PES 2013 : une dernière preview avant le test


Après avoir pris la température à Londres en juin dernier, nous avons pu remettre les mains sur PES 2013, dans une version plus aboutie et plus complète que la précédente. A seulement quelques semaines de son affrontement annuel avec le FIFA d’EA Sports, le champion de Konami a-t-il corrigé les défauts qui le plombaient ? Réponse dans cette preview.

Pro Evolution Soccer 2013Depuis notre dernière preview de PES 2013, John Murphy, leader de la Team PES, n’a cessé de crier à qui voulait bien l’entendre qu’Electronic Arts et son FIFA avaient glorieusement repompé tout ce qui faisait le sel de la simulation de Konami pour grimper sur le toit du monde. Une façon de détourner l’attention des premières impressions assez mitigées d'une presse qui a adoubé l'ennemi FIFA. Les efforts de Konami pour rattraper son retard ne se concrétisent malheureusement toujours pas dans cette nouvelle cuvée, PES 2013 traînant d'abord un retard technique conséquent qui, semble-t-il, sera toujours bien présent le jour de la sortie du jeu. Visuellement, le jeu accuse le coup. L’aliasing et le manque de textures de qualité piquent les yeux. L’arrivée de nouvelles animations a certes fluidifié quelque peu les mouvements, mais on a toujours affaire à des joueurs aux membres raides et aux courses rectilignes. Les relances aux six mètres des gardiens sont, à ce titre, assez collector. L’absence d’un vrai moteur physique se fait également cruellement sentir dans les collisions et les duels, au sol et dans les airs. Quant à la physique de balle, elle s’avère être extrêmement aléatoire. L’effet ballon de baudruche perturbe les trajectoires dès que la balle décolle du sol, et les gardiens sont les premiers à en pâtir. Arrêts loupés, claquettes qui finissent dans le but, sorties champêtres : encore une fois, les portiers ne seront pas à l’honneur dans PES 2013.

 

Certes, on est encore loin de la fluidité de FIFA mais le passage au tout manuel a ramené PES plus près de la simulation de football qu’elle était jadis."

Pro Evolution Soccer 2013Oui, à première vue, PES 2013 ne part pas forcément du bon pied. Heureusement, Konami semble avoir pris les bonnes décisions au niveau de la jouabilité, en amont de la prochaine génération de consoles. Certes, on est encore loin de la fluidité de FIFA mais le passage au tout manuel a ramené PES plus près de la simulation de football qu’elle était jadis. Les corners partent trop facilement au troisième poteau, tirer au but devient vite une corvée, mais Konami pousse dans la bonne direction. Le système de défense a beau être calqué sur la défense tactique d’EA, il se manie assez facilement. La Deft Touch, qui permet de garder le ballon près du pied a été rendu bien moins efficace, et Cristiano Ronaldo est désormais à peu près prenable ; mais les dribbles à deux sticks, voire deux sticks plus une gâchette, demeurent tout de même trop compliqués à sortir. Et quand vous aurez maîtrisé ces différents paramètres, il restera encore à composer avec l’IA aléatoire de vos compagnons. S’ils se comportent de manière agréablement logique en défense, en se couvrant les uns les autres, ils sont autrement plus mauvais quand il s’agit de passer à l’offensive. C’est simple, même avec les meilleurs attaquants du monde, seul un une-deux manuel peut propulser votre bloc vers l’avant. Auquel cas, vos joueurs préféreront se cantonner au poste qui leur a été assigné plutôt que de "réfléchir en termes de course". Une carence que FIFA a commencé à combler l’année passée, pour finir avec FIFA 13.

 

Entre North London et West London Blue

 

Pro Evolution Soccer 2013Puisqu’on parle de manque, nul doute que les licences officielles constituent l'une des plus grosses lacunes de PES depuis sa création. Et cet opus 2013 ne va pas surprendre les fans. Une Bundesliga réduite au seul Bayern Munich, une Premier League sans aucune licence excepté pour Manchester United : la machine marketing d’Electronic Arts dénoncée par John Murphy fonctionne toujours aussi bien. Toutefois, Konami a réussi à ajouter les stades de la Liga espagnole (ce qui porte le total à 38, même si San Siro et Giuseppe Meazza ont été différenciés dans le jeu !) et la ligue de football portugaise. Ce n’est pas grand-chose, mais l’éditeur japonais gagne du terrain sur ce tableau et a la Ligue 1 a même ses chants de supporters (pour certains au moins). Dommage qu’on ait l’impression d’être au Stade Municipal de Brétigny-les-Deux-Rivières, d’autant que les commentaires ne mettent vraiment, mais alors vraiment pas l’ambiance... Au final, PES 2013 semble encore subir les défauts que la série a accumulé sur next gen', même s'il en a désormais pris conscience. Sera-ce assez pour allez chercher FIFA? Réponse fin septembre.

 




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