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Test TERA

Test TERA PC
La Note
note TERA : The Exiled Realm of Arborea 15 20

Il s'en est fallu de peu pour que TERA s'inscrive d'emblée dans la liste des MMORPG qui comptent vraiment. Son système de combat inspiré des jeux d'action s'avère bien plus dynamique et intéressant que le gameplay standard sur lequel se sont alignés la plupart des concurrents. Pour une fois, la capacité du joueur à viser et à se déplacer est réellement prise en compte. De plus, la beauté des graphismes et l'originalité de l'univers (par rapport aux critères occidentaux, entendons-nous bien) peuvent également être considérés comme des points forts. Hélas, l'enthousiasme initial qu'on ressent en découvrant le jeu retombe quelque peu lorsqu'on se retrouve à enchaîner d'innombrables quêtes mornes et répétitives, et qu'on se frotte à une communauté pas vraiment mature.

Retrouvez plus bas la suite de notre test de TERA


Les plus
  • Bon système de combat
  • Graphismes plaisants
  • Races originales
  • Facile d'accès
Les moins
  • Quêtes vraiment basiques
  • Abonnement à payer
  • Communauté immature
  • Moins de sang pour coller au 12+


Le Test
Alors que World of Warcraft règne toujours en maître sur le genre, que Guild Wars 2 semble bientôt prêt à sortir, et que Diablo III (dont on sait déjà qu'il kidnappera  un grand nombre de joueurs de MMO) s'apprête à pointer le bout de son nez, la période ne semble pas idéale pour lancer un nouveau MMORPG. Et pourtant, nous accueillons aujourd'hui TERA, qui cherche à se faire une place au soleil. Pour cela, ce titre coréen met en avant un système de combat dynamique, qui bouleverse agréablement nos habitudes.

TERA : The Exiled Realm of ArboreaLa première bonne nouvelle concernant le monde de TERA, c'est qu'il n'est pas peuplé uniquement d'Humains et d'Elfes. Si ces deux races sont bel et bien présentes, on évite en revanche les autres poncifs du médiéval-fantastique occidental. Les Castanics sont des humanoïdes à cornes et aux oreilles pointues. Les musculeux Amans seraient ici considérés comme des extra-terrestres. Les imposants Barakas sont des descendants de géants. Les petits, ronds et mignons Poporis sont des animaux bipèdes dont le visage rappelle celui d'un ours, d'un panda, d'un chien ou encore d'un panda selon les cas. Et enfin les innocentes Elins ont l'apparence des très jeunes filles que certains mangas affectionnent tant. Le bien-fondé du design de ces derniers personnages pourra d'ailleurs être éventuellement remis en question, les discussions entre certains joueurs tournant un peu trop souvent autour de plaisanteries de très mauvais goût, voire de sujets hautement condamnables. D'une manière générale, il faut bien reconnaître que la communauté semble pour le moment manquer cruellement de maturité. C'est un fait récurrent dans les MMORPG mais, dans le cas présent, l'éditeur a une certaine responsabilité puisqu'il a tout fait pour obtenir une certification PEGI 12 plutôt que 16 pour la version occidentale. En rhabillant quelque peu les Elins par rapport à la version coréenne, certes, mais surtout en ôtant le réglage d'affichage de la violence et en le bloquant à une valeur basse, pour limiter les effets sanglants (notamment la projection de sang sur l'écran). Il aurait été plus simple de proposer une version identique du jeu dans tous les pays, et d'assumer les classifications d'âge allant avec. Cela aurait évité aux joueurs de crier à la censure et aux forums de s'enflammer pour un oui ou pour un non. Mais faisons fi des polémiques et intéressons-nous plutôt à la principale qualité du jeu : son système de combat !

 

Aux armes et cætera

 

TERA : The Exiled Realm of ArboreaTERA fait effectivement voler en éclats les conventions de gameplay qui minent les MMORPG depuis de nombreuses années. A savoir, l'omniprésence de sorts, flèches, balles, et même coups d'épée, à tête chercheuse. Le système qui consiste à choisir une cible puis à enchaîner les sorts d'une main tout en mangeant un sandwich de l'autre n'est pas de mise ici. Bien au contraire, le titre coréen s'inspire des jeux d'action classiques. Un viseur occupe donc le centre de l'écran et il appartient au joueur de le positionner sur la cible de son choix puis de tirer avec le bouton gauche ou droit de la souris. Pas question d'appuyer sur la touche Tab pour que l'ennemi le plus proche soit automatiquement sélectionné ! Et ensuite, il faut continuer à viser en permanence, sous peine de voir les projectiles manquer leur but. Naturellement, certains ennemis ont tendance à esquisser régulièrement des pas d'esquive. Ce degré de liberté marche également dans l'autre sens, ce qui permet donc au joueur d'éviter les coups ennemis. Il n'y a donc plus uniquement le niveau et l'équipement du personnage qui comptent, mais également la mobilité et l'habileté du joueur. A bien y réfléchir, il devrait toujours en être ainsi. Pour autant, le jeu reste très accessible. Il se fend par exemple d'un didacticiel interactif, qui a le mérite de nous habituer aux petits changements d'interface que le système de combat dynamique implique. Au passage, c'est l'occasion de vérifier si l'on préfère jouer au clavier ou à la manette, puisque celle-ci est supportée. Par la suite, tout est fait pour que l'on identifie aisément les donneurs de quêtes, les endroits où l'on doit se rendre, les créatures que l'on doit abattre, etc. Et pour attirer un maximum de monde à lui, TERA a revêtu ses plus beaux atours. Grâce à l'Unreal Engine 3 (et malgré son fameux bug de retard d'affichage de certaines textures), les graphismes sont de très bonne facture pour un MMORPG. Le plaisir de l'exploration s'en trouvé décuplé tandis que le design plaisant des personnages et des créatures est joliment mis en valeur. Hélas, tout cela ne suffit pas à faire oublier un énorme défaut qui vient sensiblement doucher notre enthousiasme : les quêtes ! Si les principales sont globalement sympathiques, les quêtes secondaires sont en revanche terriblement lassantes. Elles sont quasiment toutes basées sur le sempiternel schéma du facteur-exterminateur ("va tuer tant de bestioles, ramène-moi tel truc"). Le fond n'est donc pas à la hauteur de la forme, et le dynamisme des combats ne suffit pas à éviter la lassitude du "grinding" à tout-va. Un problème d'autant plus gênant que le jeu ne peut s'abriter derrière l'excuse du free-to-play. Il faut en effet s'acquitter d'un abonnement mensuel, alors même que ce modèle économique semble vivre ses dernières heures. Plaisant mais imparfait, TERA ne se montre finalement pas aussi révolutionnaire qu'on pouvait l'espérer.

 

TEST VIDÉO TERA




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