Test également disponible sur : PlayStation 2

Test Super Dragon Ball Z

Test Super Dragon Ball Z
La Note
note Super Dragon Ball Z 9 20

Soyons sérieux cinq minutes. Super Dragon Ball Z est loin d’être satisfaisant, il est même décevant. Tout d’abord d’un point de vue graphique, la réalisation est en deçà des autres jeux estampillés DBZ, avec un coup de crayon assez austère et un cel-shading plutôt grossier. Côté gameplay, le titre tente une approche différente avec un système de combat soi-disant proche d’un Street Fighter II ou d’un KOF. Mais ce n’est pas parce que les attaques s’enclenchent à l’aide de quarts de cercle qu’on obtient forcément un gameplay proche d’un jeu de baston 2D. Ce n’est d’ailleurs pas le cas et Super DBZ navigue entre deux eaux polluées. Ensuite, la quantité famélique de personnages et l’absence de modes de jeu intéressants diminuent considérablement l’intérêt du jeu. Reste alors son prix de 30 € qui pourra peut-être aider certains fanboys à franchir le pas. Sachez tout de même qu'à ce prix-là, on trouve du DBZ : Budokai Tenkaichi en occaz’ ou du KOF 2003 sous cellophane. Deux valeurs sûres.


Les plus
  • Les voix japonaises
  • La customisation des persos
  • Vendu 30 €
Les moins
  • Un cel-shading austère
  • Un système de combat pas au point
  • Des combos qui font peine à voir
  • Un casting bien rachitique
  • Des modes de jeu inintéressants
  • Les attaques cubiques
  • Où sont passées les musiques originales ?
  • Dieu que c'est mou !


Le Test

Dragon Ball Z. Ces trois mots magiques suffisent pour créer un tsunami commercial des plus impressionnants dès lors qu’un jeu estampillé DBZ débarque dans les bacs. Conscient du potentiel énorme de la licence, Bandai et Crafts & Meister ont décidé de s’associer pour produire un nouveau jeu vidéo basé sur l’univers intemporel de Goku et toute sa clique. Pour se démarquer de la lourde concurrence, le jeune studio de développement a pris Street Fighter II comme référence. L’idée de départ était bonne mais le résultat est loin d’être convaincant.


Mélanger l’univers de Dragon Ball Z au gameplay mythique de Street Fighter II, l’idée ne date pas d’aujourd’hui. Ceux qui suivent de près les prestations vidéoludiques de Son Goku se souviendront de Dragon Ball Z 2 : Super Battle, un jeu de baston sorti en Arcade en 1995 et qui reprenait déjà le principe d’affrontements façon jeu de baston old school. Sans être trop mauvaise, l’expérience n’a pas non plus été concluante, si bien qu’aucun autre éditeur n’a osé tenter l’aventure une nouvelle fois. Il aura donc fallu attendre onze belles années pour que le studio Crafts & Meister décide de franchir le pas. Composé d’anciens membres de Capcom ayant travaillé sur Street Fighter II, la jeune société japonaise s’érigeait donc comme le candidat idéal pour faire le lien entre DBZ et Street Fighter II. Sorti dans un premier temps sur borne d’arcade, Super DBZ (Chou Dragon Ball Z pour son titre japonais) est finalement adapté sur PS2. L’adaptation bien que parfaite risque de poser quelques soucis sur le monolithe de Sony.

 

Chou ryû ken

 

Depuis les sorties respectives de Dragon Ball Z : Budokai 3 en 2004 et de Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi en 2005, les mordus de l’œuvre de Toriyama sont devenus exigeants. Il faut dire que les studios Dimps et Spike ont placé la barre sacrément haute. L’arrivée inattendue d’un jeu de la trempe de Super DBZ sur PS2 peut donc faire tâche. Tout d’abord, d’un point de vue réalisation technique, le titre de Crafts & Meister ne fait pas le poids avec les deux jeux sus-cités. Outre un character design très particulier qui ne plaira pas à tout le monde, le cel-shading s’avère surtout être grossier avec une gamme de couleurs qui apparaît bien fade à l’écran. Il suffit d’ailleurs de voir les différentes vagues déferlantes de chacun des personnages pour comprendre à quel point les développeurs de Crafts & Meister ont sauvagement bâclé leur travail. Les Kaméhamé et autres Final Flash prennent en effet des formes de losanges ou de trapèzes qui ne peuvent nous empêcher de sourire sournoisement. On assiste au même spectacle de consternation concernant l’animation des combattants qui se montre très hachée voire mécanique. C’est assez regrettable car la modélisation des personnages reste globalement assez réussie, même si on n’atteint pas le niveau de Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi.

 

La transition est toute trouvée puisque Super DBZ fait également peine à voir concernant le casting. Dix-huit personnages et pas un de plus. Avouez que c’est insuffisant pour un jeu de baston digne de ce nom, surtout si on le compare à la soixantaine de combattants qui figurent dans Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi (le jeu référence quand il s’agit de DBZ) et les 100 annoncés dans sa suite. Lorsqu’on évoque les 18 protagonistes du jeu, on inclut également les 5 persos cachés que sont Majin Vegeta, Mecha Freezer, Kaioh Gohan, Videl et Satan Petit Coeur. Une maigre pitance achevée par un choix pas franchement judicieux puisque deux d’entre eux font figure de doublons même si dans l’absolu, les grosses attaques ne sont pas les mêmes. Toujours est-il que les personnages proposés dans Super DBZ sont loin d'être les meilleurs et que les transformations sayajins se résument à la première étape. Mais il paraît que c’est du côté du gameplay, du système de combat que le jeu devient intéressant puisque différent des autres jeux estampillés DBZ. Vrai ?

 

Dragon Fighter 2006

 

Contrairement aux épisodes de la série Budokai ou Tenkaichi, le système de combat de Super Dragon Ball Z se rapproche davantage d’un jeu de baston 2D classique dans la mesure où les attaques et autres coups spéciaux se déclenchent à l’aide de manipulations sur la croix directionnelle. Quarts de cercle vers l’avant, demi-cercle arrière, dragon punch, on retrouve toutes les sensations old school qui font irrémédiablement penser à Street Fighter ou à KOF. On retrouve donc une barre de pouvoir gradué en trois niveaux et qui permet de sortir les grosses attaques type Kaméhamé, Masenko ou autres Big Bang Attack, l’équivalent d’une furie dans un KOF. Il ne faudra malheureusement pas s’attendre à des vagues déferlantes aveuglant l’écran comme celles qu’on a pu voir dans Dragon Ball Z : Budokai 3. Certes, au bout de quelques heures de jeu, il sera possible de débloquer les dragon finish pour des attaques plus impressionnantes, mais on se demande encore pourquoi ils ne sont pas accessibles d'entrée de jeu. Ici l’aspect spectaculaire a été réduit à son plus strict minimum. Même les combos proposés font pâle figure, tant et si bien que l’amateur de bonne baston aura du mal à trouver son compte.

 

Mais afin de coller à l’univers créé par Akira Toriyama, les développeurs ont donc pensé à intégrer des éléments inhérents à n’importe quelle série flanquée du nom DBZ. On peut ainsi s’envoler pour esquiver les attaques agressives de certains personnages adeptes du tir à répétition. Manque de bol, cette astuce valable dans n’importe quel autre titre DBZ se révèle être nuisant à Super DBZ. Les combats - déjà peu excitants (la faute à une palette de coups limitée et à une mise en scène hors-sujet) – perdent alors en intensité. Les environnements, bien que destructibles, n’apportent eux non plus rien au titre puisqu’il sont trop petits pour en tirer pleinement partie et trop vaste pour un soft dont le gameplay est censé se rapprocher d’un jeu de baston 2D. On aurait alors pu se tourner vers les différents modes de jeu pour atténuer sa frustration mais rien n’y fait. Pas de mode "Histoire" ni de véritables défis pour débloquer pléthore de bonus, il faut se contenter tout juste d’un mode "Survivor", "Versus" et "Edition de personnages", la seule bonne surprise du jeu puisqu’il est possible de personnaliser les différents héros de la série. Ca saute aux yeux, Super DBZ navigue entre deux eaux. D’un côté, le titre tente de se démarquer avec son gameplay soi-disant repris des jeux de baston 2D, mais donne aussi l’impression de vouloir copier sur la série des Budokai et Tenkaichi, sans en avoir la fougue. On se demande donc si le public répondra présent même à un petit prix de 30 €.

Un grand merci au magasin Tokyo Eyes qui a eu la gentillesse de nous prêter le jeu.




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