Test également disponible sur : Game Boy

Test Fire Emblem : TSS

Test Fire Emblem : TSS
La Note
note Fire Emblem : The Sacred Stones 15 20
Certes, la plate-forme fait que Fire Emblem : The Sacred Stones doit se contenter d’une réalisation somme toute mineure, mais une ambiance attachante et une durée de vie importante, eu égard à la possibilité de choisir entre le cheminement d’Ephraim ou de Erika. De plus, quelques thèmes sonores sympathiques achèvent de faire de ce dernier Fire Emblem un représentant grande classe du genre sur la petite Game Boy Advance qui, au milieu de Final Fantasy Tactics Advance ou des Advance Wars du même studio, ne manque décidément pas de jeux de stratégie de qualité. Au risque de voir toutes ces petites bombes s’auto-concurrencer, d’ailleurs.

Les plus
  • Accrocheur
  • Character design magnifique
  • Durée de vie excellente
  • Deux chemins possibles
  • Dialogues aboutis
Les moins
  • Trop de blabla
  • La mort définitive d'un personnage
  • Concurrence énorme


Le Test

Encore une grande série à prendre en court de route. Bien que les premières apparitions de Roy et Marth en Europe datent de Super Smash Bros. Melee, le premier Fire Emblem à fouler notre sol fut Rekka no Ken, le second opus de la Game Boy Advance. Il en sera de même pour ce Seima no Kôseki qui arrive chez nous en novembre sous le nom de The Sacred Stones, ainsi que pour l’opus Game Cube : Sôen no Kiseki qui deviendra Path of Radiance en occident. Comme quoi, il suffisait de se lancer, mieux vaut tard que jamais !


Mise à jour de notre test import réalisé le 29 juillet 2005.

 

 

Voyons le bon côté des choses, débuter la série avec The Sacred Stones ne sera pas un problème, si l’on n’est pas familier avec la mythologie intrinsèque de Fire Emblem, puisque le jeu prend place sur un continent inédit, Magvel, composé de cinq royaumes principaux. Celui du sud, Grado, se rebiffe tout à coup et envahit brutalement Renais, domaine du prince Ephraim et de la Princesse Erika (sic). En l’absence du prince pour défendre la baraque princière, le roi fait escorter la princesse escrimeuse par le surpuissant paladin Seth. C’est ainsi que l’aventure d’Erika commence. La princesse orpheline devra non seulement retrouver son frère mais aussi comprendre les raisons du comportement maléfique du continent de Grado dont le roi aurait dans l’idée de se servir de quelques pierres sacrées au pouvoir incommensurablement démoniaque. Fichtre. Bon, en fait nous pourrions tartiner pendant 50 lignes que cela n’y changerait rien, après avoir joué à nombre de RPG le scénario d’un Fire Emblem est plutôt bateau, bien qu’il fasse intervenir une pléthore de personnages aussi sympathiques et singuliers que… éphémères. Des dizaines d’âmes au look impeccable pour relier les 20 chapitres de la petite cartouche dans de longues séances de dialogues. Mais quand je dis "longues", c’est "longues". Fire Emblem adore s’écouter parler, pour sûr. Mais il est regrettable que les échanges verbaux soient si statiques. A titre d’exemple, les expressions faciales des protagonistes ne changent nullement pendant les conversations. Des séances de blabla interminables qui manquent donc un peu de dynamisme pour faire passer la pilule.

 

You only live twice ?

 

La particularité la plus surprenante de Fire Emblem est certainement la disparition définitive du personnage qui passe l’arme à gauche ! Un principe carrément déstabilisant qui nécessite une prudence énorme, surtout à l’égard du personnage principal dont le décès mettra fin a la partie. Et la faucheuse agit vite sur le champ de bataille, une simple erreur stratégique de positionnement doublée d’une mauvaise anticipation des mouvements de l’adversaire peuvent entraîner l’expédition ad patres de votre précieuse magicienne blanche que vous aviez pourtant prit soin de faire évoluer jusqu’au level 20. Argh ! Pire encore, il n’existe aucun moyen de générer des unités selon son bon vouloir, chaque personnage à un rôle, même infime, dans l’histoire des jumeaux héritiers du royaume de Renais. On comprend ainsi à quel point il est crucial de se maintenir une réserve de personnages en sachant convaincre des intervenants clés de vous rejoindre. C’est donc en ayant à l’esprit constamment cette menace rédhibitoire que l’on se lance à tâtons dans Fire Emblem. Dieu merci le soft dispose, contrairement au 1er opus sorti en Europe, du choix du niveau de difficulté pour trouver ses marques. Et puis il reste toujours possible d’éteindre sa console et de repartir au charbon en cas de pertes trop importantes.

 

The Sacred Stones reprend bien entendu le principe de ses aînés, mais apporte quelques petites nouveautés notamment dans l’évolution du personnage. Dans ce Fire Emblem, le level 20 représente l’apogée de la course à la puissance, mais les héros ont la possibilité changer de classe à partir du level 10, si toutefois vous posséder l’objet requis. Cette fois-ci il est donc possible de choisir entre deux variations de classes lorsque votre personnage atteint le palier requis. Une fois muté, le level reprend du début, mais pas de panique, un Warrior Level 1 reste nettement plus performant qu’un Fighter level 15 ! Concernant les assauts, Fire Emblem est basé sur une gestion en triangle. Les soldats disposent de 3 types d’armes que sont les épées, les haches et les lances. Chacune d’entre elle a l’avantage sur une autre, par exemple les lances sont supérieures aux épées, et une telle configuration permet, le cas échéant, au porteur de la lance d’asséner deux coups à son adversaire. Le taux de réussite d’un coup critique est également une notion importante tant ceux ci sont dévastateurs. Notons que le principe triangulaire est exactement le même pour les magies et que tout ce bazar est expliqué dans un long et détaillé tutorial qui s’étale pendant les premiers chapitres de votre épopée.

 

Seal of Quality

 

En cas de crises pécuniaires ou de carences d’expérience, cet opus permet de jouer dans des cartes externes à l’histoire et remplies de gentils monstres sources de points d’expérience. En mode normal ou hard, les joueurs les plus aguerris ne diront pas non à quelques séances de level up. Le principe de Fire Emblem : The Sacred Stones s’assimile très vite, même pour des gens peu habitués aux Tactical-RPG. Tout en arborant une simplicité d’accès propre à un jeu Nintendo, il reste bien plus exigeant que la moyenne. Non seulement le décès définitif d’un personnage est une expérience traumatisante, mais une préparation a la va-vite ne génèrera que chaos au sein de l’équipe. Chacune des armes disposent d’un nombre de coups limités et il en va de même pour les sorts curatifs de vos mages blancs ou les attaques élémentaires de vos mages noirs. Avant chaque chapitre il est donc crucial de s’assurer de la bonne tenue de son attirail en faisant un petit tour chez l’armurier du coin. Les sous ne coulent pas à flot, on n’en récolte que par la vente de quelques objets rares, il faut donc gérer son budget avec parcimonie. Bref, Fire Emblem est bourré de petits détails bien tortueux, limite sadiques, qui font de lui un challenge de tout les instants particulièrement intéressant et addictif. Toutefois l’interface du jeu est conçue de telle façon que vous saurez toujours à l’avance combien de point de dégâts vous provoquerez et combien vous risquez d’en perdre en cas de contre-attaque. Autre point sympathique, dans un jeu ou l’on dirige en moyenne une bonne douzaine d’unités, le gain d’expérience se fait non seulement après chaque ennemi vaincu mais aussi après chaque coup porté, dans une moindre mesure bien sur.




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Steeve Mambrucchi

le vendredi 4 novembre 2005, 12:00




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