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Test Last Window

Test Last Window
La Note
note Last Window : Le Secret de Cape West 9 20

Quelle est ténue la frontière entre jeu contemplatif et jeu barbant ! Très posé, Last Window : Le Secret de Cape West vous invite à vivre une aventure soporifique et trop similaire à celle de son prédécesseur, à savoir Hotel Dusk : Room 215. Unité de lieu, absence totale d’action, lignes de dialogues par milliers, les amateurs forcenés de Another Code : Mémoire Doubles et de la première aventure de Kyle Hyde retrouveront peut-être avec plaisir les éléments qui ont fait la (modeste) réputation du studio CING. La formule a toutefois résolument fait son temps et il est bien difficile d’accrocher à ce petit titre grisâtre, moche et très écrit, mais dont la trame est bien trop diluée pour passionner.


Les plus
  • Charme désuet
  • Une aventure très écrite
Les moins
  • Personnages inintéressants
  • Déroulement paresseux
  • Construction ultra-linéaire
  • Mécaniques archaïques
  • Musiques insupportables


Le Test

Convaincu de la justesse de sa démarche par le beau succès d’estime de ses précédents projets, le studio CING a souhaité persister dans l’aventure verbeuse et offrir une suite directe à son Hotel Dusk : Room 215 paru au printemps 2007. Louable, cet acharnement s’est également révélé suicidaire, le studio ayant été contraint de fermer ses portes à l’issue de son dernier développement. Viable artistiquement aux yeux de certains, la formule du roman interactif ne semble donc avoir, pour le moment et sous cette forme, qu’un faible potentiel commercial. Mollasson, archaïque et extrêmement bavard, Last Window : Le Secret de Cape West ne changera pas grand-chose à cette situation.


Un bien drôle de type, ce Kyle Hyde. Flic à New-York, le beau gosse à l’air désabusé a rendu son insigne après avoir tué un flic passé du côté obscur. Installé à Los Angeles, notre héros traîne désormais son spleen dans une trop rébarbative activité de représentant de commerce. Red Crown, la société qui l’emploie, est heureusement dirigée par Ed, un ancien ami de son défunt père, qui lui confie ponctuellement de très officieuses missions de recherche d’objets disparus et tolère sa fainéantise… du moins jusqu’au jeudi 18 décembre 1980. Ce jour-là, las des disparitions régulières de son salarié tire-au-flanc, Ed renvoie notre blanc-bec à ses études, ou plutôt à son studio défraichi. Libéré de ses rares obligations, Kyle en profite pour zoner dans l’immeuble où il a élu résidence, le Cape West, ancien hôtel dont les chambres ont été reconverties en logements par la propriétaire des lieux, Mme Patrice. De longues heures d’errance qui vont lui permettre d’en apprendre davantage sur ses voisins de palier, flic retraité irascible, veuve pas vraiment éplorée, musicien sans le sou et autres cas sociaux.

The lost art of keeping a secret

Comme par un fait exprès, notre homme reçoit ce même jour un ordre de mission anonyme, qui l’invite à enquêter contre rémunération sur un événement survenu des années auparavant au Cape West. 1955, 1967, les investigations de Kyle vont l’amener à s’intéresser aux heures plus ou moins glorieuses de cette bâtisse qui a vu couler le sang. Un meurtre mystérieux, des vols et des non-dits, Last Window réunit tous les ingrédients de la bonne enquête à l’américaine, pluvieuse et (presque) non-violente. Sauf que la grisaille est ici toute intérieure, la totalité de l’action se déroulant dans l’enceinte de l’ancien hôtel, sans qu’il soit possible d’en sortir si ce n’est le temps de brèves cinématiques. Cette unité de lieu ne s’accompagne pas d’un foisonnement de détails. Nombre de chambres sont condamnées, et vous ne pouvez visiter comme bon vous semble celles qui vous sont théoriquement accessibles. Extrêmement linéaire, la production de CING ne vous laisse pas même libre de choisir l’ordre dans lequel vous accomplissez les actions indispensables. Lorsque vous vous trouvez dans une pièce et que l’aventure exige que vous y ramassiez tel objet, vous ne pourrez en sortir tant que vous n’aurez pas mené cette action à bien. Le parti-pris n’est pas totalement condamnable.

Un meurtre mystérieux, des vols et des non-dits, Last Window : Le Secret de Cape West réunit tous les ingrédients de la bonne enquête à l’américaine, pluvieuse et (presque) non-violente."

Conçu comme un véritable roman interactif – la console doit être tenue à la verticale et toutes vos actions sont consignées par écrit dans un véritable bouquin virtuel – Last Window : Le Secret de Cape West ne pouvait être que dirigiste. Un semblant de liberté d’action aurait toutefois été appréciable, d’autant que les missions de Kyle ne sont pas toutes passionnantes. Entre la chasse à la petite monnaie dans son appartement ou la vente d’articles à 3 $ l’unité à ses chers voisins, vous ne serez pas étouffé par les bouffées d’adrénaline. Cette absence d’enjeux majeurs permet à CING de poser son jeu et ses personnages, de prendre le temps de présenter les motivations, les grandes faiblesses et les petites forces de chacun, notamment par le biais de dialogues innombrables. L’usage vertical de la machine, qui autorise  un affichage face à face de votre héros et de son interlocuteur, met en valeur ces conversations. Chacun apparaît sous la forme d’un crayonné animé dont on admirera la finesse à défaut d’apprécier le style, et se livre au cours d’innombrables dialogues très partiellement interactifs (Kyle peut parfois rebondir sur l’une des réponses de son compagnon de parlotte). Dans un monde idéal, la place occupée par la narration aurait contraint CING à soigner son scénario et l’atmosphère de son titre. Sur ce dernier point, l’ultime production des Nippons ne manque pas de cachet, avec ses environnements poussiéreux mais guère inquiétants et son ambiance de fin d’époque. Hélas, tout ceci est terriblement lent et la trame n’enthousiasmera pas grand-monde. Malgré les innombrables révélations de cet épisode – tant sur le passé de cette drôle de résidence que sur les drames familiaux de Kyle et de ses voisins – Last Window ne parvient jamais à trouver son rythme, vous perd dans d’insupportables allers-retours dans la bâtisse mourante, en vous imposant au passage le récit des états d’âme de PNJ plus caricaturaux que complexes. Les phases de déplacement ne présentent guère d’intérêt – on se balade au stylet sur une grossière carte des lieux tandis qu’une ignoble représentation 3D de l’environnement apparaît sur le second écran – pas plus que les séquences de recherche et d’exploration. A drôle de type, drôle d’aventure et le spleen de Kyle Hyde est bien à sa place dans ce jeu grisâtre, mou et morose. Bonjour tristesse !





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Derniers commentaires
Par StellaStella le Samedi 22 Juin 2013, 15:29
En tant que grande amatrice du feu studio CING, je trouve ce test extrêmement rude, voire blessant. Tous les jeux ne sont pas censés êtres destinés aux gamers fous d'action. On achète ce jeu pour retrouver la sensation de lire un bon livre, tout en se remuant les méninges. Kyle Hyde, anti-héros par excellence, ne manque pas de rappeler un Meursault ou un Holden Caulfield (respectivement héros de l'Etranger de Camus, et de l'Attrape-cœurs de Salinger). Le testeur n'aura pas daigné considérer Last Window comme une œuvre de fiction à part entière, en admettant qu'il le puisse (oui, quand on crache sur CING, je suis sans pitié). Il est important de noter que la notion de challenge existe malgré tout dans ce jeu : en effet, régulièrement, on nous propose de choisir ce que Kyle doit dire, et il faut alors faire preuve d'une bonne capacité de réflexion, au risque d'arriver à un GAME OVER.
Le studio CING a fait faillite. Certes. Cela ne signifie pas que ses jeux étaient de mauvaise qualité. Est-ce qu'un livre qui se vend mal est de moins bonne qualité qu'un best-seller ? Sans citer de noms, il faut avouer que ces derniers sont rarement l'œuvre de virtuoses de l'écriture, tandis que les meilleurs écrivains ne sont malheureusement pas forcément appréciés par la masse (enfin, quand on voit les horreurs qui passent à la télévision...).
Bref, tout ça pour dire que ce test n'est absolument pas objectif. Quand comprendra-t-on que lorsque qu'une personne isolée n'apprécie pas quelque chose, cela ne signifie pas que cette chose peut être d'emblée considérée comme nulle ?


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Par zackff7 le Samedi 14 Mai 2011, 18:58

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Lebron23dl a écrit:Oh la vache que c'est nul!!


pffff ... t'es un kéké toi


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Par kiki7 le Samedi 11 Décembre 2010, 11:22
Je iiitihtrkjgghiuoytiuioyuoiyjioijyojuyoiuiioituglhfkghggighgfjub

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Par Lebron23dl le Jeudi 11 Novembre 2010, 13:57

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Oh la vache que c'est nul!!

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Par fox842 le Samedi 2 Octobre 2010, 21:36

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LOL je me suis dis allez je vais lire quelques tests sur JA...j'aurais pas du..je recommencerais plus...9/20....scandaleux...surtout les arguments OMG

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Par zackff7 le Vendredi 1er Octobre 2010, 19:53

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on voit bien que le "testeur " est blasé et qu'il y va de sa propre opinion " les amateurs forcenés de Another Code : Mémoire Doubles et de la première aventure de Kyle Hyde retrouveront peut-être avec plaisir les éléments qui ont fait la (modeste) réputation du studio CING. La formule a toutefois résolument fait son temps et il est bien difficile d’accrocher à ce petit titre grisâtre, moche et très écrit" . Après avoir lu ce petit passage on comprend qu'il ne faut pas se fier à l'avis de Florian Viel . Le mieux c'est de l'essayer ^^

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Par Toll_Khyenn le Jeudi 30 Septembre 2010, 1:34

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myau56 a écrit:Affligeant ! Quand le site se met à faire du gamekult en descendant un jeu qui ne le mérite absolument pas ! Certes, ce n'est pas le jeu du siècle mais pas 9/20 !! (pour moi il merite au moins 15/16 sans souci !) : pas besoin d'avoir de l'action et du bourrin dans un jeu pour s'amuser ! Pathétique...


Le fait que l'auteur de ce test n'ait pas aimé ne t'autorise pas à dire qu'il est "pathétique". Un test se doit d'être objectif, mais tu ne peux pas empêcher une part de subjectivité.
Et puis personnellement, je trouve que conditionner l'achat d'un jeu aux notes d'un test ne rime à rien. Il suffit d'essayer le jeu et là tu te feras ton avis.
Moi je hais les jeux Pokemon mais je ne g****e pas parce que les testeurs l'encensent. :wink:


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Par myau56 le Mercredi 29 Septembre 2010, 21:12

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Affligeant ! Quand le site se met à faire du gamekult en descendant un jeu qui ne le mérite absolument pas ! Certes, ce n'est pas le jeu du siècle mais pas 9/20 !! (pour moi il merite au moins 15/16 sans souci !) : pas besoin d'avoir de l'action et du bourrin dans un jeu pour s'amuser ! Pathétique...

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Par Til le Mardi 28 Septembre 2010, 23:34

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Bon, bah je ne m'attarderai pas sur ce jeu... Même si la note semble sévère...

9/20 ici
14/20 sur jv.com
6/10 sur gamekult
3/5 sur gameblog
16/20 console +
12/20 joypad
...

Essentiellement des notes moyennes... Dommage


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Par Orphee le Mardi 28 Septembre 2010, 16:27

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Pareil je ne suis pas d'accord avec la note finale alors certes un test c'est surtout dû à l'appréciation du Testeur mais tout de même ce jeu ne mérite certainement pas une telle note (9/20), ce n'est pas un Hit mais il mérite le détour pourvu qu'on prennent le temps de le découvrir...

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