Test également disponible sur : PC - X360 - PS3

Test Rambo sur PS3 et Xbox 360 sur X360

Test Rambo sur PS3 et Xbox 360
La Note
note Rambo : Le Jeu Vidéo 2 20

Notre premier contact avec Rambo : Le Jeu Vidéo à la gamescom 2012 nous avait déjà mis la puce à l’oreille, mais on n’aurait jamais imaginé un résultat aussi catastrophique. Rail shooter complètement à côté de ses pompes, le titre de Reef Entertainment est tout simplement injouable, en raison d’une visée pas du tout calibrée, de choix de game design totalement incompréhensibles (des niveaux entiers en QTE), de graphismes honteux qui renvoient aux prémices de la 3D, d’une difficulté extrême et d’une bande-son qui se limite à quelques thèmes qui tournent en boucle. Nous qui sommes pourtant habitués à jouer à des mauvais jeux toute l'année, cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu bouse pareille. Autant vous dire que Rambo : Le Jeu Vidéo doit être considéré comme un cas d’école, un exemple de ce qu’il ne faut absolument pas faire pour tous les développeurs en devenir. Il servira au moins à quelque chose…
Retrouvez plus bas la suite de notre test de Rambo : Le Jeu Vidéo 


Les plus
  • Un cas d’école
  • Fou-rires sarcastiques garantis
Les moins
  • Tout simplement injouable !
  • Rarement vu un jeu aussi laid
  • Visée pas du tout calibrée
  • Des missions se jouant entièrement aux QTE
  • Difficulté extrême
  • Musiques qui tournent en boucle
  • Narration sans queue ni tête
  • Du clipping dans les cinématiques
  • Ces Vietcongs qui ressemblent à des Caucasiens


Le Test
Depuis qu’on a croisé son chemin au détour d’un couloir de la gamescom 2012, Rambo : Le Jeu Vidéo est dans notre collimateur, prêt à se manger une bastos entre les deux yeux. Jeu de shoot dans la droite lignée des Virtua Cop et autres Time Crisis du temps des bornes d’arcade, le titre de Reef Entertainment se jouait cependant avec une simili Wiimote et un pseudo Nunchuk sur PC lors du salon allemand. Le résultat était déjà bien mauvais à l’époque et plus d’un an et demi après notre rencontre avec lui, le voilà fin prêt à investir PC et consoles pour un résultat tellement médiocre qu’il restera sans aucun doute dans les annales.

Rambo : Le Jeu VidéoMiser sur la licence Rambo en 2014, alors qu’aucun film n’est en préparation est une opération marketing on ne peut plus couillue. Non pas que le vétéran du Vietnam ne soit pas une valeur sûre de l’action brute et de la guerre sale, mais face aux Call of Duty et autres Battlefield aujourd’hui, difficile de se faire une place dans le monde du First Person Shooter. Car à première vue, et en se fiant aux images et aux quelques vidéos balancées sur YouTube, le titre de Reef Entertainment s’apparente à un jeu de guerre en vue subjective. C’est là que le bât blesse et que Rambo : Le Jeu Vidéo se camoufle derrière de faux-semblants, puisqu’il s’agit en réalité d’un jeu de tir sur rails, rappelant les Time Crisis et autres House of the Dead qui ont fait les beaux jours des bornes d’arcade et des consoles d’une précédente génération. Seulement voilà, ces jeux là étaient accompagnés de pistolets en plastique, qui offraient une immersion et un gameplay bien spécifiques. Rambo : Le Jeu Vidéo, c’est à peu près ça, sauf que le flingue a été mis de côté, mais pas le reste. Vraiment ?
 

Ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?!

 

Rambo : Le Jeu VidéoEt pourtant, dès l’instant où l’on a lancé le jeu, on comprend très rapidement que nos faits et gestes sont limités et que c’est l’ordinateur qui décide quand John Rambo doit se déplacer. Nos coups d’éclat sont cantonnés alors à tirer – dans le tas – en essayant de viser correctement. Car c’est bien là l’un des principaux défis de Rambo : Le Jeu Vidéo, parvenir à placer son viseur sur l’un des ennemis à l’écran, qui lui ne manque rarement sa cible. Configuré à l’identique comme un jeu de shoot qui aurait dû être commercialisé avec une arme en plastique en sus, le jeu est handicapé par une précision qui frise le néant absolu, surtout sur Xbox 360 où il n’y a aucun substitut dans le gameplay. Sur PS3, le jeu peut se jouer avec le PS Move, mais malgré cette compatibilité, le jeu n’est guère plus jouable, le temps de latence entre les déplacements et ce qui se passe à l’écran casse irrémédiablement la réactivité et le rythme du jeu.

 

 

Rambo : Le Jeu VidéoMais les erreurs de game design ne s’arrêtent malheureusement pas en si bon chemin, puisque le système de couverture a lui aussi été pensé avec les pieds. Très souvent, il est proposé à Rambo de se cacher derrière des éléments du décor, en appuyant sur l’une des directions proposées. Seulement voilà, si certains angles vous permettent vraiment d’esquiver les tirs ennemis, d’autres ne vous protègent en rien des balles. Pire, parfois, certains soldats ont le culot de se déplacer et de venir vous déloger alors que votre arme est en train de s’enrayer. Car pour corser un peu plus la difficulté – déjà extrême – du jeu, car très mal calibrée, le système de rechargement des armes est calqué sur celui de Gears of War. Concrètement, le joueur doit reloader ses munitions en fonction de la zone affichée à l’écran, non pas pour augmenter sa puissance de tir ni les dégâts infligés à l’ennemi mais de doubler le nombre de munitions. Logique.

 

Mais ce qu’il y a de terrible et d’affligeant, c’est de constater que ce manque de finition dans Rambo : Le Jeu vidéo, on le retrouve aussi du côté des graphismes, d’une laideur absolue et rarement vue dans un jeu vidéo, surtout en 2014."

Rambo : Le Jeu VidéoEn fait, pour jouir de quelques instants d’immunité et d’un moment d’invincibilité ultime – enfin tout est relatif – il faut déclencher la jauge de rage qui se trouve sous la barre de santé de Rambo. Enclenché, ce rage mode, permet à John de ralentir le temps, d’afficher un filtre jaune dégueulasse par la même occasion, et ainsi lui laisser le temps de défourailler quelques Vietcongs et autres gardes forestiers qui auraient tendance à débarquer à trouze mille. Seulement voilà, malgré ces facilités, la visée étant toujours aussi moisie, difficile de profiter de cet instant de répit. Ce n’est d’ailleurs pas en baissant la difficulté du jeu qu’on pourra espérer progresser tranquillement dans le jeu, car jouer en Easy offre simplement des vies illimitées. En plus d’être lourdement handicapé par une visée hasardeuse, le joueur doit aussi se coltiner la mauvaise gestion des checkpoints, qui nous font revenir tantôt la minute qui précède le game over, tantôt au début de la mission. Il n’y a vraiment aucune cohérence, et tenter d’en chercher sera d’ailleurs peine perdue. On pourrait alors tenter de se demander les raisons qui ont poussé les développeurs à incorporer des niveaux entiers se jouant aux QTE, mais ça serait se mettre en porte-à-faux les jeux de David Cage. Car si la présence de Quick Time Events se justifie dans Heavy Rain et Beyond Two Souls pour des besoins de narration, dans Rambo, il s’agit seulement d’une facilité de gameplay. On passe ainsi du rail shooter aux QTE sans raison apparente, comme on passerait du coq à l’âne, juste pour le plaisir de la connerie, ou de la blague, allez savoir…

 

Rambouse

 

Rambo : Le Jeu VidéoMais ce qu’il y a de terrible et d’affligeant, c’est de constater que ce manque de finition dans Rambo : Le Jeu vidéo, on le retrouve aussi du côté des graphismes, d’une laideur absolue et rarement vue dans un jeu vidéo, surtout en 2014. Les premières minutes du jeu suffisent pour comprendre que tout le budget du jeu a servi à autre chose que de le placer dans des graphistes ou autres directeurs artistiques qui auraient pu au moins avoir la décence de reproduire correctement le visage de Stallone. On ne sait pas si Sly a validé son faciès 3D dans le jeu, mais ce dernier est tellement miteux qu’il pourrait porter plainte contre les développeurs pour foutage de gueule. Même après la chirurgie plastique la plus ratée, il est impossible de ressortir du bloc avec une gueule pareille. Mais Sylvester Stallone n’est pas le seul à avoir une tête à coucher dehors, le Colonel Trautman et tous les autres personnages du jeu ont eux aussi été victime du bistouri fou d’un docteur certainement nazi. Entre les soldats clonés à l’infini, les Vietcongs qui ressemblent à des Caucasiens avec des chapeaux pointus, des gardes forestiers sans aucune expression, et des animations réalisées à la truelle portugaise, on constate une fois encore qu’il n’y a pas grand-chose à sauver de ce projet fou à lier. Que dire également de ses textures SD baveuses et de cette modélisation d’un autre âge qui nous renvoie aux prémices de la 3D, du temps où Lara Croft avait des moufles en polygones à la place des mains et un visage octogonal. On exagère à peine. Il n’y a non seulement aucun respect pour l’œuvre originale, mais encore moins pour les joueurs ni même pour ces développeurs qui ont saboté leur propre travail. A ce propos, histoire d’être cohérent avec eux-mêmes, les développeurs ont aussi saccagé la bande-son du jeu, limitée à 2-3 thèmes de 30 secondes, certes reconnaissables mais tournant en boucle, jusqu’à nous perforer les tympans. Du jamais vu, vraiment.

 




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