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Test Outriders : simple, efficace, mais peu original et surtout instable sur PC

Test Outriders : simple, efficace, mais peu original et surtout instable
La Note
note Outriders 14 20
Si l’on avait un a-priori franchement mitigé sur Outsiders, force est de constater que PeopleCanFly a heureusement œuvré pour proposer une aventure fluide, accessible et délicieusement brutale sur plus d’un point. Sans révolutionner aucunement le genre du shooter-looter, le TPS du studio polonais fait les choses efficacement et propose une action frénétique non-stop qui se marie franchement bien avec le jeu en coopération, notamment grâce aux pouvoirs uniques des différentes classes de personnages et des modificateurs d’armes alléchants. Néanmoins, on relève aussi un manque d’ambition dans la mise en scène et la narration - qui découle pourtant d’une histoire et d’un univers intéressants sur le papier - ainsi que la variété de jeu, le titre exigeant de façon bête et méchante d’enchainer les combats dans des arènes de façon linéaire sans vraiment de variété. Et, surtout, on ne peut s’empêcher de pester sur cette instabilité technique insupportable, alourdissant de façon dramatique l’expérience : avec son système de connexion obligatoire, on se retrouve alors à ne plus pouvoir jouer, même en solo, à cause de serveurs complètement à la ramasse qui occasionne des crashs et des bugs en pagaille. Sans doute que les problèmes seront corrigés à l’avenir mais en l’état, impossible de ne pas le souligner : sans ça, Outriders reste un bon jeu d’action dans son genre, affichant des vibes croustillantes quelque part entre Gears of War, Destiny et Borderlands pour une efficacité certaine et une durée de vie généreuse.

Les plus
  • Une action frénétique fluide et facile à prendre en main
  • Un univers au lore intéressant et au potentiel certain
  • Un gameplay simple mais efficace, notamment grâce aux pouvoirs de chaque classe
  • Un jeu qui se fait très bien en coopération (et aussi seul)
  • Une durée de vie particulièrement conséquente avec le end-game et les quêtes annexes
  • Du loot et du craft peu originaux, mais toujours aussi efficace
  • Une direction artistique qui parvient à se renouveler un peu
  • Un système de difficulté original et flexible...
Les moins
  • ...mais qui occasionne aussi quelques problèmes d'équilibrage
  • La connexion obligatoire, ce fléau
  • Des problèmes de serveurs (et pas que) insupportables débouchant sur des crashs et des bugs à s'arracher les cheveux
  • Un level design qui manque franchement d'ambition
  • Une narration et une mise en scène qui ne convainquent pas malgré le lore et l'histoire
  • Ça reste quand-même diablement répétitif tout du long


Le Test
L’air de rien, PeopleCanFly est un studio qui commence à avoir de l’expérience. Fondé en 2002 à Varsovie où il réside toujours, le studio polonais est à l’origine de quelques AAA comme Bulletstorm ou Gears of War Judgment et est même devenu l’acquisition d’Epic Games pendant plusieurs années avant de reprendre son indépendance en 2015 : aujourd’hui, après avoir également travaillé en renfort sur plusieurs Gears et même un certain Fortnite, l’entreprise compte tout de même cinq branches éparpillées à travers le monde pour environ 250 employés. Ce n’est pas rien et cette croissance assurée se manifeste aujourd’hui, en 2021, avec Outriders, une toute nouvelle franchise en gestation depuis cinq ans sous la houlette de Square-Enix. Il va sans dire que l’enjeu est certain pour ce TPS aux inspirations évidentes, sorti depuis quelques jours sur tout un tas de plateformes et qui cumule déjà des chiffres de fréquentation étonnants depuis sa démo gratuite, diffusée quelques semaines avant son arrivée sur le marché. Nous voici-ci donc quelques jours plus tard, après quelques dizaines d’heures cumulées à terminer l’aventure (plusieurs fois) et fouler les terres du end-game, pour vous livrer le verdict le plus objectif et passionné possible. Outriders, la bonne surprise de 2021 ?

OutridersAnnoncé en 2019, Outriders est resté secret pendant encore une bonne année avant de dévoiler véritablement ses courbes : il aura fallu, pour cela, attendre un gros événement réservé à la presse et aux influenceurs dans la capitale de Pologne en mars 2020. Un lever de rideau en bonne et due forme qui fut d’ailleurs notre dernière excursion avant la crise du covid-19 (reposez en paix, petits voyages). Hélas, lors de cette preview, nous n’étions pas ressortis vraiment convaincus d’Outriders qui s’était avéré trop plat et trop répétitif pour charmer vraiment son public, récoltant un tas d’avis partagés… dont le nôtre. Une réception clairement mitigée qui aura en partie conduit l’éditeur à repousser son titre de plusieurs mois (et le télétravail imposé par la situation n’a sûrement pas encouragé les choses) : aujourd’hui, on peut le dire d’avance, Outriders n’est pas aussi décevant que prévu, loin de là. Néanmoins, il comporte suffisamment de coquilles agaçantes pour l’empêcher de tutoyer les sommets du shooter-looter.


Outriders n’est pas un jeu-service et n’a donc pas vocation à évoluer drastiquement avec le temps en s’appuyant sur un tas de mises à jour aux ajouts labyrinthiques.


Outriders

OutridersQuiconque connaît un peu Gears of War en fera la référence après avoir joué quelques minutes à Outriders : si le gameplay s’en rapproche diablement - on mitraille tout ce qui bouge en se mettant à couvert et en esquivant, roulades à l’appui - il partage également des éléments évidents avec d’autres grandes licences, à l’instar de Borderlands, The Division ou Destiny, pour ne citer qu’eux. Nous voici donc dans un TPS ultra-bourrin, nerveux, relativement linéaire dans son level design, qui mise tout sur le butin récupéré aléatoirement et la façon d’opter pour des difficultés qui vous récompenseront en fonction. Une méthode particulièrement populaire depuis que Gearbox et 2K Games y ont plongé corps et âme en 2009, qui comporte toutefois ici une petite différence avec les jeux du genre de cette génération : Outriders n’est pas un jeu-service et n’a donc pas vocation à évoluer drastiquement avec le temps en s’appuyant sur un tas de mises à jour aux ajouts labyrinthiques. Voilà, vous savez déjà un peu plus où vous mettez les pieds. 

Outriders

ENOCH KNOCK


OutridersComme vous pouvez vous y attendre, Outriders prend place dans un contexte totalement S-F : vers la moitié du XIe siècle, alors que la Terre se meurt et que le chaos de la fin du monde n’arrange rien, l’humanité décide d’envoyer quelques milliers d’élus cryogénisés dans le Flores, un gigantesque vaisseau spatial s’en allant à la conquête de la planète lointaine Enoch, visiblement habitable. Le dernier recours de notre espèce, en soi, avant l’extinction définitive de notre foyer originel. Une situation critique qui aboutira, 83 ans plus tard, à une première excursion sur Enoch par les Outriders, une équipe d’élites chargée de sécuriser ces terres inconnues avant l’envoi des premiers colons pour rebâtir notre civilisation. Hélas, la planète est hostile et l’Anomalie, une tempête aux propriétés surnaturelles et mortelles défiant les lois de la physique, frappe de plein fouet notre team de vaillants bonhommes. Votre personnage, que vous créerez grâce à un éditeur modeste que l’on aurait aimé plus varié, devient alors un Altéré, un miraculé ayant survécu à l’Anomalie et qui en a même gardé certaines capacités (définies par la classe de perso que vous choisirez). En d’autres termes, en plus d’être un soldat déjà extrêmement doué pour exploser des crânes, vous devenez alors une machine à tuer grâce à des super-pouvoirs à faire jalouser certaines têtes de Marvel et DC. 

Outriders


OutridersAprès un repos forcé d’une trentaine d’années en cryo-sommeil, votre héros/héroïne se réveille alors sur Enoch et le constat est amer : une guerre éclate depuis que les hommes ont foulé les terres, ces dernières se retrouvant ravagées régulièrement par l’Anomalie. Avec plusieurs factions de guerriers maboules et une faune mutante franchement peu sociable, c’est à vous qu’il adviendra de survivre et, idéalement, de calmer le jeu en traversant de nombreuses régions inconnues en compagnie d’autres Outriders. Contrairement à Bulletstorm qui jouait déjà avec des thèmes futuristes et galactiques, Outriders est un jeu au ton résolument sérieux, dont la trame et l’univers ont été écrits par un scénariste, Joshua Rubin, soucieux de prouver la maturité de PeopleCanFly. Ce que l’on peut dire sans crainte, c’est que l’histoire et le lore, enrichis par de nombreux documents à lire de façon optionnelle, sont plutôt convaincants sur le papier mais souffrent d’une exécution sommaire. La narration et la mise en scène pèchent sur plus d’un point, tant dans leur mise en scène que dans certaines situations franchement clichées qui peuvent décrédibiliser des propos valables ou des retournements de situation (sans parler d’un mixage audio et d’une VF discutables). L’expression du scénario peine donc à convaincre totalement malgré quelques bonnes idées - approfondies par ces centaines de documents que la plupart des joueurs ne liront évidemment pas - et les personnages ne sont assez creusés pour que l’on s’y attache réellement. On soulignera tout de même un effort sur ce dernier point, Outriders misant sur plusieurs dialogues optionnels pour de la parlotte légèrement philosophique sur fond de gros mots.


Outriders est un jeu d’action à 100%, n’en doutez jamais. 

Outriders


Une histoire qui se laisse suivre, donc, et surtout un joli contexte pour s’immiscer dans des environnements dangereux aux habitants timbrés. Composés d’une quinzaine de zones aux biomes différents - un bidonville, des tranchées façon 1ère Guerre Mondiale, de la jungle, de la neige, du désert, un village forestier et l’on en passe - ceux-ci se composent de zones de combat placées les unes après les autres, avec quelques portions adjacentes pour les quêtes secondaires. Une structure qui sera répétée ad vitam æternam, à l’exception près de quelques petites villes pacifiques dans lesquelles il sera possible d’acheter ou vendre des items (chose faisable de toute façon avec les membres de votre équipe n’importe où) ou obtenir des missions annexes. D’un point de vue level design, ces zones de combat ne relèvent pas non plus d’une véritable profondeur puisqu’à part plusieurs niveaux de hauteur, il s’agit complètement d’utiliser les parois pour se mettre à couvert et jouer avec les tirs ennemis pour venir à bout de ses adversaires. De manière récurrente, on affrontera également des animaux aliens redoutables pour des combats beaucoup plus rapprochés et à la proximité mortelle. On précise qu’il n’y pas d’autres éléments de gameplay que ceux des combats : aucune conduite de véhicule, aucune phase de rail-shooting, aucune énigme, aucun mini-jeu particulier ou quoique ce soit pour diversifier l’expérience. Outriders est un jeu d’action à 100%, n’en doutez jamais. 

Outriders


TEMPÊTE DE BALLES


OutridersHeureusement, ce dynamisme brutal fonctionne plutôt bien. On doit cela à l’expertise de PeopleCanFly en la matière (Bulletstorm est d’ailleurs une petite perle en la matière), avec des vibes Gears of War qui se ressentent immédiatement. Le système de couverture, les sensations de tirs acharnés, le démembrement constant et l’on en passe : tout est parfaitement fluide et se laisse approcher très facilement pour une action des plus frénétiques et plutôt agréable. Dans Outriders, les points de vie se récupèrent uniquement en tuant des ennemis, ce qui force à aborder une stratégie agressive pour survivre, d’autant plus que les PV s’envolent très rapidement. La difficulté est également progressive, avec toutefois des pics un peu inégaux sur la toute fin de l’aventure qui pourrait bien en décourager certains. Pour gérer cela, le jeu instaure alors des “niveaux de monde”, qui correspondent tout simplement à la dureté du jeu : au nombre de quinze, plus ils sont élevés et plus le level des ennemis sera supérieur au vôtre. En contrepartie, le taux de rareté du butin obtenu (des armes et des habits, donc) sera considérablement augmenté pour un loot toujours plus qualitatif. À savoir que pour passer au “niveau de monde” supérieur, il faudra remplir la jauge dédiée en tuant le plus d’ennemis sans mourir, sous peine de voir une perte conséquente des points accumulés. En d’autres termes, arrivés à un certain nombre de niveaux de monde franchis (ce qui se fait très bien pendant la moitié de la campagne solo), il deviendra extrêmement difficile de franchir le pallier pour atteindre le niveau de monde suivant, à moins d’être un sacré PGM ou de jouer en coopération avec des gens très solides. Heureusement, il est tout à fait possible de choisir un niveau de monde moins élevé si l’on se retrouve face à trop de difficulté, mais il ne faut pas oublier que cela, de un, peut faire mal à l’égo et, de deux, aboutira à récupérer un loot moins bon, forcément en deçà de votre équipement actuel… ce qui mènera forcément à une certaine stagnation par la suite. Un système efficace qui change par rapport à ce qui se fait ailleurs, donc, mais qui a également des facettes discutables. 

Outriders


OutridersEnfin, notons que la durée de vie dépend évidemment du niveau de monde choisi et du choix de faire l’aventure en solo ou non, et que des “expéditions” sont à parcourir après les crédits de fin : il s’agit de niveaux à terminer le plus rapidement possible, avec des niveaux de difficulté à débloquer puis à choisir, dans lequel on devra… tuer tous les ennemis. Rien d’anormal à ce niveau là - c’est ce qu’on fait dans Outriders tout du long - mais les récompenses seront, en revanche, particulièrement bénéfiques. De plus, des dizaines de quêtes annexes (pas variées pour un sou, mais menant parfois à des boss uniques) sont également proposées pour une longévté maximisée. Si vous appréciez Outriders, vous devriez en avoir pour de jolies dizaines heures avant d’en voir le bout. 


Un système de difficulté efficace qui change un peu la donne mais qui possède également des facettes discutables. 


Outriders

OutridersCôté loot pur, Outriders ne prend pas beaucoup de risques mais fait les choses plutôt bien : les items sont divisés en plusieurs catégories de rareté, lesquels permettront notamment d’inclure plusieurs “atouts” aux propriétés passives ou actives différentes. Ainsi, on se retrouve à démanteler de nombreux objets pour en récupérer des ressources qui seront réutilisées pour upgrader des armes ou des vêtements, ce qui fera clairement la différence dans les difficultés un poil élevées. Le feeling des armes s’avère bon même si l’on ne peut s’empêcher de penser que la diversité manque un petit peu à l’appel : on aurait aimé plus de type d’armes pour aérer l’expérience davantage, comme des grenades ou des lance-roquettes, mais les développeurs ont tout de même intégré de nombreuses variations à travers les “atouts” pour proposer des concepts, parfois originaux. 

Outriders


CTRL + ALT(ÉRÉ)


OutridersComme abordé précédemment dans ce test, la coopération est un des éléments phares d’Outriders : il est possible de jouer seul, bien sûr, mais aussi jusqu’à trois pour des affrontements qui prendront alors une autre saveur. Il n’y a pas à dire, c’est toujours mieux à plusieurs : bien que PeopleCanFly ait déclaré que la difficulté se rééquilibrait automatiquement en fonction du nombre de joueurs, il s’agit d’un paramètre que l’on ne sent pas tellement et, plus que jamais, jouer en équipe est un avantage évident et déterminant pour progresser. Également, le gameplay même d’Outriders prend une autre dimension grâce aux facultés surnaturelles de notre personnage : lors de sa création, on se doit alors de choisir une classe qui lui permettra de disposer de plusieurs pouvoirs très importants. Ainsi, le Pyromancien optera pour des attaques enflammées redoutables, capable même d’exploser ses ennemis à moyenne distance ; l’Illusioniste, lui, pourra distordre le temps et l’espace pour ralentir ses ennemis, se téléporter à côté d’eux ou les désassembler sauvagement (littéralement). Le Ravageur fera office de tank, avec la possibilité de bloquer des attaques et d’exploser la terre dans un cercle proche - enfin, le Trickster jouera de sa mobilité pour frapper vite et bien avant de prendre la fuite en un clin d’œil. 

Outriders

Des styles de jeu différents les uns des autres que l’on pourra coupler avec nos armes et qui, surtout, s’entremêleront bien avec ceux des autres joueurs. Associer ces différentes attaques pourra s’avérer redoutable contre certaines troupes d’ennemis et dégagera, ne nous le cachons pas, une certaine jouissance. D’ailleurs, notons que plus l’on montera en niveau grâce aux points d’expérience, et plus on débloquera d’attaques “magiques”, dont trois maximum pourront être assignées aux gâchettes. Quelques surprises attendent donc le joueur qui pourra également dépenser des points de compétences dans des améliorations passives, via un skill tree basique mais pertinent. Il existe donc bien une évolution du personnage dans ses compétences et dans le loot, soyez-en rassurés, et celle-ci est plaisante à expérimenter en compagnie d’un ou deux copains. Au passage, cette coopération permet aussi de passer outre un bestiaire qui a tendance à se répéter un tantinet, ou ce manque de séquence véritablement hollywoodienne qui aurait pu diluer ces innombrables combats d’affilés. Dernier point à préciser : l'hôte de la partie imposera le niveau des ennemis (alors calé sur le sien et son "niveau de monde") aux autres joueurs, occasionnant alors des écarts trop importants entre les invités très avancés dans leur partie ou, au contraire, pas assez. On aurait infiniment préféré un système à la Borderlands 3, permettant de rééchelonner la difficulté pour chacun et permettre un jeu d'équipe cohérent...

Outriders


LOOT DE BUGS


OutridersMais voyez-vous, même si Outriders est plaisant à parcourir seul ou à plusieurs (surtout à plusieurs), il s’appuie aussi d’une politique online extrêmement agaçante : la connexion obligatoire est effectivement requise pour jouer, rendant impossible la pause en plein jeu, même en solo. Un petit détail très agaçant qui s’additionne surtout à d’autres problèmes impardonnables : des serveurs calamiteux qui viennent salir complètement l’expérience de jeu. C’est bien simple, depuis son lancement, Outriders n’est que difficilement jouable à cause de crashs constants des serveurs du studio polonais. Nous n’avons carrément pas pu essayer le titre deux soirs consécutifs à cause d’une panne réseau générale, empêchant alors les parties solo purement et durement. Dans le même registre, les versions consoles aboutissent deux fois sur trois (sans exagérer) sur une notification de connexion qui mouline indéfiniment, ne laissant autre choix que de fermer l’application et de la relancer dans l’espoir incertain de pouvoir accéder au menu d’accueil. Et l’on ne parle pas des INNOMBRABLES crashs fermant tout simplement le jeu pour des raisons souvent obscures, où des déconnexions insensées classant Outriders parmi les titres les plus instables de la génération. Alors bien sûr, il y a fort à parier que ce lancement chaotique, générant le bad buzz sur les réseaux sociaux, est en train de provoquer quelques cheveux gris dans les couloirs de PeopleCanFly qui doit travailler d’arrache-pied au déploiement d’une très grosse mise à jour. Ces maladresses techniques seront donc probablement corrigées dans les temps à venir mais en l’état, impossible de ne pas passer un coup de surligneur rouge sur ces écueils difficilement pardonnables, surtout après cinq ans de développement et pour un tarif de 69,99 euros. 


Heureusement, Outriders reste un titre plaisant à jouer si l’on est prêt à fermer les yeux sur ses nombreux problèmes techniques dont on dépend entièrement.



Outriders

OutridersTitre véritablement multiplatorme, Outriders relève d’un véritable défi pour ses développeurs qui doivent alors convenir d’un jeu adapté à tous les supports. Testé pour l’occasion sur PlayStation 5, le TPS atteint ses objectifs avec un framerate à soixante images par seconde et une résolution 4K dynamique franchement propre (il en est de même sur Xbox Series X avec même une meilleure résolution mais un framerate apparemment légèrement moins stable). Toujours sur next-gen, les temps de chargement minimes sont plus qu’appréciables et le rendu graphique, sans époustoufler, remplit sa part du contrat avec une colorimétrie pétillante et plutôt variée, permettant aussi quelques panoramas sympathiques. En revanche, carton jaune pour PeopleCanFly qui n’utilise absolument pas la DualSense, tant en termes de vibrations haptiques que de retours sur les gâchettes adaptatives. Il n’y a pas à dire, une optimisation, même minime, pour la fameuse manette de la PS5 aurait largement approfondi les sensations de jeu. C’est quand-même franchement dommage. Heureusement, Outriders reste un titre plaisant à jouer si l’on est prêt à fermer les yeux sur ses nombreux problèmes dont on dépend entièrement. En espérant qu’un patch arrange la situation le plus vite possible...


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Derniers commentaires
Par Telluriste le Samedi 10 Avril 2021, 18:36
Dommage, pas de système de reconversion, je suis Telluriste à un stade avancé dans le jeu (niveau 22 perso et niveau 10 monde) et je regrette un peu le choix de cette classe. Qu'est ce qu'ils font mal les ennemis, pour une classe censée la faire en combat rapproché, je me la joue surtout à distance à ce niveau du jeu.

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Par Nassa le Samedi 10 Avril 2021, 17:55
Ainsi, le Pyromancien optera pour des attaques enflammées redoutables, capable même d’exploser ses ennemis à moyenne distance ; l’Illusioniste, lui, pourra distordre le temps et l’espace pour ralentir ses ennemis, se téléporter à côté d’eux ou les désassembler sauvagement (littéralement). Le Ravageur fera office de tank, avec la possibilité de bloquer des attaques et d’exploser la terre dans un cercle proche - enfin, le Trickster jouera de sa mobilité pour frapper vite et bien avant de prendre la fuite en un clin d’œil.


Le ravageur s'appelle en réalité le Telluriste, et le Trickster est le nom anglais de l'Illusioniste... et la description qui suit est toujours celle de l'illusioniste.
La dernière classe, c'est le Technomage qui est longue portée et utilise le gel et le poison


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Par ashton--x le Mercredi 7 Avril 2021, 23:47
Pas glop a écrit:
ashton--x a écrit:Donc il s'est excusé en MP car tu lui as expliqué que c'était bien toi et pas une usurpation de pseudo. Entre anciens du site, vous vous êtes fait un petit cercle fermé ? et le moindre caractère ou originalité d'opinion passe pour de l'arrogance et imbu de soi-même.
Non, via la liste d'amis PS...Tu devrais donner une chance à ton sentiment de persécution et à ton petit égo de souffler un peu, très cher poire à lavement63...


Très bien, d'accord, tu as tout à fait raison :)

Bonne nuit à tous.


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Par Pas glop le Mercredi 7 Avril 2021, 23:18
ashton--x a écrit:Donc il s'est excusé en MP car tu lui as expliqué que c'était bien toi et pas une usurpation de pseudo. Entre anciens du site, vous vous êtes fait un petit cercle fermé ? et le moindre caractère ou originalité d'opinion passe pour de l'arrogance et imbu de soi-même.
Non, via la liste d'amis PS...Tu devrais donner une chance à ton sentiment de persécution et à ton petit égo de souffler un peu, très cher poire à lavement63...


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Par ashton--x le Mercredi 7 Avril 2021, 22:57
Donc il s'est excusé en MP car tu lui as expliqué que c'était bien toi et pas une usurpation de pseudo. Entre anciens du site, vous vous êtes fait un petit cercle fermé ? et le moindre caractère ou originalité d'opinion passe pour de l'arrogance et imbu de soi-même.

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Par Pas glop le Mercredi 7 Avril 2021, 22:13
ashton--x a écrit:
Pas glop a écrit:
ashton--x a écrit:J'ai fait le tour de tous les forums, de jv.com à Mellinium, passant par Gameblog, Gamekult et les autres et je n'ai jamais vu autant d'animosité entre modérateurs et visiteurs que sur Jeuxactu.comLes mêmes visiteurs partout. Mais pas les mêmes modérateurs.hmmmmm :idea:
Je me suis fait bannir du forum de Gameblog après avoir émis des doutes sur le test du "journaliste" Plume sur CP77. Courtois et poli, je n'ai obtenu de sa part que des injures comme réponse. J'ai questionné la modération sur le fait qu'un "journaliste" injurie un visiteur, qui au passage lui assure son salaire grâce à ses clics et ses visites, et... Bannissement définitif et sans explications. Le tout en moins de 10 minutes...Donc niveau éthique, pas trop à se plaindre ici...
J'ai vu un de tes commentaires sur ce même test Outriders, commentaire qui était très correct, se faire supprimer ici, est ce que tu as eu une explication comme cela a été le cas avec les modérateurs Gameblog ?
Une erreur du modérateur, qui s'en ait excusé. Et la modération de Gameblog ne s'est pas expliquée, pas plus que le gratte-papier grossier qu'est Plume, malgré une demande ou deux via le "chat" durant leurs lives sur YT... Anyway...


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Par Pas glop le Mercredi 7 Avril 2021, 22:03
Repenty a écrit:Vous êtes les pervers narcissiques du jeu vidéo. Mais bon vous censurer ça serait se rabaisser. Les réseaux sociaux ont donné la parole aux piliers de comptoirs et autres êtres de lumières qui passent leur temps à juger les autres. Donc après tout pourquoi pas ici...
Même si une partie de son argumentation n'est pas dénué de sens, la suffisance avec laquelle elle est ****énée te fait rapidement comprendre que le débat n'est pas son but...Il veut juste "avoir raison"...Sans penser que de un, il n'est pas le seul à avoir des "Épiphanies". Et de deux, que son "expérience" de joueur et de la vie n'en font pas un Hérault qui peut se permettre de "Casslec" aux autres...Tout fier et content soit-il de lui-même... Arrogant et pédant de la sorte, tu peux être sûr qu'io n'en est pas le dixième IRL...Sans quoi, il se ferait masser régulièrement les gencives à coups de phalanges...


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Par Repenty le Mercredi 7 Avril 2021, 21:13

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Vous êtes les pervers narcissiques du jeu vidéo. Mais bon vous censurer ça serait se rabaisser. Les réseaux sociaux ont donné la parole aux piliers de comptoirs et autres êtres de lumières qui passent leur temps à juger les autres. Donc après tout pourquoi pas ici...

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Par ashton--x le Mercredi 7 Avril 2021, 18:54
Pas glop a écrit:
ashton--x a écrit:J'ai fait le tour de tous les forums, de jv.com à Mellinium, passant par Gameblog, Gamekult et les autres et je n'ai jamais vu autant d'animosité entre modérateurs et visiteurs que sur Jeuxactu.comLes mêmes visiteurs partout. Mais pas les mêmes modérateurs.hmmmmm :idea:
Je me suis fait bannir du forum de Gameblog après avoir émis des doutes sur le test du "journaliste" Plume sur CP77. Courtois et poli, je n'ai obtenu de sa part que des injures comme réponse. J'ai questionné la modération sur le fait qu'un "journaliste" injurie un visiteur, qui au passage lui assure son salaire grâce à ses clics et ses visites, et... Bannissement définitif et sans explications. Le tout en moins de 10 minutes...Donc niveau éthique, pas trop à se plaindre ici...


J'ai vu un de tes commentaires sur ce même test Outriders, commentaire qui était très correct, se faire supprimer ici, est ce que tu as eu une explication comme cela a été le cas avec les modérateurs Gameblog ?


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Par Balec le Mercredi 7 Avril 2021, 18:39
J'ai déjà vu pire, Narutovore n'est pas méchant, et moi j'ai été très critique à l'égard des test de Maxime et d'autres sans jamais subir aucune censure. On a la chance de pouvoir s'exprimer anonymement.

@Narutovore Rien ne justifie l'usage de la censure, parce-que nos opinions diffèrent. De toute façon la boite de pandore à été ouverte. Je vais lisser au mieux mon post pour ne pas révéler que je n'aime pas la politique éditoriale de Sony, pourtant tant appréciée par les testeurs =]


Mon retour et ma critique en tant qu'ancien testeur :

Avez-vous entendu le cas de streamers (Shroud) se plaindre de la longue durée de vie de Cyberpunk ? N’importe quel joueur s’en réjouirait, car on parle là d’un RPG et de quêtes annexes ! Mais pas lui car il veut faire des vues, et passer rapidement à ce qu’il aime vraiment. Sauf que faire de l'audimat et du profit ça demande des sacrifices, et aussi d’écouter les attentes du marché et du public. Il reflète une grande partie des streamers et de testeurs. Car un testeur c’est avant tout un rédacteur avec une page à remplir en temps et en heure.

Vous pensiez peut-être aux testeurs comme aux représentants des joueurs, du Try Hard, aux High Score, et à l’envie d’impressionner nos amis en multi comme en coop. Pour le testeur, ce goût du challenge appartient au passé. Il doit désormais jongler entre sa vie professionnelle, personnelle, et son amour pour les jeux vidéo qui se transforme petit à petit en un fardeau et en une obligation.

********************
Pour comprendre un test il faut vous mettre dans la peau d’un testeur d’un site grandpublic, comme JA appartenant à Webedia, c’est beaucoup de travail et de pression, pour peu de réconfort.. Et nous y voilà, vous devez boucler un test pour un jeu auquel vous ne vouliez même pas jouer. Vous vous moquez bien de son prix et encore plus de son EndGame et de sa rejouabilité, des tendances, des meta, etc, vous avez juste un jeu à finir et une deadline à respecter. Il vous manque l'énergie, le temps ou l’envie pour jouer, mais qu’importe.

Vous êtes juste un gar qui aimerait pouvoir manger ses nouilles tout en rédigeant et jouant en même temps. Pouvoir faire pause quand il le veut pour aller chercher son dessert ; et au détour d’un dialogue plus vrai que nature se fumer une clope en ayant le sentiment du devoir accompli. Et tant mieux si le dialogue est bien mature et psychologique, pour le gameplay tant pis, au point où vous en êtes vous risquez surtout de salir la manette avec vos mains pleines de gras. Vous y voilà ! Vous êtes devenu un spectateur avec une télécommande dans les mains.

Voilà si le jeu est un film interactif, ou un couloir scripté qui se boucle en 10 heures, vous allez l’apprécier, car il va convenir à vos impératifs et à votre mode de vie. Ca peut aussi etre un “monde ouvert”, tant que l’intrigue principale se boucle aisément et donne une satisfaction graphique, et de l’égotrip. Vous préférez donc un jeu beau, avec des dialogues sophistiqués, à de jeux offrants du gameplay et des casse-tete (Horizon ZD v. Zelda BoTW sur JA).

C'est pourquoi un testeur notera souvent mieux un certain type de jeux, qui lui donnera l’illusion d’un challenge, dans une durée de vie restreinte. Et lui apportera le sentiment d’avoir bien choisi sa plateforme et sa TV UHD. Le meilleur jeu pour un testeur n’est pas celui qui le met à l’épreuve, mais celui qui flatte son égo et sa rétine, et qui lui donne les mots qu’il reportera dans son papier. Des contraintes il en a déjà assez, donc ne lui parlez même pas de multijoueur. A la rigueur il est encore capable de platiner un AAA taillé pour lui et encore.
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Alors maintenant imaginez l'angoisse du testeur si le jeu : impose un certain challenge, dispose d’une bonne durée de vie, demande de faire des choix pendant les dialogues, contient des modes multijoueurs. Ou de la coopération, qui demande de se synchroniser avec vos amis pour de longues sessions en ligne et sans pause. Jamais il ne pourra tout finir, tout faire et tout essayer, tout en bouclant la rédaction d’un test. Jamais il ne jouera de manière optimale comme le ferait un vrai joueur soucieux de son plaisir et de son investissement. Pourtant c’est bien ce qu’il devra prétendre. @Outriders

Le testeur ne va pas décaler la sortie du test, la décision ne lui appartient pas, c’est vous dire son dire degré de plaisir et d’implication. Il va juste rusher le jeu, bâcler le solo, passer les dialogues secondaires, négliger le lore, le background, et toute forme de narration passive. Prendre un screen en multijoueur, pour dire. Et surtout il va se concentrer sur la redaction du test.

Tout cela pour sortir du mythe que le testeur est spécialiste en jeu vidéo. Le testeur comme le rédacteur savent parler de jeux vidéo, souvent mieux que les joueurs, mais ils passent plus de temps sur Internet que sur les jeux eux-même. Résultat, ils ne connaissent pas les jeux de gamers, et ne valent pas grand chose manette en main.

Vous n’avez pas du tout affaire à des experts du jeux vidéo, mais à des gens qui savent copier-coller, prendre des screenshot, et rusher un jeu pour dire qu’ils y ont joué. Et c’est pourquoi des jeux couloirs, ou film interactifs sont surcotés, et que des jeux avec de bons gameplay et longs, parfois communautaires ou gamers sont sous-cotés. Et aussi que les retours entre la presse et les spectateurs peuvent variés, et surtout varient de plus en plus.

Bien sûr il existe de très bons testeurs, qui aiment le challenge, mais même eux auront des faiblesses, de la subjectivité et des jeux à se farcir sans aucune envie.


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