Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Athens 2004 sur PlayStation 2

Test Athens 2004
La Note
note Athens 2004 14 20
 

Les plus
  • Simple et fun
  • L'idée du tapis
Les moins
  • La natation
  • Le demi-fond


Le Test

A l’évocation d’un jeu vidéo sur les jeux olympiques, de nombreux visages de joueurs s’éclairent. Chacun y va de son jeu préféré et de son anecdote, le nombre de joyticks cassés par la faute de ces maudits jeux ayant parfois exagérément tendance à atteindre des records dus autant au poids des ans qu’à la volonté d’épater le vis-à-vis. Nouveau venu dans la famille, Athens 2004, n’est pas le moindre.


Tip-tip-tip-tip-tip, voici le bruit caractéristique animant toute partie de jeu d’épreuves combinées de sport. Depuis le décathlon du fantasque et fantastique Daley Thomson, en passant par l’inévitable Track & Field, la recette reste la même, il faut tapoter le plus rapidement et de manière alternative sur des boutons pour devenir le meilleur athlète. A ce titre, chacun a sa propre technique : le briquet, le bord de t-shirt, avec deux doigts… Pour cet Athens 2004, j’ai personnellement opté pour le Stabilo dont le bout arrondi convient parfaitement au glissement d’un bouton à l’autre (là, ça devient franchement érotique !). Dans la majeure partie des épreuves, c’est en effet votre aptitude à presser alternativement les boutons Rond et Croix qui décidera de votre place mais le jeu ne se résume pas qu’à cela. C’est parti pour la présentation des épreuves.

 

A vos marques !

 

On commence par l’épreuve reine des J.O., le 100 m plat, représentative des épreuves de sprint (100, 200 et 400). Le principe y est relativement simple, on enfonce L1 pour se mettre dans les starting-blocks pour la relâcher au moment du départ. Il faut ensuite presser alternativement Croix et Rond jusqu’à la ligne d’arrivée où il sera possible de casser le buste, toujours grâce à L1. Ces épreuves sont simples, amusantes et je n’ai pas grand chose de passionnant à vous raconter à leur sujet si ce n’est que le 400m est quand même relativement épuisant. Toujours dans le domaine du sprint, le 110m haies (ou 100m haies chez les femmes) exige encore davantage de coordination puisqu’il faudra ici à la fois être rapide mais également sauter au dessus des haies avec L1. C’est classique mais bien fait et efficace. Autres épreuves de course, mais de demi-fond cette fois, le 800 m et le 1500 m ont un déroulement assez étrange au premier abord. Ici, l’épreuve est vécue en vue à la première personne et vous devez utiliser le pad analogique droit afin de régler votre vitesse. Il vous faut alors surveiller votre jauge d’endurance tout en cherchant à adopter la meilleure position. Dans le dernier tour, la jauge d’endurance est doublée et il faudra alors choisir le moment opportun pour placer votre accélération. Enoncé tel quel, ça n’a pas l’air passionnant et en réalité, ça ne l’est guère, la victoire étant systématiquement au rendez-vous à moins d’agir n’importe comment. Si l’épreuve de sauts d’obstacle en équitation reprend sensiblement le même principe mais en l’améliorant. La vue passe ici à la troisième personne et il n’est plus ici question de jauge d’endurance. Il faut, par contre, trouver le bon rythme, toujours avec le stick droit, avant de sauter au dessus des obstacles. Après une petite période de tâtonnement, on trouve assez vite ses repères en estimant la distance de saut optimale.

 

Prêts ?

 

L’autre grande famille d’épreuves d’athlétisme est constituée des lancers et des sauts. Le saut en longueur et le triple saut fonctionnent à partir de mécanismes semblables : une prise d’élan (vous connaissez la manip maintenant) puis un ou des sauts selon l’épreuve, grâce à L1, le timing déterminant alors la longueur du saut. Autre épreuve de saut, le saut en hauteur demande encore plus de coordination puisque outre la vitesse, vous devez rythmer votre course d’élan à coups de touches L1, ce qui est loin d’être évident. Le saut à la perche est, comparativement plus simple puisque votre vitesse de course va déterminer une plage de réflexe. Plus vous irez vite et plus cette plage sera large, il suffira ensuite d’appuyer au moment où votre curseur traversera cette zone pour réussir votre saut. Au rayon des lancers, chacune des trois disciplines a son propre gameplay. Le lancer de poids tout d’abord, est avant tout une question de réflexe. Une jauge bouge sans arrêt à l’écran et il faut appuyer une première fois sur la Croix alors qu’elle est à son maximum, sans qu’elle ne parvienne dans la zone rouge puis une seconde fois pour fixer l’angle du lancer. Comme le savent tous les habitués de ce genre de jeu, mieux vaut alors être proche des 45°. Le disque, de son côté, va vous faire tourner les pouces. En effet, votre élan giratoire sera fourni par le fait de faire tourner un des deux sticks analogiques, il faut ensuite fixer l’angle de votre jet mais vous connaissez déjà le refrain. Enfin, le plus élégant des lancers, celui du javelot, se décompose en deux temps. Il y a d’abord la classique prise d’élan puis le choix de l’angle avec le joystick analogique gauche et enfin le lancer avec L1. Mieux vaut ne pas être dyslexique des doigts pour éviter une performance pitoyable.

 

Tapotez !

 

Après les stades, on aura vite fait d’évoquer les piscines olympiques puisque les épreuves de natation sont strictement les mêmes. Bien que les 4 types de nage soient présents, le gameplay reste identique à celui du 100m plat en athlétisme ! Très peu d’intérêt donc et on aurait largement préféré une épreuve de plongeon ! Dans le domaine artistico-sportif, justement, les épreuves de gymnastique sont bien plus intéressantes, reprenant le principe des jeux de rythme. Si pour les filles, il faudra appuyer au bon moment sur les flèches apparaissant à l’écran, les garçons devront d’abord tapoter afin de bénéficier du plus grand délai possible pour enchaîner diverses figures à base de Carré, Rond,etc… Pour chacun de ces sports, il faudra au préalable choisir le barème sur lequel vous désirez être noté, de 9.0 (facile) à 10.0 (difficile). C’est également le cas pour le saut à cheval où votre vitesse détermine le temps dont vous allez bénéficier pour enchaîner une série de figures. Enfin, les anneaux utilisent la coordination de l’utilisation des deux sticks analogiques pour juger de votre performance.

Discipline reine des hommes forts, l’haltérophilie va vous faire suer sang et eau. Il est ici question de tactique (un tout petit peu) et de rapidité (énormément). Après avoir choisi le poids que vous allez soulevé (c’est ça la tactique !), il va falloir tapoter comme un furieux jusqu’à ce que la jauge arrive à une zone donnée puis presser L1 pour passer à la zone supérieure pour enfin maintenir votre jauge dans l’ultime zone une fois les trois voyants allumés. C’est bien pensé, rigolo et crevant. Une de nos épreuves favorites, à coup sûr. Enfin, pour terminer ce tour d’horizon des épreuves de Athens 2004, il ne nous manque que les épreuves de tir. A l’arc, les règles sont simples, votre viseur ainsi que la cible diminuent de taille avec le temps et vous devez jouer avec l’inertie du déplacement pour espérer taper dans le mille. Le skeet, ou tir sur pigeons d’argile repose sur un principe différent puisque les trajectoires des cibles vous sont indiquées et ce sont vos réflexes qui seront prépondérants pour faire voler en éclats les pigeons d’argile.

 

Vive le sport, avec la PS2

 

Sans être géniale, la réalisation d’Athens 2004 est correcte et correspond, en gros à ce qu’on attend de ce genre de jeu. Les graphismes possèdent au moins l’avantage de nous donner un avant goût de ce que seront les stades si les grecs parviennent à les finir en temps et en heure. Si les corps sont encore un peu polygonaux à notre goût, l’animation est suffisamment bien restituée pour que les graphismes restent globalement dans une bonne moyenne. Les commentaires, assurés par Nelson ‘Take Care’ Monfort et Patrick ‘Oui Marie-Jo’ Montiel sont, comme toujours dans les jeux de sport en décalage avec ce qui se passe réellement à l’écran mais on ne se fait plus guère d’illusion à ce sujet depuis bien longtemps. Si l’intérêt principal du jeu réside bien évidemment dans le multi, Sony s’est permis une petite innovation bien sympathique puisque le jeu est compatible avec les tapis de danse. Pour le coup, vous allez vraiment faire du sport ! Cela n’intéressera qu’une minorité de joueurs mais l’idée méritait d’être signalée.

 

Athens 2004 perpétue dignement la longue lignée de jeux de sport multi épreuves. Si on peut regretter que la natation et le demi-fond soient sans grand intérêt, le panel de gameplay différents est suffisamment large pour procurer des heures d’amusement. Allez, on se revoit dans 4 ans pour Pekin 2008 !


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Rodolphe Donain

le mardi 22 juin 2004, 18:34




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