Logan, interprété par Liam McIntyre. L’acteur, que l’on connaît notamment pour son rôle dans la série Spartacus, livre une performance particulièrement solide et semble avoir véritablement tout donné pour s’approprier le personnage. Que ce soit dans son attitude, son tempérament ou même sa présence physique, McIntyre parvient à donner à Wolverine une véritable personnalité, au point de réussir un petit exploit : me faire oublier Hugh Jackman. Et ce n’est finalement pas si compliqué lorsque l’on se rappelle que, malgré son interprétation devenue iconique, le Wolverine de Jackman n’a jamais vraiment été totalement fidèle à la version des comics.

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Mais il n’y a pas que Logan qui m’a particulièrement impressionné dans le jeu. Dents-de-Sabre, par exemple, est lui aussi une véritable réussite, avec une présence à l’écran qui impose immédiatement le respect. Le personnage dégage quelque chose de profondément brutal et animal, et cette dimension fonctionne particulièrement bien dans le jeu. Même constat pour Omega Red, que je ne peux malheureusement pas encore vous montrer, mais que j’ai eu l’occasion de croiser à plusieurs reprises au cours de ma session. Visuellement, il est très réussi, mais c’est surtout sa présence qui m’a marqué. Et puis cet accent russe, franchement… il lui donne un côté particulièrement inquiétant. J’ai également pu faire la connaissance de Nathaniel Essex, interprété par Troy Baker. Si vous connaissez un minimum les comics, vous savez évidemment qu’il s’agit de Mister Sinister, l’un des personnages les plus puissants et surtout l’un des antagonistes majeurs de l’univers des X-Men. Je ne vais évidemment rien vous révéler de son rôle dans l’histoire, mais sachez simplement que sa présence est loin d’être anodine. Et petite anecdote au passage : Troy Baker connaît déjà très bien Insomniac Games puisqu’il avait auparavant travaillé avec le studio sur Marvel’s Spider-Man: Miles Morales, dans lequel il incarnait Simon Krieger.

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BRUTALITY

Voilà donc ce que je pouvais vous dire après un peu plus de deux heures passées manette en mains chez Insomniac Games. Marvel’s Wolverine approche désormais à grands pas, et il faudra évidemment attendre la sortie du jeu pour vérifier si toutes les promesses sont tenues, mais cette première prise en main est clairement encourageante. Insomniac Games semble avoir trouvé une formule qui correspond parfaitement à Logan, avec des combats particulièrement nerveux et violents, une aventure plus linéaire, une vraie volonté de varier les situations et surtout un respect évident du personnage et de l’univers des X-Men. Le studio californien semble également avoir suffisamment de matière pour proposer sa propre vision de Wolverine, sans simplement chercher à reproduire ce qui a déjà été fait au cinéma ou dans les comics. Et ça, à mes yeux, c’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du projet. Je vais d’ailleurs avoir d’autres choses à vous montrer et à vous raconter dans les prochains jours, notamment grâce aux développeurs que j’ai eu l’occasion d’interviewer. Restez donc bien à l’affût sur Jeuxactu, mais également sur mes réseaux sociaux, parce que Marvel’s Wolverine n’a clairement pas fini de faire parler de lui.

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Notre degré d’attente

Après un peu plus de deux heures passées manette en mains, Marvel’s Wolverine m’a donc clairement rassuré sur plusieurs points. Insomniac Games ne s’est pas contenté de reprendre la formule Spider-Man en remplaçant les toiles par des griffes : le studio a vraiment cherché à construire un gameplay qui corresponde à Logan, avec des déplacements plus lourds, des combats plus brutaux, davantage de corps-à-corps, de parades et surtout une violence qui colle parfaitement au personnage. Le choix d’une aventure plus linéaire permet également au studio de mieux maîtriser son rythme, avec une alternance entre combats, infiltration, exploration et séquences plus spectaculaires. Et puis il y a cette volonté de proposer une véritable histoire de Wolverine, avec une galerie de personnages issus du lore des X-Men qui donne déjà envie d’en découvrir davantage.

Tout n’est évidemment pas parfait, notamment avec certains choix artistiques qui m’ont laissé plus réservé, mais dans l’ensemble, cette première prise en main est particulièrement encourageante. Surtout, j’ai eu le sentiment qu’Insomniac Games avait compris ce qui faisait la singularité de Wolverine et qu’il ne fallait surtout pas en faire un simple Spider-Man sans toile. Logan est plus brutal, plus sauvage, plus viscéral, et manette en mains, cette différence se ressent immédiatement. Il faudra évidemment attendre la version finale pour savoir si le studio parvient à maintenir ce rythme et à transformer cette excellente première impression en grande aventure, mais une chose est certaine : après ces deux heures, j’ai clairement envie d’en voir beaucoup plus.


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