Test également disponible sur : PS5

Test Gran Turismo 7 : la tradition avant la modernité

Test Gran Turismo 7 : la tradition avant la modernité
La Note
note Gran Turismo 7 16 20

Dire que ce Gran Turismo 7 était attendu est un doux euphémisme. Depuis son annonce et ses nombreuses vidéos de présentation, le titre de Polyphony Digital était présenté comme un véritable retour aux sources de la franchise. Aussi parce que l'épisode GT Sport avait tenté une incursion dans le monde de la compétition et que la fanbase n'a jamais voulu de cela. Si l'on ne peut pas retirer à Kazunori Yamauchi d'avoir pris des risques en 2017, on constate que l'homme fort de Sony Interactive Entertainment et de son studio Polyphony Digital a quand même du mal à faire évoluer sa série chère à son coeur. Beaucoup trop conservateur, le game designer japonais continue de réitérer les mêmes erreurs, qui empêchent ce Gran Turismo 7 de redevenir le porte-étendard du jeu de course qu'il représentait jadis. Certes, on renoue avec les sensations d'antan, mais on retrouve aussi les défauts qu'on pointe du doigt depuis plus de 15 ans. Environnements tristes et sans vie, collisions et dégâts inexistants, avec zéro impact sur la conduite, I.A. qui peine encore à convaincre (on attend de voir avec la mise à jour GT Sophy maintenant), menus austères et mise en scène un peu plan-plan, on ne fait que répéter ce qui ne va pas dans la série depuis l'ère PS3.

Si Kazunori Yamauchi continue d'être hermétique aux changements opérés dans le genre depuis que la concurrence lui a volé la vedette, il y a bien une chose qui ne bouge pas chez lui, c'est sa passion de l'automobile. Tout dans cet épisode transpire l'amour de la belle carroserie. Si l'on a reproché au jeu de proposer des décors figés, en termes de modélisation des voitures, c'est un délice à tous les niveaux, au point de se dire qu'on vire au Carn Porn (non, ce n'est pas sale), surtout lorsqu'on se balade dans le Garage et qu'on lance le mode Photo. Mama mia ! Et puis Gran Turismo 7 nous rappelle aussi à quel point le jeu est toujours aussi plaisant à jouer, avec cette progression que seule cette série est capable de nous procurer. Oui, c'est assez austère dans l'exécution, mais tout est gratifiant, sachant qu'on évolue plutôt vite. Maintenant que la série a été remise sur de bons rails, il n'y a plus qu'à espérer que Kazunori Yamauchi retrouve ses esprits et s'attaque aux problèmes de fond, parce qu'il y a moyen pour que Gran Turismo redevienne un jour le king du jeu automobile.


Les plus
  • La modélisation des véhicules atteint un niveau ahurissant
  • Des sensations de conduite ultra grisantes
  • Les fonctionnalités de la DualSense sont un vrai plus
  • Exigeant mais accessible
  • Une belle marge de progression, jamais rédhibitoire
  • Enfin l'arrivée des conditions météo
  • Le mode Photo est hallucinant
  • On ressent l'amour de l'automobile
Les moins
  • Visuellement assez inégal
  • Des environnements toujours aussi figés et sans vie
  • Collisions fantômes
  • Dégâts inexistants
  • IA toujours en retrait
  • Une interface austère et sans personnalité
  • Clairement pensé pour les micro-transactions
  • Le Ray-Tracing seulement dans le Garage
  • Le mode "Music Rally" et "Drift" décevants
  • Kazunori Yamauchi a la tête dure


Le Test
Intouchable durant les années PS1 et PS2, la saga Gran Turismo doit faire face à une concurrence de plus en plus féroce depuis plus de 15 ans. Forza Motorsport, Project CARS, Assetto Corsa, cela fait bien longtemps que le jeu de course de Sony Interactive Entertainment et Polyphony Digital n'est plus la référence en la matière, au grand dam de son créateur, un certain Kazunori Yamauchi. Conscient que ses jeux ne dominent plus le game, ce dernier s'obstine pourtant à conserver certains de ses fondamentaux qui empêchent d'ailleurs la série d'évoluer dans le bon sens. Yamauchi-san a la tête dure et il est sans doute le seul rempart qui empêche la série de véritablement se métamorphoser. Certes, l'épisode Sport en 2017 a pris quelques risques en se tournant essentiellement vers le multi et la compétition, mais ce n'est pas dans son approche que les joueurs exigent du changement, c'est surtout dans le gameplay, la conduite et certains aspects du monde de l'automobile virtuel. Si 2022 signe le retour d'un Gran Turismo numéroté, peut-on y voir une envie pour Kazunori Yamauchi et ses équipes de moderniser leur jeu de course ? Disons que c'est plus un retour aux sources qu'une remise en question. Quand on vous dit que Mr Yamauchi est têtu...

Gran Turismo 7Grand amoureux du monde de l'automobile depuis sa tendre enfance, Kazunori Yamauchi ne vit que pour ça, on ne vous apprend rien. Il en a fait son métier et s'efforce à chaque nouvel épisode de Gran Turismo de nous faire transpirer sa passion. Un culte de l'engin mécanique qui se traduit à l'écran dès le lancement de Gran Turismo 7, avec cette très chouette scène d'introduction d'une durée de 8 minutes ! Oui, c'est long, mais l'homme qui occupe un poste-clef au sein de Sony Interactive Entertainment fait bien ce qu'il veut, et il avait envie de retracer l'ensemble du monde automobile, avec des images d'archives percutantes, de la création de la première voiture en 1885 (la fameuse Tricycle Benz 1 inventée par Carl Benz) jusqu'aux voitures d'aujourd'hui, embarquant avec elles une technologie de pointe. Cette passion débordante, et surtout dévorante, c'est à la fois la force et la grande faiblesse de la série Gran Turismo, qui a bien du mal à s'émanciper de ses fondamentaux, et ce malgré la forte concurrence qui a démontré qu'on pouvait aller plus loin et faire nettement mieux. Après une excursion dans le monde compétitif avec Gran Turismo Sport, qui a clairement déçu la core-fanbase de la série, la saga remet l'expérience solo au cœur de l'aventure, tout en gardant les fondations techniques de GT Sport. Un mélange des genres qui permet de tirer le meilleur, mais aussi le moins bon. Mais commençons par les points positifs, si vous le voulez bien.

Gran Turismo 7

CAFÉ OLÉ !

Gran Turismo 7Conscient que son spin-off multijoueur n'a pas emballé grand monde, Kazunori Yamauchi revient à une formule plus classique, celle qui a fait le sel et le succès de Gran Turismo. Et il est vrai que depuis Gran Turismo 6, sorti en 2013 sur PS3, on avait perdu de vue le côté RPG du jeu de course où le joueur progresse à travers différents modes, défis, permis et désormais pause-café, le tout enrobé dans une carte-menu qui rappelle les premiers épisodes de la franchise. Oui, parce qu'avant de pouvoir rouler au volant des plus beaux bolides du monde entier, on démarre en bas de l'échelle, avec des citadines compactes qui ne valent pas plus de 12 000 balles. De toutes les façons, on démarre le jeu avec 20 000 crédits, donc, le choix est vite imposé et la question, elle est vite répondue. Toyota Aqua, Mazda Demio ou Honda Fit sont les trois premières voitures avec lesquelles on va démarrer l'aventure. On avait oublié de vous mentionner qu'en plus d'avoir la tête dure, Kazunori Yamauchi a aussi le chauvinisme dans le sang. Ce qui n'est pas un reproche, hein...

Gran Turismo 7

L'ensemble est présenté avec soin, mais les vignettes de présentation, les menus et même la mise en scène manque peut-être de folie. Certains y verront même un côté austère, un reproche qu'on fera à de nombreuses reprises à ce Gran Turismo 7.


Tout se mérite dans Gran Turismo 7 (et c'est la base du concept de la série) et cette fois-ci, c'est par le biais du nouveau mode "Café" qu'on va pouvoir débloquer véhicules, circuits, championnats et autres modes pour progresser sereinement. Dans cet établissement cosy où la musique lounge s'empare de nos sens, on est accueilli par Luca, le tenancier des lieux, qui a énormément d'activités pour qu'on ne s'ennuie jamais. En plus des courses et des championnats, on peut même apprendre les rudiments de la préparation automobile et en apprendre davantage sur l'histoire de chaque marque et modèle de voiture. L'ensemble est présenté avec soin, mais les vignettes de présentation, les menus et même la mise en scène manque peut-être de folie. Certains y verront même un côté austère, un reproche qu'on fera à de nombreuses reprises à ce Gran Turismo 7. Toujours est-il que ce mode "Café" n'est qu'une version plus modernisée du mode "GT", qui a pour simple objectif de rendre la progression plus digeste dans l'aventure, en essayant d'éviter au maximum cette redondance qui frappe souvent la série.

Gran Turismo 7

AUSTÈRE ET BOULE DE GOMME

Gran Turismo 7Aussi, pour casser cette routine un peu plan-plan du mode "Café", on peut jeter son dévolu sur le mode "Mission Challenge", qui nécessite de débloquer l'ensemble des coupes et ainsi accéder à plus de véhicules selon les sections proposées. Mais la grande force du "Mission Challenge", c'est la variété des objectifs à réaliser, assez rigolos pour certains, comme le défi écologique qui nécessite de parcourir un maximum de kilomètres avec le minimum d'essence. Pour être le plus efficace possible, il va falloir être malin et utiliser le relief des tracés pour économiser le maximum de carburant. Dans une descente par exemple, on évite d'accélérer : voilà le genre d'astuces à utiliser. Plus on avance dans ce Mode Challenge et plus les défis deviennent corsés, avec des malus (on part dernier sur la ligne de départ, on a un handicap d'une minute) et parfois, les conditions météo viennent rajouter de la difficulté. C'est de loin l'un des modes les plus intéressants, parce que c'est varié, corsé et surtout divertissant. Tout l'inverse du sempiternel de mode Permis qui aurait nécessité un joli ravalement de façade, mais qu'on retrouve identique aux précédents Gran Turismo. Pour celles et ceux qui découvrent la série, oui, il est bien question de passer son permis de conduire pour apprendre les bases du pilotage (apprendre à accélérer, savoir freiner au bon moment, négocier une épingle). On peut y voir un semblant de tutoriel, mais le truc, c'est qu'en débloquant les trophées (or, argent et bronze), on débloque aussi des véhicules, ce qui devient un passage obligatoire si on veut finir le jeu à 100%. Avec 5 permis au total, découpés en 10 épreuves, on pourrait croire qu'il s'agisse d'un passage court, mais en réalité, pour en venir à bout, il faut environ 20h de jeu facile. Du contenu facile, et on aurait aimé pour ce septième épisode canonique un peu plus de folie de la part de Kazunori Yamauchi, avec une meilleure mise en scène, peut-être y ajouer des cinématiques, bref, mettre un grain de folie pour éviter ce côté austère qui caractérise la série.



Mais la grande force du "Mission Challenge", c'est la variété des objectifs à réaliser, assez rigolos pour certains, comme le défi écologique qui nécessite de parcourir un maximum de kilomètres avec le minimum d'essence.


Alors oui, les fanatiques diront que Gran Turismo 7 essaie de casser cette image de vieux coulant avec le mode "Rallye Musical" que Polyphony Digital a pas mal mis en avant lors des trailers et autres présentations du jeu, mais le studio n'est pas allé au bout de son idée pourtant sympa sur le papier. Le concept est d'enchaîner des courses de checkpoint, guidées par le rythme de la musique qui accompagne la course, sachant que chaque seconde s'écoule en fonction des BPM, ce qui rend la conduite plus attrayante. C'est d'autant plus amusant que le choix des musiques est assez pertinent, et en rupture justement avec cet aspect serious-game de la licence. Malheureusement, passé la découverte des premiers tracés en musique, on se rend compte qu'on tourne rapidement en rond. L'amusement a donc été de courte durée.

DES SENSATIONS PURES

Gran Turismo 7Il y a en revanche un point sur lequel Gran Turismo 7 est assez exemplaire, c'est sa conduite. A mi-chemin entre simulation et accessibilité, la série a toujours voulu séduire un plus large public, et n'ira jamais tutoyer les simulations pures et dures telle que Assetto Corsa, pour ne citer que lui. La conduite de Gran Turismo 7 est donc exigeante, mais jamais complexe, surtout avec les options programmées de base (ABS, contrôle de traction, correcteur de trajectoire). Bien sûr, en allant dans les réglages, il est possible d'affiner encore plus la conduite, mais rien qui sera rédhibitoire comme un Assetto Corsa bien trop pointilleux. Bien sûr, c'est avec un volant que Gran Turismo 7 déploie tout son potentiel en matière de sensations, mais n'ayant pas eu la chance d'en recevoir pour le test, nous nous sommes contentés de la DualSense. La manette de la PS5 ne démérite pas pour autant, notamment grâce à ses fonctionnalités (retour haptique, gâchettes adaptatives), et offre une belle immersion sur la route. C'est surtout dans les transferts de masse et les suspensions que Gran Turismo 7 étonne et détonne, d'autant que la météo ajoute d'autres problématiques à prendre en compte. Polyphony Digital n'avait d'ailleurs pas mythonner lors des vidéos de présentation de gameplay, la pluie, une fois qu'elle s'abat sur le circuit, change considérablement notre façon de conduire. Et c'est d'autant plus vrai si on démarre sur une piste sèche et que celle-ci évolue selon les conditions climatiques, on peut se retrouver avec des parties du tracé sèches, ou alors complètement trempées par des flaques. Selon l'endroit où vous prendrez votre virage, il faudra appréhender votre conduite selon la zone mouillée ou non.

Gran Turismo 7

 

Il y a en revanche un point sur lequel Gran Turismo 7 est assez exemplaire, c'est sa conduite. A mi-chemin entre simulation et accessibilité, la série a toujours voulu séduire un plus large public, et n'ira jamais tutoyer les simulations pures et dures telle que Assetto Corsa, pour ne citer que lui. La conduite de Gran Turismo 7 est donc exigeante, mais jamais complexe...

 

Et puis, grâce au nouveau moteur 3D mis en place avec Gran Turismo Sport, on se rend compte que chaque voiture possède son comportement distinct, et qu'il faut plusieurs tours de circuits pour apprivoiser son fonctionnement. D'ailleurs, plus on avance dans le jeu, et plus les véhicules demandent de la rigueur et un certain doigté dans la conduite, avec une belle gestion de l'accélération en sortie de courbe, dans le freinage aussi, qui diffère selon les modèles, sans compter que dès lors qu'on passe en conduite manuelle, tout devient encore plus incroyable. Les meilleures sensations se retrouvent d'ailleurs sur les tracés sur piste, surtout lorsqu'on est au volant des plus grosses voitures de course. Certains diront que les courses sur terre procurent elles aussi de chouettes sensations, surtout que le relief des tracés peuvent nous faire perdre le contrôle de son véhicule. Avec la DualSense, il est vrai que les sensations sont décuplées, mais passer son temps à conduire en dérive peut vite agacer, tout comme ces défis Drift qui n'apportent pas vraiment d'intérêt au jeu, d'autant que sur ce point, Gran Turismo 7 est loin d'être convaincant.

Gran Turismo 7

RETOUR AUX SOURCES ARCHAÏQUE ?

Gran Turismo 7D'ailleurs, en parlant des sujets qui fâchent en matière de pilotage, il y a encore et toujours ces collisions hasardeuses, et l'absence de dégâts. On sait que c'est un choix délibéré de la part de Kazunori Yamauchi, mais il serait grand temps que le game designer japonais se mette à la page. Les chocs entre véhicules sont rarement pénalisants pour l'auteur des faits, sans doute parce que les collisions ont pas vraiment d'impact sur la conduite. Un constat assez triste, surtout quand on se surprend à forcer le passage en s'appuyant sur la carrosserie des autres voitures pour couper les trajectoires. Du délire total et so 2001 surtout. Certes, on peut perdre quelques secondes à se remettre dans la bonne trajectoire, mais il faut vraiment y aller pour envoyer un adversaire dans le décor. De toutes les façons, l'I.A. manque encore et toujours de souplesse et d'humanité. On sent quelques efforts consentis qui donnent l'impression que les autres pilotes sont moins montés sur des rails, mais on reste dans du Gran Turismo classique. Jamais l'IA n'aura l'idée d'attaquer sur les côtés pour essayer de doubler dans les virages, préférant nous heurter par l'arrière quitte à passer pour le gogole de service. Sans doute faudra-t-il attendre l'intégration de GT Sophy, cette I.A. Révolutionnaire capable de battre les plus grands pro-player de Gran Turismo. On attend de voir, car si sur le papier, c'est prometteur, on sait qu'il y a toujours des différences avec le résultat final. En attendant, l'I.A. de Gran Turismo 7 est encore toujours au ras des pâquerettes.

D'ailleurs, en parlant des sujets qui fâchent en matière de pilotage, il y a encore et toujours ces collisions hasardeuses, et l'absence de dégâts. On sait que c'est un choix délibéré de la part de Kazunori Yamauchi, mais il serait grand temps que le game designer japonais se mette à la page.

 

Gran Turismo 7

C'EST DANS LES VIEUX POTS...

Gran Turismo 7Si Gran Turismo 7 renoue avec des sensations d'antan, mais se terre dans des comportements archaïques, qu'en est-il de sa plastique, puisque le jeu est disponible aussi sur PS5 ? Là encore, il y a du très bon et pas mal de déception, sans doute parce que le développement a été cross-gen et que les équipes de Polyphony Digital n'ont pas pu jouir pleinement des performances offertes par la nouvelle console next gen' de Sony. En gros, lorsqu'il s'agit de modélisation des véhicules, Gran Turismo 7 est exemplaire et prouve à quel point Kazunori Yamauchi est un perfectionniste. Carrosserie et intérieur, tout a été réalisé avec une minutie incroyable. Il suffit d'ailleurs de se rendre dans le garage pour virer au Car Porn, et contempler ses voitures sous tous les angles, avec des gros plans aux allures de tensions sexuelles. Le tout est d'ailleurs amplifié avec le mode Photo, sans doute le plus abouti dans un jeu vidéo, offrant des possibilités monstres et d'une variété folle. Toutes les options pour sublimer un cliché sont là, d'autant qu'il est aussi possible de placer son bolide dans un environnement réel, aux quatre coins du monde. Le résultat est bluffant et il est évidemment que les photographes virtuels en herbe passeront autant de temps à soigner leur screenshot qu'à enchaîner les courses in-game.

Gran Turismo 7

Là où le bât blesse, c'est que hormis la modélisation incroyable des véhicules, le reste est quand même décevant. Les environnements sont souvent vides, sans animation aucune, avec un public figé comme si nous étions entourés de poupées de cire. Les circuits, même s'ils sont réalistes, donnent le sentiment d'être beaucoup trop propres, dégageant un côté fake de la chose. Les circuits ont besoin de vie, surtout dans les tracés hors circuits où le public se doit de réagir. On devrait voir des animaux gambader sur le côté aussi, ou bien encore voir le vent effleurer les branches des arbres sur le bas-côté, ressentir une certaine exaltation à rouler sur ses routes d'Europe, de France et des autres pays du monde entier. A cela s'ajoute quelques bruitages éclatés, comme ces crissement de pneus toujours exagérés et qu'on ne cesse de pointer du doigt à chaque nouvel épisode de la franchise, mais rien n'y fait, rien ne change, Kazunori Yamauchi reste insensible aux critiques. Heureusement, le reste de l'ambiance sonore fait plutôt bien le taff, avec des montées et des descentes de rapport qui sont plutôt bien retranscrits. Il manque clairement une identité à Gran Turismo 7 qui n'est plus une référence graphique depuis bien longtemps, et là encore, Kazunori Yamauchi a du mal à évoluer.

 

Là où le bât blesse, c'est que hormis la modélisation incroyable des véhicules, le reste est quand même décevant. Les environnements sont souvent vides, sans animation aucune, avec un public figé comme si nous étions entourés de poupées de cire. Les circuits, même s'ils sont réalistes, donnent le sentiment d'être beaucoup trop propres, dégageant un côté fake de la chose.


Gran Turismo 7

Côté technique, Gran Turismo 7 a promis du Ray-Tracing sur PS5, mais force est de constater que la techno n'est dispo qu'uniquement dans le garage. Du coup, la sensation de beauté est dupliquée dans ces moments de contemplation, mais c'est clairement sur les pistes qu'on aurait souhaité bénéficier des reflets en temps réel, surtout avec l'arrivée des changements climatiques, ce qui aurait apporté un peu plus de vie dans ces décors figés. Parmi les reproches qu'on puisse faire à l'égard de ce Gran Turismo 7, il y a ces angles de vue, qui semble là aussi appartenir à un autre âge. Il n'y a que 4 vues de disponibles et si les vues cockpit et subjective assure le spectacle, la vue externe est complètement à la ramasse. Non seulement la caméra est trop éloignée, mais elle donne le sentiment d'être accrochée au véhicule. Ça manque clairement de dynamisme et il serait temps de proposer d'autres angles de vue externe pour être un peu plus up-to-date. Là encore, on aimerait dire à Mr Yamauchi qu'on est aujourd'hui en 2022 et que la concurrence a depuis fort longtemps révolutionné les angles de vue. Non mais allô quoi !


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