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Test Civilization IV: Warlords

Test Civilization IV: Warlords
La Note
note Civilization IV : Warlords 15 20

L’œuvre Civilization est comme une peinture sur lequel reviendrait son créateur sans jamais pouvoir dire : "C’est fini". De temps en temps, il revient ajouter une petite touche par-ci, un mince trait de peinture. Ceux qui passent devant tous les jours ne voient pas forcément la différence alors que l’œuvre tend à s’approcher de la perfection. Civilization IV : Warlords, c’est un peu ça, quelques touches de peinture, loin du tape-à-l’œil. Une perspective intéressante se profile à l’horizon : plein de bâtiments spécifiques à chaque civilisation. La prochaine fois, nous aimerions un disque additionnel destiné aux diplomates.


Les plus
  • Parfait pour les guerriers
  • Les bâtiments spécifiques
  • Les scénarios de grande qualité
Les moins
  • Pas de trait de caractère de héros boostant la recherche
  • Toujours aussi peu rapide dans les parties avancées


Le Test

Comme toutes les grandes séries sur PC, Civilization IV bénéficie d’un disque additionnel. On ne s’en plaindra pas mais après être replongé dedans pendant des heures, une question demeure : comment améliorer un produit déjà presque parfait ?


Dans la presse, quand un pigiste a besoin de se nourrir, il existe plusieurs méthodes. La première, la plus naturelle consiste à prendre un ou plusieurs pseudonymes pour écrire sur de nouveaux supports, parfois concurrents et vendre ainsi des papiers toujours plus nombreux. Pécuniairement intéressant mais dangereux le jour où les différents employeurs s’aperçoivent de la supercherie. Idéal pour perdre plusieurs boulots en même temps. Sinon, il existe cette bonne vieille méthode que l’on appelle "tirer à la ligne". Cela consiste à allonger considérablement des phrases, histoire de produire plus de caractères et obtenir plus d’argent. Le problème crève vite les yeux : le lecteur s’en aperçoit et les Rédac' chefs aussi (NDRC : t'as de la chance, on est sur du web...). D’ailleurs, je me demande si ce préambule n’est pas une façon de tirer à la ligne. Non, en fait, il est parfaitement justifié comme vous pourrez le lire par la suite, cela deviendra limpide. En fait, l’amateur de Civilization est en droit de se demander si Firaxis, le développeur du jeu ne tire pas un peu à la ligne avec son célèbre jeu…

La première version de ce jeu date de 1993 (ST, Amiga, Windows 3.1). Depuis, que s’est-il passé ? Il a été amélioré, graphiquement, heureusement. Le deuxième volet bénéficiait de vidéos car il fut le premier de la série à être vendu sur CD-Rom. Le troisième intégrait les notions religieuses et le quatrième, une vue en vraie 3D (même si l’apparence finale ressemble à un jeu en 2D). Un seul disque additionnel apportait une importance capitale, avec l’apparition du mode multijoueurs.

 

Petit add-on ou grosse mise à jour ?

 

Civilization IV : Warlords apporte une nouveauté conséquente, les seigneurs de guerre. Ils modifieront la physionomie d’une partie orientée vers la guerre, plutôt que la diplomatie. Ceux qui préfèrent aller au bout de la partie en s’envolant dans l’espace resteront sur leur faim. Certes, Warlords est un peu plus qu’un patch incluant ces unités spéciales mais il ne plaira qu’à une certaine partie des joueurs, les plus belliqueux. L’autre grosse nouveauté provient de l’interdépendance entre deux peuples et sur leur possible rapport de vassalité. Un pays peut en effet devenir le vassal d’un autre, à certaines conditions (découverte du féodalisme, taille des empires…). Cela coûte assez cher pour l’état suzerain mais les avantages peuvent être nombreux. Le plus important provient de la puissance des armées conjointes. Les adversaires s’y prendront à deux fois avant d’attaquer. A part ces deux nouvelles notions, il n’y a pas grand-chose de révolutionnaire à se mettre sous la dent. Faisons dans le factuel, le rapide : 6 nouvelles civilisations (carthaginois, celtes, coréen, ottomans, vikings, zoulous), de nouveaux héros (Churchill, César, Ramsès II et Staline) et trois nouveaux traits de caractères possibles (impérialiste, charismatique et protecteur), ce qui porte le total de ceux-ci à 11. Chaque camp possède bien sur une unité unique mais également un bâtiment unique, ce qui permet de bénéficier de bonus très variés en fonction de la civilisation choisie. Les américains, par exemple peuvent produire le centre commercial en remplacement du supermarché (+10% or, +1 santé, +1 bonheur) et les coréens le seowon (+50% en recherche). Toutes ces structures sont relativement intéressantes et il y a de grandes chances pour que vous choisissiez votre camp en fonction de ce bâtiment.

 

Si vous voulez trouver rapidement les inventions importantes, vous prendrez les coréens. Si vous recherchez le confort financier vous prendrez les anglais avec leur bourse (+65% or) et la reine Elisabeth (+1 or sur certaines cases). On regrettera cependant qu’aucun trait de caractère n’améliore les recherches, pour mieux les coupler aux bâtiments. On pouvait attendre quelque chose de fantastique de la part des coréens mais finalement, ce camp apparaît comme assez équilibré dans tous les secteurs. Les fous de Civilization auront certainement du mal à refaire ce qu’ils faisaient dans le deuxième opus, lancer Apollo au XVIIème siècle ! Trois merveilles font également leur apparition : la grande muraille de Chine, jamais obsolète, qui empêchera les barbares d’entrer dans vos frontières, le temple d’Artémis (+100% de production sur une route commerciale) et l’université de Sankore (+2 en recherche sur les religions d’état). En plus de ces nouveautés, le joueur découvrira avec grand plaisir huit scénarios indépendants extrêmement réussis.

 

Comme une peinture…

 

Il reste néanmoins assez difficile de juger ce disque additionnel. Pour vraiment profiter des nouveautés et les découvrir les unes après les autres, vous devrez aller les chercher, et vous ne jouerez pas forcément à votre manière. Si, pour vous, le pacifisme a plus de poids que n’importe quoi d’autre, il y a de grandes chances que vous ne voyez pas une seule fois un seigneur de guerre (ce fut le cas lors de notre première partie !). Si votre économie reste poussive, il y a peu de chance que vous découvriez la suzeraineté… Dans des parties traditionnelles, seuls les bâtiments spécifiques à chaque civilisation vous permettront de vous apercevoir d’un quelconque changement. Il n’en reste pas moins que Civilization IV : Warlords est l’add-on de l'un des meilleurs jeux de sa catégorie. Il était parfaitement évident que tout le gameplay n’allait pas être complètement revu pour devenir un jeu de stratégie en temps réel.




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Léo de Urlevan

le lundi 4 septembre 2006, 15:37




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