Test également disponible sur : PC - X360 - PS3 - Xbox One - PS4

Test Watch Dogs : vraie tuerie ou poudre de perlimpinpin ? sur PC

Test Watch Dogs : vraie tuerie ou poudre de perlimpinpin ?
La Note
note Watch Dogs 15 20

Comme la cigale, Watch Dogs a beaucoup chanté lors des beaux jours, promettant une claque next gen’ comme on en avait rarement vue. Si le titre d’Ubisoft n’est au final pas le monstre graphique qu’on nous a fait miroiter pendant deux ans, il se rattrape heureusement par son gameplay qui mélange habilement action, infiltration et piratage. En effet, toute l’architecture du jeu a été construite autour de cet équilibre et le résultat se révèle être réussi. C’est vrai, on aurait aimé que les scénaristes nous proposent une histoire plus prenante, nous offrent un personnage plus charismatique et aillent plus loin dans l’écriture. En attendant, les amateurs de jeux open world auront de quoi se rassasier grâce à son contenu imposant et son multijoueur brillamment intégré dans l’aventure principale. Certains choix de game design feront grincer des dents également (l’absence de saut, le fait de ne pas pouvoir tirer en conduisant ou limitant le close combat à des coups de matraques pré-calculées), mais pour un premier coup d’essai, l’équipe d’Ubisoft Montréal s’en sort convenablement.
Retrouvez plus bas la suite de notre test de Watch Dogs 


Les plus
  • Un système de gunfight maîtrisé
  • Bonne montée en puissance des compétences d’Aiden
  • Le hacking intelligemment introduit dans le gameplay
  • Bon mélange entre action, infiltration et piratage
  • Bonnes sensations de conduite finalement
  • Du contenu en pagaille
  • Grosse durée de vie
  • La mission de l’assaut de la planque de T-Bone
  • La séquence post-générique !
  • Multi bien pensé et original…
Les moins
  • …mais beaucoup trop léger
  • Pas vraiment next gen’
  • Le downgrade graphique
  • Scénario vraiment quelconque
  • En infiltration, l’I.A. est à revoir
  • Des choix de game design contestables (pas de saut, impossible de tirer en conduisant, pas de vrai close combat)
  • Conduite de la moto farfelue
  • Pas d’engins volants à piloter
  • Playlist musicale décevante
  • Certains bugs grossiers
  • Aiden Pearce n'a aucun charisme
  • N'a pas le sens du détail


Le Test

Il est là, enfin ! Après des années d’attente à nous faire saliver à grands renforts de trailers et de démos on-stage plus impressionnantes les unes que les autres, Watch Dogs est finalement sorti de sa niche ; avec certes 6 mois décalage sur le planning initial, mais plus rageux que jamais. Celui qui fut considéré comme le meilleur représentant de la next gen’ débarque non sans quelques couacs de communication, surtout ces 3 derniers mois où le doute s’est installé dans la tête des joueurs. Eux dont les yeux se sont habitués à la next gen’, ceux-là même qui ont eu le temps de visiter Los Santos de fond en comble ; que peuvent-ils vraiment attendre de Watch Dogs ? Le jeu tient-il vraiment toutes ses promesses ? Notre verdict, tout de suite.


Watch DogsJeudi 7 juin 2012. L’E3 vient de fermer ses portes. Toute l’industrie du jeu vidéo est en émoi et n’a plus qu’un seul jeu en tête : Watch Dogs. Dévoilé en grandes pompes sur la scène du Orpheum Theater à Los Angeles lors de la conférence de presse d’Ubisoft, le titre a non seulement infligé une véritable claque technique, cristallisant ainsi tous les espoirs fondés sur la next gen’, mais semblait également avoir donné un coup de jeune aux jeux open world, avec une mise en scène digne des plus grands Third Person Shooter de notre génération. Vendu par la suite comme étant le fer de lance des consoles de huitième génération, Watch Dogs devait faire partie des titres de lancement de la PS4 et de la Xbox One, et ce malgré quelques fuites indésirables qui ont jeté le trouble quant à la qualité graphique réelle du jeu. Néanmoins confiant, Ubisoft relance l’intérêt autour de son jeu, en allant carrément titiller son voisin de classe : le grand GTA V. "Deux mois suffisent pour visiter Los Santos" scande un prospectus orchestré par le service marketing d’Ubisoft. Le message envoyé à Rockstar Games par l’éditeur français est on ne peut plus clair : Watch Dogs arrive et il va tout fracasser !

 


Watch DogsMalheureusement, cette prise de confiance sera de courte durée puisque quelques jours seulement après ce clin d’œil (ou taunt, appelez-le comme vous le souhaitez), Ubisoft ravale sa fierté et annonce le report de son jeu de, tenez-vous bien, 6 mois ! Un temps de gestation supplémentaire curieusement long pour un jeu qui devait casser la baraque et lancer la next gen’ comme jamais. Pour ne pas éveiller les soupçons des joueurs, les raisons invoquées de ce retard de calendrier sont l’envie de peaufiner au mieux le titre pour en faire une expérience unique et mémorable. Classique. Mais c’est alors que nouveaux doutes ont commencé à s’installer, que d’autres vidéos ont révélé des points négatifs jusqu’alors méconnu du grand public. Watch Dogs serait-il moins impressionnant que prévu ? Les démos faites en 2012 et en 2013 peuvent-elle véritablement tourner sur nos consoles next gen’ ? Plus le temps passe et plus les langues se délient, et aujourd’hui, il est temps de remettre quelques pendules à l’heure.

 

Poker face

 

Watch DogsQu’on y joue sur PS4 ou Xbox One, Watch Dogs n’est malheureusement pas la claque graphique qu’on nous avait promise à l’E3 2012. Jonathan Morin, le Creative Director du jeu, a beau nous certifier sur Twitter qu’il faut avoir un PC haut de gamme et choisir la configuration Ultra pour bénéficier du même rendu qu’il y a deux ans, les détritus ne volent pas au gré des courants d’air, les canettes vides ne roulent pas au sol, il n’y a pas de fumée quand on rentre dans les boîtes de nuit, les PNJ ne sont pas aussi interactifs que prévu, les effets de lumière sont nettement moins travaillés et les textures beaucoup moins détaillées. Techniquement assez inégal, Watch Dogs est surtout victime d’un délit de sale gueule en journée, avec des ruelles complètement vides dès qu’Aiden prend le volant d’une voiture ou enfourche une moto. Moins de PNJ dans les rues pour garder un frame-rate stable, des véhicules et des passants qui popent sous nos yeux à moins de 20 mètres : Ubisoft Montréal a fait son choix. En fait, il faut attendre la tombée de la nuit pour que Chicago enfile son plus bel habit, et nous propose un festival de lumières qui nous a charmé plus d’une fois. Le titre gagne encore plus en qualité visuelle lors des journées de pluie où l’on peut se délecter des reflets sur le sol.

 

Watch DogsEn revanche, il est un détail propre aujourd’hui à la next gen’ et dont Watch Dogs use et abuse jusqu’à certaines situations grotesques : c’est l’utilisation du vent. Dans le jeu, vous verrez très souvent le manteau d’Aiden, ouvert sur le bas, flotter au gré des courants d’air ou lorsqu’il traverse à vive allure Chicago au guidon d’une moto. Le genre de détails qui font plaisir à l’œil, surtout que la flore est elle aussi soumise aux brises avec le mouvement de va-et-vient du feuillage des arbres et des végétaux. Même les plantes d’appartement, pourtant à l’abri des intempéries, sont soumises à la même météo. LOUL. Rien de choquant pour un jeu à monde ouvert, sauf que Watch Dogs a tendance à multiplier les erreurs de ce type. En voiture, on passe quasi systématiquement au travers des arbustes, et il suffit de se placer près d’un distributeur d’argent avec des personnes faisant la queue pour leur traverser le corps. Des bugs de collision pas si nombreux on vous rassure, mais suffisamment grossiers pour qu’on aligne ces quelques lignes dans ce papier.

 

...à aucun moment, notre héros est parvenu à nous émouvoir un seul instant [...] Au final, ce sont ces personnages secondaires qui volent la vedette à notre pirate en herbe.


Watch DogsQuoiqu’il en soit, techniquement parlant, il y a eu un downgrade graphique qui joue malheureusement en défaveur de Watch Dogs. Il suffit d’ailleurs de coller un deuxième écran à côté avec GTA 5 qui tourne sur PS3 pour se rendre compte que le titre de Rockstar Games n’a vraiment pas à rougir face à Watch Dogs, qui a pourtant été développé sur la génération de consoles supérieure. Mais là où le jeu d’Ubisoft pâtit de la comparaison avec le maître en matière d’open world, c’est du côté de l’ambiance qui se dégage de Chicago. Froide, sans âme véritable et finalement assez petite, la ville est in fine à l’image du scénario : quelconque. Il faut dire qu’Ubisoft nous a habitués à mieux en termes d’histoire et de narration. On ne sait pas si c’est le charisme quasi inexistant d’Aiden Pearce ou sa manie à marmonner dans son foulard qui nous empêche de nous éprendre de son triste sort (il part venger la mort de sa nièce Lena, décédée dans un accident de voiture), mais à aucun moment, notre héros est parvenu à nous émouvoir un seul instant. Ceci étant dit, toute sa famille manque véritablement de personnalité, qu’il s’agisse de sa sœur Nicky ou de son neveu Jackson, ils sont aussi transparents que lui. C’est d’autant plus regrettable que le reste des protagonistes ont à l’inverse la gueule de l’emploi. Mention spéciale pour Dermot "Lucky" Quinn, dont l’interprétation fait de lui le méchant à qui on a vraiment envie de casser la gueule, tandis que T-Bone, le sidekick d’Aiden, séduit par son look de rebelle. Au final, ce sont ces personnages secondaires qui volent la vedette à notre pirate en herbe.

 

Jamais sans mon smartphone

 

Watch DogsSi le scénariste a clairement loupé le coche, les développeurs sont parvenus en revanche à proposer un gameplay qui tient plutôt bien la route. Dans le cas présent, Ubisoft a fait appel à son expertise en réutilisant des ingrédients qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres productions maison. Résultat, on se retrouve avec un jeu qui mélange habilement action, infiltration et piratage, et ce dernier a été présenté comme étant la pierre angulaire de Watch Dogs. A ce propos, Ubisoft n’a pas menti et faire appel au smartphone d’Aiden (baptisé ici le Profiler) sera d’une aide précieuse, aussi bien lors des missions qu’en se baladant dans le freeroam. Il suffit en effet d’allumer le téléphone pour avoir accès immédiatement à des dizaines de données qui transitent à l’écran via un écran de dialogues afin de mieux connaître les gens qui nous entourent. Nom, prénom, âge, profession, situation bancaire et même petites anecdotes souvent amusantes, voici à peu près les données qu’on peut récupérer sur son téléphone. Il sera même possible d’agir avec certains d’entre eux (au bon vouloir du jeu) pour par exemple intercepter un chat par SMS, écouter une conversation ou carrément détourner de l’argent sur son compte. L’idée est vraiment sympa, même si le déluge d’informations qui nous explosent à la gueule nous pousse parfois à éteindre le téléphone, afin de retrouver une sérénité visuelle.

 

Si le scénariste a clairement loupé le coche, les développeurs sont parvenus en revanche à proposer un gameplay qui tient plutôt bien la route.

 

Watch DogsMais le Profiler ne se limite pas à espionner la vie des citoyens de Chicago, il permet aussi de faire un joli bras d’honneur à ctOS, cette société qui détient tous les réseaux électroniques de Chicago, à tel point qu’elle tient la ville par ses deux couilles. C’est d’ailleurs par son acte rebelle qu’Aiden a bien l’intention de faire valoir son désir de vengeance. Notre héros masqué peut en effet pirater n’importe quelle caméra de la ville et ainsi accéder à des zones jusqu’alors inaccessibles. L’utilisation du smartphone a d’ailleurs été très bien intégrée dans le gameplay, à tel point qu’on a du mal à s’en passer, surtout si on aime se la jouer furtif. Ceux qui aiment les missions où il faut avancer sur la pointe des pieds risquent d’être ravis, Watch Dogs étant composé à 70% de missions en infiltration. Evidemment, à tout moment, il est possible de sortir son arme à feu et de tirer dans le tas, mais les développeurs ont fait en sorte que l’infiltration soit plus payante que la violence frontale. Et on ne parle pas forcément de l’I.A. qui est complètement aux fraises, ce qui donne naissance à des situations elles aussi grotesques. En réalité, chaque ennemi possède un degré  de suspicion qui s’affiche à l’écran par le biais d’un point d’exclamation, qui n’est pas sans rappeler la série Metal Gear Solid. Seulement voilà, il suffit de disparaître de son champ de vision pour que la sentinelle retourne vaquer à ses occupations. Pire, grâce au pistolet silencieux, il est possible d’éliminer n’importe qui sans jamais éveiller les soupçons des autres gardes, même si ces derniers ont vu leurs collègues mourir après deux bastos entre les deux yeux. Les ennemis font donc preuve d’un laxisme assez effarant, comme si les développeurs avaient voulu favoriser l’approche discrète.

 

L’argent ne fait pas le bonheur

 

Watch DogsD’un autre côté, Aiden possède un arsenal tellement de taille qu’il est dommage de ne pas faire parler la poudre. Non seulement, notre vigilante peut ramasser les armes des ennemis près de leur cadavre, mais en plus, il peut très bien les accumuler avec lui. A ce propos, il est dommage que les développeurs aient opté pour cette approche généreuse, car au final, il n’y a que très peu d’intérêt à se rendre dans une armurerie. Sans compter qu’obtenir de l’argent est véritablement un jeu d’enfant, Aiden Pearce pouvant d’un simple clic sur son téléphone détourner l’argent des habitants de Chicago ou pirater les ATM de la ville comme bon lui semble. Pour en revenir sur les joujous de guerre, Watch Dogs est vraiment généreux avec les joueurs, et l’on peut s’amuser aussi bien avec des armes de petit calibre que des pétoires plus imposantes, capable de faire sauter une banque. Mention spéciale d’ailleurs aux grenades à fragmentation et aux sticky bombs – qu’il faut prendre le soin de fabriquer de la même manière que dans The Last of Us – qui font des dégâts considérables et qui sont fort utiles pour se débarrasser de la vermine ou des forces de l’ordre.

 

C’est d’autant plus jouissif que le système de gunfight fait partie de l’un des meilleurs mis en place dans un open world. Aiden se met à couvert très facilement et peut à tout moment interagir avec les éléments alentours.

 

Watch DogsC’est d’autant plus jouissif que le système de gunfight fait partie de l’un des meilleurs mis en place dans un open world. Aiden se met à couvert très facilement et peut à tout moment interagir avec les éléments alentours. Il peut très bien changer de position, tout en restant accroupi, afin d’éviter les tirs ennemis, enjamber un obstacle (le cas échéant, si un ennemi se trouve dans votre ligne de mire, il sera mis hors d’état de nuire de façon automatique). En revanche, n’imaginez jamais voir Aiden dégager un civil de sa voiture pour lui dire d’aller s’abriter lors des fusillades, ce genre de situations restera à tout jamais de l’ordre du fantasme pur et dur et donc de la démo de l’E3 2012. Un peu comme le saut qui a été jugé inutile par l’équipe de développement, au point qu’il soit évincé des compétences physiques d’Aiden. Oui, vous avez bien lu, notre hacker est capable de prendre le contrôle de toute une ville avec son cellulaire du futur mais il ne sait pas sauter, du moins de son propre chef. En fait, le joueur est obligé de se rapprocher d’un élément du décor pour faire apparaître une action contextuelle qui l’amènera à enjamber un obstacle. Une décision de game design assez contestable, surtout dans un open world où la liberté d’action est généralement le leitmotiv du principe. Soit.

 

Connecting people ?

 

Watch DogsPour palier à cette aberration, notre héros peut faire appel à son Profiler, lui aussi assez utile en plein combat, puisqu’il peut être utilisé pour faire diversion en activant des appareils électroniques ou des grenades à distance. Le genre de détails qui comptent mais surtout qui proposent une approche vraiment originale et différente des autres jeux du même genre. S’il est amusant d’utiliser le smartphone pour perturber les ennemis, il en est de même lorsqu’on prend le volant d’un véhicule puisque – comme dans les démos –, Aiden peut pirater certains éléments de la circulation, à condition d’avoir débloqué les compétences nécessaires dans le skill tree. On prend ainsi un malin plaisir à faire changer les feux tricolores pour provoquer des accidents opportuns, faire monter les barrières, dresser des herses, ouvrir les ponts afin d’empêcher les accès ou carrément faire péter les canalisations. Attention cependant, il ne suffit pas de déclencher ces actions pour être sûr de se débarrasser de ses assaillants, c’est souvent lorsqu’un QTE se présente à l’écran (avec le petit bruitage stressant qui va avec) qu’on est certain de faire mouche. De toutes les façons, au volant d’une bagnole, c’est la seule option qui est proposée au joueur, car une fois encore, les concepteurs du jeu ont pris un parti-pris de game design qui risque de faire grincer des dents : la décision de ne pas intégrer le tir lors des phases de conduite. Hacker ou tirer, il faut trancher.

 

Watch DogsPour le coup, si les adversaires manquent de clairvoyance en infiltration, ils prennent du poil de la bête quand il s’agit de vous rentrer dedans. Echapper à la Police ou même aux gangs n’est d’ailleurs jamais une mince affaire, ces derniers arrivant en masse et n’hésitant jamais à vous rentrer méchamment dedans pour détruire votre véhicule. Fort heureusement, on peut compter sur la gestion très arcade des dégâts sur les bolides pour ne pas se retrouver à pied. Car contrairement à GTA 5 qui misait davantage sur un certain réalisme, dans Watch Dogs, il faut vraiment en vouloir pour faire exploser le moteur de votre voiture. Il y a d’ailleurs jamais d’impact direct sur la conduite, un véhicule désossé roulant aussi bien que s’il sortait du garage. Bref, vous l’aurez compris, le pilotage lorgne du côté de l’arcade avec une prise en main assez particulière au départ, mais qui révèle au final de très bonnes sensations de conduite. On sent bien évidemment l’expertise des développeurs de Driver qui ont le leur nez dedans. On apprécie également la vue cockpit vraiment agréable à conduire, malgré le fait qu’il faille se taper ce flou permanent au premier plan. En revanche, flop total concernant le pilotage des deux-roues, complètement farfelu avec la possibilité de faire une roue arrière sans jamais avoir peur de chuter. Pour ce qui est des bateaux, il n’y finalement aucun intérêt à s’en servir, les zones maritimes étant limitées et aucune mission n’est proposée pour les pilotes. Quant aux engins volants, Ubisoft a préféré les mettre de côté et les réserver à la Police qui fera appel à des hélicoptères en cas de grande nécessité.

 

Si Watch Dogs est assez frustrant dans les détails et certains choix de game design, il révèle de grandes qualités dans son ensemble.

 

Watch DogsSi Watch Dogs est assez frustrant dans les détails et certains choix de game design, il révèle de grandes qualités dans son ensemble. S’il faut moins de 15 heures pour terminer les 40 missions de l’histoire principale, le jeu regorge de missions annexes qui ont pour but de nous faire parcourir Chicago, accessible néanmoins dans son entier d’entrée de jeu. Certains districts se débloquent au fil de l’aventure, mais c’est surtout la map qu’on rend accessible en vérité. Grâce au Profiler, Aiden peut ainsi anticiper des crimes, lui offrant la possibilité de prendre en filature une personne précise. Doit-il arrêter ce vol à la tire ou cette agression physique en sachant que la victime n’est pas si innocente que ça ? Le joueur est libre de ses actes, mais sachez néanmoins que votre cote de popularité dépend des actions que vous aurez entrepris dans le jeu. Si vous aimez jouer les salopards, soyez à coup sûr qu’à chaque vol de voiture, un coup de fil sera passé au 911 par exemple.

 

Watch DogsWatch Dogs regorge donc de quêtes annexes, souvent intéressants, parfois répétitifs, mais aussi de mini-jeux représentés par des trips acides après avoir gobé ce qu’il faut comme drogue pour halluciner totale. Tantôt, on nous demandera d’éliminer des aliens venus d’ailleurs, tantôt, on s’amusera à sauter de fleur en fleur et parfois, on pourra prendre le contrôle d’une araignée mécanique pour se débarrasser des flics qui nous tirent dessus. Des mini-jeux qui semblent avoir été télescopés à la dernière minute, histoire de rajouter du contenu. Mais s’il y a bien un aspect dont Ubisoft peut être fier, c’est l’intégration du mode multi dans l’aventure principale. En effet, à tout moment, il est possible de recevoir une invitation pour se faire une petite session de hacking à deux joueurs, participer à une course-poursuite ou un deathmatch jusqu’à 8 lascars, le tout en quelques clics. On se retrouve alors catapulté dans la zone de jeu, avec des adversaires qui ressemblent à n’importe quel citoyen de Chicago. Pas facile ainsi de repérer ses ennemis parmi la foule et c’est là qu’il faut, une fois de plus, faire intervenir le Profiler. On peut également accéder au mode multi de manière plus volontaire via le menu de son smartphone. Et globalement, l’idée pour Ubisoft était d’introduire avec subtilité ce mode multi, qui aurait d’ailleurs gagné à être plus étoffé. Il est vrai qu’on en fait le tour assez rapidement, même si on se doute que les développeurs ont gardé quelques DLC à venir sous le coude.

 

Mais s’il y a bien un aspect dont Ubisoft peut être fier, c’est l’intégration subtile du mode multi dans l’aventure principale.

 

 

Watch DogsDe toutes les manières, tout est fait pour que le joueur fasse progresser l’arbre de compétences d’Aiden, qui gagne en skill au fur et à mesure que vous obtenez vos précieux skill points à répartir en fonction de vos envies. Vous préférez devenir un as du pilotage au lieu de parfaire votre maîtrise des armes à feu ? Pas de problème. Un choix qui se rectifie quoiqu’il arrive dans le temps, puisqu’in fine, l’objectif ultime est de déverrouiller l’ensemble des capacités d’Aiden. Pour terminer, si l’aventure démarre avec une jambe boiteuse, elle parvient à se mettre sur de bons rails au fil des missions et de la bonne compréhension du gameplay. C’est vrai, on aurait aimé que l’histoire d’Aiden nous fasse davantage vibrer et que le rythme soit plus effréné, mais pour ce premier coup d’essai, Ubisoft assure le spectacle pour un faire l’un des open worlds les plus crédibles du moment, et l’un des rares jeu à pouvoir véritablement tenir tête à GTA. C’est d’ailleurs peut-être l’objectif à atteindre…


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