

Hormis l'aspect technique quelque peu daté et la maniabilité perfectible, Sam & Max : The Devil's Playhouse a tout pour plaire. Le scénario est plus loufoque que jamais et les dialogues se montrent toujours aussi percutants, tandis que les pouvoirs psychiques de Max viennent souffler un petit vent frais sur la manière de résoudre certaines énigmes. Les fans peuvent donc se précipiter dessus les yeux fermés. Les novices qui ne connaîtraient pas encore la série feraient bien quant à eux de se procurer également les deux saisons précédentes (Sam & Max Saison 1 puis Sam & Max : Au-Delà du Temps et de l'Espace) afin d'apprécier au mieux ces nouveaux épisodes complètement déjantés.
Retrouvez plus bas la suite du test de Sam & Max : The Devil's Playhouse
- Humour décapant
- Animations réussies
- Les pouvoirs de Max
- Parfait pour les fans
- Graphismes anguleux
- Système de déplacement perfectible
- Bugs audio
- Pas fait pour les nouveaux
On le sait, dans les années 90, LucasArts régnait en maître sur le marché des jeux d'aventure. Vingt ans plus tard, quelques-unes de ses séries phares vivent encore, notamment grâce à Telltale Games. Le studio américain a repris l'incontournable série des Monkey Island, mais a également donné plusieurs suites à Sam & Max Hit the Road. En effet, avec Sam & Max : The Devil's Playhouse, nous en sommes déjà à la troisième saison des nouvelles aventures du chien débonnaire et du lapin psychopathe. Et c'est toujours aussi bon ! La preuve dans ce test !
Il est libre, Max
En ce qui concerne le gameplay, la grande nouveauté de cette saison provient de la possibilité de jouer directement avec Max et plus seulement Sam. Cependant, on ne possède tout de même pas un contrôle total sur le lapin. Il n'est par exemple pas question de diriger ses mouvements. En vérité, on ne peut que déclencher ses pouvoirs nouvellement acquis. En effet, la boule de poils hyperactive a mis la main sur des jouets magiques, qui lui confèrent de nouvelles facultés. Les jumelles en plastique lui permettent par exemple d'entrevoir l'avenir, et donnent ainsi de précieux indices sur la façon de résoudre certaines énigmes. Grâce au téléphone pour bébés, les deux compères peuvent se téléporter en composant le numéro de la destination voulue. En étalant de la pâte à modeler sur l'image d'un objet (photo, tableau...), Max en prend la forme. On peut également citer le jeu de cartes qui lit dans les pensées ou encore le projecteur pour voir et manipuler le passé. Le déclenchement de ces pouvoir s'effectue en vue subjective selon un système simple et efficace : la caméra représentant la tête de Sam tourne autour d'un point fixe et les objets avec lesquels il est possible d'interagir sont entourés d'étoiles. On pourrait éventuellement regretter de ne pas pouvoir diriger réellement le lapin mais, à vrai dire, on a déjà fort à faire avec Sam. Le jeu sortant à la fois sur PC et sur consoles, la maniabilité a été revue et corrigée afin de convenir aussi bien au pad qu'à la souris. Le compromis est plutôt bien pensé, mais ce n'est tout de même qu'un compromis. On ne déplace donc plus le personnage en cliquant sur la destination voulue, mais en laissant le bouton de souris enfoncé et en effectuant des mouvements de direction. Un petit stick virtuel a beau s'afficher à l'écran pour nous aider dans la manœuvre, on se cogne quand même plus d'une fois dans les décors. Sans même parler des changements de plans, qui ont tendance à nous désorienter. Ce n'est pas catastrophique, on finit par s'y faire, mais c'est tout de même loin d'être optimal. Il en va un peu de même pour les graphismes, un peu trop anguleux pour pouvoir réellement nous séduire. Heureusement, la bonne animation des personnages (et notamment de leurs visages) vient compenser en partie le faible nombre de polygones. Dernier petit défaut à signaler : quelques rares phrases audio passent bizarrement à l'as, seuls les sous-titres s'affichant alors. Heureusement, tous ces petits inconvénients n'empêche en rien le jeu d'être enthousiasmant. L'humour percutant et l'univers loufoque suffisent à notre bonheur !